Dans la continuité de mes quelques jours en avril de l'Eurovélo 8, je me suis lancé sur la traversée des Alpes en partant de Menton pour rejoindre le lac Léman à St Gingoph.
Un parcours où j'ai suivi le GR52 puis le GR5 à contre sens des habitudes
Un parcours où j'ai suivi le GR52 puis le GR5 à contre sens des habitudes
Activité :
randonnée/trek
Statut :
réalisé
Distance :
546km
DATE :
18/07/2026
Durée :
19 jours
Dénivelées :
+33541m
/ -33204m
Alti min/max :
10m/2748m
Mobilité douce
Réalisé en utilisant transports en commun (train, bus, bateau...)
Mise à jour section : 09 août
27.8km
+2031m
/ -1639m
1128m/2255m
Le départ se fait encore un peu tard ce matin. Il est 7 h 50 quand je finis par mettre le sac sur le dos et reprendre les chemins. Les jambes ont déjà plusieurs jours dans les pattes, et le corps commence à connaître la musique : une fois lancé, il faudra avancer.
D’entrée, ça grimpe. À force, cela devient presque une habitude, comme si chaque matin devait commencer par rappeler qui commande ici. Le premier objectif est de rejoindre Auron, station de ski posée de l’autre côté de la montagne. Après quatre kilomètres de montée, je passe le col du Blainon, puis j’entame la descente vers Auron à travers la forêt. Je coupe deux ou trois fois une piste forestière avant d’arriver dans un secteur partagé avec les VTT. Plusieurs chemins affichent clairement “Piétons interdits”. Très bien, je vais suivre la trace. Enfin… en théorie. En pratique, j’oublie de tourner, je ne vois plus de balisage, et me voilà déjà à bricoler avec l’itinéraire. Heureusement, je parviens à recouper et à retrouver le tracé du GR5 pour descendre vers Auron.
À Auron, je m’accorde un arrêt à la supérette. Quelques boissons, des fruits, et voilà un deuxième petit-déjeuner improvisé. Ces pauses-là n’ont rien de spectaculaire, mais sur le chemin elles prennent une vraie importance : elles relancent le moral autant que les jambes.
Je repars en traversant Auron, toujours en montant. À la sortie de la station, la pente bascule franchement : une grosse descente en lacets d’abord, puis un chemin plus roulant. Je suis encore bien à l’ombre, mais plus je perds de l’altitude, plus je sens la chaleur remonter de la vallée. Elle arrive doucement, puis s’installe, lourde et tenace.
Je retrouve la route par endroits, en alternant avec de courts passages sur sentier, jusqu’à atteindre le charmant centre de Saint-Étienne-de-Tinée. Il est 11 h 30. Si je ne mange pas maintenant, je risque de ne rien trouver avant un bon moment. La décision est vite prise : pause au snack du centre, de quoi refaire le plein, puis je repars assez rapidement. La journée est encore loin d’être gagnée.
À la sortie de Saint-Étienne-de-Tinée, rebelote : ça grimpe fort. La montée se fait sous la chaleur, sans air, avec trop peu d’ombre pour vraiment souffler. Le genre de passage où le paysage compte moins que le prochain coin d’ombre. C’est raide, étouffant, usant. Bref, une vraie galère.
Près d’un chalet, une fontaine coule comme une apparition. Je ne me fais pas prier : je remplis, je bois, je me trempe la tête, je laisse l’eau froide remettre un peu d’ordre dans la machine. Heureusement, le plus dur semble presque passé. La pente se calme, puis le chemin descend jusqu’au col d’Anelle, à 1 739 mètres, où un nouveau point d’eau me permet de me rafraîchir encore. Dans une journée comme celle-ci, chaque fontaine ressemble à une petite victoire.
La descente qui suit vers Saint-Dalmas-le-Selvage me fait du bien. Le rythme se pose, la pression retombe, et les jambes récupèrent presque paisiblement après la fournaise de la montée.
À Saint-Dalmas-le-Selvage, petit village bucolique, je m’offre un grand diabolo fraise et refais le plein d’eau. Le décor invite à traîner, mais la difficulté du jour m’attend encore : le col de la Colombière, à 2 238 mètres. Six kilomètres d’ascension, avec des passages bien pentus. De quoi rappeler que la journée n’a pas encore livré son dernier morceau.
Dans la descente vers Saint-Dalmas, je l’avais aperçu au loin, ce col. Il se découpait dans le paysage avec une évidence un peu intimidante. Je m’étais déjà dit que, plus tard, il faudrait bien aller le chercher. Nous y voilà.
Pourtant, malgré le manque d’ombre une fois encore, une bonne surprise m’accompagne : un air frais circule par moments sur la montée. Pas assez pour la rendre facile, mais suffisamment pour éviter qu’elle ne se transforme en fournaise totale. Je prends ça comme un cadeau.
La montée se révèle finalement assez variée. Le chemin alterne entre passages techniques et portions plus faciles, pentes raides et moments plus roulants. Les paysages changent assez souvent pour occuper l’esprit, et c’est peut-être ce qui rend l’ascension plus digeste que prévu. J’arrive au col, satisfait d’en avoir fini avec cette longue montée. Deux jeunes me rejoignent peu après. Je partage avec eux le fromage de vache acheté au refuge de Longon, qui commence sérieusement à se transformer en raclette au fond du sac. Autant qu’il serve avant de devenir une expérience culinaire incontrôlable.
