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Grande boucle en Bourgogne Franche-Comté depuis les Alpes

80 jours
1076km
+20935m / -20996m
Domecaro
Par Domecaro
mis à jour 20 juil.
5284 lecteurs
Informations générales
Après une incroyable expérience en 2020 entre les  Alpes et l'Atlantique avec nos deux ânes, nous repartons au printemps prochain pour une nouvelle aventure. Cette fois nous allons réaliser une grande boucle qui va passer par le Jura, le Doubs, la Haute Saône, la Côte d'Or, la Saône et Loire et l'Ain avant de rentrer à la maison. Soit 1100 km répartis en 65 étapes de 15 à 20 km.
Activité :
âne
 randonnée/trek
Statut :
en cours
Distance :
1076km
DATE :
03/05/2026
Durée :
80 jours
Dénivelées :
+20935m / -20996m
Alti min/max :
177m/1319m
Mobilité douce
C'est possible (ou réalisé) en bus stop
Toutes les sections GPX , KML

Grande boucle en Bourgogne Franche-Comté depuis les Alpes

Les étapes :

1
mise à jour : 03 mai
⌚ J-1 avant le départ ! 
Les sacoches sont prêtes, la météo a tendance à s'améliorer (restons optimistes 😅)

Derniers préparatifs pour les ânes et pour nous et en avant ! ✨
2
mise à jour : 14 mai
Départ très humide pour cette première journée. Aucune difficulté. Les ânes marchent très bien et ont fait une partie du parcours avec leurs baskets neuves.
Un arrêt goûter organisé par Lucie, ma super collègue et les résidents nous ont permis de nous réchauffer et de partager un très bon moment à l' EHPAD du "Chant du Fier"
Ce soir, nous dormons sur le parking de l' abri sous roche de la Balme de Thuy. Ici, il y a 8000 ans, alors que les glaciers occupaient encore une partie de la vallée, les hommes préhistoriques venaient établir leur camp de chasse. Ils devaient maîtriser parfaitement le feu. Nous, non ! Nous avons oublié le briquet 🥴.
La pluie a fait baisser la température. 8 degrés seulement.
3
mise à jour : 05 mai
Une matinée qui déroule sous un ciel gris avec quelques rayons de  soleil ☀️ qui réchauffent le corps et l'esprit. Les premiers kilomètres sont avalés à bonne allure. 

Nous avions décidé de passer par la voie romaine plus rapide mais on nous apprend qu' elle est fermée depuis le matin même pour chutes de pierres. Nous allons donc passer par le parcours initial.

Nous arrivons à Dingy saint clair en même temps que la pluie. Nous nous abritons sous la grenette où les enfants de l'école passent saluer les ânes. Benoît, un copain nous apporte un peu de réconfort avec un thé et du chocolat. On nous propose de dormir sur Dingy, c est trop tôt mais on aurait dû réfléchir.

Après midi compliquée. La pluie a détrempé les chemins. Glissades pour les ânes et nombreuses zipettes pour Carole. 800 mètres de dénivelé sur des chemins  escarpés sur un chemin de crête. Rando magnifique à refaire par beau temps. La descente depuis le magnifique col de Barman est interminable. La pluie, la grêle, l'orage et le tonnerre s'invitent pour la fin de journée. 

Arrivée à Nâves très tardivement. Nous demandons dans une ancienne ferme. Ce soir,  nous dormons dans des abris pour les chevaux chez Maryvonne et Michel. La température est encore bien fraîche.

4
mise à jour : 09 mai
Comme d' habitude la journée débute avec de la pluie 

Montées et descentes se succèdent pour passer le Fier, les rond points et l autoroute. Les alentours d'Annecy sont très urbanisés et il faut trouver les points de passage. Pas toujours facile si on veut privilégier les déplacements par les chemins.

Petite halte aux très chics Halles Saint Martin. La clientèle était surprise de voir des ânes garés près des Tesla. 

Nouvelle surprise de l'après midi. Fermeture d'un point de passage supprimé depuis 3 ans. L'aménagement urbain est bien plus rapide que la mise à jour des cartes IGN.

On décide de s' arrêter un peu plus tôt. Les chemins sont encore détrempés. Les détours nous ont rallongé le trajet de 2, 5 km. 

Ce soir, nous sommes encore à l' abri dans une écurie et les ânes ont de l' herbe au dessus des oreilles.
5
mise à jour : 09 mai
Enfin une journée ensoleillée.
Départ direction Choisy. Les chemins sont magnifiques. Les ânes marchent d'un bon pas. Les chants des oiseaux nous accompagnent toute la journée. On nous offre un jus de pommes et les kilomètres s'enchaînent à un bon rythme.

Après avoir marché un moment sur les petites routes, nous empruntons un chemin équestre qui nous fait passer près du château 🏰 de Salenôves.

Sur le bord des Usses, nous rencontrons un attelage qui nous conseille de passer la soirée chez Gérard qui met à disposition un parc pour les ânes et qui nous évite de monter la tente en amenant son fourgon au milieu du parc des ânes. Ce soir, c'est le grand luxe.🚐

Cette journée a été ponctuée de rencontres qui connaissent soit certains de nos amis ou certains de nos voisins. Incroyable 

6
mise à jour : 09 mai
Le confort, ça endort. On avait beaucoup moins de choses à ranger mais on trouve quand même le moyen de partir à 10 heures. Après un solide petit déjeuner offert par Cédric (ancien élève de Dom), nous reprenons les chemins en direction du pied du Vuache. 

Petit passage technique dans la rivière sans problème. Nos baskets avaient presque séchées. Dommage 🥴

Nous passons devant la ferme de Gilbert qui nous offre le sirop et les barquettes à la fraise 🍓. 2 km plus loin, c'est Lucienne qui nous offre un coup à boire tout en échangeant sur les fleurs et le jardin. Nous prenons le temps de chaque rencontre. 

Nous empruntons le magnifique sentier du Vuache entre Chaumont et Vulbens. sans difficulté. Ce soir, nous sommes accueillis comme des princes chez Pascale et Jean François. Pascale, la sœur de notre voisine qui nous rapporte des vêtements chauds en prevision des saints de glace à venir 🥶. Le repas était somptueux et nos vêtements sentent enfin bons.




7
mise à jour : 09 mai
Journée ensoleillée. On en profite parce que demain ça change 🌧️

Pour atteindre la chaîne du Jura, il faut trouver un point de passage et nous passons par le pont Giraud au dessus du Rhône. Nous venons de changer de département. Nous sommes dans l'Ain. L'ancienne construction militaire de fort l'écluse rend l'endroit assez austère. En revanche le GR qui suit le Rhône est magnifique. Comme c'était trop facile, il y a plein de passerelles en bois que les ânes franchissent sans difficulté. L'éducation donnée à Pépito et Vanille portent ses fruits. Ils trouvent toujours facilement une solution aux passages techniques.

Nous remontons cette vallée pour nous retrouver au dessus de Bellegarde. La grimpette est très soutenue mais nous débouchons sur un paysage fabuleux qui s étend du plateau du Retord jusqu'au Genevois. Nous sommes désormais sur le chemin de Compostelle et sur la grande traversée du Jura.

Nous rencontrons Sandrine qui nous offre spontanément de l'herbe pour les doudous et la cabane des enfants pour nous abriter pour la nuit. Douche, apéro et skyjo


8
mise à jour : 24 mai
Départ de la cabane à 8 H30 sous une pluie fine. 

Nous commençons le parcours en suivant la voie du Tram. Le chemin est facile et agréable. 
Nous passons par le pont des pierres qui surplombe la Valserine. Âme sensible, s'abstenir : C'est vertigineux.

A Montanges, nous rencontrons Denise qui nous fait découvrir l'église et qui pour nous réchauffer, nous passe un Ave Maria en mode "gros son". L 'emotion est tout de suite là. 

Les grimpettes arrivent et nous marchons un moment sur des pistes forestières avant de passer le tunnel qui nous permet d'entrer sur le plateau de Giron. C'est un avant goût du Jura. 

Ce soir, nous sommes accueillis par  une famille adorable. Nous avons un ami en commun et beaucoup de passions similaires. (Lynx, abeilles 🐝, jardinage...)

9
mise à jour : 24 mai
Ce matin, le ciel était bas et nous avons eu du mal à quitter la chaleur de la belle maison dans laquelle nous avons eu la chance de passer la nuit.

Nous empruntons essentiellement des pistes forestières qui sont également les pistes de ski de fond. La pente est douce au milieu des forêts de sapins et d'épicéas.

la veille, Dom a passé une partie de la soirée à parler du Lynx avec notre hôte Sylvain. Alors ce matin il est aux aguets, on ne sait jamais, si le petit fantôme voulait montrer le bout de sa courte queue. Mais non. En revanche nous avons vu le chevreuil, sa proie de prédilection.

Nous avons croisé quelques personnes à pied ou à vélo dont un couple de randonneurs partis du sud de Berlin en février et qui ont pour objectif d'arriver en Espagne en novembre. Neuf mois d'itinérance, ça laisse songeur...

Nous sommes passés à la Borne au Lion, un haut lieu de la résistance jurassienne. Il y a des similitudes paysagères entre ces lieux et le plateau des Glières : l'altitude, la difficulté d'accès. 

Averses et accalmies se succèdent. Il fait froid. Il est quand même assez rare d'avoir des onglées au mois de mai. La neige est annoncée pour la nuit alors ce soir nous avons joué la carte sécurité en passant la nuit à l'auberge de la Guienette. Les ânes broutent tranquillement.


10
mise à jour : 20 mai
"En avril ne te découvre pas d'un fil, en mai, remet ton bonnet".

Comme prévu, il a neigé en fin de nuit.
Avec la pluie et le froid, les ânes n'ont pas pu s'alimenter correctement. Ils font le gros dos pour se protéger du froid. Ils ont donc profité de la journée pour manger tout le long du chemin.

Nous traversons des combes magnifiques qui prennent encore une autre splendeur avec les soleil ☀️. La pluie a encore détrempé les sols et les pistes forestières après l'exploitation des épicéas scolytés deviennent impraticables.


Nous rencontrons Chantal qui nous accueille avec beaucoup de bienveillance. Au fur à mesure de la soirée, nous apprenons à mieux nous connaître. Ses mots dans ce pays de lapidaires ont plus de valeur que des diamants
11
mise à jour : 13 mai
Départ tout en émotion ce matin. 

