La Loire à la rame

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Trop compliqué d'organiser quelque chose à l'étranger cette année, alors direction la Loire. Ca doit être chouette aussi ! Descente de ses 700 derniers km, à l'aviron depuis Roanne, en solo. Puis retour à Lorient par la côte si le rameur et son embarcation sont toujours d'attaque.
aviron
Quand : 09/06/21
Durée : 33 jours
Carnet créé par Renan le 24 mai
modifié le 14 juil.
1552 lecteur(s) - 21
Vue d'ensemble

Le compte-rendu : Jour (mise à jour : 13 juil.)

Bruyante cette nuit à Pontivy avec la circulation.

Que serait la vie sans ce petit grain de folie que l'on sait, heureusement, parfois y mettre ? Et bien malgré ce ciel plombé, je décide, oui, de faire un peu de lessive. Je fais le pari, osé il est vrai, que cela sèchera dans la journée.

Un petit tour à la boulangerie, un grand café, car je ne sais pas trop où cela serait possible ensuite, et c'est parti.
Dormi en face de la belle Duchesse Anne, seul office de tourisme à flots de France et de Navarre.
Dormi en face de la belle Duchesse Anne, seul office de tourisme à flots de France et de Navarre.
Derrière cette écluse débute la descente du Blavet vers Lorient.
Derrière cette écluse débute la descente du Blavet vers Lorient.
Presque deux heures depuis le départ, pause petit-dèj au bord des nénuphars.
Il y a pire endroit...
Presque deux heures depuis le départ, pause petit-dèj au bord des nénuphars.
Il y a pire endroit...
Et bien il est beau notre bon vieux Blavet. Rive gauche chemin de halage, je rame rive droite, avec les arbres. Hêtres, chênes, frênes, érables et ces aulnes qui m'accompagnent depuis les premiers coups de rame sur le canal. C'est un vrai plaisir de frôler les branches, de passer dessous.
Morte nature.
Morte nature.
J'ai retrouvé un peu de courant sur le Blavet.
" Mr GPS ? "
" Vous marchez à 7 km/h capitaine. "
En prenant plaisir à ramer, mais sans trop forcer non plus.
Les écluses arrivent trop vite. La fin n'est plus très loin, et je dois avouer que j'aimerais que ça continue un peu. Alors je m'applique à ramer, je ralentis la cadence.

Je pensais dormir à St Nicolas des Eaux ou peu après et finalement à 12h30, heure de la pause des éclusiers, je n'en suis plus qu'à 20 mn !
En attendant le retour de l'éclusière, deux kilomètres en aval de St Nicolas des Eaux.
 (Ne ratez pas Maloku contre le ponton, elle se vexerait.)
Manivelle d'ouverture de porte. Il en existe aussi pour faire entrer ou sortir l'eau de l'écluse à travers les portes.
En attendant le retour de l'éclusière, deux kilomètres en aval de St Nicolas des Eaux.
(Ne ratez pas Maloku contre le ponton, elle se vexerait.)
Manivelle d'ouverture de porte. Il en existe aussi pour faire entrer ou sortir l'eau de l'écluse à travers les portes.
Après donc une petite sieste devant l'écluse et le retour de l'éclusière, je stoppe à St Nicolas des Eaux pour casse-croûter. A peine ai-je posé un pied sur le ponton qu'un monsieur arrive et me propose de monter à bord pour un verre. Je fais ainsi connaissance avec Bernard et Nelly. Nous papotons et je dois quitter le bourg sans avoir eu le temps de manger, j'ai rendez-vous plus loin avec l'éclusière à 15h30.
Nelly et Bernard à bord de leur vaste bateau.
Anciens loueurs de bateaux sur l'Erdre...
Nelly et Bernard à bord de leur vaste bateau.
Anciens loueurs de bateaux sur l'Erdre...
En quittant St Nicolas.
Voici un jardin qui déborde sur l'eau !
En quittant St Nicolas.
Voici un jardin qui déborde sur l'eau !
Une seule écluse après St Nicolas et je préviens l'éclusière que je vais refaire une pause avant le prochain passage. Arrive en effet un endroit que j'attendais : la chapelle St Gildas. Je l'avais déjà vue il y a longtemps et j'en avais gardé un souvenir ému. C'est là que je vais enfin pouvoir manger !
Quel site !!
Quel site !!
Encore cinq écluses et je m'arrête devant la n°15, Talhouet. Ce sera pour demain matin. Fini d'après-midi plus difficile avec du vent contre.
Je suis tout pile à mi-chemin d'Hennebont : j'ai fait une trentaine de kilomètres, il reste la même chose.

Et puisque vous vous le demandez tous : oui, les vêtements ont séché !! 
Qui c'est qui va mettre un T-shirt tout propre ?

Il y en aura encore certainement une à Hennebont, mais je compte cette nuit comme la dernière nuit d'aventure. Je ne descendrai pas à terre. J'amarre ma complice à une branche d'aulne et vais dormir sous ce feuillage. La yole est blottie contre un tapis de végétation, à cinq mètres de la berge.
 
Certainement retour sur Lorient dimanche matin avec la marée.
Auprès de mon aulne...
Auprès de mon aulne...
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