Puis je bascule dans la descente. Le chemin est très praticable, presque invitant. Je me laisse entraîner et cours une bonne partie, en petites foulées, porté par l’envie d’arriver tôt à Bousiéyas. Après les montées, la chaleur, les fontaines salvatrices et le col enfin franchi, cette fin d’étape a des allures de libération.
D’entrée, ça grimpe. À force, cela devient presque une habitude, comme si chaque matin devait commencer par rappeler qui commande ici. Le premier objectif est de rejoindre Auron, station de ski posée de l’autre côté de la montagne. Après quatre kilomètres de montée, je passe le col du Blainon, puis j’entame la descente vers Auron à travers la forêt. Je coupe deux ou trois fois une piste forestière avant d’arriver dans un secteur partagé avec les VTT. Plusieurs chemins affichent clairement “Piétons interdits”. Très bien, je vais suivre la trace. Enfin… en théorie. En pratique, j’oublie de tourner, je ne vois plus de balisage, et me voilà déjà à bricoler avec l’itinéraire. Heureusement, je parviens à recouper et à retrouver le tracé du GR5 pour descendre vers Auron.
À Auron, je m’accorde un arrêt à la supérette. Quelques boissons, des fruits, et voilà un deuxième petit-déjeuner improvisé. Ces pauses-là n’ont rien de spectaculaire, mais sur le chemin elles prennent une vraie importance : elles relancent le moral autant que les jambes.
Je repars en traversant Auron, toujours en montant. À la sortie de la station, la pente bascule franchement : une grosse descente en lacets d’abord, puis un chemin plus roulant. Je suis encore bien à l’ombre, mais plus je perds de l’altitude, plus je sens la chaleur remonter de la vallée. Elle arrive doucement, puis s’installe, lourde et tenace.
Je retrouve la route par endroits, en alternant avec de courts passages sur sentier, jusqu’à atteindre le charmant centre de Saint-Étienne-de-Tinée. Il est 11 h 30. Si je ne mange pas maintenant, je risque de ne rien trouver avant un bon moment. La décision est vite prise : pause au snack du centre, de quoi refaire le plein, puis je repars assez rapidement. La journée est encore loin d’être gagnée.
À la sortie de Saint-Étienne-de-Tinée, rebelote : ça grimpe fort. La montée se fait sous la chaleur, sans air, avec trop peu d’ombre pour vraiment souffler. Le genre de passage où le paysage compte moins que le prochain coin d’ombre. C’est raide, étouffant, usant. Bref, une vraie galère.
Près d’un chalet, une fontaine coule comme une apparition. Je ne me fais pas prier : je remplis, je bois, je me trempe la tête, je laisse l’eau froide remettre un peu d’ordre dans la machine. Heureusement, le plus dur semble presque passé. La pente se calme, puis le chemin descend jusqu’au col d’Anelle, à 1 739 mètres, où un nouveau point d’eau me permet de me rafraîchir encore. Dans une journée comme celle-ci, chaque fontaine ressemble à une petite victoire.
La descente qui suit vers Saint-Dalmas-le-Selvage me fait du bien. Le rythme se pose, la pression retombe, et les jambes récupèrent presque paisiblement après la fournaise de la montée.
À Saint-Dalmas-le-Selvage, petit village bucolique, je m’offre un grand diabolo fraise et refais le plein d’eau. Le décor invite à traîner, mais la difficulté du jour m’attend encore : le col de la Colombière, à 2 238 mètres. Six kilomètres d’ascension, avec des passages bien pentus. De quoi rappeler que la journée n’a pas encore livré son dernier morceau.
Dans la descente vers Saint-Dalmas, je l’avais aperçu au loin, ce col. Il se découpait dans le paysage avec une évidence un peu intimidante. Je m’étais déjà dit que, plus tard, il faudrait bien aller le chercher. Nous y voilà.
Pourtant, malgré le manque d’ombre une fois encore, une bonne surprise m’accompagne : un air frais circule par moments sur la montée. Pas assez pour la rendre facile, mais suffisamment pour éviter qu’elle ne se transforme en fournaise totale. Je prends ça comme un cadeau.
La montée se révèle finalement assez variée. Le chemin alterne entre passages techniques et portions plus faciles, pentes raides et moments plus roulants. Les paysages changent assez souvent pour occuper l’esprit, et c’est peut-être ce qui rend l’ascension plus digeste que prévu. J’arrive au col, satisfait d’en avoir fini avec cette longue montée. Deux jeunes me rejoignent peu après. Je partage avec eux le fromage de vache acheté au refuge de Longon, qui commence sérieusement à se transformer en raclette au fond du sac. Autant qu’il serve avant de devenir une expérience culinaire incontrôlable.
Puis je bascule dans la descente. Le chemin est très praticable, presque invitant. Je me laisse entraîner et cours une bonne partie, en petites foulées, porté par l’envie d’arriver tôt à Bousiéyas. Après les montées, la chaleur, les fontaines salvatrices et le col enfin franchi, cette fin d’étape a des allures de libération.

Jour 6: Roya - Bousieyas