Nous devons traverser la forêt du massacre. Bein elle porte bien son nom. Les ânes marchent bon train et les chemins sont magnifiques. Nous passons à côté de la station de la Serra (station où nous venions skier depuis la Saône et Loire). Les choses se compliquent très rapidement. Il y a eu une coupe de bois et le bois n'a pas été débardé. Impossible de passer avec les 4 pattes. La carte indique un sentier qui pourrait nous aider à contourner le problème mais le chemin a disparu. Nous cherchons un autre passage mais nous avons déjà perdu 2 heures et tous les kilomètres restent à faire.😬😬

Les coupes de bois ne sont malheureusement pas indiquées. Cela va certainement nous occasionner encore quelques détours. 

La fin du parcours est plus agréable. On va passer tout près du Fort des Rousses. Véritable coffre fort de Comté. 

Nous sommes rassurés. Pépito et Vanille sont au sec au centre équestre. Ils ont besoin de se reposer. Nous faisons également une halte afin de profiter de nos enfants et de notre petit fils.








12
mise à jour : 15 mai
Nous revoilà après une journée de repos aux Rousses. Les ânes étaient hébergés au centre équestre, bien au chaud dans un box et avec du foin. Nous avions un hébergement chez Paul et Léa. Merci pour votre accueil.

Entre deux giboulées de mai, nous avons tout de même pu faire le tour du Fort des Rousses. Cette ancienne bâtisse militaire est maintenant une grande cave d'affinage de Comté.

Au réveil ce matin, le paysage était tout blanc de neige, la mise en route un peu difficile.Il nous a fallu attendre 11 heures pour avoir une accalmie. Le froid et les mauvaises conditions météorologiques ne permettent pas aux ânes de s' alimenter correctement. Afin de les préserver nous avons opté pour un itinéraire plus direct qui nous permettra de s' accorder davantage de repos soit de faire des étapes plus courtes. Les organismes sont mis à rude épreuve. On a vraiment hâte de voir la météo s'améliorer un peu. 

Nous dormons encore au sec et heureusement nous pouvons faire sécher nos affaires et réorganiser nos sacoches. Nous abandonnons un peu de matériel pour soulager les doudous.
13
mise à jour : 16 mai
Grosse claque ce matin à 7 h, il neige comme en plein mois de décembre. Nous attendons que les éléments se calment et vers 9 h15 nous pouvons enfin préparer les ânes qui auraient bien profité encore d'un faible rayon de soleil.
Sur la route, on se souhaite joyeux Noël pour plaisanter.


Nous privilégions la route pour éviter les glissades et la neige qui purge les arbres. Nous avançons à un bon rythme et nous rejoignons un très beau sentier dans la combe de cives. Les fermes sont isolées et imposantes. La façade la plus exposée est souvent protégée par du bois, du zinc ou de la tôle. 

L'après midi est ponctuée de giboulées alors que nous remontons un sentier tout prêt du parc polaire. Les rennes ont l'air ravi. Une vraie ambiance "Polar park" (excellente série tournée dans les environs)

Les ânes vont se reposer dans une montagne de foin. Et nous n'avons toujours pas sorti la tente ⛺ 

14
mise à jour : 24 mai
Nuit réparatrice pour tout le monde et en plus. nous partons sous un ☀️ dont nous nous contentons largement.

Il a fait -6 cette nuit et tous ceux qui avaient déjà fait le jardin le regrettent déjà.

Nous partons de Chaux Neuve par les sentiers de la vie. Nous passons de village en forêt au milieu des combes. Ce sentier d interprétation reprend les différents aspects du monde rural. 
Les champs sont couverts de pissenlits en fleur. 

Nous tentons de trouver une grange, un garage mais c'est dimanche et nous ne croisons que peu de personnes. On nous propose un pré sans abri. Mais nous ne faisons pas les difficiles. Il faut dire que la nuit est annoncée à -3 🥶 Nous verrons bien si nos duvets sont efficaces. Il paraît que le froid conserve, alors....

Les ânes sont au repos. C'est le principal.


15
mise à jour : 18 mai
Nuit parfaite sous la tente ⛺. La pluie tombe à partir de 4 heures du matin mais nous laisse un répit pour le rangement.

Jolie traversée Forestière. On ne croise qu'un drôle d'équipage. Un vélo cargo avec une nounou sortie de nulle part. Elle promène ses petits par tous les temps. Elle nous conseille d' emprunter le chemin de la tourbière Pour aller à Frasnes. Quelle bonne idée. Ce n'est pas l'itinéraire prévu mais on lui fait tout de suite confiance. 

Le paysage de tourbière est magnifique. On se croirait en Scandinavie. Bouleaux, pins, épicéas, sphaignes se côtoient sur plusieurs kilomètres.
On prend même le temps de faire du tourisme (point de vue, lecture des panneaux) .

Nous croisons une dame qui promène son chien et elle nous conseille de trouver Sylvain qui a un centre équestre. Nous traversons un lotissement en direction du ravitaillement. Dom aperçoit une maison avec des fils de parc. Il demande à tout hasard et tombe sur..... Sylvain. Nous sommes en voyage sur la bonne route.

Il nous fait une visite de son exploitation. 180 vaches 🐮. Incroyable. Ce soir, il nous offre le gîte.

16
mise à jour : 24 mai
Depuis quelques jours, Vanille passe beaucoup de temps couchée en fin de journée. Elle est fragile des antérieurs. Alors comme nous étions proches de la clinique vétérinaire, nous avons pris le temps d'une consultation. Elle a effectivement des tensions et nous devons lui tremper les pieds dans l'eau froide matin et soir et lui appliquer un baume.
Elle sait très bien faire.
C'est l'usage des hypposandales qui, comme des chaussures neuves, modifient la façon de marcher.

Rassurés, nous reprenons la route au milieu d'une très grande combe bordée de parcs dans lesquels il y a des troupeaux de génisses montbeliardes. Elles sont très curieuses et comme il n'y a pas de train, elles regardent passer les ânes. Pépito est terrorisé et nous fait des petits départs de course bien marrants.

Arrivés au village de la Chapelle d'Huin, nous mangeons tranquillement vers le terrain de foot lorsque Michel arrive. Il nous propose de suite un lieu pour faire brouter les ânes et pour nous héberger. Ce soir nous passerons la nuit dans un petit chalet en fustes (rondins), du grand luxe.

Dom est allé voir la traite et Carole récupère tranquillement en lisant.

Dans le village, il y a de très grandes maisons avec des toits immenses qui permettent de protéger de la neige, homme, bêtes et fourrage.

Notre hôte a une très bonne connaissance du milieu naturel et il privilégie le ...
17
mise à jour : 24 mai
Départ de la cabane du Canada pour une  petite étape. 

Nous n'avons pas fait 200 mètres que Annabelle et Philippe nous interpellent et nous parlent de leur envie de voyage. Nous sentons que notre itinérance amène du mouvement chez les autres. Nous repartons avec 6 oeufs.

Ce matin, nous ne marchons que dans des chemins et des pistes forestières. L'herbe est haute et trempée comme nos pieds 👣. Le temps est encore bien gris. Il faudra attendre l'après midi pour que le soleil s'installe.

Nous arrivons à Levier alors que midi sonne.et nous décidons de s'offrir un petit resto pour fêter le retour du soleil ☀️. Enfin ! Le repas et l'accueil sont délicieux.

Nasser, le patron est attiré par les ânes. Il lui rappelle son pays l'ex Yougoslavie. Il nous propose spontanément de rester dans le grand terrain plat derrière le restaurant. On monte notre camp et les doudous ont largement à manger.

Cette petite étape fait du bien à tout le monde. Vanille récupére, on prend le temps de jouer au yam, de discuter..

A Levier, il y a la maison du cheval comtois et 4 juments sont juste à côté du parc. De l'autre,il y a des alpagas 🦙🦙. Les ânes ne semblent pas impressionnés. 
Q






18
mise à jour : 21 mai
Qu'il est bon de partir sous un ciel tout bleu même si la température de ce matin restait assez fraîche.
Des chemins pour nous seuls ( la densité au km carré est faible dans le Doubs) entre prairies et forêts. Les champs explosent de couleurs, et les aubépines sont couvertes de fleurs. Les insectes se régalent 🐝🪰. Les tracteurs sont déjà en action pour les foins.

Premier pique-nique pris sous l'auvent d'une cabane de chasseurs sans avoir froid. les ânes font leur vie.

Les rayons du soleil nous donnent déjà des couleurs.

Ce soir nous avons planté le bivouac à côté d'une ferme. Nous sommes maintenant sur le Piémont du Doubs, nous perdons de l'altitude mais restons suffisamment haut pour voir très très loin vers le nord : c'est là que nous allons et c'est un peu impressionnant.
19
mise à jour : 24 mai
Une magnifique étape sur les "Doubs" chemins par les gorges du Lison.

Nous repartons de l'atypique boulangerie de Déservillers "Le chat des noisettes" avec un pain au levain fabriqué avec des produits made in Franche Comté. Un délice.

Nous arrivons au village d'Eternoz par de magnifiques pistes et sentiers. C'est un beau village avec des maisons caractéristiques qui cachent quelques pépites. Nous rencontrons Joseph qui nous parle de sa vie à la ferme avec les parents. Le travail avec les deux mules parce qu'il il n'y a pas de tracteur et de l'âne gris avec lequel il allait chercher le lait au chalet.
"On ne peut pas attendre des bêtes ce que l'on ne leur donne pas". Nous partageons largement ses mots.
Il nous parle également de son service militaire dans la marine et de ses vacances à Barcelonnette. Il nous renseigne également sur la toponymie des lieux aux alentours. Nous allons passer à "la source de bru". C'est l'endroit où les bergers et les bergères venaient faire boire leurs bêtes. On discutait et l'amour faisait le reste. Nous avons hésité à y passer la nuit 🌃.

Nous empruntons un chemin qui surplombe les gorges de Lison avec un superbe point de vue. La fin de l' étape se fait sous une petite route sous un très chaud soleil ☀️. L'amplitude thermique est de au moins 30°C en une seule semaine. Nous commençons vraiment à avoir bonne mine.





20
mise à jour : 24 mai
Après une bonne nuit dans le couloir d'alimentation d'une stabulation, nous reprenons les chemins.

Petit cafouillage de départ avec un sentier qui est sur la carte et qui n'existe plus sur le terrain.
Une fois que tout est rentré dans l'ordre, nous pouvons profiter d'un parcours magnifique à l'ombre des forêts. Elles changent ces forêts car nous sommes descendus en altitude et les résineux (épicéas et sapins) laissent place progressivement aux feuillus. C'est le chêne qui domine maintenant.

Des chemins disparaissent parce qu'ils ne sont plus entretenus ou englobés dans des cultures. Des cabanes sont fermées car certains les ont mal utilisées. Cela ne doit pas nous faire oublier l'énorme travail réalisé par des bénévoles pour baliser les sentiers et par des agriculteurs qui continuent à les rendre accessibles. Comme cette petite cabane de chasse que nous avons croisée, laissée ouverte pour que chacun puisse en profiter.

