De Besançon au cap Nord en 2022 ; de Besançon au cap Roca en 2026 ; et relier les deux caps à vélo.
Le cap Nord, point le plus septentrional d'Europe.
Le cap Roca, point le plus occidental du continent européen.
Le cap Nord, point le plus septentrional d'Europe.
Le cap Roca, point le plus occidental du continent européen.
Activité :
vélo de randonnée
Statut :
en cours
DATE :
30/06/2026
Durée :
65 jours
Mobilité douce
du pas de la porte au pas de la porte
D'UN CAP À D’AUTRES
Les étapes :
1
mise à jour : 07 juil.
De Besançon au cap Nord en 2022, de Besançon au cap Roca en 2026 afin de relier les deux caps à vélo.
Le cap Nord, point le plus septentrional d'Europe. Le cap Roca, point le plus occidental du continent européen.
Le cap Nord, point le plus septentrional d'Europe. Le cap Roca, point le plus occidental du continent européen.
2
mise à jour : 10 juil.
Lundi, mardi 22 et 23 juin 2026
1e et 2e jour
130 km / de dénivelé positif
Besançon, Dole, Dijon
La mise à distance m’est indispensable pour un début de voyage.
De Dijon à Besançon, au parcours qui m’est très familier, je vais me laisser porter par les songes.
Je vais raconter un peu de ma ville. Besançon… écrin de biodiversité : collines, bord du Doubs, forêts de chênes…
Mais ce n’est pas à cela auquel je pense tout en pédalant.
Je le vois depuis chez moi ! À deux pas de la future grande bibliothèque. Victor Hugo par Rodin. Nu, debout, noueux, vieilli et installé au bout du pont Canot.
Cela commence par une belle histoire !
La voici ! Déçu de constater qu’aucune sculpture de Rodin n’avait été installée à Besançon lors du bicentenaire de la naissance de Victor Hugo, Léonard Gianadda a souhaité faire don de cette oeuvre à la Ville de Besançon, en reconnaissance de ce que la France et Besançon en particulier font pour l’art.
L’histoire de cette statue commence en 2019 avec la découverte d’un moule original de Rodin dans les ateliers de Meudon. Un projet exceptionnel se met en route : faire fondre trois exemplaires de la sculpture avec l’accord du musée Rodin.
Pourquoi Victor Hugo nu ?
”Pour moi, on ne revêt pas un dieu d’une redingote” justifiait Auguste Rodin auprès de Camille Claudel. Pour la maire de Besançon, ”C’est l’image brute, puissante du penseur, de l’écrivain, de l’homme engagé, qui c...
1e et 2e jour
130 km / de dénivelé positif
Besançon, Dole, Dijon
La mise à distance m’est indispensable pour un début de voyage.
De Dijon à Besançon, au parcours qui m’est très familier, je vais me laisser porter par les songes.
Je vais raconter un peu de ma ville. Besançon… écrin de biodiversité : collines, bord du Doubs, forêts de chênes…
Mais ce n’est pas à cela auquel je pense tout en pédalant.
Je le vois depuis chez moi ! À deux pas de la future grande bibliothèque. Victor Hugo par Rodin. Nu, debout, noueux, vieilli et installé au bout du pont Canot.
Cela commence par une belle histoire !
La voici ! Déçu de constater qu’aucune sculpture de Rodin n’avait été installée à Besançon lors du bicentenaire de la naissance de Victor Hugo, Léonard Gianadda a souhaité faire don de cette oeuvre à la Ville de Besançon, en reconnaissance de ce que la France et Besançon en particulier font pour l’art.
L’histoire de cette statue commence en 2019 avec la découverte d’un moule original de Rodin dans les ateliers de Meudon. Un projet exceptionnel se met en route : faire fondre trois exemplaires de la sculpture avec l’accord du musée Rodin.
Pourquoi Victor Hugo nu ?
”Pour moi, on ne revêt pas un dieu d’une redingote” justifiait Auguste Rodin auprès de Camille Claudel. Pour la maire de Besançon, ”C’est l’image brute, puissante du penseur, de l’écrivain, de l’homme engagé, qui c...
3
mise à jour : 24 juil.
mercredi 1 juillet - 10e jour
50km
Bourbon-Lancy, Charrin, Devin, Decize
Échanger son vélo contre une mobylette
L’étape du jour est courte, une cinquantaine de kilomètres.
