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Une marche à travers l'Europe

(en cours)
Récit d'une traversée d'Europe à pieds en solitaire et par les montagnes, du détroit de Gibraltar à Istanbul.
randonnée/trek
Quand : 19/02/23
Durée : 500 jours
Distance globale : 6716km
Dénivelées : +188469m / -185446m
Alti min/max : -1m/3013m
Carnet publié par SamuelK le 08 oct. 2023
modifié le 02 juin
Mobilité douce
Réalisé en utilisant transports en commun (train, bus, bateau...)
Précisions : Pour me rendre au départ : bus de Bordeaux à Tarifa. Pour le retour : en voilier par la méditerranée ?
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Vue d'ensemble

Le topo : Grèce : Foteina > Livadi (Mont Olympe) (mise à jour : 02 juin)

Distance section : 73.7km
Dénivelées section : +3644m / -2810m
Section Alti min/max : 252m/2800m

Description :

13/05/2024 > 17/05/2024
75 km ; D+ 4400 m ; D- 3600 m

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Le compte-rendu : Grèce : Foteina > Livadi (Mont Olympe) (mise à jour : 02 juin)

De Foteina, il me faut une journée de marche pour me rendre au pied du grand mon Olympe. Quel curieux massif, petit en superficie, il borde la mer et est entouré de plaines agricoles et de modestes collines. Pourtant, il se dresse haut, rendant énigmatiques ses différents sommets, là où les Dieux festoient sur les roches échancrées, souvent masquées par les nuages que forme son micro-climat. Après une nouvelle journée de marche transpirante à la merci du soleil, j'arrive à ma destination visée pour la nuit : une église construite au XIVème siècle sur un rocher qui surplombe une falaise. L'église est ouverte de part et d'autre, ce qui a permis à trois couples d'hirondelles d'y construite leur nid et de trouver domicile. Je passerai la soirée et la nuit avec elles. L'église comporte comme toujours de nombreuses bougies et icônes, et aussi d'anciennnes peintures murales de l'époque de sa construction. Un balcon permet d'apprécier la vue veritigineuse avec d'un côté la plaine et la mer, et de l'autre les flancs et falaises du mont Olympe qui se perdent dans les nuages. J'y passe la soirée, regardant le jour céder la place à la nuit avec comme chaque jour un spectacle inédit, tout en écoutant les insectes et les oiseaux. Surtout, je contemple le vol des hirondelles qui rentrent et sortent de l'église, chassent les insectes dans les gorges, d'un vol rapide et erratique, incroyablement précis. Je songe à ces petits oiseaux qui chaque année parcourent environ 10 000 km pour migrer en Afrique, puis reviennent dans le même nid. Ces hirondelles que j'observe sont allées quelque part en Afrique, elles ont construit un nid à base de brindilles et de boue qui tient comme par magie entre le mur et le plafond de l'église, et en ce moment même parcourent environ 300 km par jour pour chasser des insectes et nourrir leurs oisillons. Quelle vie, je suis admiratif.


Une visite me sort de ma contemplation. Un groupe de touristes visite rapidement l'église, accompagné d'un guide de montagne avec qui je discute. Avec l'enneigement actuel, il me déconseille formellement de monter sans crampons jusqu'au sommet culminant du mont Olympe, le Mitikas, surtout par la face que je m'apprête à gravir. Cela me contrarie et me fait revoir tous mes plans, alors que j'aimerais m'adonner à la tranquillité de ma soirée qui avait bien débuté. Je mélange toutes les informations que j'ai à ma connaissance sur les chemins, la météo, ma quantité de nourriture, mes préférences, etc., laisse passer du temps pour mouliner tout ça jusqu'à prendre une nouvelle décision pour le lendemain. Je contournerai le massif par une longue et lente à ascension en forêt, avant de monter jusqu'à une cabane proche des sommets. De là-bas, je verrai si je peux monter plus haut. De toute manière, le massif va vraisemblablement rester dans le brouillard, alors je ne me risque pas à tenter une ascension et devoir redescendre, si c'est pour être continuellement dans la brume. Ainsi soit-il, je vais me coucher à pas de loup pour ne pas déranger les hirondelles qui dorment à présent.