Nous étions dans la vallée du Lison et ce soir, nous passons la nuit au bord de la Loue. Il y a des canoës et déjà quelques jeunes qui sautent dans l'eau depuis le pont.

Les ânes mangent tranquillement et plusieurs personnes sont venues les voir. 

Il y a 6 ans jour pour jour, nous partions pour notre premier grand voyage avec les mêmes com...
21
mise à jour : 25 mai
Ce matin nous avons quitté Quingey et les bords de la Loue après s'être accordé une journée de repos. Nous avons rencontré Jacques le Belge, un sacré personnage. Avec ses 79 printemps, il aligne 20 000 kilomètres de vélo par an 🚴‍♂️ (2 fois plus que pour sa voiture). Il nous donne des conseils pour prendre soin de nous pendant le voyage et sa femme Patricia nous offre les croissants aux amandes pour le goûter. 

Nous débutons par "le chemin des biques". D'après les gens du coin. Ils nous disent que c'est très raide, ça grimpe bien un peu. Pas de quoi faire rebrousser chemin à deux ânes habitués à la montagne 😜. Nous passons d'un  petit village à l'autre en passant par des prairies de fauches et des sentiers ombragés. Nous rencontrons une joyeuse équipe, voisins copains... Délicieux moment. 

L'après midi, nous traversons la partie Nord Est de l'immense forêt de Chaux (20 500 hectares). C'est une forêt domaniale organisée en quadrillage. Il faut faire attention à ne pas se perdre, le tracé était parfait. C 'est une des plus grande chênaie de France. 

Nous ne croisons qu'une seule personne sur les chemins aujourd'hui. On arrive à Fraisans, nous retournons dans le Jura dans une petite cité sur les bords du Doubs connue pour ses anciennes forges dans lesquelles des poutres métalliques de la gare de Lyon et du pont Alexandre III ont été fabriquées. 

Nouveau bivouac ce soir.

22
mise à jour : 26 mai
Un bain de pieds pour Carole qui finit les fesses dans l'eau. Vanille qui n'est plus attachée à la même place qu'hier soir. Mystère ! Pépito est très énervé par les mouches et ne veut absolument pas mettre ses chaussures ce matin. Dom, un peu énervé après avoir esquivé des coups de pieds destinés à des mouches. On appréhendait un peu la journée.

Aujourd'hui, on a eu plusieurs fois l'occasion de comparer notre lenteur à la vie tonitruante. Un train express passe juste à côté de nous à vive allure et klaxonne 😮. Le passage sur le pont de l' autoroute avec une circulation dense. On avance dans la plaine et les alouettes chantent au dessus des champs de blé et de colza. Même les vaches ont changé de couleurs. Les montbeliardes ont été remplacées par des Holsteins. Nous sommes sortis de la zone Comté.

Ce soir, nous avons planté la tente sous un grand frêne et nous sommes accueillis par Ludo, agriculteur et maire du village. Il nous parle de l'abbé Lulu qui est parti d'un village voisin pour rejoindre Jérusalem. Nous retrouvons ces coordonnées et nous passons un délicieux moment à échanger au téléphone. Il a décidé de faire ce voyage à 75 ans pour manifester pour le désarmement nucléaire de la France. A 89 ans, il continue à militer activement. Nous allons essayer de nous rencontrer.

Au final, c'était vraiment une belle journée. Nous nous endormons au son des crapauds et des grenouilles. A demain parce que les moustiques 🦟 attaquent.


23
mise à jour : 27 mai
Nous quittons Taxenne alors qu'il fait déjà chaud. Ludovic nous donne un petit apéritif local à base de vin blanc de la commune, de Marc et d'une macération de feuille de laurier. Nous le boirons ce soir, c'est plus prudent.

Cela nous impressionne toujours de voir comment les gens se mettent en quatre pour nous accueillir dans les meilleures conditions. Nous pensons marcher en autonomie, en fait nous marchons plutôt en auton'amis, et c'est précieux.


Le premier chemin est agréable, en revanche nous empruntons bientôt de petites routes goudronnées et l'asphalte renvoit la chaleur.

 Nous passons par l'abbaye cistercienne d'Acey, les lieux sont calmes, le carillon nous accueille vers 11heures.

En traversant le pont sur l'Ognon à Bresilley, nous passons du Jura à la Haute Saône. Nous cherchons l'ombre et nous faisions halte au village de Malans pour trouver la fraîcheur sur les bords de l'Ognon. Ce soir nous avons "une salle de bain" XXL, une fontaine magnifique qui vient tout juste d'être nettoyée. 

On nous donne l'autorisation de nous installer, nous apporte de l'eau et une brioche. Quelques habitants se mobilisent pour nous permettre de passer une bonne étape.

Vanille et Pépito deviennent des stars car ils ont droit à un post sur le Facebook de la commune de Taxenne.

Fin de journée reposante, les pieds dans le bassin à siroter u...
24
mise à jour : 01 juin
Le paon a chanté toute la nuit, il était perché sur le toit de l'ancienne école, juste au dessus de notre tête. Nous avions également des voisins alpagas et nous avons découvert qu'ils adoraient l'eau. Ils se sont baignés une partie de la nuit.

Nous sommes passés à Pesmes, un village qui domine la vallée de l'Ognon. Quelques personnes viennent échanger, les enfants regardent les ânes avec étonnement, ce n'est pas courant visiblement.

Après les anciennes forges nous prenons des chemins blancs pour le reste de la journée. C'est bon de se soustraire au goudron, surtout par ces fortes chaleurs. En plus, il y avait du vent aujourd'hui. Nous zigzagons au milieu des parcelles cultivées, il y a peu d'arbres et donc très peu d'ombre.

Nous croisons un couple à vélo, ils sont partis d'Oxonne et se rendent au Luxembourg. Nous parlons "voyage". C'est aussi une autre bonne façon de voyager.😜

Nous traversons une forêt pour éviter la départementale et le chemin est plus que hasardeux. Heureusement le GPS nous mène aux bons endroits.

Une heure avant la fin de l'étape, nous trouvons une place dans un petit camping. Cela facilite la soirée car il y a très peu de gens dehors avec les fortes chaleurs et c'est donc moins facile de demander un coin de bivouac.

Les résidents du camping viennent tour à tour discuter et voir les ânes. Les grandes oreilles apportent la joie.
.

25
mise à jour : 01 juin
Ce matin, nous avons du mal à sortir du village, les habitants nous interpellent successivement sur notre façon de voyager. 

Nous rejoignons Pontailler sur Saône et nous traversons le fleuve. Nous sommes en Côte d'Or depuis hier. Certains membres de l'équipe ont un peu la flemme ce matin et après le ravitaillement, nous changeons d'itinéraire pour emprunter le chemin de halage sur les bords de Saône dans un premier temps et le long du canal qui fait la jonction entre la Champagne et la Bourgogne. 

Nous sommes à l'ombre et nous rencontrons des promeneurs, des voyageurs. Cela fait du bien de voir du monde qui se promène. Nous profitons pour regarder passer tranquillement les bateaux qui avancent au fil de l'eau. Nous admirons le fonctionnement d'une écluse. Les ânes avancent d'un bon pas. Ils ne le savent peut être pas, mais il n' y a pas si longtemps, les bateaux étaient tirés par des chevaux, mulets et ânes sur ses beaux chemins qui longent ces canaux. 

Le chemin est bordé des maisons des éclusiers. Elles sont pour la plupart fermées mais elles gardent du charme. Nous arrivons au village de Cheuge, étape bouclée. Ce village a été le lieu de tournage d'un célèbre film...on vous en reparle demain. Vous avez un indice dans une photo.

Nous dormons au port. Florence et Brett nous ont confié 2 chaises longues. Repos et ce soir, nous pensons dormir à la belle étoile. Tout va dépendre de l'humeur de nos voisins ...
26
mise à jour : 31 mai
Dans le village de Cheuge, il y a un pont levis comme l'indique la photo de la plaque d'écluse de l'étape précédente. Cet endroit a été rendu célèbre par le film "La veuve Couderc" qui rassemblait à l'écran : Simone Signoret, Alain Delon et Ottavia Piccolo.

Après l'écriture du blog, notre ami Nicolas est venu nous retrouver au bivouac. Brett et Florence après nous avoir confié les chaises longues, sont arrivés avec l'apéro. Pour finir, nous dormons dans leur fourgon XXL. La nuit à la belle étoile va devoir attendre. 

Nous longeons encore un moment le canal avant d'emprunter la Sommière de Reneve. Ce sont de grands chemins qui traversent les forêts. L'atmosphère est étouffante et les chemins blancs renvoient la lumière au milieu des champs de céréales.

Les haies sont très fleuries à cette période et l'air est parfumé par les fleurs de troène et de chèvrefeuille.

Carole prend un petit coup de chaud, et nous décidons de nous arrêter rapidement. Alors que nous cherchons l'ombre, Michel et Catherine nous proposent de rester, de prendre une douche et de rester dîner. Nous passons à nouveau une excellente soirée.

27
mise à jour : 02 juin
Nous rejoignons le village médiéval de Bèze. Des vieilles pierres, une grotte, une  résurgence avec de l'eau limpide. On se perd dans les ruelles en écoutant le clac clac des sabots des ânes. Magnifique 

Aujourd'hui, nous sommes avec nos amis qui habitent Til chatel. C'est l'étape la plus au nord de notre boucle. On a déjà parcouru presque 400 kilomètres. Que des chemins très agréables avec assez peu de dénivelé. Les ânes ont marché librement toute la journée. Ils adorent cela. Sylvie et Aurélie sont surprises par leur cadence. 

Nous avons traversé de belles prairies sèches avec de belles orchidées.

Sylvie nous a dégoté un parc qui pourrait nourrir 2000 ânes. On ne voit que leurs oreilles. Il est bordé par la rivière et nous en profitons pour faire un peu de thalasso afin de se détendre. Contre toute attente,  Pépito rentre trois fois dans l'eau contrairement à Vanille. 

Nous allons profiter de ces conditions idéales pour prendre une journée de repos.






28
mise à jour : 03 juin
Nous avons profité de la journée de repos pour nettoyer et vérifier l'état des hypposandales des ânes, faire une lessive et quelques courses.

Nous avons rendez-vous avec les enfants de la classe de Sylvie jeudi. Alors comme la distance est longue, nous avons décidé de la faire en deux étapes de 10 km. 

Nous nous sommes rapidement retrouvés sur des chemins au milieu des champs de céréales, les couleurs sont incroyables sous la lumière du ciel orageux. Le long du chemin, il y a des pois presque mûrs, des fraises des bois, des tilleuls couverts de fleurs qui embaument, un vrai regal.