À mon ravissement, certaines côtes sont réalisables par l’élan pris dans la descente adjacente.
Sinon, je peine et pousse mon vélo.
Des cyclistes sur leur monture électrique me doublent avec une facilité déroutante. Ils me crient à leur passage : « Bon courage ! » et cela m’enrage !
Quelques descentes sont les bienvenues. Ce sont des instants de repos fraîcheur mais toujours très éphémères.
Mon corps ne s’est pas défait de la chaleur des jours précédents. Il perçoit le soleil comme un ennemi et le canal du Nivernais, bien ombragé devient un cher ami.
Sur une petite route secondaire, une dame dresse trois chiens, de gabarits différents. Je m’approche prudemment à pied. Mon vélo roule au pas. Cependant les chiens se mettent à courir vers moi. Je demande à la dame de les attacher. Elle me rétorque :: « Votre vélo est considéré par mes chiens comme une vache. Ils courent donc après. »
Ah bon ! Mon vélo est perçu comme une vache par les chiens !
Lorsque je lui explique que j’ai peur des chiens, elle poursuit : « Si vous avez peur, vous devenez un problème pour eux !» J’aurais peut-être pu en apprendre plus, mais je dois poursuivre ma route.
Mon vélo est une vache ! Moi un problème ! Je ne suis pas prête d’être tirée d’affaire avec les chiens.
Partie tôt ce ma...
50km
Bourbon-Lancy, Charrin, Devin, Decize
Échanger son vélo contre une mobylette
L’étape du jour est courte, une cinquantaine de kilomètres.
À mon ravissement, certaines côtes sont réalisables par l’élan pris dans la descente adjacente.
Sinon, je peine et pousse mon vélo.
Des cyclistes sur leur monture électrique me doublent avec une facilité déroutante. Ils me crient à leur passage : « Bon courage ! » et cela m’enrage !
Quelques descentes sont les bienvenues. Ce sont des instants de repos fraîcheur mais toujours très éphémères.
Mon corps ne s’est pas défait de la chaleur des jours précédents. Il perçoit le soleil comme un ennemi et le canal du Nivernais, bien ombragé devient un cher ami.
Sur une petite route secondaire, une dame dresse trois chiens, de gabarits différents. Je m’approche prudemment à pied. Mon vélo roule au pas. Cependant les chiens se mettent à courir vers moi. Je demande à la dame de les attacher. Elle me rétorque :: « Votre vélo est considéré par mes chiens comme une vache. Ils courent donc après. »
Ah bon ! Mon vélo est perçu comme une vache par les chiens !
Lorsque je lui explique que j’ai peur des chiens, elle poursuit : « Si vous avez peur, vous devenez un problème pour eux !» J’aurais peut-être pu en apprendre plus, mais je dois poursuivre ma route.
Mon vélo est une vache ! Moi un problème ! Je ne suis pas prête d’être tirée d’affaire avec les chiens.
Partie tôt ce ma...
4
5
mise à jour : 27 juil.
samedi 11 juillet - 20e jour
50 km - 649 m d+
Availles-Limouzine, Confolens, Exideuil-sur-Vienne, Pressignac
Cette nuit, le vent s’est levé brusquement et s’est emberlificoté dans les pins, les saules pleureurs et bien d’autres essences d’arbres se mirent à gémir, trop secoués à leur goût.
Le ciel désirait aussi entrer dans la compétition. C’est ainsi que silencieusement, il illuminait le camping par alternance. Toute cette folie me réveilla et je me dépêchai de mettre à l’abri le matériel resté dehors.
Le phénomène était bizarre car la tente ne subissait pas les assauts du vent. Comme si le vent restait perché à plusieurs mètres du sol.
Ce matin une des dames anglaises vient me saluer et me souhaite : « Good luck. » Autrement dit : « Bonne chance. » Formule traditionnelle tant de fois entendues.
Elle me tapote le bras. Cela aussi est tellement fréquent. On me touche lorsque je suis une cyclo-voyageuse. C’est une forme d’empathie, d’extrême gentillesse, d’humanité envers moi, la femme seule partie pour un long voyage. Ces gestes m’émeuvent toujours. Je l’ai regardée plus précisément et j’ai vu son regard aux yeux bleus illuminant son visage. Un visage tracé par de profonds sillons, modelé par un trop plein de soleil. Merci Leylani !
