20 invités en ligne
SELECTIONNEZ VOTRE ACTIVITÉ
Voir liste avancée
Un album photos pour vous faire découvrir notre expédition en kayak de mer dans les Iles Lofoten qui s’est déroulée du 10 au 21 septembre 2016. Les îles Lofoten sont un archipel Norvégien, situées au large de Bodø, au nord du cercle polaire. Pour ce premier périple en mer de Norvège, nous avons parcouru les Fjords et les côtes de Moskenesøya et de Frakstadøya. Au total, 12 jours en Norvège dont 7 jours de kayak en autonomie et 160 Km parcourus dans les fjords. Coté météo, chaque jour était plutôt gris et pluvieux avec 2 jours de « tempête ». Seulement 2 jours complets de grand soleil : Une météo normale en septembre (à noter que l’été ne dure chez eux qu’un mois). La navigation a été quand à elle très compliquée et différente selon si nous étions dans les fjords, la côte Ouest ou la côte Est. Une adaptation permanent a été nécessaire, avec des prévisions météo précises à 2h00. Comme nous l’indiquait les locaux, parfois la brume et les nuages descendent le long de la montagne en quelques minutes … et dans les minutes suivantes il peut se former des vagues de plus de 1m50. Pour notre part, les locaux estiment que nous avons eu de bonnes conditions de navigation. Je n’en doute pas … même si il a fallu conjuguer avec le vent, la houle, les marées, les effets venturi marins et aériens, le ressac contre les falaises … et là, je crois que l’on a eu toutes les combinaisons possibles. Que de bons souvenirs.
Voir le carnet
Les Lofoten - Moskenesøya en Kmer
Les Lofoten - Moskenesøya en Kmer
7 jours
145 km
6
La vallée de la Dordogne entre Argentat et Lalinde – 180 km – du 19 au 26 mai Video : https://www.youtube.com/watch?v=nXs3TFu74qw&t=3s On comprend, quand on la parcourt, pourquoi la Dordogne est considérée comme une incontournable du Canoe Camping. Elle offre une variété de paysages, de patrimoine, de faune et de flore incroyables. Nous avons parcouru ses eaux avec bonheur pendant 7 jours, d’Argentat à Lalinde, sur 180 km. Nous nous mettons à l'eau sur les quais d'Argentat : voyage dans le temps et magnifiques paysages au rendez-vous dès les premiers coups de pagaies. La première partie corrézienne, sauvage et sinueuse, offre un débit agréable. On glisse, on file, on vole, au milieu des oiseaux, des poissons et des pêcheurs à la mouche. Plus loin, la Dordogne des Causses nous fait découvrir ses premières falaises. Les superbes petits villages du Lot, moins touristiques que leurs cousins du Périgord à venir, nous livrent nos premières doses de patrimoine et de vieilles pierres. Jusqu’à La Roque Gageac, toujours des falaises, une grotte très sombre et très flippante à visiter en canoë (Emergence de Meyraguet), des loutres, des canards, des oies, des cygnes, des hérons, des martins pêcheurs, des rapaces et autres oiseaux de toutes sortes, et surtout un soleil radieux ☀️. Puis on arrive sur la Dordogne « Tape à l’œil », avec sa succession de falaises, de villages typiques et de châteaux perchés flirtant toujours plus avec le vide. Sur cette section, on pagaye le nez en l’air ! On traverse aussi des sections plus calmes où l’on retrouve cette rivière miroir, parfois blanchie par les moutons des peupliers qui tombent en neige à cette période. La Roque Gageac nous donne l’occasion de prendre un peu de hauteur sur cette rivière que nous côtoyons de si près depuis 5 jours. Avec Castelnaud et Beynac, la Dordogne continue à nous en mettre plein la vue. Puis, nous quittons l’agitation touristique (aussi agitée que puisse être une gabare remplie de clubs du 3ème âge), pour retrouver une Dordogne plus modeste, plus calme et paisible. La rivière s’élargit, le courant faiblit et le vent est contre nous. Il faut pagayer sans relâche pour avancer. Cela nous laisse le temps d’observer tout le spectacle de cette Dordogne sauvage : Des carpes frayent parmi les algues, sautent au-dessus de l’eau et retombent bruyamment dans une gerbe d’eau. Un