3 Fous sur la diagonale
15 jours
160km
+9389m
/ -10408m
Nous y voilà: nous sommes bien arrivés à l’aéroport de St Gilles Réunion après presque 14h de voyage . L’arrivée se fait sous la pluie: ça commence bien.
Mais rien n’entame notre bonne humeur, l'aventure peut commencer.
Mais rien n’entame notre bonne humeur, l'aventure peut commencer.
Activité :
randonnée/trek
Statut :
réalisé
Distance :
160km
DATE :
15/09/2025
Durée :
15 jours
Dénivelées :
+9389m
/ -10408m
Alti min/max :
13m/3048m
Mise à jour section : 07 déc. 2025
11.6km
+509m
/ -508m
2214m/2481m
Aujourd'hui on se fait plaisir avec une étape qui n'est normalement pas au programme du GR R2 mais il n’en reste pas moins qu'on a dû sortir les jambes pour la 11ieme fois.
Il serait dommage de ne pas profiter d'être à proximité du Piton de la Fournaise et de ne pas monter voir le cratère. Donc, nous voilà partis en tout début de matinée pour rejoindre le bord de l'enclos avec le passage du Pas de Bellecombe et son portail.
Il serait dommage de ne pas profiter d'être à proximité du Piton de la Fournaise et de ne pas monter voir le cratère. Donc, nous voilà partis en tout début de matinée pour rejoindre le bord de l'enclos avec le passage du Pas de Bellecombe et son portail.
Pour accéder à l'enclos, il n'y a qu'un seul passage qui descend par un escalier de 721 marches (si, si, Karine les a comptées) le long des remparts. Ce chemin fut fermé dans le courant de l'été à cause d'un éboulement. D'ici, nous pouvons apercevoir le volcan. Le Piton de la Fournaise est constitué d'un large dôme situé au milieu d'une grande zone d'affaissement appelée "Enclos Fouqué". L'enclos forme un grand « U » d'environ treize kilomètres de longueur sur neuf kilomètres de largeur, ouvert à l'est sur l'océan Indien.
Arrivés en bas, la première chose qu'on aperçoit, c'est un micro volcan. Le Formica Leo est un petit cône volcanique situé dans l’Enclos Fouqué au Piton de la Fournaise, à La Réunion, culminant à environ 2 218 mètres d’altitude. Né lors d’une éruption en 1753 et nommé par le naturaliste Bory de Saint-Vincent en référence au fourmilion, il est aujourd’hui l’un des sites les plus emblématiques et visités de l’île.
Le paysage est surprenant, lunaire. On marche sur des scories ou sur d'anciennes coulées de laves plus ou moins récentes: soit de la lave cordée soit de la lave grattons.
Sans être très compliqué, le terrain n'en est pas moins contraignant pour les cheville. Il n'y a pas de chemin particulier donc on peut marcher où on veut.
Pour rejoindre le sommet, impossible de se perdre, le cheminement est marqué par des taches de peinture très rapprochées. On pourrait croire que c'est abusé mais il est courant d'avoir beaucoup de brume. On n’y voit plus rien et il devient impossible de se repérer: cela prend alors tout son sens.
Thierry est déjà venu ici 27 ans en arrière. Le paysage a beaucoup changé. Et oui, nous sommes sur un cratère actif en continuelle évolution. La dernière éruption datant seulement de l'été 2023.
Pour rejoindre le sommet, impossible de se perdre, le cheminement est marqué par des taches de peinture très rapprochées. On pourrait croire que c'est abusé mais il est courant d'avoir beaucoup de brume. On n’y voit plus rien et il devient impossible de se repérer: cela prend alors tout son sens.
Thierry est déjà venu ici 27 ans en arrière. Le paysage a beaucoup changé. Et oui, nous sommes sur un cratère actif en continuelle évolution. La dernière éruption datant seulement de l'été 2023.
La montée semble interminable. Quand on pense être en haut et ben non: il y a une petite portion de plat avant une nouvelle grimpette. Ça en devient long. Ici le paysage est un peu bouché par des remontées de brumes. Mais nous, on reste au soleil.
Nous finissons quand même par déboucher sur le balcon du cratère Dolomieu. Le spectacle de ce cratère est grandiose: c'est impressionnant. En fait c'est un grand trou... La tour Eiffel pourrait y rentrer dedans.
Difficile de croire qu'avant le 6 avril 2007, ce trou n'existant pas. En effet, ce 6 avril, le sommet du volcan s'est effondré brutalement. L'évènement a entrainé dans les entrailles du volcan quelques 100 millions de mètres cubes de roches. Le cratère Dolomieu est alors devenu un cratère géant profond de 350m avec un diamètre d'ouverture variant entre 700m et 1000m. Aujourd'hui, le cratère se remplit à nouveau des laves émises lors de chaque éruption sommitale. En cinq mois et deux éruptions, les coulées avaient comblé 70m du cratère.
Beaucoup de monde au sommet. Il faut dire qu'on a encore de la chance: il fait un super temps. Le paysage est très minéral mais magnifique.
Le retour est moins drôle. Et oui, nous ne sommes pas fan des aller/retour: on a une impression de déjà-vu. On se focalise donc plus sur les détails.
Dans ce milieu hyper hostile et stérile, on croirait que rien ne peut pousser mais ce serait se tromper. Par endroit, la nature joue aux forceps et parvient quand même à renaitre: c'est le cycle de la vie qui commence ici.
Arrivés au fond de l'enclos, les brumes font leurs apparitions. On a vraiment le cul bordé de nouilles: ce ne sera pas le cas pour les personnes que l’on croise et qui entament l'ascension.
Dans ce milieu hyper hostile et stérile, on croirait que rien ne peut pousser mais ce serait se tromper. Par endroit, la nature joue aux forceps et parvient quand même à renaitre: c'est le cycle de la vie qui commence ici.
Arrivés au fond de l'enclos, les brumes font leurs apparitions. On a vraiment le cul bordé de nouilles: ce ne sera pas le cas pour les personnes que l’on croise et qui entament l'ascension.
Pour sortir de l'enclos, on retrouve les mêmes marches qu’à l’aller. Cette fois, il faut les monter. Avec l'entraînement de c'est 10 derniers jours, c'est "fingers in the nose...."
Le retour au gite se fera sous un ciel nuageux.
Et voilà, nous sommes de retour au gite de bonne heure. Il nous aura fallu 5h pour faire cette aller/retour. Pile à l'heure pour le casse-croute bien au chaud avec une bonne bière à la main.
Le retour au gite se fera sous un ciel nuageux.
Et voilà, nous sommes de retour au gite de bonne heure. Il nous aura fallu 5h pour faire cette aller/retour. Pile à l'heure pour le casse-croute bien au chaud avec une bonne bière à la main.
La fin de journée sera bien occupée…. Une bonne sieste est indispensable avant le repas du soir. Ce soir, au cours du repas pris à la même table qu'un autre couple, on aura le droit à une petite remarque très étonnante: il parait que "les bâtons sont le déambulateur du randonneur". Mais on pourra dire ce que l'on veut, ils nous auront été bien utiles et surtout très sécurisants. Les bâtons nous ont à tous les trois, évité de chuter plusieurs fois. Alors chantez beaux merles…

Jour 11