Pour les dix premiers kilomètres, des dénivelés positifs m’obligent à pousser mon vélo.
« Chi va piano va sano e va lontano » et se traduit littéralement par « Celui qui va doucement, va sainement, sûrement et va loin ».
Cela me convient bien...
50 km - 649 m d+
Availles-Limouzine, Confolens, Exideuil-sur-Vienne, Pressignac
Cette nuit, le vent s’est levé brusquement et s’est emberlificoté dans les pins, les saules pleureurs et bien d’autres essences d’arbres se mirent à gémir, trop secoués à leur goût.
Le ciel désirait aussi entrer dans la compétition. C’est ainsi que silencieusement, il illuminait le camping par alternance. Toute cette folie me réveilla et je me dépêchai de mettre à l’abri le matériel resté dehors.
Le phénomène était bizarre car la tente ne subissait pas les assauts du vent. Comme si le vent restait perché à plusieurs mètres du sol.
Ce matin une des dames anglaises vient me saluer et me souhaite : « Good luck. » Autrement dit : « Bonne chance. » Formule traditionnelle tant de fois entendues.
Elle me tapote le bras. Cela aussi est tellement fréquent. On me touche lorsque je suis une cyclo-voyageuse. C’est une forme d’empathie, d’extrême gentillesse, d’humanité envers moi, la femme seule partie pour un long voyage. Ces gestes m’émeuvent toujours. Je l’ai regardée plus précisément et j’ai vu son regard aux yeux bleus illuminant son visage. Un visage tracé par de profonds sillons, modelé par un trop plein de soleil. Merci Leylani !
Pour les dix premiers kilomètres, des dénivelés positifs m’obligent à pousser mon vélo.
« Chi va piano va sano e va lontano » et se traduit littéralement par « Celui qui va doucement, va sainement, sûrement et va loin ».
Cela me convient bien...
6
7
mise à jour : 30 juil.
Jeudi 23 juillet - 32e jour
55 km
Sauveterre-de-Béarn, Mongoles, Saint-Jean-Pied-de-Port
55 km
Sauveterre-de-Béarn, Mongoles, Saint-Jean-Pied-de-Port
8
mise à jour : 18 août
Mardi 28 juillet - 36e jour
60 km
Lorca, Irache, Urbiola, Viana
Luca se prend la tête dans les mains
L’EV3 se confond avec les chemins des marcheurs recouverts de sable très fin et carrossables pour un vélo.
Je traverse le village de Villatuerta avec son pont médiéval et son église du XIIe siècle. Au loin un marcheur lève son bâton en guise de salut et une dame japonaise agite sa main. Nos routes se séparent.
Plus loin, je me retrouve nez à nez avec Aiichiro la Japonaise, à la base d’un pont en arc impressionnant. Elle m’aide à pousser mon vélo. Elle me prend en photo. Puis je pars à gauche et elle à droite.
À Estella-Lizarra, je fais connaissance avec l’homme au bâton brandit. Gand est Irlandais. Il est parti de Saint-Jean-Pied-de-Port et a réduit ses étapes à cause de la chaleur. Il est parti de Saint-Jean-Pied-de-Port et a réduit ses étapes à cause de la chaleur. Il a prévu un voyage de quatre à cinq semaines. Lorsque je lui raconte que j’ai découvert son pays l’année passée, à vélo, son visage s’illumine. Il habite à Galway. Je lui montre mes sandales achetées dans sa ville et il rayonne. Il rit en observant mon vélo et remarque : « Vous transportez votre maison ! »
Le chemin des marcheurs et le mien divergent par endroits. Je retrouve Gand et Aiichiro régulièrement.
Bodegas Irache est un domaine viticole situé sur le Camino francés des chemins de Compostelle et jouxtant le monastère Santa María la Real d'Irache. Il propose aux pèlerins, aux cyclistes, aux pr...
60 km
Lorca, Irache, Urbiola, Viana
Luca se prend la tête dans les mains
L’EV3 se confond avec les chemins des marcheurs recouverts de sable très fin et carrossables pour un vélo.
