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Un petit tour en canoé gonflable entre canal et lac
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"Canoëtage" Canal Chavières - Lac du Bourget (73)
"Canoëtage" Canal Chavières - Lac du Bourget (73)
0.5 jours
24.2 km
par ASSY74
1
Cela faisait un petit moment que je voulais faire une petite croisière en canoë en dormant à bord. Chose faite depuis le week-end de l'Ascension 2016. Je suis parti d'Arzal le mercredi pour une très courte navigation sur la Vilaine jusqu'à l'anse au Boucaud: une petite heure de voile pendant laquelle j'ai eu pour la première fois du week-end, mais pas la dernière, le plaisir de croiser la flotte de la manifestation nautique "Vilaine en fête". Ce premier bivouac m'a permis de m'organiser car je n'ai pas une grande habitude de la chose. A noter que, bivouac après bivouac, j'ai pris un rythme de plus en plus nautique, allant de moins en moins à terre... Le deuxième jour s'est fait dans le même sens que la flotte mais en retrait puisque je suis parti en milieu de matinée. Si j'ai dû alterner pagaie et voile jusqu'à Folleux, une bonne brise d'Est m'y a accueilli, me forçant à tirer des bords jusqu'au Pont de Cran. C'est peu avant celui-ci que j'ai pu trouver un cadre champêtre pour mon deuxième bivouac. Le lendemain, je suis passé sous le pont avec en tête l'intention de retrouver la flotte au Port de Rieu. Hélas, ce même jour avait lieu un grand concours de pêche: plus de cent pêcheurs tous les 10 mètres en rive droite. Leur agressivité alors que je prenais garde de ne pas les embêter m'a été tellement pénible que j'ai préféré faire demi-tour et retourner attendre la flotte au Pont de Cran. Ca a été ensuite un grand plaisir de naviguer de conserve avec de superbes bateaux, petits et grands, jusqu'à Folleux, si ce n'est que le vent avait tourné et qu'il a fallu naviguer une fois de plus au près... Après un dernier bivouac un peu en aval Folleux, j'ai rejoint tranquillement Arzal avec l'intention de recommencer rapidement ce genre de périple!
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Tout le matos prêt à être embarqué.
Sur la Vilaine en canoë à voile
4 jours
6
La vallée de la Dordogne entre Argentat et Lalinde – 180 km – du 19 au 26 mai Video : https://www.youtube.com/watch?v=nXs3TFu74qw&t=3s On comprend, quand on la parcourt, pourquoi la Dordogne est considérée comme une incontournable du Canoe Camping. Elle offre une variété de paysages, de patrimoine, de faune et de flore incroyables. Nous avons parcouru ses eaux avec bonheur pendant 7 jours, d’Argentat à Lalinde, sur 180 km. Nous nous mettons à l'eau sur les quais d'Argentat : voyage dans le temps et magnifiques paysages au rendez-vous dès les premiers coups de pagaies. La première partie corrézienne, sauvage et sinueuse, offre un débit agréable. On glisse, on file, on vole, au milieu des oiseaux, des poissons et des pêcheurs à la mouche. Plus loin, la Dordogne des Causses nous fait découvrir ses premières falaises. Les superbes petits villages du Lot, moins touristiques que leurs cousins du Périgord à venir, nous livrent nos premières doses de patrimoine et de vieilles pierres. Jusqu’à La Roque Gageac, toujours des falaises, une grotte très sombre et très flippante à visiter en canoë (Emergence de Meyraguet), des loutres, des canards, des oies, des cygnes, des hérons, des martins pêcheurs, des rapaces et autres oiseaux de toutes sortes, et surtout un soleil radieux ☀️. Puis on arrive sur la Dordogne « Tape à l’œil », avec sa succession de falaises, de villages typiques et de châteaux perchés flirtant toujours plus avec le vide. Sur cette section, on pagaye le nez en l’air ! On traverse aussi des sections plus calmes où l’on retrouve cette rivière miroir, parfois blanchie par les moutons des peupliers qui tombent en neige à cette période. La