Grande boucle en Bourgogne Franche-Comté depuis les Alpes
80 jours
1076km
+20935m
/ -20996m
Après une incroyable expérience en 2020 entre les Alpes et l'Atlantique avec nos deux ânes, nous repartons au printemps prochain pour une nouvelle aventure. Cette fois nous allons réaliser une grande boucle qui va passer par le Jura, le Doubs, la Haute Saône, la Côte d'Or, la Saône et Loire et l'Ain avant de rentrer à la maison. Soit 1100 km répartis en 65 étapes de 15 à 20 km.
Activité :
âne
randonnée/trek
Statut :
en cours
Distance :
1076km
DATE :
03/05/2026
Durée :
80 jours
Dénivelées :
+20935m
/ -20996m
Alti min/max :
177m/1319m
Mobilité douce
Mise à jour section : hier
Une belle étape qui attaque un peu raide en forêt. Il faut bien se mettre en route. Vanille a besoin de se chauffer avant d'attaquer les côtes. Nous aussi d'ailleurs.
Il n'y a pas d'air aujourd'hui et l'ombre des arbres est vraiment indispensable. La forêt manque d'eau et de nombreuses feuilles commencent à tomber, c'est l'automne en été. Nous passons de crêtes en vallons par des chemins agréables, cela nous permet d'équilibrer avec la journée d'hier.
Avec l'altitude, nous retrouvons une ambiance montagne.Grandes gentianes, épilobes et tourbières
Nous passons au joli village de la Ragiaz. Certaines maisons ont des colonnes pour soutenir les toitures. Les chemins sont bordés de "cadettes", des grandes dalles levées. La pompe du lavoir fonctionne et déverse une eau fraîche dans l'abreuvoir taillé dans un seul bloc de pierre. Nous avons juste envie de nous poser.
Pour finir la journée de marche, nous empruntons le sentier du marais de Vaux. Les ânes passent les chicanes, les platelages, les passerelles...des machines, l'humour en plus.
La chaleur est accablante. Nous sommes arrivés.
Il n'y a pas d'air aujourd'hui et l'ombre des arbres est vraiment indispensable. La forêt manque d'eau et de nombreuses feuilles commencent à tomber, c'est l'automne en été. Nous passons de crêtes en vallons par des chemins agréables, cela nous permet d'équilibrer avec la journée d'hier.
Avec l'altitude, nous retrouvons une ambiance montagne.Grandes gentianes, épilobes et tourbières
Nous passons au joli village de la Ragiaz. Certaines maisons ont des colonnes pour soutenir les toitures. Les chemins sont bordés de "cadettes", des grandes dalles levées. La pompe du lavoir fonctionne et déverse une eau fraîche dans l'abreuvoir taillé dans un seul bloc de pierre. Nous avons juste envie de nous poser.
Pour finir la journée de marche, nous empruntons le sentier du marais de Vaux. Les ânes passent les chicanes, les platelages, les passerelles...des machines, l'humour en plus.
La chaleur est accablante. Nous sommes arrivés.
Parlons un peu des ânes :
Pépito : Notre compagnon de 25 printemps est arrivé à la maison à 7 ans. Il vivait à Bionnassay dans le massif du Mont-Blanc chez une dame qui était trop âgée pour s'en occuper. Elle lui laissait faire un peu n'importe quoi et nous avons hésité face à sa puissance et sa capacité à décider de tout. Finalement, il est venu rejoindre Merlin, notre premier âne qui est en ce moment, chez Vincent et Sonia, avec leurs ânes.
Pépito a besoin d'un peu de cadre au début. Il excelle dans le choix des trajectoires, dans sa capacité à lire le chemin pour aller poser le pied là où il faut. Bon ce matin, il a quand même mis les deux antérieurs dans une bague à sanglier, juste pour nous faire nettoyer les hipposandales. C'est un âne de caractère, d'une infatigable volonté. Il a toujours envie.