Je traverse le village de Villatuerta avec son pont médiéval et son église du XIIe siècle. Au loin un marcheur lève son bâton en guise de salut et une dame japonaise agite sa main. Nos routes se séparent.
Plus loin, je me retrouve nez à nez avec Aiichiro la Japonaise, à la base d’un pont en arc impressionnant. Elle m’aide à pousser mon vélo. Elle me prend en photo. Puis je pars à gauche et elle à droite.
À Estella-Lizarra, je fais connaissance avec l’homme au bâton brandit. Gand est Irlandais. Il est parti de Saint-Jean-Pied-de-Port et a réduit ses étapes à cause de la chaleur. Il est parti de Saint-Jean-Pied-de-Port et a réduit ses étapes à cause de la chaleur. Il a prévu un voyage de quatre à cinq semaines. Lorsque je lui raconte que j’ai découvert son pays l’année passée, à vélo, son visage s’illumine. Il habite à Galway. Je lui montre mes sandales achetées dans sa ville et il rayonne. Il rit en observant mon vélo et remarque : « Vous transportez votre maison ! »
Le chemin des marcheurs et le mien divergent par endroits. Je retrouve Gand et Aiichiro régulièrement.
Bodegas Irache est un domaine viticole situé sur le Camino francés des chemins de Compostelle et jouxtant le monastère Santa María la Real d'Irache. Il propose aux pèlerins, aux cyclistes, aux pr...
9
mise à jour : 18 août
dimanche 2 août - 42e jour
52 km
San Bol (Iglesias), Castrojeriz, Fromista, Villarmentro de Campos
Dès l’aube, Martin me prépare un thé. Tous nos effets sont rangés depuis la veille. Nous nous mettons en chemin, lui à pied, moi à vélo…
Le soleil n’est pas encore levé. Une délicate lueur rouge pointe à l’horizon. Le bord supérieur du soleil apparaît. Voici l’aurore ! Le passage de l'aube au lever du soleil qui s'achèvera lorsque l'intégralité du disque solaire sera visible. J’attends… car l’est est derrière moi. Moment sublime !
Je peux reprendre mon chemin.
Après avoir terminé le dénivelé que j’aurais dû parcourir la veille sur le chemin sablonneux et caillouteux, je poursuis sur une route secondaire à une seule voie qui rejoint les villages.
Depuis le haut de la colline, l’arrivée à Castrojeriz est superbe avec la vue sur la collégiale de Nuestra Señora del Manzano, dominée par un château en ruine datant du IX siècle, érodé par le temps qui passe. Le village semble s’enrouler autour de la colline.
À la sortie du village deux options s’offrent à moi. En face la piste grimpe avec un fort dénivelé sur le plateau. Cent-vingt-sept mètres de dénivelé en un kilomètre soit 12% de moyenne. Lorsque je lis le panneau en début d’ascension, mon demi-tour se termine par un dérapage et je rejoins immédiatement la route pour me conformer au fléchage destiné aux cyclistes. Peu après, au bistrot de Castrillo Motra de Judios, un Espagnol m’informe : « Le village s’appelait encore récemme...
52 km
San Bol (Iglesias), Castrojeriz, Fromista, Villarmentro de Campos
Dès l’aube, Martin me prépare un thé. Tous nos effets sont rangés depuis la veille. Nous nous mettons en chemin, lui à pied, moi à vélo…
Le soleil n’est pas encore levé. Une délicate lueur rouge pointe à l’horizon. Le bord supérieur du soleil apparaît. Voici l’aurore ! Le passage de l'aube au lever du soleil qui s'achèvera lorsque l'intégralité du disque solaire sera visible. J’attends… car l’est est derrière moi. Moment sublime !
Je peux reprendre mon chemin.
Après avoir terminé le dénivelé que j’aurais dû parcourir la veille sur le chemin sablonneux et caillouteux, je poursuis sur une route secondaire à une seule voie qui rejoint les villages.
Depuis le haut de la colline, l’arrivée à Castrojeriz est superbe avec la vue sur la collégiale de Nuestra Señora del Manzano, dominée par un château en ruine datant du IX siècle, érodé par le temps qui passe. Le village semble s’enrouler autour de la colline.
