3 Fous sur la diagonale
15 jours
160km
+9389m
/ -10408m
Nous y voilà: nous sommes bien arrivés à l’aéroport de St Gilles Réunion après presque 14h de voyage . L’arrivée se fait sous la pluie: ça commence bien.
Mais rien n’entame notre bonne humeur, l'aventure peut commencer.
Mais rien n’entame notre bonne humeur, l'aventure peut commencer.
Activité :
randonnée/trek
Statut :
réalisé
Distance :
160km
DATE :
15/09/2025
Durée :
15 jours
Dénivelées :
+9389m
/ -10408m
Alti min/max :
13m/3048m
Mise à jour section : 07 déc. 2025
10.6km
+1333m
/ -841m
380m/1338m
Si hier, l'étape était tranquille, aujourd'hui les festivités recommencent. C'est une des 3 étapes que l'on craint: beaucoup de dénivelés aujourd'hui, et surtout avec de forts pourcentages de pentes.
Après une bonne descente bien raide avec toujours plein de marches, nous voici arrivés à la passerelle de la Tanière et le début de l'enfer.
Après une bonne descente bien raide avec toujours plein de marches, nous voici arrivés à la passerelle de la Tanière et le début de l'enfer.
A partir d'ici, c'est une montée continue sur 8 km avec quasiment 1000m de dénivelé. Nos montres annoncent une pente moyenne à 26%. Nous apprécions tous cette légère descente très courte en plein milieu qui nous permet de reprendre notre souffle.
Le soleil « cogne » très fort car on est plein nord, et ici le nord c'est là où le soleil tape. Nous en sommes quittes pour de grosses suées. Thierry qui a pourtant pris 3,5 litres d’eau n’aura plus rien… plus une goutte à la fin de l’étape.
Le soleil « cogne » très fort car on est plein nord, et ici le nord c'est là où le soleil tape. Nous en sommes quittes pour de grosses suées. Thierry qui a pourtant pris 3,5 litres d’eau n’aura plus rien… plus une goutte à la fin de l’étape.
Toujours des marches, mais pourquoi le redire, il n’y a que ça ici. On prend notre mal en patience et un pied devant l'autre, ou plutôt une marche après l'autre, nous grimpons, grimpons, et grimpons encore.
Les points de vue sont extraordinaires. Nous n'hésitons pas à nous arrêter pour en profiter.
Sur le parcours, un bac plein d'eau fait le bonheur de Gwen. Il asperge abondamment sa tête en ébullition. Il repart trempé mais cela fait du bien.
Une des préoccupations tout au long de la randonnée sera justement la gestion de l'eau. Nos gourdes filtrantes seront des alliées précieuses et indispensables pour faire le plein dans les rivières et différents points d’eau.
Sur le parcours, un bac plein d'eau fait le bonheur de Gwen. Il asperge abondamment sa tête en ébullition. Il repart trempé mais cela fait du bien.
Une des préoccupations tout au long de la randonnée sera justement la gestion de l'eau. Nos gourdes filtrantes seront des alliées précieuses et indispensables pour faire le plein dans les rivières et différents points d’eau.
Toujours dans la montée, nous arrivons au lieu-dit du captage de la canalisation des Orangers.
A l'Ilet des Orangers, l’épicerie du coin nous permet de récupérer une petite boisson fraiche pour nous désaltérer. Nous n’aurons jamais autant bu de coca, mais il faut admettre que ça fait du bien.
A l'Ilet des Orangers, l’épicerie du coin nous permet de récupérer une petite boisson fraiche pour nous désaltérer. Nous n’aurons jamais autant bu de coca, mais il faut admettre que ça fait du bien.
Il existe justement une balade à flanc de falaises qui reprend le tracé de cette conduite d'eau. C’était autrefois un sentier étroit et dangereux qui permettait d’accéder à quelques îlets à flanc de montagne. Puis les travaux de la Canalisation des Orangers commencent en 1965 pour amener l’eau des captages jusqu’aux Hauts de Saint-Paul.
Ce chantier durera plus de dix ans. Depuis ce sentier est utilisé par les habitants des Orangers et des Lataniers pour se rendre à Saint-Paul, et surtout par les nombreux randonneurs qui apprécient ce sentier si particulier. C'est en effet un immense balcon sur toute sa longueur pour admirer le cirque de Mafate.
Ce magnifique sentier souvent mis à mal par les éboulis, est l’un des sentiers préférés des randonneurs pour entrer dans Mafate car il est plat et sans grande difficulté sur presque toute sa longueur.
Ce chantier durera plus de dix ans. Depuis ce sentier est utilisé par les habitants des Orangers et des Lataniers pour se rendre à Saint-Paul, et surtout par les nombreux randonneurs qui apprécient ce sentier si particulier. C'est en effet un immense balcon sur toute sa longueur pour admirer le cirque de Mafate.