Le lendemain, ce sont les hirondelles qui me réveillent à 5h30, dès que les premiers rayons du soleil à peine perceptibles pénètrent dans l'église. Comment six oiseaux peuvent faire autant de bruit ? Et pourquoi ? Même mes boules quies ne me permettraient pas de me rendormir dans une telle cacophonie, voilà l'occasion de partir tôt. Je pars dans le brouillard, marche dans le brouillard qui a saturé la végétation en eau, gagne de l'altitude et atteins une longue section de faux plat sur une ancienne piste pastorale, toujours dans le brouillard. La marche est méditative sur cette piste stable et répétitive. Je profite de l'ambiance que procure une forêt dans la brume, je m'arrête de temps à autre écouter les nombreux oiseaux, ou tenter d'apercevoir les sangliers qui fuient à mon approche. Puis, je m'ennuie. S'en suit une ascension raide de 1200m jusqu'à la cabane visée. Je suis surpris : malgré la météo orageuse et la forêt bien en deçà des sommets, je n'ai croisé aucun ruisseau. Je dois donc faire cette ascension finale avec 400 mL d'eau et me rationner. Là-haut je trouverai de la neige à faire fondre. Cela fait par ailleurs longtemps que je n'ai plus avalé de tels dénivelés, et mes jambes ont aujourd'hui du mal à monter ce qui était pourtant quotidien lors des 1000 km de ma traversée de l'arc alpin. Le brouillard n'aide pas le moral, et je me retrouve à peiner, avec la soif, la fatigue musculaire et une glycémie faiblarde, à atteindre mon objectif du jour. De temps en temps, une brèche dans la masse de nuages qui surfe sur la montagne laisse apercevoir un instant les lieux.

Lorsque j'arrive, épuisé, dans la vallée encaissée d'altitude au bout de laquelle m'attend une cabane, les nuages se dissipent et me laissent prendre connaissance des lieux : une fine vallée, belle et sombre, encerclée par des pans rocheux recouverts de neige, perchée dans le ciel, où je m'enfonce dans sa forme en arc de cercle. Cette arrivée majestueuse m'amène jusqu'à la cabane que je découvre. C'est un grand refuge non gardé, accessible en 4X4 l'été. Résultat : l'intérieur est jonché de déchets des barbecues et beuveries de l'été passé. La porte, elle, est recouverte de stickers aux logos virils de groupes de 4X4, fiers d'être venus ici poser leur marque et laisser leurs merdes. Ça me dégoûte. Comme je prévois de passer deux nuits et une journée ici, je prends suffisamment soin de moi et prends d'abord un moment pour rassembler tous les déchets dans une grande caisse. Encore une douche froide à prendre avec de l'eau laissée ici, faire fondre un peu de neige et la mettre à filtrer, et je peux enfin me réconforter. Je me prépare un goûter, je m'allonge dans mon sac de couchage, et j'écoute de la musique. Je suis exténué physiquement et moralement. J'apprécie simplement mais entièrement mon matelas, mon sac de couchage, une tisane et la musique dans mes oreilles

Le lendemain je reste dans cette grande cabane pour une journée de pause. Je dors, je mange, je travaille mes photos, assis ou allongé dans mon sac de couchage par 5°C. De temps en temps, je mets le nez dehors pour constater le brouillard épais et l'humidité saturante, et rentre à l'intérieur. Dans l'après-midi, j'aperçois par surprise un renard à travers la fenêtre, juste là. Je sors l'observer. La présence de cet animal d'un roux vif semble surnaturelle dans ce paysage presque sans couleurs. Il est moins farouche et plus curieux que ses confrères. Nous nous regardons, proches, les yeux dans les yeux. Je profite de ces instants intenses et suspendus pour observer ce renard de si prêt et si longtemps, comme cela ne m'est jamais arrivé. Cette rencontre inattendue est un privilège féerique. Je l'observe marcher autour de la cabane, sauter habilement sur les murs en pierre et scruter la vallée, puis s'éloigner sur le versant en face de moi, d'une démarchem élégante et tranquille. Je suis enchanté par cette rencontre inopinée. Quelle chance, quelle moment de grâce !