Roque Gageac nous donne l’occasion de prendre un peu de hauteur sur cette rivière que nous côtoyons de si près depuis 5 jours. Avec Castelnaud et Beynac, la Dordogne continue à nous en mettre plein la vue. Puis, nous quittons l’agitation touristique (aussi agitée que puisse être une gabare remplie de clubs du 3ème âge), pour retrouver une Dordogne plus modeste, plus calme et paisible. La rivière s’élargit, le courant faiblit et le vent est contre nous. Il faut pagayer sans relâche pour avancer. Cela nous laisse le temps d’observer tout le spectacle de cette Dordogne sauvage : Des carpes frayent parmi les algues, sautent au-dessus de l’eau et retombent bruyamment dans une gerbe d’eau. Un cygne, agacé par un de ses congénères approchant à une distance intolérable de sa femelle et de ses petits, lui fonce dessus en volant au raz de l’eau, la tête toujours parfaitement alignée avec son cou, les ailes battant au ras de l’eau, juste assez près pour qu’à chaque mouvement les bouts des ailes viennent claquer bruyamment la surface, augmentant ainsi l’effet terrifiant de sa démarche, couronnée de succès. L’intrus fuit. Des milans jouent à chat avec leurs petits au-dessus de nos têtes. Une couleuvre traverse la rivière en ondulant. Un petit détour par un bras secondaire permet d'accéder à Cabans et à sa magnifique petite église romane fortifiée. Les derniers kilomètres ne sont pas les plus simples... Pas de courant, un « petit » portage imprévu de 2 km : au barrage de Mauzac, des travaux nous empêchent de remettre le canoë à l'eau juste après le barrage. Il faut mettre le canoë sur le chariot et porter près de 2 km sur le chemin de halage le long du canal. Nous arrivons à Lalinde rincés, sales mais contents 😁   A faire hors saison. Nous n'aurions pas aimé nous retrouver parmi les centaines de canoes que nous avons vus stationner sur le bord, n'attendant que les beaux jours pour envahir ce joli havre de paix. Une expérience incroyable, un vrai voyage dépaysant et ressourçant. 
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Premier bivouac
Vallée de la Dordogne - D'Argentat à Lalinde
7 jours
180 km
par Kaleane
11
Je suis rentré il y a quelques jours d’une traversée pédestre en solitaire des Balkans à la croisée des différents pays d’ex-Yougoslavie : de la Croatie à l’Albanie en passant par la Bosnie, le Monténégro, le Kosovo et la Macédoine du Nord. Au total j’ai marché 39 jours et parcouru 1300 km pour environ 60 000 m de dénivelés avec le minimum dans mon sac à dos (3,8 kg). L’idée était de prendre le pouls de ces jeunes pays qui gardent encore bien en tête les guerres d’indépendance terminées depuis 25 ans seulement. J’ai traversé des zones minées et des frontières interdites bien loin des sentiers battus. J’ai rencontré l’ours alors que j’étais seul en montagne. J’ai gravi les points culminants majeurs des différents massifs tel le Maja e Jezerce en Albanie quand l’hiver tardif en rendait difficile l’ascension. J’ai rencontré des locaux au cœur sur la main toujours là pour me venir en aide ou pour m’accueillir comme ce fut le cas par exemple en Albanie alors que j’étais cloué au lit et perfusé, affaibli par une dysenterie. J’ai vécu des moments formidables, catalysés par le fait d’aller seul, dormi et soupé chez l’habitant à de nombreuses reprises, passé des montagnes où le plus dur était d’arriver à s’arracher au paysage pour finalement débarquer à Tirana comme si j’émergeais d’un long et doux cours d’histoire géographie. On a tendance à amputer les Alpes du côté de la frontière slovène. Erreur ! Les pays balkaniques ne sont pas gangrénés et le massif se prolonge tout en beauté et en culture le long de la mer Adriatique. 
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Grande traversée des Balkans à pied
Grande traversée des Balkans à pied
45 jours
1335 km
par jerem38
11