La partie forestière du parcours a été plus compliquée car Vanille et Pépito se faisaient harcelés par les taons et nous, par une escadrille de moustiques endiablés. Au final, pour éviter les piqûres nous avons pressé le pas et en moins de 2h30, nous étions arrivés.

Les ânes, étonnés que la journée soit déjà terminée, sont au parc et nous nous sommes installés dans un loft immense. Les collocs sont des tracteurs et une moissonneuse batteuse, plutôt calmes.

L'accueil à la ferme chez Michel et Françoise est parfait. Nous avons même repéré le chemin pour demain. Dom a tracé l'itinéraire, il faut cependant vérifier chaque soir que l'étape du lendemain soit réalisable. En effet, les chemins sont quelquefois privés, inexistants ou impraticables et l'aide des...
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mise à jour : 05 juin
Direction Norges la Ville afin de présenter les ânes et notre voyage à une classe de maternelle. Les enfants de cette école nous suivent depuis notre départ. Chaque jour, leur maîtresse Sylvie leur montre les différentes étapes. 

Aujourd'hui encore, la rando sera de courte durée, alors nous profitons de la douceur du foyer de Françoise et Michel. Le ciel est bien gris ce matin mais nous partons d'un bon pas en compagnie de Sylvie.

Encore de beaux chemins blancs où nous apercevons plusieurs lièvres. Ils paraissent surpris de nous voir. Leurs longues oreilles leur donnent peut être des envies de voyage en regardant passer les ânes. Pépito et Vanille traînent un peu ce matin et en profitent pour prélever quelques épis par ci par là.

L'après-midi est consacrée à la préparation pour les ateliers de la journée de demain sur la découverte des ânes et du voyage. Les enfants ont beaucoup de questions à poser. Nous espérons être à la hauteur...

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mise à jour : 05 juin
Pas de déplacement aujourd'hui, nous sommes à l'école avec des enfants de petite et moyenne sections de maternelle.

Après un temps d'accueil aux côtés de Sylvie, nous présentons l'essentiel de notre voyage en nous appuyant sur un dessin réalisé au tableau.
Ils connaissent déjà de nombreuses choses car ils suivent le blog chaque jour. Les enfants sont répartis en 5 ateliers autour de l'âne (contes, jeux, coloriage, tampon découverte de la nourriture de l' âne, gratte gratte papouilles avec Pépito et Vanille). Les enfants ont participé avec enthousiasme et joie. 

Nous sommes surpris de la participation très active des élèves. Nous avons répondu à de multiples questions en leur montrant tout le matériel. 

Comme d'habitude, les ânes se comportent de façon exceptionnelle. Dans la cour de l'école, il y a de nombreux arbres 🌲 et Vanille s'est beaucoup grattée pour calmer ses démangeaisons dues à la mue. Résultat : De nouvelles blessures superficielles à soigner. 

Demain, nous reprenons les chemins et la météo semble s'arranger. On the road again






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mise à jour : 05 juin
Après une nuit à l'abri dans la salle de motricité de l'école qui nous a évité deux belles rincées orageuses, nous avons repris les chemins.

Les enfants nous ont fait une magnifique haie d'honneur dans la cour en faisant les oreilles au dessus de la tête. Au final, nous étions un peu tout "choses", partagés entre émotion, joie et plaisir de se remettre en marche.


Nous avons passé la journée dans les chemins, c'était magnifique. Nous avons pu voir de nombreuses haies qui ont été replantées. Elles n'ont pas encore une grande richesse biologique, en revanche, elles semblent prometteuses. C'est une bonne nouvelle pour les paysages et le vivant. Après avoir passé des années à les arracher, nous voilà à faire marche arrière. Rien n'est perdu.

Nous avons croisé également de nombreux chevaux dans des paddocks le long du chemin.
Nous nous marrons toujours à voir ces grands "élégants" avoir aussi souvent peur des ânes. Vanille et Pépito restent stoïques et les regardent à peine.

Avec la pluie de la veille, la terre est douce dans les chemins et c'est un régal pour marcher tant pour nous que pour les ânes.


En traversant le village de Saussy, Patrice et Marie nous invitent à boire un coup. Nous échangeons un moment et nos hôtes nous conduisent à une construction particulière. Une grande tour construite en 1877  surmontée d'une éolienne pour pomper l'eau et la distribuer. C'est une construction pe...
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mise à jour : 07 juin
Le lever du soleil est magnifique, tout est calme et on entend seulement le bruit de l'eau de la fontaine tomber dans l'abreuvoir.

Depuis hier nous sommes dans le Val Suzon. Avec un nom pareil, ça ne peut être que beau.
Effectivement, au bout d'une demi-heure de marche nous arrivons au lavoir des Essarts qui est situé en pleine forêt. La source est captée dans un petit bassin qui alimente un lavoir. L'eau s'écoule alors dans un grand abreuvoir, puis dans un routoir ( pour faire tremper le chanvre) avant de retrouver la forêt. Nous y rencontrons une salamandre tachetée, une sirène à double queue et des escargots énormes, nous ne sommes pas en Bourgogne pour rien.

En traversant une route, nous rencontrons Etienne. Nous parlons rando, voyage, il doit d'ailleurs venir marcher dans la vallée de Thônes. Nous échangeons nos numéros de téléphone. 

Depuis trois jours Vanille est prise de démangeaisons et elle se gratte sur tout ce qu'elle trouve. Alors que nous nous arrêtons pour manger, nous la voyons se gratter frénétiquement à s'arracher la peau. Son comportement est anormal.

Nous appelons Jean, un copain vétérinaire qui nous dit qu'elle doit faire une allergie aux piqûres d'insectes. Il nous conseille de trouver des antihistaminiques, nous sommes loin des pharmacies. Nous appelons Etienne, la personne rencontrée peut de temps avant. Il nous trouve ce qu'il faut et nous po...
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mise à jour : 07 juin
Ce matin, nous reprenons la route pour une douzaine de kilomètres mais les ânes ont dû manger trop d'orge aplatie hier soir. Ils marchent à vive allure dans les très belles forêts qui entourent Chenevroille. Depuis quelques jours, nous découvrons le panneau chasse silencieuse. Elles sont réservées pour la chasse à l'arc.

Depuis hier, le dénivelé a fait son retour. Nous grimpons sur les différents plateaux avant de découvrir des espaces incroyables semés de culture diverses et variées. Le chemin est facile à suivre puisque nous empruntons un long moment le chemin de Compostelle. Il n' y a qu'à suivre la coquille. 


Cette variété de paysages (forêt, prairie, et champs) nous permettent d'observer de nombreuses espèces. Nous commençons par la cigogne noire, une chevrette et son faon, un renard et un ragondin tellement stupéfait de voir passer qu'il en oublie de se sauver.

L'étape prévue se termine à midi. Marylène, une jeune femme sortie de nulle part nous offre le pique-nique de midi (pâté de campagne, fromage, bananes)🍌. L'équipe est en forme et nous décidons de faire les 7 kilomètres qui nous séparent du village suivant.

Bonne pioche. Nous passons la nuit 🌃 dans un camping auto géré et en prime, nous découvrons une superbe piscine. Baignade pendant 1 heure pour se détendre des 19 kilomètres.




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mise à jour : 08 juin
Ce matin, c'est le chant du coq 🐓 qui nous réveille. Chaque matin, c'est le même rituel. Le rangement de la tente (dégonfler les matelas, ranger les duvets..), le petit déjeuner, préparer des sacoches équilibrées. Il faut également prendre soin des ânes : mettre les chaussures, bâter. Le tout nous prend au-moins 2 heures avant de nous mettre en route.

Aujourd'hui, ce sont les montagnes russes. Nous sommes dans l'Auxois. Les villages sont en bas de vallée et pour passer d'une vallée à l'autre il faut remonter les coteaux qui sont recouverts de forêts, traverser les plateaux occupés par les champs et redescendre par le coteau boisé afin de retrouver le village suivant.

Flavigny est un village médiéval situé sur une colline. Vous connaissez certainement la star locale. Une petite graine d'anis entourée d'une coque de sucre. Ce bonbon existe depuis plusieurs siècles et est aromatisé aujourd'hui avec divers parfums. Un musée lui est consacré. Peut être vous rappelez vous 
.de belles boîtes avec des décors de bergers et de bergères.

Le temps s'est dégradé et c'est le retour des ponchos. Martial nous accueille dans la stabulation (vide mais très aérée....). On passe l'après midi à visiter Flavigny sans les ânes qui sont restés tranquillement brouter au parc. 
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mise à jour : 09 juin
Après une très bonne nuit, nous quittons la ferme de Martial pour un ravitaillement à l'épicerie de Flavigny. Nous rencontrons des promeneurs, des cyclos... Les questions n'arrêtent pas et nous quittons seulement le village à 10 heures. 

Nous suivons le sentier des cabotes, de petites constructions en pierres sèches qui servaient d'abris pour les bergers ou les vignerons.

Depuis le départ, nous sommes très surpris parce que nous ne rencontrons jamais personne sur les chemins. Ils sont pourtant très bien balisés (y compris les week-ends).

Les ânes ont marché librement toute la journée. Seulement 10 minutes de goudron, tout le reste dans les chemins. 
Nous sommes à la moitié du trajet et nous commençons à descendre vers le sud en direction de la Saône et Loire. Contrairement aux journées précédentes, nous sommes dans l'axe des vallées et nous pouvons circuler sur le plateau sans redescendre.
Chaque journée nous apporte des paysages d'une grande diversité.

A l'entrée du village nous croisons Valentin qui répond spontanément à notre sollicitation et c'est pour cela que ce soir, nous occupons avec Vanille et Pépito un parc plat de 1 hectare.

Nous avons passé une excellente soirée en partageant un repas avec Céline, Sylvain et Baptiste. 
[/j...
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mise à jour : 10 juin
Avant de partir, Sylvain nous propose de visiter un vieux pigeonnier couvert de lauzes. Il est magnifiquement conservé avec ses 900 boulins. C'est une loge dans laquelle les pigeons vont pouvoir nicher. On découvre également un système très ingénieux pour aller chercher les oeufs. Un mas central tournant équipé d'une échelle.  La charpente massive est  remarquable. Cette construction a su durer dans le temps.

On se dirige vers Vitteaux mais les premières averses arrivent très rapidement. Le parcours se fait dans les herbes hautes et nous sommes rapidement trempés.  Le village est très décevant. Quelques maisons à colombages, une halle, de nombreux commerces fermés. Vitteaux est traversé par de nombreux camions qui ne permettent pas d'apprécier le cachet de ces monuments. C'était seulement séduisant sur le papier. Le bruit est assourdissant.

