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Race Top Tube Bag de Restrap

Anthony
par anthony
publié
il y a 9 heures
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Lecture 2 min.

Résumé :

Dans la famille Race de chez Restrap, je demande cette fois le Top Tube Bag ! Testée en même temps que la sacoche de guidon (Race Bar Bag) lors d’un périple mémorable dans les Alpes du Sud, elle a été mise à l’épreuve sur des pistes au gravier gros calibre. Si j’ai l’habitude des petites sacoches top tube, c’est la première fois que j’installe un modèle Long couvrant l’intégralité du tube supérieur. Avec un stockage annoncé de 2 litres, ce format généreux me permettait de repenser mon organisation sans grignoter l’espace du triangle principal. Après 3 mois sans jamais quitter mon cadre, il est temps de faire le bilan.
Poids total (constaté) : 235 g

Prix approximatif : 96 €

On Aime

  • Légère, mais sans compromis sur la robustesse
  • Installation facile via 4 points d'ancrage pour un arrimage solide
  • Finesse et rigidité : aucune gêne au pédalage
  • Devrait convenir à la majorité des tailles de cadre

Améliorable ?

  • Water resistant, pas waterproof, mais c'est assez commun sur ce type de sacoches non thermo-soudées
  • Dégagement entre-jambe à l'arrêt : selon sa morphologie et la géométrie du cadre, ça peut être limite pour mettre les deux pieds au sol

Le choix de la taille

Le Top Tube Bag se décline en 3 formats, soit 3 longueurs, pour s’adapter à toutes les configurations :
  • Short de 1,2 litre. Avec ses 24 cm, elle occupe environ la moitié du tube supérieur.
  • Medium de 1,5 litre et 37 cm de long, soit environ ⅔ du tube supérieur.
  • Long de 2 litres et 49 cm, occupant ainsi la quasi-totalité de l’espace disponible.
Un détail différencie la plus petite taille : elle est légèrement plus haute que ses grandes sœurs avec 12 cm contre 11 cm. Et c’est aussi la seule à proposer une fixation par vis (dite Bolt-On).

Compatibilité et ajustement

Si les deux petits modèles s’adaptent naturellement à n’importe quel vélo, la version Long demande de sortir le mètre avant achat, comme toutes les sacoches de ce type. En effet, sa longueur de 49 cm devrait convenir à la majorité des configurations, puisque Restrap a intégré une sangle de tube de selle ajustable sur 12 cm : une large plage qui permet à la sacoche de s’intégrer sur une vaste plage de tailles de vélos.
À titre d’exemple, sur le Kona Ouroboros testé en taille 54, l’ajustement était idéal avec encore une petite marge de manœuvre (2-3 cm). Sur ce modèle décliné de la taille 50 à 58, la longueur du tube supérieur varie d’environ 6 cm : une différence largement couverte par l’amplitude de réglage de la sacoche. 
Pour les petits gabarits, je conseillerais vivement de mesurer l’espace réellement disponible sur le tube supérieur : s’il est en deçà de 49-50 cm, il faudra impérativement se tourner vers la taille Medium (ou un autre modèle !).
 

Installation

La fixation de cette sacoche est simple et efficace, en 4 points. On retrouve un élastique pour la potence, une sangle pour le tube de selle et deux ancrages sur le tube supérieur, dont un velcro. Une installation en une petite minute pour un résultat sans appel : malgré des secousses dantesques durant mes tests, l’arrimage n’a jamais montré le moindre signe de faiblesse. Ni la sacoche, ni les réglages n’ont bougé sur les pistes chaotiques des Alpes du sud. La seule fois où j’ai dû manipuler les boucles… c’était pour retirer la sacoche du vélo ! Notons toutefois que sur le tube supérieur, seule la sangle arrière propose 3 positions d’ajustement, tandis que le velcro avant est cousu à un emplacement fixe. Il faut donc s’assurer qu’il ne gêne pas le passage des sangles d’une autre sacoche de cadre par exemple.
Seule cette sangle peut être déplacée.
Seule cette sangle peut être déplacée.

Rigidité et durabilité

On pourrait craindre qu’une sacoche si légère ne garantisse pas une bonne solidité structurelle, mais il n’en est rien. Grâce à ses panneaux latéraux rigidifiés, la sacoche affiche une silhouette imperturbable. Elle ne se déforme pas, ce qui est essentiel pour préserver le dégagement au niveau des genoux. On oublie totalement sa présence au pédalage, car elle reste parfaitement fine et centrée.

Côté durabilité, l’usage du tissu X-Pac est souvent gage d’excellence dans le domaine. Malgré un test exigeant, la surface extérieure ne présente aucun signe prématuré d’usure. La clé réside dans la qualité de l’arrimage : un montage sans jeu prévient les micro-frottements destructeurs, tant pour la sacoche que pour le cadre d’ailleurs. Sur ce dernier point, je n’ai noté aucune altération de la peinture non plus. Mais les cyclistes les plus méticuleux pourront sécuriser leur tube supérieur avec du ruban adhésif d’électricien ou des protections spécifiques (type Skin Armor).

