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Ma traversée des Alpes

19 jours
546km
+33541m / -33204m
Par Runner Gatinais
publié il y a 7 heures
8 lecteurs
Informations générales
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Ma traversée des Alpes

Jour 10: Briançon - Roubion

Mise à jour section : il y a 2 jours

25km
+1534m / -1146m
1205m/2520m
28.37km / D+ : 1653 / D- : 1273
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La nuit à l’hôtel a fait du bien. Un vrai lit, une vraie douche, un peu de confort : ça retape. En revanche, au réveil, les courbatures se rappellent à moi avec une franchise redoutable. Le corps a récupéré, oui, mais il n’a rien oublié des jours précédents. Après un petit-déjeuner plutôt copieux pour moi, je quitte Briançon vers 7 h 30.
Premier objectif : traverser Briançon et retrouver le GR5. Comme souvent, cela commence par quelques hésitations, quelques rues à choisir, quelques regards vers la montre. Je finis par rejoindre le chemin des Salettes, qui remonte vers le GR. Et là, pas de doute possible : ça grimpe sec jusqu’à la Croix de Toulouse. L’effort est sérieux, mais la récompense arrive vite, avec une belle vue sur Briançon qui s’étale en contrebas. La descente qui suit se fait bien, sur un bon chemin, avant d’enchaîner montées et petites descentes jusqu’au col du Granon, ce col routier célèbre des Alpes, perché à plus de 2 400 mètres.
En chemin, la montagne m’offre quelques douceurs inattendues : des myrtilles, nombreuses, puis même quelques framboises. De quoi ralentir un peu sans culpabiliser. Une fois les forêts derrière moi, le paysage s’ouvre largement sur le massif des Écrins et ses sommets à plus de 4 000 mètres. Ce genre de vue remet tout de suite l’effort à sa juste place.
Juste avant le Granon, je m’arrête pour manger un morceau. Rien de très cérémonieux : poser le sac, souffler, avaler de quoi relancer les jambes. Sur ces étapes, les pauses repas ressemblent moins à des repas qu’à des ravitaillements de survie tranquille.
Après le col, il faut encore monter un peu jusqu’au col des Cibières, puis redescendre doucement. Je bascule alors dans une nouvelle vallée en passant par la Porte de Cristol, avant de descendre vers le lac du même nom. Encore une transition de paysage, encore cette impression de franchir une porte invisible entre deux ambiances de montagne.
À la passerelle de Cristol, à 2 092 mètres, le sentier se complique un peu. Quelques passages boueux demandent de faire attention, mais ce n’est qu’un avant-goût de la descente qui m’attend ensuite.
La pente devient raide, franchement raide, dans une caillasse qui glisse sous les chaussures dès qu’on la regarde de travers. Pendant deux bons kilomètres, il faut jouer les équilibristes, choisir chaque appui, retenir le corps, et accepter que la descente puisse être aussi fatigante qu’une montée.
Bien plus bas, j’aperçois enfin les hameaux qui composent Névache. Ils semblent proches vus d’en haut, mais la montagne adore ce genre de trompe-l’œil : il reste encore une belle descente à avaler avant d’y être vraiment.
Mais tout vient à qui sait attendre. Je finis par passer le pont de la Clarée, belle petite rivière claire qui marque presque la fin de l’étape. Il ne me reste plus qu’à rejoindre Roubion, en traversant Sallé, pour passer la nuit au camping. Après les cols, les cailloux et cette longue descente, l’idée d’arrêter enfin la machine suffit à rendre le camping particulièrement accueillant.
Vue sur Briançon
Vue sur Briançon
Les écrins droit devant
Les écrins droit devant
Un coin d'eau
Un coin d'eau
Welcome
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Lac de Cristol
Lac de Cristol
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