Après le ravitaillement, les orages succèdent et nous avons juste le temps de trouver un hangar pour nous abriter. Le propriétaire nous propose un verger pour les ânes et une grange. Nous restons. Après midi lessive. 

Journée à oublier 


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mise à jour : 11 juin
 Ce matin, notre hôte, Gilles nous conseille un itinéraire complètement différent du tracé initial. Il le trouve trop dangereux. En effet, il doit emprunter un long moment la route nationale sinueuse. On prend le parti d'écouter les conseils des locaux. Il nous fait passer dans la vallée de la Brionne et nous la remontons jusqu'à sa source.

Le chemin grimpe un peu en forêt et bien vite, nous découvrons de nombreuses fermes complètement abandonnées. Cela contraste avec les machines modernes qui vrombissent dans les cultures aux alentours. Quelquefois, on dirait même de vieilles maisons décrites dans les romans.

On arrive dans le village de Soussey sur Brionne qui abrite de magnifiques maisons de pierre très bien entretenues avec les rosiers grimpants qui s'accrochent aux façades. On découvre un jardin botanique à la sortie du village avec différentes variétés d'arbres et de fleurs. 

A la dernière maison, une dame nous offre deux bières pour ce soir et nous partage un lieu de pique-nique non indiqué sur les cartes. On arrive au paradis. Les habitants ont créé ce lieu de rencontre  ils sont ingénieux et ont le sens de l'humour. Le déjeuner est encore meilleur dans ce lieu d'exception. Dom est obligé de se mouiller les pieds pour repartir. Les loulous seraient bien restés.

La fin de l'étape est très vite avalée. Nous arrivons à Civry en Montagne et nous trouvons abri pour la nuit à l'ombre d'un grand tilleul. L'endroit est quelque peu venteux. Nous comprenons donc...
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mise à jour : 15 juin
Hier soir, nous rencontrons Gérard qui nous invite à boire le café. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises puisque nous buvons le café dans un authentique bar des années 50. Depuis plusieurs dizaines d'années Gérard et Claudette écument brocantes et vide greniers afin de chiner toutes sortes d'objets de l'ancien temps. Ils les mettent en scène dans plus de 700 m2. Ils ont ainsi reconstitué un bar,  un salon de coiffure,  une salle de classe.... Il faut 3  heures pour tout visiter. Nous reviendrons. Ces passionnés se qualifient de sauveteurs du patrimoine. N'hésitez pas, cela vaut le détour.

Nous repartons enchantés en direction du pays de Vincenot, ce célèbre auteur bourguignon qui a écrit "Les étoiles de Compostelle", "Le pape des escargots" et "La billebaude".…
Dans beaucoup de ses romans, il y a un personnage emblématique moitié druide, moitié vagabond qui voyage sans cesse dans le pays. Peut-être une prochaine rencontre. 

Nous avions prévu un itinéraire qui passait par les digues du lac de Panthier. Nous  avons dû trouver un plan B. Le lac est en travaux pour 2 ans et les cartes ne le signalent pas. On se dirige vers Vandenesse en Auxois et les bords du canal de Bourgogne. L'endroit est charmant et nous sommes au bord d'un petit étang. Juste en face de notre bivouac, nous apercevons les tours médiévales de Châteauneuf. 

Savoir s'adapter et renoncer parfois, c'est notre quotidien et la base de tout voyage. Un chose est sûre, nous reviendrons passer du t...
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mise à jour : 17 juin
Nous n'avons même pas monté la tente hier soir, l'abri en bois était parfait.

Daniel, que nous avons rencontré la veille , nous avait promis les croissants. A 7h30, ils sont sur la table et lui devant un café.
Nous nous sommes demandés s'il était possible de rencontrer un personnage comme dans certains livres de Vincenot, et bien Daniel en a au moins quelques traits. Mille vies, pleines de passion.


Nous prenons le chemin de halage du bord du canal en direction de Pont d'Ouche. la lumière est incroyable, l'eau est un miroir du paysage.
Petit arrêt pour saluer Françoise à l'écluse. Hier, elle a eu la gentillesse d'aller nous chercher du pain. Nos petits déjeuners seront ainsi assurés.


A partir de midi, changement d'ambiance, nous quittons l'ombre des grands arbres pour le plein cagnard le temps de regagner la forêt. Il fait très chaud aujourd'hui.


Ce soir nous plantons la tente au camping, la douche nous fera du bien et on nous a réservé un grand emplacement pour les ânes.

Vanille est étalée dans l'herbe pour un moment de sieste.
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mise à jour : 15 juin
Nous nous sommes accordés une journée de repos au camping de Bligny sur Ouche. Il y avait de l'herbe et des personnes très sympathiques.
Nous avions contacté le maire du village pour lui demander l'autorisation de nous installer. En effet, le fait d'avoir deux ânes qui doivent se nourrir et une quantité conséquente de matériel, nous imposent toujours de demander. Cela se passe toujours bien et nous évite de potentiels déboires. 

Dans un camping, Vanille et Pépito sont les attractions. Les enfants viennent les voir, les adultes ont davantage de questions sur le voyage, le temps et sur nos activités professionnelles.

Dans la journée, nous avons la visite de Riton et Dédée, les parents de Carole. Ils nous amènent 1 kg de cerises🍒 qui disparaissent bien trop vite. Les aliments frais sont rares dans le voyage 

En fin d'après midi, nous emmenons Dina faire du train à vapeur. Cette ancienne ligne permettait d'apporter le charbon sur les péniches au port de Pont d'Ouche depuis Épinac. Elle est  maintenant devenue touristique.

Nous passons également une très bonne soirée avec Sylvie et Jean Jacques, nos voisins de camping en partageant un rosé et des histoires de vie et de voyage. Le camping est toujours propice aux belles rencontres. 

Ce matin, Monsieur le Mair...
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mise à jour : 17 juin
Hier soir, les habitants du village sont venus nous rendre visite pour discuter du voyage et caresser les ânes. Ils nous ont offert des bouteilles, de la confiture... Avec ces cadeaux, on les emmène un petit peu en voyage avec nous.

On s'arrête au château de Coraboeuf pour faire une petite visite. Les doudous nous le font payer cash. Ils imposent un rythme très lent parce qu'ils détestent être tenus. On a l'impression de traîner un pneu. 

Nous reprenons les chemins direction "le bout du monde". C'est une reculée dans le plateau calcaire dans laquelle la forêt s'est développée depuis que les moutons ne pâturent plus. Nous longeons la falaise pour retrouver un chemin qui va nous amener au pied de la cascade. Elle est à sec faute de pluie ces deux dernières semaines. L'ambiance ombragée et fraîche a beaucoup plu aux ânes, ils étaient protégés des mouches. 

Nous traversons le village de Vauchignon et de Cormot surplombé par les falaises. Nous y avons encadré des camps "escalade" lorsque nous étions plus jeunes. Le chemin est presque secret. Nous longeons les murs de pierres sèches, les premières vignes apparaissent. Nous sommes dans la région des vins des hautes côtes de Beaune. 

Arrivée à Nolay en fin d'après-midi. Les ânes sont libres au parc et nous allons profiter d'un petit bar pour nous rafraîchir.

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mise à jour : 18 juin
Nous sommes tellement bien installés au camping de Nolay et comme nous avons toujours un peu d'avance, on se prend une journée de repos. La petite buvette de Hervé et Florent est fantastique avec leur accueil au top. La petite coupe fraîcheur détonante est à découvrir 🍹. La ville de Nolay a gardé quelques vestiges médiévaux avec une halle couverte de lave de calcaire magnifique.  On aime se perdre dans les ruelles et découvrir quelques petites boutiques atypiques.

Départ pour le Mont Rome de bonne heure ce matin. La chaleur est incroyable surtout dans ces lieux où la roche est à fleur de terre. Nous sommes désormais en Saône et Loire et la végétation souffre déjà du manque d'eau et de la chaleur.

Le chemin Jean Marc Boivin est très bien balisé mais la végétation a beaucoup poussé et il est quelquefois difficile de passer. Les ronces et les orties nous font sentir vivants.

C'est une courte étape mais avec du dénivelé. Le Mont Rome est un point culminant qui servait il y a fort longtemps d'outil de communication. On allumait de grands feux pour faire passer des messages. Il est aujourd'hui surmonté de trois grandes antennes de télécommunications. Finalement, il a gardé sa fonction première.  Au vu de l'effort pour monter du bois, on devait bien sélectionner les informations et sans doute éviter les Fake news.

Le Mont Rome, c'était notre montagne de prédilection pour l'escalade. C'est sans doute l'endroit qui nous a donné envie d'aller vivre dans d'autres monta...
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mise à jour : 19 juin
La soirée a été étouffante et nous attendions la nuit pour avoir un peu de fraîcheur. Raté. Nous avons eu à peine besoin du sac de couchage pour nous recouvrir. Le ciel était très étoilé.

Ce matin, nous sommes en route dés 8h. Nous avalons la première partie rapidement et nous poursuivons par les bords du canal du centre. Vanille se fait surprendre par un camion qui ralentit mais qui met trop de temps à nous doubler. Elle s'affole et dans la précipitation. Un coup de sacoche et Carole se retrouve sur le dos dans le fossé. Pas de lutte possible avec 250 kg en mouvement. Malgré tout l'apprentissage et leur éducation. Il reste toujours une part d'incertitude. Pas de mal. Un petit chausson aux pommes pour réconfort et ça repart.

Nous échangeons avec plusieurs personnes avec un accent bourguignon bien marqué. Ici, ça roule les "r" et ça met des articles devant tous les prénoms. Pas de doute, nous ne sommes pas loin du bercail. 

A la pause de midi, nous rencontrons Janus, un cycliste polonais de 74 ans, parti de chez lui pour rejoindre Saint Jacques de Compostelle.
Nous arrivons à bien échanger grâce à son outil de traduction vocal. 2000 km, cette rencontre nous met en perspective.

Il y a plusieurs péniches de tourisme qui naviguent sur le canal. Une capitaine nous reconnaît. On s'est déjà croisé sur le canal de Bourgogne. 

La voie verte va nous conduire dès demain vers Montchanin où nous allons retrouver notre famille pour un temps de récupération d'une semaine. S...
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mise à jour : 28 juin
Une petite halte sympathique à Saint Bérain sur Dheune. Cette petite commune se situe sur le tracé du canal du Centre. Nous récupérons les ânes chez Dominique après un petit café et c'est parti pour 16 kilomètres le long du canal. 

Sur cette voie verte, nous rencontrons de nombreux voyageurs à vélo. Nous échangeons beaucoup sur les différentes destinations et les expériences de chacun. Cette voie est fort heureusement ombragée ce qui nous empêche de cuire sur place. 

