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3 Fous sur la diagonale

15 jours
160km
+9389m / -10408m
Par La Lozère
publié 14 déc. 2025
908 lecteurs
Informations générales
Mise à jour section : 07 déc. 2025

11.4km
+883m / -1298m
923m/2067m
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L'étape du jour nous fait quitter cet endroit magnifique qu'est le cirque de Mafate. Dans ce cirque, on aura vraiment vu des choses extraordinaires et, le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elles se méritent. Les montées mais également les descentes sont abruptes et éprouvent nos petits corps.
Nous sommes réveillés au son des rotations des hélicoptères qui assurent l'intendance. Ici le facteur n'est pas sur son petit vélo jaune.
Jour 7
De bon matin, il faut être bien réveiller car directe, ça monte super raide pour atteindre le col de Taïbit.
Le col de Taïbit marque le changement de cirque. On passe du cirque de Mafate au cirque de Cilaos. Mais comme pour nous dire au revoir, le col nous propose un dernier panorama sur le cirque de Mafate. Et là, le point de vue déchire. En un coup d'œil, on embrasse la quasi-totalité du cirque.

Après le col, nous effectuons une longue descente en direction de Cilaos. Ici aussi la vue n'est pas à jeter. Toute la descente sera faite avec le cirque en point de vue. Il faut bien ça pour faire oublier les 1300m de dénivelés négatifs (et le marches bien sûr).
Jour 7
Sur cette partie de l’itinéraire, nous croisons plus de monde. Le col de Taïbit est accessible également depuis une route situé au milieu de notre descente vers Cilaos. Pour les vacanciers de passage, c'est une belle petite balade mais pour eux, la montée n'en reste pas moins difficile.
Jour 7
Nous avons ici aussi repéré une tisanerie. Mais cette fois-ci pas de fausse joie: c'est ouvert. Alors, petite pause hydratation avec une bonne tisane. La tisanière propose 2 types d'infusion: la "montante» avec des plantes sensées dynamiser et la "descendante", plus relaxante pour les muscles et les articulations.
Jour 7
La table artisanale est surprenante et nous met dans une position qui ne nous avantage pas.
Jour 7
En repartant de la tisanerie, nous faisons un léger détour par un petit sentier hors trace sur l'Ilet des Salazes. Surprenant… La flore est très luxuriante. Plein de fleurs partout tout le long du sentier qui mène à un panorama sur Cilaos.

Jour 7
Tout ragaillardi, nous repartons pour finir cette descente infernale avec des passages à -35%, des marches à n'en plus finir.
Jour 7
 Mais voilà, toutes les bonnes choses ont une fin, et c'est les genoux en compote que nous arrivons à la cascade du Bras Rouge. Ici aussi, nous arrivons par le haut et ne nous permet pas de profiter du bassin situé 25m plus bas.
Jour 7
Beaucoup de monde ici: il faut dire que son accès est aisé depuis Cilaos. Dommage, pas de coin de baignade. Mais bon, on n’a pas trop cherché car ce que nous attendons est un peu plus loin sur le parcours.
Jour 7
Nous avons repéré qu'il y a des thermes à Cilaos. Ce qui veut dire qu'il est possible de trouver des sources d'eaux chaudes. Quelques témoignages mentionnent un petit coin secret proche des anciennes thermes. L’ancien site thermal de Cilaos, niché dans le cirque du même nom à La Réunion, est une balade facile qui invite à la découverte d’un patrimoine naturel et historique. Découvert vers 1815, l’endroit accueillait dès 1835 des curistes attirés par les sources chaudes aux vertus thérapeutiques. Le site comprend des ruines de bassins, des murs en pierres envahis par la végétation, et se situe sur un sentier accessible depuis le centre du village ou en voiture via la route de l’Îlet à Cordes.
Effectivement, en aval des anciens bâtiments, il y a 3 petites cascades. La première propose un filet d'eau chaude. Mais bon, chaude est un grand mot. C'est plutôt moins froid que la cascade toute proche.
Jour 7

On a bien envie de profiter de l'endroit pour un petit bain. Mais il y a un peu de monde, alors on pousse jusqu'au deuxième bassin. Ici, il n’y a personne, alors on revêt notre maillot, et on fait trempette. Il fait chaud et après cette longue descente, l'eau parait bien fraiche. Mais cela fait un bien fou.
La veille, on nous a vanté une petite boulangerie qui ne paie pas de mine mais qui a semble-t-il, de quoi se délecter. Direction le centre de Cilaos, la boulangerie est vite trouvée et nous nous installons en terrasse pour nous délecter de samossas et beignet au chocolat. 7h30 pour réaliser l'étape: il faut bien ça pour récupérer.
Jour 7
Pour les 2 prochaines étapes, les gites ne proposent pas de repas pour le midi. Nos profitons donc d'être en ville pour faire quelque courses. Salades de thon et chips: on commence à avoir l'habitude.
Notre logement du soir aurait pu être très bien. Mais personne pour nous accueillir: juste un coup de téléphone pour nous informer que nous devons nous débrouiller tout seul et que tout est à disposition. D'un premier abord, ça semble cool mais en fait le gite n'est pas très propre, ne propose finalement pas de repas pour le soir et le petit déjeuner semble être sur la table depuis plusieurs jours. On ne va pas prendre de risque. Karine et Gwen ont ce qu'il faut mais Thierry en est quitte pour un aller/retour à la superette pour acheter de quoi se faire un bon petit déjeuner.

Les corps commencent à souffrir: Thierry a les épaules douloureuses. Gwen se transforme en kiné et lui fait un bon petit massage.
Jour 7
Il n'y a pas de repas proposé le soir au gite mais heureusement, nous sommes en ville. Alors se sera restaurant.
L’accès à Cilaos a longtemps été l’un des principaux défis du cirque. À l’origine, les visiteurs se rendant au thermes et les habitants devaient emprunter des sentiers escarpés et se faire transporter par des chaises à porteur. Ce système, parfois dangereux mais efficace, a été utilisé pendant des décennies pour acheminer personnes et marchandises.
Au XXᵉ siècle, afin de faciliter l’accès et de développer le tourisme et l’économie locale, la construction d’une route carrossable a été lancée. Achevée dans les années 1930, cette route sinueuse, connue aujourd’hui sous le nom de « Route aux 400 virages », a remplacé la chaise à porteur et rendu le village accessible en voiture, tout en conservant le caractère spectaculaire et vertigineux de l’itinéraire
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