En toute transparence, à l’intérieur, j’ai pu remarquer une petite faiblesse : à force de transporter mon trépied sans protection particulière, la tête de la rotule a fini par user prématurément l’une des séparations intérieures à cause des vibrations incessantes. Mais soyons honnête, il s’agit ici d’un objet métallique, lourd et saillant, qui exerçait une pression très localisée, en continu. À mon sens, cette dégradation prématurée reste donc très spécifique à mon usage et ne remet pas en cause la qualité de construction de la sacoche pour un chargement plus… conventionnel disons ?

Entre jambe : la taille ça compte ?

L’intérêt majeur de ce format top tube est d’offrir un volume de rangement généreux sans sacrifier l’emplacement des porte-bidons traditionnels. La seule contrepartie notable concerne la hauteur de dépassement au-dessus du cadre lorsque l’on pose les deux pieds à terre. Selon l’entrejambe du cycliste (et la géométrie du cadre), la marge de manœuvre peut être réduite au strict minimum : les carrures de mannequins aux jambes longues s’en accommodent sans peine, tandis que les cyclistes "courts sur pattes" doivent composer avec une certaine proximité ! Heureusement, la robustesse des matériaux est telle que même si l’on vient s’appuyer sur la sacoche, celle-ci reprend instantanément sa forme initiale dès que l’on remonte en selle.
Un pied au sol, ça passe.
Un pied au sol, ça passe.
Les deux pieds au sol : c'est limite !
Les deux pieds au sol : c'est limite !

Rangement

L’organisation interne mise sur la simplicité avec un vaste volume central non compartimenté, complété par quatre petites poches latérales plutôt étroites. Certains cyclistes regretteront peut-être l’absence de séparateurs pour diviser l’espace principal, mais cette configuration offre une flexibilité totale. Cette absence de cloisons m’a permis d’y loger sans peine mon petit trépied photo, pour le garder à portée de main pendant tout le voyage.

La fermeture éclair est équipée de deux curseurs indépendants, à chaque extrémité (sur les tailles medium et long). Grâce à la rigidité structurelle de la sacoche et à la fermeté de son ancrage, l’ouverture et la fermeture se font d’une seule main avec fluidité. Ce double accès permet de piocher à l’avant ou à l’arrière de la sacoche, sans avoir besoin de la compartimenter avec des cloisons internes.

Sur les flancs extérieurs, on trouve deux petites poches en filet très discrètes. Restrap a sagement limité
leur volume pour conserver un profil assez fin et éviter tout contact avec les genoux lors du pédalage. On y rangera naturellement de petits objets, comme une paire de mitaines (le filet permet de les sécher en même temps) ou quelques encas accessibles instantanément.
Après avoir roulé sans protéger la tête du trépied : mea culpa !
Après avoir roulé sans protéger la tête du trépied : mea culpa !

Résistance aux intempéries

On doit distinguer les matériaux utilisés et la conception globale : le tissu X-Pac et le zip sont intrinsèquement étanches, mais la sacoche utilise des coutures cousues. Celles-ci ne garantissent qu’une résistance aux intempéries tout au plus (water resistant), et non l’étanchéité (waterproof). C’est une conception classique sur ce type de bagagerie, mais on peut regretter que Restrap entretient un certain flou sur le sujet, en ne mentionnant que l’étanchéité des matériaux… En l’absence de thermosoudures – comme on peut en trouver chez Riverside, par exemple – l’humidité finit inévitablement par s’infiltrer lors d’averses prolongées. Il est donc indispensable de protéger les objets les plus sensibles (de simples sacs Ziploc font l’affaire). Notons que la fiche technique mentionne être compatible avec de très grands téléphones comme l’iPhone 16 Pro Max (163 x 77 mm). Et les smartphones milieu et haut de gamme modernes sont généralement IP67 ou plus – donc étanches à une courte immersion par exemple – et peuvent donc être rangés dans ce Top Tube Bag sans protection supplémentaire.

Verdict

Pour conclure, en voyage et au quotidien, le Top Tube Bag en version Long a parfaitement rempli sa mission. En exploitant toute la longueur du tube supérieur, cette sacoche offre un bel espace de rangement très accessible pour un poids très raisonnable, et sans gêner le pédalage. Ajoutons que, comme la sacoche de guidon (Race Bar Bag), elle est fabriquée de l’autre côté de la Manche et garantie à vie. Une réussite donc !

Caractéristiques générales

Poids total (constaté) : 235 g
Poids annoncé par le constructeur : 243 g

Pays de fabrication

Royaume-Uni

Garantie

à vie
marque : Restrap

Prix approximatif : 96 €

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