Vanille qui a 19 ans est arrivée à 4 ans, nous l'avions repérée lorsqu'elle était encore ânon, elle n'était pas à vendre. Elle est très indépendante, courageuse et sait clairement exprimer ses désaccords par un "preufffff". Le voyage la rend un soupçon insolente et on adore ça car elle est en pleine confiance, ce qui lui a demandé des années. Elle vient nous piquer le pain dans la main
Merlin, qui n'est pas avec nous, a 26 ans. Il ne porte plus beaucoup, en revanche, il excelle en médiation animale. Calme, patient, il donne toujours plus que ce que l'on attend. Émouvant.
Le voyage leurs va bien. Les ânes sont des coopérants, c'est ainsi qu'ils fonctionnent en groupe à l'état sauvage. La domestication n'a rien changé et cette capacité à "vouloir faire avec". C'est un bel exemple que nous pourrions suivre plus souvent.
Pépito et Vanille ont déjà plus de 870 km dans les sabots et ils sont en meilleur état qu'au départ. Ils ont gagné en musculation, leur robe est brillante, ils n'ont pas une blessure. Côté hipposandales, nous arrivons au bout, elles commencent à percer.
Vous l'avez compris, nous parlons là de nos compagnons de route et non de sacs à dos à 4 pattes. Nous sommes un groupe, si l'un de nous flanche, le voyage s'arrête pour nous tous. La nuit, les ânes dorment à quelques mètres, Ils veillent sur nous comme nous veillons sur eux. Juste une histoire d'êtres vivants très différents contents de faire un truc ensemble.
Pépito : Notre compagnon de 25 printemps est arrivé à la maison à 7 ans. Il vivait à Bionnassay dans le massif du Mont-Blanc chez une dame qui était trop âgée pour s'en occuper. Elle lui laissait faire un peu n'importe quoi et nous avons hésité face à sa puissance et sa capacité à décider de tout. Finalement, il est venu rejoindre Merlin, notre premier âne qui est en ce moment, chez Vincent et Sonia, avec leurs ânes.
Pépito a besoin d'un peu de cadre au début. Il excelle dans le choix des trajectoires, dans sa capacité à lire le chemin pour aller poser le pied là où il faut. Bon ce matin, il a quand même mis les deux antérieurs dans une bague à sanglier, juste pour nous faire nettoyer les hipposandales. C'est un âne de caractère, d'une infatigable volonté. Il a toujours envie.
Vanille qui a 19 ans est arrivée à 4 ans, nous l'avions repérée lorsqu'elle était encore ânon, elle n'était pas à vendre. Elle est très indépendante, courageuse et sait clairement exprimer ses désaccords par un "preufffff". Le voyage la rend un soupçon insolente et on adore ça car elle est en pleine confiance, ce qui lui a demandé des années. Elle vient nous piquer le pain dans la main
Merlin, qui n'est pas avec nous, a 26 ans. Il ne porte plus beaucoup, en revanche, il excelle en médiation animale. Calme, patient, il donne toujours plus que ce que l'on attend. Émouvant.
Le voyage leurs va bien. Les ânes sont des coopérants, c'est ainsi qu'ils fonctionnent en groupe à l'état sauvage. La domestication n'a rien changé et cette capacité à "vouloir faire avec". C'est un bel exemple que nous pourrions suivre plus souvent.
Pépito et Vanille ont déjà plus de 870 km dans les sabots et ils sont en meilleur état qu'au départ. Ils ont gagné en musculation, leur robe est brillante, ils n'ont pas une blessure. Côté hipposandales, nous arrivons au bout, elles commencent à percer.
Vous l'avez compris, nous parlons là de nos compagnons de route et non de sacs à dos à 4 pattes. Nous sommes un groupe, si l'un de nous flanche, le voyage s'arrête pour nous tous. La nuit, les ânes dorment à quelques mètres, Ils veillent sur nous comme nous veillons sur eux. Juste une histoire d'êtres vivants très différents contents de faire un truc ensemble.

Étape 56 : Aranc - Cormaranche en Bugey