Ce magnifique sentier souvent mis à mal par les éboulis, est l’un des sentiers préférés des randonneurs pour entrer dans Mafate car il est plat et sans grande difficulté sur presque toute sa longueur.
Après l'Ilet des Orangers, nous avons droit à un petit moment de répit avec une petite descente. Mais ceci est de courte durée, très vite la grimpette recommence. Nous évoluons dans ou à côté d'une rivière asséchée.
Encore un effort et nous arrivons enfin au terme de cette terrible montée: 3h de grimpette pour arriver à La Brèche. Le point de vue est aérien et très Instagrammable. Nous faisons la photo, mais nous ne trainons pas. Ici, 2 possibilité: soit continuer à monter vers le Maïdo, soit descendre vers Roche Plate.
Le Maïdo n'est pas prévu au programme, alors direction Roche Plate. Mais avant d'arriver, nous nous arrêtons au bord du chemin pour le casse-croute. Cette montée nous a éreinté et il faut récupérer.
Le premier soir, nos deux Bretons nous ont parlé de petits fruits comestibles que nous pouvons trouver sur le parcours: des goyaviers. Petites baies rouges, grosses comme une cerise. Super bon, on dirait un bonbon acidulé.
Et un autre fruit: le bibasse, tout aussi bon. Manger ces petits fruits en cours de route est très agréable.
Nous voici au terme de notre étape: ce soir, nous dormons à Roche Plate. Nous ne passons pas par le bourg car notre gite est un peu à l'écart dans les hauteurs. Encore une fois, nous arrivons en avance mais cette fois, les propriétaires du gite ont tout prévu: des petits bancs à l'ombre sont à notre disposition.
Roche Plate est un îlet du cirque de Mafate, perché à environ 1 100 m d’altitude sur le rempart du Maïdo. Né d’un effondrement de falaise, il offre un large plateau dominant la vallée. Autrefois refuge pour les esclaves en fuite, le lieu s’est peu à peu organisé avec une école, une coopérative et un réseau d’irrigation. Aujourd’hui, c’est un petit village paisible vivant du tourisme de randonnée.
Roche Plate est un îlet du cirque de Mafate, perché à environ 1 100 m d’altitude sur le rempart du Maïdo. Né d’un effondrement de falaise, il offre un large plateau dominant la vallée. Autrefois refuge pour les esclaves en fuite, le lieu s’est peu à peu organisé avec une école, une coopérative et un réseau d’irrigation. Aujourd’hui, c’est un petit village paisible vivant du tourisme de randonnée.
Ce soir aussi, nous faisons chambre à part. Gwen et Karine se sont fait plaisir en prenant un bungalow individuel. Avec une terrasse privative, le bungalow surplombe la vallée: la vue est magnifique. L'aménagement de ce petit nid douillet est au top: nous allons passer une bonne nuit.
Gwen a les cuisses douloureuses et bien raides. La contracture n’est pas loin. Un petit massage pour décontracter tout ça fait un bien fou. Karine profite également du moment pour recevoir par Gwen un petit massage des mollets.
La terrasse du gite n'est pas en reste question vue: alors ce sera petit apéro en terrasse. Malheureusement, comme d'habitude dans Mafate, les brumes montent en fin de journée et à 16h30, la doudoune est de sortie pour profiter de notre apéro: il est composé d’une bonne bière et de nos premiers bouchons. Un bouchon est une petite bouchée de viande de porc ou de poulet, entourée de pate cuite à la vapeur, servi généralement en tant qu’apéritif chaud sur l’ile de La Réunion.
La terrasse du gite n'est pas en reste question vue: alors ce sera petit apéro en terrasse. Malheureusement, comme d'habitude dans Mafate, les brumes montent en fin de journée et à 16h30, la doudoune est de sortie pour profiter de notre apéro: il est composé d’une bonne bière et de nos premiers bouchons. Un bouchon est une petite bouchée de viande de porc ou de poulet, entourée de pate cuite à la vapeur, servi généralement en tant qu’apéritif chaud sur l’ile de La Réunion.
La balade aura été de 6h15: nous sommes rincés. Nous en avons plein les guibolles mais nous sommes contents. Pas de bobo et nous prenons un kif de malade.
Le repas du soir n'est pas top et pas très frugal: ce sera la seule fois de tout notre périple. Heureusement l'étape de demain sera un peu moins difficile.
Le repas du soir n'est pas top et pas très frugal: ce sera la seule fois de tout notre périple. Heureusement l'étape de demain sera un peu moins difficile.

Jour 5