Pour les ânes, pas d'inquiétude. Ce sont des animaux qui viennent des milieux arides. Ils savent s'adapter aux fortes chaleurs. 

A cet endroit, on peut compter 9 écluses pour palier à la dénivellation. C'est le point de partage des eaux, d'un côté vers la Méditerranée et de l'autre vers l'océan. Ces quelques kilomètres nous rapprochent de nos villages d'enfance. On croise d'ailleurs Anne Claire, une amie d'enfance et un gamin qui a bien grandi et que l'on encadrait au centre de loisirs. Oups.

Le canal est désormais consacré au tourisme fluvial. Auparavant, il servait à véhiculer les minerais, le charbon, la production des aciéries et des Tuileries. Nous sommes dans un grand bassin industriel qui a connu ses heures de gloire.. Malheureusement, tout s'est effondré dans les années 90. Il reste néanmoins d'immenses usines qui abritent aujourd'hui de petites entreprises. De belles maisons de contremaîtres trônent toujours sur les bords de canal. 

Le souvenirs d'adolescence se succèdent au fur et à me...
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mise à jour : 25 juin
Tout le monde est au repos et avec cette période de canicule, nous avons fait le bon choix.

Nous avons pris un temps pour refaire les pieds des ânes, c'est à dire couper la corne des sabots qui a poussé depuis un mois et demi. Les hipposandales protègent parfaitement la repousse. 

C'est également le moment de faire le point sur le contenu des sacoches. Nous allons abandonner le superflu (duvet -15 😜), racheter quelques provisions...

Les journées de pause sont exclusivement destinées au repos et à la détente. 


En deux semaines, nous avons vu l'herbe sécher et les prés griller au soleil.
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mise à jour : 28 juin
Et voilà, notre semaine de repos est terminée et nous reprenons les chemins. Nous avons passé du temps en famille. Ce n'est pas tous les jours possible de regrouper quatre générations. Il y a 93 années entre notre petit fils et la maman de Dom. Ces rencontres sont précieuses. Nous repartons avec les jambes et le coeur un peu lourd. 

Connaissez-vous le fraisier ? C'est une plante qui peut se développer de deux façons : par la reproduction sexuée qui produit des graines et par la reproduction végétative avec des stolons.

Ce voyage est un "stolon", il réunit l'endroit dans lequel nous avons grandi et celui dans lequel nous vivons. Il n'y a pas de rupture, juste un déplacement dans l'espace pour aller planter de nouvelles racines ailleurs. 
Où se planteront les racines de notre petit fils ? Personne ne le sait.

La chaleur est accablante depuis les premières minutes de marche. Le silence est de mise pour cette journée. L'étang Berthaud est au repos avant l'arrivée massive des baigneurs de l'après-midi. 

Nous retrouvons l'ombre et le vent dans le bois de la Fiotte et nous avons l'impression de quitter une nouvelle fois notre lieu de naissance. Ce n' est jamais le cas quand nous prenons l'autoroute. Une certaine nostalgie s'est installée pour la journée. Quand on est né à un endroit, on s'habitue et on ne ne se rend pas toujours compte de la beauté des paysages. La Bourgogne est très belle.[/j...
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mise à jour : 28 juin
Encore une nuit à la belle étoile 🌟. Il fait tellement chaud que nous ne sortons même pas les duvets.

Nous retournons dans un endroit où Dom encadrait des camps "escalade". Culles Les Roches est village magnifique qui abrite des maisons en pierre incroyables. Les vignes ne sont pas très loin et les maisons de vignerons sont rénovées par de jeunes couples courageux. 

Ce matin, nous quittons la zone d'élevage de vaches Charolaises pour rejoindre un chemin qui surplombe les coteaux de vigne de la côte chalonnaise. Le vert du feuillage contraste avec les chemins secs d'hier. Testez ces crus, vous serez surpris.

Nous longeons la crête où le vent souffle fort. Enfin un peu d'air, la progression est plus facile. Nous arrivons assez tôt avant les heures chaudes de l'après-midi. Nous rencontrons alex et Manue qui nous offre le gîte et leur voisin met les ânes dans un parc de luxe.

C'est bien la première fois que nous dormons dans un théâtre. Cette maison accueillait de petites représentations avec un troupe de comédiens. Les habitants de Culles Les Roches sont également à l'origine d'une piscine naturelle à l'eau de source. Frissons garantis. Nous avons eu la chance de nous y baigner en 2002. C'était notre premier voyage itinérant avec Lisa et Zoé (4,5 et 1,5 an). L'équipe était complétée par cadichon et Réglisse. 120 kms en 8 jours et des des milliers de souvenirs. 

Ce soir, Dina sera sous les feux de la rampe.

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mise à jour : 02 juil.
Dina s'est pris pour une diva sur les planches du théâtre, elle a dû confondre les feux de la rampe avec les violents éclairs de l'orage.

Nous repartons de Culles les Roches et nous retrouvons l'endroit où nous avions campé en 2002. Direction Saint Gengoux le National, avec l'idée de rencontrer les enfants de l'école maternelle. Manue, notre bonne fée d'hier a tout organisé avec les institutrices et c'est une surprise pour les enfants. Nous passons 1 heure en leur compagnie pour leur présenter notre voyage. Les ânes ont beaucoup de succès.

Nous faisons un peu de ravitaillement et Carole doit passer à la pharmacie. En effet depuis samedi, la chaleur provoque de petits oedèmes autour de ses chevilles. Nous demandons conseil à notre amie médecin Valou. Bain de pieds, hydratation maximum.... Sur les photos, vous pourrez également admirer ses magnifiques bas de contention. Je commence à comprendre pourquoi les résidents du Chant du Fier râlent quelquefois. Après cette première journée, nous voyons déjà un peu la différence. Affaire à suivre...

Nous suivons essentiellement un GR couplé au chemin de Compostelle. Dom peut enfin se reposer et faire confiance au panneau. Le tracé est encore parfait. Les chemins se succèdent et nous offrent un peu d'ombre. Nous avons passé beaucoup trop de temps dans la bourgade médiévale et nous allons arrivé un peu tard à la fin de notre étape. Mais tant pis, on prend le temps d'admirer une église fortifiée clunisienne dans le village d...
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mise à jour : 30 juin
Nous quittons Cortevaix et nos hôtes, Marcel et Annie, après une belle soirée, une bonne nuit de repos et un super petit déjeuner. C'est dingue de voir tout ce que nous avons à nous dire alors que nous nous connaissons seulement depuis quelques heures.

Pépito et Vanille, de leur côté, étaient dans un parc communal. Royal.


Il fait un peu moins chaud et fort heureusement, nous empruntons une majorité de chemins et sentiers.


Le buis est très présent dans ces sols caillouteux. Malheureusement, le dérèglement climatique favorise le développement de la pyrale. Les chenilles de ce petit papillon mangent la totalité du feuillage et font progressivement mourir les buis. Les parasites vont jusqu'à faire disparaitre ce qui est nécessaire à leur vie. Peut être y a t-il une leçon à en tirer pour l'humanité ?

Les anglais utilisaient une petite boîte en bois de buis tourné. Ils y plaçaient une aiguille aimantée qui leur indiquait le nord. Cette boîte portait le nom de "buxole" car le nom du buis en latin est "buxus". On retrouve cette racine dans des villages voisins comme Buxy. Les Français on remplacés le "x" par des "s" et nous utilisons maintenant une "boussole", un objet indispensable au voyage bien-sûr.

Tous les chemins que nous avons utilisés aujourd'hui étaient bordés de murs en pierre sèches, sur des kilomètres. Quand on imagine le travail que cela représente, on reste admiratif.


A partir du village de Lour...
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mise à jour : 02 juil.
Petite soirée détente à Cluny. Nous profitons de la proximité du centre ville pour s'offrir un petit resto. 

Aujourd'hui, belles grimpettes dans les monts du mâconnais. Nous traversons de très belles forêts de Douglas. Les Arbres 🌲 nous offrent leur protection contre la chaleur. Les points de vue sont à couper le souffle. Nous sommes dans la région des grands crus. L'architecture et la richesse des maisons nous le rappellent sans cesse. 

Le château de Berzé le chatel apparaît de façon magistrale sur son éperon rocheux. C'est un joyaux de l'époque médiévale. On se sent vraiment tout petit au regard de la taille de l'édifice. Pourtant pas de princesse, ni de chevalier aux alentours. 

L'autoroute et la ligne TGV traversent cette vallée et nous devons passer sous le viaduc pour aller sur l'autre versant. Pas le moment le plus agréable de la journée. Le bruit est incessant et gâche la quiétude des petits villages. 

Une dernière dose de dénivelé dans les vignes avant de basculer sur le très beau village de Pierreclos. Nous nous installons dans un pré à proximité du centre-ville. Nous avions déjà constaté qu'il est toujours un peu plus délicat de trouver un espace en herbe disponible dans les secteurs viticoles.

Le festival "Pierreclos plage" se prépare et Dina n'a pas résisté à l'appel des vagues.

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mise à jour : 03 juil.
Tout au long de la journée,  nous avons cheminé au milieu des vignes. La lumière était magnifique sur le château de Pierreclos.

Le mâconnais et le beaujolais sont des "mont'ânes russes". On monte, on descend et on recommence. Après une bonne montée qui nous fait gagner du temps, nous décidons de modifier notre parcours et nous quittons les crêtes.


La vallée dans laquelle nous passons alors est celle de la roche de Vergisson et de Solutré, deux formations géologiques calcaires qui ont marqué la préhistoire. Nous passons par la voie romaine, une belle ligne droite pleine de cailloux.

Tout autour, les grands crus rivalisent : Pouilly Fuissé, Saint Vérand, Mâcon village... Nous ne faisons que les traverser, pas une goutte à déguster.

En ce moment, on travaille les vignes. La taille est terminée, on desherbe mécaniquement entre les rangs et on traite. Les grappes, encore vertes, sont précieuses, on en prend soin.

Passage au village de Chasselas avant d'arriver à Saint Vérand où nous nous installons près du lavoir. L'endroit est très beau, il y a de l'herbe et des tables. Nous allons pouvoir manger assis.
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mise à jour : 05 juil.
Au départ de Saint Vérand, nous rentrons dans le Beaujolais avec des noms comme Julienas, Saint Amour...Les coteaux sont couverts de vignes mais moins pentus. Aujourd'hui, les doudous ont décidé de goûter les feuilles de vigne. Il faut les surveiller sans cesse.

Depuis le début du voyage, il n'y a que notre tête et notre enthousiasme que nous n'avons pas perdus. Après deux paires de lunettes, des bâtons, une gourde, une longe, nous faisons un détour pour retrouver des lunettes de ☀️ à Dom. Elles seront bien nécessaires dans les jours à venir, la canicule semble être de retour. 

