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D'UN CAP À D’AUTRES

65 jours
Par Jacqueline25
publié il y a 2 jours
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D'UN CAP À D’AUTRES

Section 7 Du 23 au 27 juillet

Mise à jour section : 30 juil.



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Section 7 Du 23 au 27 juillet
Jeudi 23 juillet - 32e jour
55 km
Sauveterre-de-Béarn, Mongoles, Saint-Jean-Pied-de-Port




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Section 7 Du 23 au 27 juillet


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Section 7 Du 23 au 27 juillet
Samedi 25 juillet - 33e jour
75 km
Roncevaux, Pamplune


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Section 7 Du 23 au 27 juillet
Dimanche 26 juillet - 34e jour
60 km
Villava, Pampelune, Lorca

Il décide d’arrêter de se martyriser
Après quelques kilomètres de jardin, de parc, je rejoins la jolie Plaza del Castillo à Pampelune. Tout est encore fermé. Il est seulement 8h du matin. Le temps de prendre quelques photos et un café ouvre ses portes.
Dans les cafés des en-cas sont toujours présentés sur le comptoir. Je choisis une part d’une omelettte ronde très épaisse et un café-lait, délicieux aussi. Les saveurs d’un pays à l’autre sont différentes.
Il a plu cette nuit. Il tombe quelques gouttes ce matin. J’ai renvoyé  mes vêtements de pluie par la Poste.
Le dimanche les grandes villes sont faciles à traverser. C’est le cas pour Pampelune qui possède de magnifiques pistes cyclables avec feux inhérents.
À la sortie de la ville, les panneaux m’indiquent que l’EV1 et l’EV3 se confondent.
La première est la plus longue des véloroutes européennes. Sur 11 150 km, elle relie le cap Nord en Norvège à Caminha au Portugal. Eurovelo que j’ai grandement parcourue jusqu’au cap Nord.
La seconde longue de 5 300 km, relie Trondheim et se termine au cap Finisterra considéré comme la fin du monde connu pendant de nombreux siècles.
Depuis cette année, une jonction entre l’EV3 et l’EV1 a été réalisée. En deux voyages je relierai les deux caps, l’un le plus septentrional d’Europe et l’autre le plus occidental de l’Europe continentale.
Mais je n’y suis pas encore !
Je me retrouve en rase campagne, difficile du fait du dénivelé important, la récompense à la hauteur de l’effort fourni et je ne manque pas de me retourner pour apprécier la belle vue sur Pampelune.
Ma progression est lente, les chemins sont couverts de sable, de cailloux, de pierre… et ne permettent pas la circulation à vélo. Ni pour grimper les côtes ni pour les descendre car le risque de dérapage est trop important. Ce qui se résume à beaucoup de marche à pousser le vélo.
Les paysages vallonés permettent une excellente observation. La culture de céréales règne en maître. De petites parcelles de tournesols font piètre figure. Ces derniers, maigrelets, courbent l’échine. Ils ont bien des difficultés à survivre.
J’abandonne progressivement les Pyrénées pour bientôt trouver  la cordillère Cantabrique.
Parfois le sentier se termine et je circule sur des routes secondaires dont l’une est en macadam encore bien noir, non empoussiéré où je retrouve des cyclistes de route me faisant toujours signe. Ils me souhaitent bon courage. Ils grimpent les côtes en danseuse et moi je pousse ma lourde monture.
Puis je retrouve les chemins qui serpentent dans les champs de céréales. 
Mon vélo se couvre progressivement de poussière et moi aussi.
L’environnement est paisible. Les villages sont perchés sur les collines avec leur église au point le plus haut. Quelques enfants donnent de la vie. Dans l’un un cerf volant les occupe. Dans l’autre c’est une trottinette qu’ils se prêtent. 
Je fais un petit détour pour admirer la chapelle octogonale de Santa Maria de Eunate, isolée dans la campagne. Les nombreuses arcades qui l’entourent contribuent à la majesté du lieu.
Bien sûr, je foule le pavé de la Calle Mayor de Puente-la-Reina, cité médiévale. Je découvre de beaux bâtiments civils et religieux et de nombreuses personnes tout de blanc vêtu avec un élément rouge venant rompre  cette blancheur. Ils sont réunis autour de nombreuses tables et terminent leur repas.
L’un d’eux m’explique : « Pendant toute une semaine, Puente la Reina-Gares vit intensément au rythme de la musique, des festivités taurines (lâchers de vachettes), de la danse et des différents spectacles programmés pour les enfants, les jeunes et les moins jeunes. »
Belle ambiance ! 
Je quitte la ville en empruntant le pont à six arches sur l’Arga.
À deux kilomètres de mon arrivée, Cirauqui, magnifique et solennelle, se dévoile en haut d’une butte. Les vignes promettent un vin local.
Je passe sous une porte fortifiée, puis c’est la montée de rues médiévales bordées de murs à  corniches. L’albergue est située tout en haut du village.
Je passe devant le seul bar. 
Malheureusement l’albergue est fermée ! Misère de misère !
Je décide de me rendre au bar associatif. Cela me permettra de noyer ma peine dans un verre de bière. Les membres de l’association me confirme qu’aucun hébergement n’est  possible dans le village. La responsable téléphone à l’albergue de Lorca située à 6 km. Ils peuvent m’accueillir.
Je prends mon courage à deux mains en espérant que je ne me confronterai pas à d’importantes côtes. 
À la sortie de Cirauqui, le passage par le pont romain me donne une bonne frayeur car il nécessite de franchir un long et abrupte escalier de pierre. Peu à peu se dessine un étroit passage  bitumé le contournant. Je respire mieux ! 
Apres quelques bons dénivelés je parviens à Lorca et passe devant son église de San Salvador du XIIe siècle. 
Je suis accueillie par José Ramón qui me prépare un excellent sandwich au fromage et tomate accompagné d’un petit verre de bière. Il paraît que cela évite les courbatures ! D’ailleurs c’est un mal que je ne ressens pas au cours de mes voyages. Cependant, je perçois que mes muscles sont fortement sollicités et me demandent parfois des élongations pour remettre tout cela en ordre.
Pierre est le seul marcheur présent à l’auberge. Nous dormirons dans le dortoir à quatre lits. Parti depuis quatre jours, il n’en peut plus. De nombreuses ampoules le gène dans sa marche d’une trentaine de km par jour. Il a décidé d’arrêter de se martyriser et prendra le bus jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle.



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Section 7 Du 23 au 27 juillet
lundi 27 juillet - 35e jour
2 km à pied
Lorca

Journée écriture au centre du village de Lorca 
Je n’ai pas terminé la rédaction de mon journal , mais toutes les photos sont publiées. 
Ce matin, ils arrivent au fur et à mesure pour se désaltérer à la fontaine où je me trouve. Ils ne saluent personne, ni les vieilles dames qui se reposent à l’ombre ni moi qui écris sur mon téléphone. Certains se couchent sur les bancs, d’autres se déchaussent et plongent leurs pieds dans la fontaine ou leur tête. 
On pourrait imaginer qu’ils viennent de traverser le désert pendant de nombreux jours alors qu’il n’est que dix heure du matin. 
Et puis certains vont bien, sous leur grand chapeau, Silencieusement, ils traversent le village le regard fixé au sol.
Tout de même… trois me salueront en souriant.
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