cygne, agacé par un de ses congénères approchant à une distance intolérable de sa femelle et de ses petits, lui fonce dessus en volant au raz de l’eau, la tête toujours parfaitement alignée avec son cou, les ailes battant au ras de l’eau, juste assez près pour qu’à chaque mouvement les bouts des ailes viennent claquer bruyamment la surface, augmentant ainsi l’effet terrifiant de sa démarche, couronnée de succès. L’intrus fuit. Des milans jouent à chat avec leurs petits au-dessus de nos têtes. Une couleuvre traverse la rivière en ondulant. Un petit détour par un bras secondaire permet d'accéder à Cabans et à sa magnifique petite église romane fortifiée. Les derniers kilomètres ne sont pas les plus simples... Pas de courant, un « petit » portage imprévu de 2 km : au barrage de Mauzac, des travaux nous empêchent de remettre le canoë à l'eau juste après le barrage. Il faut mettre le canoë sur le chariot et porter près de 2 km sur le chemin de halage le long du canal. Nous arrivons à Lalinde rincés, sales mais contents 😁   A faire hors saison. Nous n'aurions pas aimé nous retrouver parmi les centaines de canoes que nous avons vus stationner sur le bord, n'attendant que les beaux jours pour envahir ce joli havre de paix. Une expérience incroyable, un vrai voyage dépaysant et ressourçant. 
Voir le carnet
Premier bivouac
Vallée de la Dordogne - D'Argentat à Lalinde
7 jours
180 km
par Kaleane
11
Je voulais revoir cette région de la France où enfant, j’ai passé quelques vacances d’été dans la maison de campagne de mes grands-parents, et où je n’étais plus retournée depuis. Le vélo est devenu pour moi le mode naturel  et évident de voyage ; la carte sous les yeux, je suis irrémédiablement attirée par les routes les plus petites et les plus sinueuses, qui doivent garder leur charme secret, à l’abri des circuits touristiques. Je voudrais les visiter toutes. Mais la réalité revient vers moi me dire qu’il va falloir faire un choix. Seule certitude, je partirai d’Aurillac au sud et arriverai à Clermont-Ferrand. Sept jours pour rejoindre ces deux villes étant plus que suffisant, j’ai le temps d’improviser et de m’écarter des itinéraires logiques. Le parcours s’est de fait, dessiné au fur et à mesure de ma remontée vers Clermont, selon la carte ou les paysages qui s’offraient à moi. J’ai découvert un Massif Central d’un vert profond et apaisant en cette saison, aux larges horizons sur les plateaux, habités par des villages de pierre oubliés de nos mémoires et pourtant  encore bien vivants, même si, des volets fermés ici et là, témoignent d’un exode rural qui rongera plus tard la vitalité de ces grands espaces. Le choix des petites routes blanches sur la carte, me réjouit et me fait croire à l’aventure. Tellement désertées, que j’ai dû attendre un jour que deux oies prenant le soleil au milieu du macadam, et défendant âprement leur territoire, me laissent enfin la voie libre. Les gens sont parfois étonnés de me voir passer chargée, et j’ai reçu beaucoup d’encouragements spontanés. Ici, il y a très peu de « vélos sacoches » (je n’en ai croisé qu’un en sept jours), et je pense peut-être naïvement, que les habitants ressentent un plaisir ou une reconnaissance de savoir que leur terroir « mérite » un intérêt ? Je ne peux m’empêcher de penser également, que l’isolement de ces plateaux et montagnes, un luxe de paix en cette saison, doit rudoyer ses habitants ou la faune l’hiver, qu’il doit falloir se forger un caractère résistant dont la vie, sans doute trop confortable de beaucoup d’entre nous, a lentement assoupi. Seul regret de ce voyage, je n’ai pas réussi à aller bivouaquer au sommet d’un volcan, pari que je m’étais fixé. Les volcans accessibles, en dehors du Puy de Dôme sur-fréquenté, ne le sont que par des sentes discrètes, impossibles à parcourir avec un vélo, même à la main.
Voir le carnet
Vue depuis le Puy Mary
Massif Central en vélo par les plus petites routes possibles
7 jours
306 km
par Stine
9