Après-midi repos et sieste près de la Saône que nous retrouvons après l'avoir perdue à Pontailler (entre le Doubs et la Côte d'Or). Le bivouac n'est pas très glamour (près de l'autoroute, on entend bien que les vacances ont commencé) mais c'est un paradis pour les oiseaux. Les cigognes nous ont survolé tous l'après midi et la vue sur le fleuve est magnifique. 

Depuis deux jours, nous ne pouvons pas recharger nos téléphones. La batterie externe est vide. Nous la confions à des jeunes qui se baignent dans la Saône. La bienveillance n'a pas d'âge.

Il nous reste 220 kilomètres et quinze jours pour les réaliser. C'est complètement dingue.

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mise à jour : 05 juil.
Le bivouac était quelque peu sauvage mais nous avons passé une excellente nuit et les observations animalières se sont multipliées. Une chevrette qui vient boire au milieu des nénuphars, des cigognes, des martins pêcheurs, des hérons cendrés. Vers 5 heures 30, on se fait survoler par une escadrille de cigognes 

C'est une étape de contrastes. On passe des montagnes du Beaujolais à la plaine de la Dombe. Les terres rouges sont remplacées par du sable et des galets. Les vignes laissent place aux cultures de maïs et de céréales. 

Dom a essayé de trouver l'itinéraire le plus approprié. Mission réussie, on déroule bien sauf à la fin de l'étape. A 1 kilomètre de l'arrivée du village, des barbelés et des pancartes "zones piégées" nous contraignent à faire demi-tour. Nous reprenons 5 kilomètres pour aller au même endroit ☠️

On se remet en route et à la première maison, on sonne et bienvenue à la 🏠 du bonheur. C'est est une vieille ferme de la Dombe très caractéristique : murs en colombage et pisé. Merci les barbelés, nous avons rencontré Domi et Marie Christine avec qui nous passons un excellent moment. Cerise sur le gâteau, petit plongeon dans la piscine. Ce soir, nous dormons au squat. Une petite maison aménagée pour les gens de passage. Les portes y sont toujours grandes ouvertes et pas seulement pour faire des courants d'air. 


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mise à jour : 05 juil.
Départ après un solide petit déjeuner partagé avec Domi et Marie Christine.

Nous arrivons à Sulignat au deuxième essai. Une halle typique attire nos regards. Aujourd'hui, nous savons que les petites routes et les chemins vont se succéder. Le rythme est rapide. On a tous très peur des températures qui augmentent à nouveau. 

Dans les Dombes, nous zigzagons entre les étangs. Comme hier, les panneaux privés et zones piégées se succèdent. Nous tentons notre chance parce que nous n'avons pas connaissance de ces propriétés. On se renseigne auprès des locaux lorsque l'on demande de remplir nos gourdes.

En début d'après midi, nous nous installons dans une zone ombragée avec une source très fraîche. Bivouac parfait 

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mise à jour : 07 juil.
Nous avons passé l'après-midi à l'ombre des grands arbres. Dom est allé cherché de l'eau dans les premières maisons. Richard avait invité ses voisins qui ont travaillé 30 ans aux Grand Bornand et qui habitaient aux Clefs. Du coup nous avons parlé de la vallée en buvant un coup. Un bon moment supplémentaire.

Nous nous sommes remis en route, c'est le cas de dire car nous vous été contraint de la réaliser presque entièrement sur l' asphalte. En effet, la présence des étangs de la Dombes limitent les possibilités de déplacement. Fort heureusement, il y a très peu de circulation sur ces routes secondaires.


Une citerne de collecte de lait s'arrête avec les feux de détresse. Le chauffeur s'appelle Luc, on discute et il nous donne le numéro de téléphone de son amie apicultrice: Anne


Nous passons devant la fromagerie qui produit le Bresse Bleu à Servas. Nous nous offrons du fromage directement au magasin d'usine. Drôles de clients.

Vers  13h, alors que la chaleur est de plus en plus importante, nous arrivons chez Anne et Thierry qui nous accueillent dans leur belle maison de type bressan.

Dans l'après midi, Anne doit travailler à la miellerie. Les hausses des ruches sont pleines de miel de tilleul. Dom est en stage pour désoperculer les cadres et Carole fait tous les efforts du monde pour ne pas se faire piquer. Dina e...
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mise à jour : 17 juil.
Nous quittons la miellerie en compagnie de Thierry qui va faire un petit bout de chemin avec nous. C'est notre guide pour ce début d'étape.  Nous avons bien fait de mettre le pantalon ce matin, ainsi nous évitons un bon nombre d'égratiniures. La forêt domaniale que nous allons traverser un peu plus tard dans la matinée est très organisée. Nous avançons d'un bon pas dans les sommières..

Le château 🏰 de Genoud. Se dresse fièrement devant nous. Il est très bien entretenu avec ses tours en tuiles vernissées. On cuit littéralement dans les chemins blancs. On est aussi desséché que les cultures mais on avance tranquillement.

Nous rencontrons Noël, un gai luron de bientôt 80 ans, qui était agriculteur et pompier volontaire pendant 37 ans au service des autres. Noël appelle son copain journaliste.les doudous vont être à l'honneur dans le Progrès de l'Ain. Et ce soir, ils dorment sans un pré d'un célèbre cavalier français de CSO. On espère qu'ils ne vont pas se mettre à sauter des barres de 1,50m 😜. Qui sait, ils nous étonnent chaque jour par leurs qualités d'adaptation.

Nous finissons l'après midi en trinquant avec le vin que fabrique Noël. Un petit vin pétillant sucré qui laisse, comme notre hôte, bien des traces dans nos esprits.

Dom part faire quelques courses en voiture avec Noël qui lui fait visiter les différen...
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mise à jour : 09 juil.
Impossible de partir sans prendre des petits cafés avec Noël et Marie avant de nous mettre en route.
D'entrée, la pente est soutenue. Certains chemins sont relativement étroits entres ronces et barbelés, mais ça passe. De nombreux sentiers nous offrent la possibilité de ne pas emprunter de goudron. Autre effet positif, la plupart du temps, ils sont ombragés. 

On passe 2 ponts, un sur le Suran et l'autre sur sur l'Ain. On aperçoit déjà le Colombier, le plateau du Retord. Nous passons sous le viaduc de Poncin (A40). Passer sous cet édifice colossal de béton est toujours impressionnant.

Le petit sentier à flanc de colline qui va jusqu'à Cerdon est bien refermé. On souffre en silence. Les ronces nous laissent quelques souvenirs sur les jambes et les bras. Il fait extrêmement chaud et les ânes réclament à boire de façon inhabituelle. Le Veyron règle le problème. 

Toute la journée, Pépito et Vanille jouent aux funambules sur des chemins escarpés et caillouteux. Ils savent toujours choisir le bon itinéraire et ont le pied sûr. Vanille peut remercier son copain Pépito. Pour alléger un peu ses jambes, nous chargeons davantage les sacoches de notre pépère. 


Squat à l'air de pique-nique de Cerdon juste en face des coteaux de vigne très pentus. Ce petit vin pétillant rosé va encore nous passer sous le nez. Tout est fermé 🤨
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mise à jour : 09 juil.
Ce matin, il est à peine 7h30 quand nous nous mettons en route. Direction Cerdon centre. Monsieur le Maire nous indique que nous sommes dans le journal. Les nouvelles vont bien plus vite que nous. 

Nous savons que cette étape a un fort dénivelé. Il va falloir des jambes. La première partie en forêt monte jusqu'au monument de la Résistance de l'Ain et du Jura en mémoire des 700 maquisards tués pendant la seconde guerre mondiale. Ce monument très imposant nous laisse un sentiment identique à ceux des Glières et du Vercors. 

La pente se redresse encore un peu dans une forêt abîmée par les sécheresses, le vent et les insectes. A plusieurs reprises, il faut sortir la scie pour pouvoir dégager le chemin. Heureusement que nous sommes équipés. A d'autres reprises, il faut enjamber les troncs d'arbres instables. Et cerise sur le gâteau, quand nous arrivons à la traversée de rivière, un mikado géant barre le passage. Après plusieurs minutes de réflexion, nous décidons d'enlever les sacoches et les bâts afin de faire passer les loulous. Il a tout de même fallu qu'ils plient les jambes et tout cela en marchant dans le courant de la rivière. Chapeau bas les artistes. Ils nous épatent toujours.

Nous avons perdu 1 heure 30 pour venir à bout de tous ces obstacles. Heureusement, la suite est bien plus douce et nous terminons l'étape rapidement. Nous sommes dans le haut Bugey sur le plateau d'Hauteville. 

Squat improvisé à côté du cimetière, l'endroit va être calme 






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mise à jour : 12 juil.
Une belle étape qui attaque un peu raide en forêt. Il faut bien se mettre en route. Vanille a besoin de se chauffer avant d'attaquer les côtes. Nous aussi d'ailleurs.

Il n'y a pas d'air aujourd'hui et l'ombre des arbres est vraiment indispensable. La forêt manque d'eau et de nombreuses feuilles commencent à tomber, c'est l'automne en été. Nous passons de crêtes en vallons par des chemins agréables, cela nous permet d'équilibrer avec la journée d'hier.


Avec l'altitude, nous retrouvons une ambiance montagne. Grandes gentianes, épilobes et tourbières 

Nous passons au joli village de la Ragiaz. Certaines maisons ont des colonnes pour soutenir les toitures. Les chemins sont bordés de "cadettes", des grandes dalles levées. La pompe du lavoir fonctionne et déverse une eau fraîche dans l'abreuvoir taillé dans un seul bloc de pierre. Nous avons juste envie de nous poser.

Pour finir la journée de marche, nous empruntons le sentier du marais de Vaux. Les ânes passent les chicanes, les platelages, les passerelles...des machines, l'humour en plus.

La chaleur est accablante. Nous sommes arrivés.
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mise à jour : 12 juil.
Ce matin vers 5h, l'orage grondait, il a plu. Nous étions à l'abri, tant mieux. Tout le matin nous profitons d'une température très agréable. Dom enfile même son poncho.

Malgré de bons tracés, il peut y avoir des loupés. Ce matin nous sommes dans les ronces jusqu'aux genoux alors que le chemin 30 m plus haut est impeccable. Ça, on ne s'en aperçoit seulement après. Ça passe tout de même.

Le Bugey est un massif calcaire et il y a de la pierre partout. La pluie, même peu abondante, rend les chemins glissants pour nous et les ânes. Il faut rester vigilant.