Une fois le renard loin dans la montagne, le brouillard qui semblait immuable se dissipe, et les crêtes et sommets qui m'entourent apparaissent aussitôt. Je découvre alors le visage du versant enneigé qui ferme la vallée, en haut duquel se dessine la crête qui relie les plus hauts sommets du mont Olympe. L'émotion de cette éclaircie inespérée s'ajoutant à celle de la rencontre animale, je décide de monter sur cette crête et tenter ma chance pour peut-être découvrir de nouvelles vues. Le temps de me préparer, le paysage se voile à nouveau, mais mon entrain reste et je m'élance dans cette ascension. Je vais voir, simplement. Je suis venu jusqu'ici hier sans bien savoir pourquoi, et aujourd'hui je vais voir là-haut sans bien savoir pourquoi non-plus. De ma cabane où je me reposais, je me retrouve rapidement dans la neige, le brouillard et le vent, décidant d'avancer péniblement et sans visibilité sur un névé qui n'en finit pas, décidant toujours de continuer alors qu'aucune éclaircie ne semble s'annoncer, et qu'une part d'inquiétude m'habite en plus de ce labeur choisi inutile. Alors que je m'attendrais à ce que je choisisse de faire demi-tour, je continue à chaque fois que je me pose la question à moi-même, comme un dialogue entre deux personnes en désaccord. Je m'inflige ainsi souvent des choses. J'en suis capable, mon mental et mon corps résilients en sont capables, et j'ai au fond du mal à me reposer. Alors je continue, peut-être par orgueil, par espoir car ça vaut le coup d'essayer, ou peut-être sans raison. La masse de nuage en mouvement parfois discontinue joue avec mon espoir et mon désespoir d'assister à une éclaircie. Mais ce ne sont que des nuages et du vent à qui je donne une intension en réalité aussi aveugle qu'aléatoire. Je suis là-haut dans la neige, le brouillard épais et le vent violent. Qu'est-ce que je ressens ? Je ne sais pas bien, peu importe. Être là peut à la fois être une bêtise, une folie, une drôle d'idée, une détermination, une motivation qui témoigne de ma quête d'émerveillement face à des vues grandioses et inédites, de mon accord à tenter le coup avec tout le labeur que ça implique, face à une probabilité peut-être faible, un pari que je prends et que je suis prêt à perdre, une chasse au trésor où la trouvaille n'est absolument pas une certitude. Ainsi va le jeu de la vie. Que penser, que ressentir dans de telles conditions ? Que fait ce bonhomme seul là-haut dans un vent froid impitoyable, en plein dans des nuages gris impressionnants, les pieds mouillés sur cette neige à moitié fondue, et pourquoi donc ? Je ne sais pas bien. Au moins, personne n'est là pour me le demander et exiger une réponse.