Cette étape comporte un fort dénivelé négatif et nous amène dans le Valromey. C'est une vallée ouverte qui permet de voir loin. Nous revoyons alors les Alpes pour la première fois. Lac du Bourget, Dent du Chat, aiguilles d'Arve en Maurienne tout au fond... C'est particulier de revoir les montagnes, c'est un signe.

Demain, nous redescendons en direction du Rhône afin de retrouver la Savoie. Il nous restera une semaine de voyage. C'est incroyable. 

Ce soir, nous sommes accueillis par Valérie



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mise à jour : 12 juil.
Des beaux chemins, un paysage de montagne très ouvert sur l'horizon au pied du Grand Colombier, nous sommes dans le Valromey. Ce matin Valérie et Myriam nous accompagnent. La nuit a été bien trop courte, mais c'est le prix à payer pour passer de très belles soirées. 

Les chemins sont assez doux et l'eau est très présente. Elle coule dans des vasques modelées par la calcite. Les fontaines et les lavoirs sont tous en eau et permettent de nous rafraîchir. On a vu tellement de rivières à sec. 

Avec la qualité des chemins, on se dit que la journée va être facile mais on déchante très rapidement. Encore un arbre au milieu du chemin et le sentier qui se met à serpenter dans les rochers au milieu d'une falaise. Demi tour, quelques kilomètres de plus, un chemin très technique pour les ânes, une zippette qui aurait pu se terminer avec un nez cassé, une partie peu agréable sur le bord la départementale, mais on arrive entier à Béon. Nous rencontrons sylvie qui nous trouve un pré, un endroit pour dormir. Cinzia et Kiff nous proposent avec une grande gentillesse des chaises longues au bord d'une piscine. Sylvie nous apporte de la pizza maison et une petite bouteille 😍

C'est la première fois que je songe à rentrer prématurément mais cet havre de paix et de bienveillance me permet de me ressourcer et de me reposer. 

Une fois...
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mise à jour : 15 juil.
Hier nous devions bivouaquer à Culoz, avec les aventures de l'après midi et la chaleur, nous nous sommes arrêtés avant. Il faut donc commencer la matinée par rattraper les 5 kilomètres que nous n'avons pas fait.
Avant de partir, nous allons tout de même prendre le petit déjeuner chez Sylvie et Carlos, c'est forcément un bon moment.


Le ciel est un peu voilé, heureusement. Nous passons le pont sur le Rhône et par là même, nous changeons de département. Nous quittons l'Ain pour la Savoie.
Le Rhône qui prend sa source dans le Valais en Suisse pour aller se jeter en Méditerranée,  passe par cette grande vallée marécageuse que les gens d'ici appellent : le marais. Une partie est un espace naturel sensible, le marais de Lavours, l'autre, la plus grande peupleraie (plantation de peupliers) de France. Bienvenue en Chautagne. On y fait également du vin sur les côteaux caillouteux.
Nous empruntons donc les grands chemins droits qui délimitent les parcelles. Il y a beaucoup de ronces et nous nous gavons de mûres délicieuses. Il y en a des tonnes car l'eau est bien présente sous leurs racines.


Nous attaquons l'ascension du col du Sapenay en toute fin de matinée. Le chemin balisé est agréable car ombragé. Les parties raides sont entrecoupées de zones plus plates et confortables. Après plus de 700 m de dénivelé, et 4 litres d'eau à deux, nous passons la pancarte à presque 900m d'altitude.

Le paysage s...
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mise à jour : 15 juil.
Aujourd'hui, nous apercevons la Tournette, la tête à Turpin et le Parmelan. Pas de doute, cela sent l'écurie. Hier un cycliste nous dit "Bon retour dans la Yaute et arvi pa". Un troupeau d'abondances nous le confirme rapidement. Nous cochons toutes les cases 

Petite étape de récupération et retrouvailles avec nos amis et anciens voisins Philou et Elsa. Nous suivons un itinéraire VTT très plaisant et bien balisé. Nous croisons beaucoup de randonneurs et de vététistes. 

On s'arrête pour boire de l'eau fraîche chez un papy et une mamie qui étaient ravis de nous voir. Ils avaient déjà accueilli des jeunes filles scout et nous racontent quelques anecdotes pleines d'émotions.

Philou et Elsa nous rejoignent et nous faisons un petit bout de chemin au rythme de leur petite princesse 👑. 

Après midi repos, discussion, fléchettes, et baignade.

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mise à jour : 17 juil.
La journée de repos a porté ses fruits, nous repartons en pleine forme dans l'avant pays savoyard.. nous voilà en Haute Savoie. 

On réutilise les chemins de notre dernier voyage

"Des alpes à l'Atlantique avec deux ânes", histoire de lier les deux aventures. Cerise sur le gâteau, nous rencontrons deux personnes qui nous avaient accueilli dans ce périple. Incroyable et émouvant.

La pluie fait son retour sous la forme d'un bel orage. Nous nous abritons de justesse sous un toit et trouvons rapidement un endroit sec pour notre prochaine nuit  C'est une première, nous sommes sur un grenier.

Nous sommes au pied du Semnoz, la montagne qui nous sépare du lac d'Annecy. 

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mise à jour : 17 juil.
Et voilà, la dernière grosse étape est derrière nous. Le passage du Semnoz nous avait laissé de mauvais souvenirs en 2020 dans le sens de la montée. En effet, le sentier est raide et la pente soutenue, il ne faut pas mettre un sabot à côté. De nombreuses marches jalonnent le parcours et le rendent très technique pour les ânes. Cette fois, il est sec et tout est bien plus simple. Vanille et Pépito ont encore fait les chamois et tout s'est bien passé.

En changeant de vallée, nous arrivons juste au dessus du lac d'Annecy du côté de Sévrier. Ambiance bord de mer, ça brasse sur les routes et sur l'eau. La Tournette est là, devant nous, nous sommes à quelques kilomètres de la maison à vol d'oiseau. Cela nous fait prendre conscience de la distance déjà parcourue.

Nous demandons s'il est possible d'installer les ânes pour la nuit en frappant à une maison. Marthe nous accueille sans aucune hésitation. Les ânes vont bien manger. Contrairement à beaucoup d'endroits que nous avons traversés, l'herbe est plus verte ici car il a plu davantage.

Un après midi pour se reposer, manger une glace et boire un coup avec Frédéric et Simone qui n'habitent pas très loin.

Cette nuit la pluie est annoncée, nous dormirons au garage. Dormir au sec, se sentir en sécurité face à l'orage, voilà notre essentiel. 
Même si ell...
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mise à jour : 20 juil.
Fort heureusement, nous étions à l'abri car l'orage a grondé une bonne partie de la nuit. L'herbe et les arbres semblent reposés ce matin avec toute cette pluie. L'atmosphère est assez tropicale en revanche.
Nous partons assez tard car nous nous attardons chez Marthe. Elle fait partie de ces personnes que nous rencontrons pour la première fois et qu'il nous semble connaître depuis longtemps tellement la relation est évidente. Il faut dire que cette dame héberge également des petits neveux pendant leur job d'été.
Dans ces toilettes on peut lire cette phrase de Victor Hugo : L'esprit s'enrichit de ce qu'il reçoit et le coeur de ce qu'il donne.
Il n'y a rien d'autre à dire.

Contrairement à de nombreux endroits traversés dans lesquels il n'y avait personne, le bord du lac est bien différent. Cela commence par la traversée de Saint Jorioz. Notre équipage interpelle et nous nous arrêtons pour discuter, faire quelques photos. Le boucher nous offre des saucisses, le primeur régale les ânes avec des carottes...bref, ce n' est pas facile d'avancer.

Nous prenons le chemin des roselières, un chemin qui longe le lac bordé par des ports et de belles villas. Et rebelote avec les promeneurs.

La lumière sur le lac est incroyable, les montagnes magnifiques, on a beau connaître, le paysage est toujours aussi époustouflant.

Pause déjeuner à Duingt à l'ombre sous la grenette. En 2020, lors de notre premier voyage, nous y avions fêter l'annive...
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mise à jour : 18 juil.
L'orage attendu n'a pas eu lieu, notre repos n'a été que meilleur. Départ de la gare pour cette avant dernière journée. 

97 mètres de dénivelé, va falloir en profiter. On utilise des chemins que nous avons déjà pratiqué en randonnée. Ce sont de beaux chemins larges à travers le marais de Giez. Même si nous les connaissons, ils n'ont pas la même saveur intégrés dans cette aventure. On  y voit les stigmates des précédents orages. Le chemin a été dégagé et nous permet de passer sans encombre. Pour une fois, la scie reste dans le sac et ce n' est pas pour nous déplaire.

Le passage à Doussard suscite un attroupement et un automobiliste oublie la priorité à droite parce qu'il regarde un peu trop les ânes. On frôle l'accident de voiture. 

On a vu un petit bout de serraval avec la pointe la Bajulaz. Demain, l'étape n'est pas très longue mais elle comporte un bon dénivelé. 

Julien et Céline nous ont dégoté une petite place au paradis à quelques encablures du centre ville de Faverges. Vanille et Pépito se régalent et nous sommes dans un ravissant jardin. Au programme, baignade dans la rivière et sieste dans les chaises longues.


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mise à jour : 20 juil.
Nous prenons le petit déjeuner dans le coin de paradis que Julien nous a dégoté. Céline amène les croissants, Sonia et Vincent nous rejoignent et nous font la surprise de nous amener Merlin. La veille, Lisa, Sylvie (la maîtresse de Norges la Ville et de Dina) et Nico nous font la surprise de venir passer cette dernière soirée avec nous. Émotions garanties. 

Les ânes se retrouvent et nous avons choisi de ne pas mettre les sacoches sur le dos de Vanille et Pépito. Ils sentent l'écurie et le départ est tonitruant. Nous avons du mal à les retenir. Merlin et Réglisse tiennent le rythme. 

On attaque rapidement les coteaux de Saint Ferréol. Le dénivelé est soutenu mais nous avançons bien. La cascade du Fontany nous rafraîchi et nous allons bien en avoir besoin.

A quelques encablures de chemins, nous rencontrons d'autres amis avec lesquels on discute. Les ânes partent mais nous sommes rassurés parce que le torrent est là pour les stopper. 40 minutes plus tard, on s'aperçoit que les 4 ânes ont disparu. Oups. Pépito et Vanille en chefs de file et les 2 autres compagnons juste derrière. Ils nous posent quelques crottins pour indiquer qu'ils ont pris le bon chemin. Ils passent au dessus des arbres couchés, tournent à droite, à gauche. Dom les récupère 1 heure après de nombreux chemins de coupe. Ils ont été stoppé par un fil qui barre le chemin. Nous avons souvent râlé pour les fils mais celui là nous rend bien service.  Les loulous avaient décidé de rentrer seuls. 

Nous a...