Lorsque la vue se dégage de toute part alors que je suis à quelques mètres de la crête, je suis fou de gratitude. J'ai tenté le coup, en acceptant d'en baver et sans doute de perdre, et le trésor est là. C'est maintenant, tout autour de moi. Je suis libre d'aller où je veux, de regarder où je veux. Les choix sont infinis à chaque seconde. Je suis partagé entre l'immense mer de nuages à ma droite, et, à ma gauche, la crête enneigée accueillante qui m'invite à marcher dessus jusqu'au prochain léger sommet, qui me promet une vue encore plus privilégiée et panoramique sur cet océan. Je cours d'abord à ma gauche, descendre légèrement de la crête pour m'abriter du vent assourdissant, ou plutôt pour rester dans un vent qui menace toujours d'emporter le moindre objet que je ne tiendrais pas fermement, mais où je parviens avec difficulté à enfiler mes vêtements supplémentaires. Cela accompli, je regarde cette nouvelle vue, et jete un œil à ma carte pour savoir à quoi cette nouvelle vallée et ces nouveaux monts correspondent. Je vois alors, perché en haut à gauche, le fameux mont Mitikas sur lequel j'espérais avant monter, qui apparaît et disparaît à travers des nuages sombres soufflés par le vent d'une force qui menacerait d'emporter un humain avec. Cette fois, c'est sûr que je n'irai pas là-haut, sans regrets. Je photographie, filme, et admire cette profonde vallée d'où émergent ces monts rocheux au-dessus de la mer de nuages étincelante. Ces nuages sont d'un blanc si dense qu'ils réfléchissent toute la lumière du soleil et m'éblouissent. J'oublie que cette éclaircie n'est pas définitive mais évidemment d'une durée complètement aléatoire. Le paysage sombre rapidement dans l'opacité alors que je ne suis pas encore retourné sur la crête, admirer dignement l'autre mer de nuages que j'ai vue à mon arrivée. Alors je reste sur ce versant, filme la vallée qui disparaît sous les nuages et par moments feinte de réapparaître, et j'espère une nouvelle éclaircie durable pour jouir de l'autre spectacle que je n'ai que trop rapidement aperçu. À plusieurs reprises, je me réjouis de la chance que j'ai du cadeau qui semble s'ouvrir lorsque la silhouette du soleil se dévoile et amincit le manteau de nuage toujours déferlant, mais cela n'amorce en réalité jamais une éclaircie. Même avec l'expérience, le recul et le caractère manifestement imprévisible du brouillard, je ne manque pas de me faire avoir par moi-même à chaque fois. Patientant ainsi dans cette nuit de nuages où je n'entends que le vent et ne ressens que le froid, je finis par repartir en quête d'autres vues potentielles que j'ai délaissées en montant pour d'abord tenter ma chance ici. C'est la loterie, il n'y a pas de bon au mauvais choix, c'est le hasard qui décidera. Il se trouve que la crête restera dans les nuages, tandis qu'un peu plus bas, une autre mer de nuages aperçue lors de mon ascension se voile et se découvre successivement. J'y cours à grandes enjambées descendantes dans la neige, et tant pis pour la neige qui rentre dans mes chaussures. J'arrive à une des plus belles vues de ma vie, un des plus beaux paysages, un des plus beaux spectacles auxquels j'ai assisté. Une mer pas comme les autres : le plateau ondulé de nuages qui s'étend jusqu'à l'horizon alterne une couleur grise avec le reflet blanc du soleil. De part et d'autre de ce plateau, se dressent des falaises verticales et sombres partiellement recouvertes de névés. Ainsi, dans les nuages comme dans la roche, le gris et le blanc s'associent, et créent un paysage à la fois lugubre et onirique. Par ce temps de tempête, la mer forme des vagues qui se déplacent, engloutissent puis libèrent les sommets rocheux. Une tempête sinistre pourtant éclairée par le soleil qui veille au-dessus. Moi, je suis bien en surplomb de ce spectacle, d'une place comparable au soleil, mais sans aucun rôle à jouer. Je regarde, photographie, filme, captivité et stupéfait. Au fond, je ne réalise peut-être pas bien ce qui se déroule devant mes yeux, je ne sais pas bien ce que je ressens, comment je reçois cet instant hors de tout. C'est fou d'être ici. Je suis en partie hors de moi, et pourtant tout simplement là. Ces questions ont peut-être leur place, mais les réponses ne sont pas nécessaires. Lorsque le brouillard recouvre à nouveau le paysage de façon durable, il est temps de redescendre dans ma cabane. Je descends d'une allure rapide et énergique, avec des pas agiles et apaisés. Je rentre dans mon petit creu de vallée d'altitude, beau et paisible, à la fois grandiose et protégé du vent qui règne là-bas plus haut. J'arrive la nuit tombante. Il s'est écoulé trois heures, mais le temps est une notion floue, j'ai vécu une aventure lors de cette expédition unique.

Après m'être lavé, je médite un temps dehors. Je veux être là jusqu'à ce qu'il fasse nuit. Je suis bien ici, être venu ici a dorénavant un sens. Ce lieu a marqué mon esprit, ce soir je m'y sens chez moi et je l'aime. Je souhaite le regarder jusqu'à ce que la nuit l'assombrisse. Un peu hors de moi, je ressens qu'il n'y a rien à être, faire ou penser. Je sors de moi pour mieux être ici et finalement ressentir des émotions nouvelles qui naissent d'une page blanche sans dessein. Je m'oublie pour être pleinement là, pour m'extraire de qui je suis ou pense être, et me laisser traverser par des sensations inconnues auxquelles je conscens aveuglément. Je m'émancipe de moi pour un temps faire physiquement partie de cette vallée. Cela me fait du bien, me libère, me repose aussi. Je sais que cet instant sera sûrement passager et que je retournerai à des choses plus pragmatiques, mais j'aimerais que cela dure et me marque. Alors j'écris tout cela en suivant. J'écris sincèrement et spontanément, même si mes mots peuvent transformer ou sublimer la réalité. Je me remercie pour aujourd'hui, comblé par moi même et par ce qui me dépasse.

Le lendemain, je repars de cette vallée qui appartient dorénavant à mes souvenirs, et redescends progressivement du mont Olympe. Un vent fort et des averses se succèdent, et j'assiste à une nouvelle belle mer de nuages que je regarde remplir et vider par alternance une vallée que je surplombe. Après un long moment de contemplation, il me faut plonger dans cet océan d'humidité et marcher plusieurs heures dans la végétation détrempée jusqu'au village de Kokkinopilos (Κοκκινοπηλός), où je dors sur la terrasse d'un restaurant. Le jour d'après, je me réveille toujours dans le brouillard, et dois marcher 20km sur le macadam et sans visibilité sur la plaine que la route surplombe, jusqu'à Livádi (Λιβάδι) où je reste deux nuits à l'hôtel. J'y suis accueilli et sympathise avec Thanos, et profite de la vue une fois le brouillard enfin dissipé.


Bivouac dans une église du XIVème siècle qui surplombe des gorges au pied du mont Olympe.
Bivouac dans une église du XIVème siècle qui surplombe des gorges au pied du mont Olympe.
Toujours et encore, forêt et brouillard.
Toujours et encore, forêt et brouillard.
Lorsque la vue semble se dégager, jouant avec mon espoir.
Lorsque la vue semble se dégager, jouant avec mon espoir.
Et parfois, même pour un bref instant, les nuages se dissipent réellement et laissent le paysage alors inconnu se decouvrir.
Et parfois, même pour un bref instant, les nuages se dissipent réellement et laissent le paysage alors inconnu se decouvrir.
Refuge Christaki (Καταφύγιο Χριστάκη), au creu d'une vallée d'altitude sous les sommets du mont Olympe, où je m'installe deux nuit et une journée.
Refuge Christaki (Καταφύγιο Χριστάκη), au creu d'une vallée d'altitude sous les sommets du mont Olympe, où je m'installe deux nuit et une journée.
J'y rencontre un renard, très peu farouche, magnifique dans ce lieu.
J'y rencontre un renard, très peu farouche, magnifique dans ce lieu.
Lorsque le brouillard se dissipe soudainement, je décide de monter sur la crête enneigée pour tenter d'apercevoir les sommets.
Lorsque le brouillard se dissipe soudainement, je décide de monter sur la crête enneigée pour tenter d'apercevoir les sommets.
Les nuages réapparaissent et disparaissent par alternance et de façon imprévisible. J'assiste par moments à des vues oniriques sur de fantastiques mers de nuages.
Les nuages réapparaissent et disparaissent par alternance et de façon imprévisible. J'assiste par moments à des vues oniriques sur de fantastiques mers de nuages.
Une des plus belles vues, un des plus beaux spectacles de ma vie.
Une des plus belles vues, un des plus beaux spectacles de ma vie.
Je redescends du mont Olympe, et contemple une nouvelle mer de nuages en mouvement, avant de plonger dedans.
Je redescends du mont Olympe, et contemple une nouvelle mer de nuages en mouvement, avant de plonger dedans.
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