À la sortie du village deux options s’offrent à moi. En face la piste grimpe avec un fort dénivelé sur le plateau. Cent-vingt-sept mètres de dénivelé en un kilomètre soit 12% de moyenne. Lorsque je lis le panneau en début d’ascension, mon demi-tour se termine par un dérapage et je rejoins immédiatement la route pour me conformer au fléchage destiné aux cyclistes. Peu après, au bistrot de Castrillo Motra de Judios, un Espagnol m’informe : « Le village s’appelait encore récemme...
10
mise à jour : 18 août
samedi 8 août - 47e jour
65 km
Foncebadón, Cruz de Ferro, Molinaseca, Ponferrada, Cacabelos, Pieros, Villafranca del Bierzo
Tout va bien après cette journée de repos.
Je suis réveillée à cinq heures du matin et ne m’élance qu’à six heures quinze. Il fait nuit noire. Les jours raccourcissent à vive allure.
Depuis l’auberge, j’emprunte un sentier au milieu des genêts purgatifs jusqu’à la route. L’éclairage de mon vélo ne fonctionne plus. Le connecteur à la dynamo n’est pas assez isolé et ne doit pas apprécier les douches quotidiennes. La LED du phare semble s’être affaiblie et l’éclairage de mon phare additionnel à l’avant est en partie obstrué par la sacoche. Je ne vois donc pas grand chose sur cet étroit sentier où les genêts, plantes coriaces se mettent en travers de mon chemin. Pour couronner le tout, un fil de fer invisible dans cette obscurité vient s’interposer.
Malgré tous ces obstacles j’atteins la route.
C’est avec plaisir que je termine l’ascension du col commencé avant-hier.
Après une petite pression sur le connecteur de l’éclairage, ce dernier se remet à fonctionner. Je suis bien visible, mais personne ne circule à cette heure-ci.
Un bruit au bord de la route me fait sursauter. Il s’agit d’une vache en train de brouter que je n’avais pas vue. Heureusement qu’elle n’a pas traversé la route.
Ce matin il pleut délicatement. La pluie me rappelle qu’elle existe toujours. L’orage gronde au loin dans les montagnes et les éclairs illuminent le panorama le laissant...
65 km
Foncebadón, Cruz de Ferro, Molinaseca, Ponferrada, Cacabelos, Pieros, Villafranca del Bierzo
Tout va bien après cette journée de repos.
Je suis réveillée à cinq heures du matin et ne m’élance qu’à six heures quinze. Il fait nuit noire. Les jours raccourcissent à vive allure.
Depuis l’auberge, j’emprunte un sentier au milieu des genêts purgatifs jusqu’à la route. L’éclairage de mon vélo ne fonctionne plus. Le connecteur à la dynamo n’est pas assez isolé et ne doit pas apprécier les douches quotidiennes. La LED du phare semble s’être affaiblie et l’éclairage de mon phare additionnel à l’avant est en partie obstrué par la sacoche. Je ne vois donc pas grand chose sur cet étroit sentier où les genêts, plantes coriaces se mettent en travers de mon chemin. Pour couronner le tout, un fil de fer invisible dans cette obscurité vient s’interposer.
Malgré tous ces obstacles j’atteins la route.
C’est avec plaisir que je termine l’ascension du col commencé avant-hier.
Après une petite pression sur le connecteur de l’éclairage, ce dernier se remet à fonctionner. Je suis bien visible, mais personne ne circule à cette heure-ci.
Un bruit au bord de la route me fait sursauter. Il s’agit d’une vache en train de brouter que je n’avais pas vue. Heureusement qu’elle n’a pas traversé la route.
Ce matin il pleut délicatement. La pluie me rappelle qu’elle existe toujours. L’orage gronde au loin dans les montagnes et les éclairs illuminent le panorama le laissant...
11
mise à jour : 11 juin
Samedi 8 août - 50e jour
Portomarín -> Melide (43,8 km)
Dimanche 9 août - 51e jour
Melide -> O Pedrouzo (39,7 km)
Lundi 10 août - 52e jour
Pedrouzo -> Saint-Jacques-de-Compostelle (33,4 km)
Mardi 11 août - 53e jour
Saint-Jacques-de-Compostelle -> Negreira (35,1 km)
Mercredi 12 août - 54e jour
Negreira -> Fisterra (57 km)
Portomarín -> Melide (43,8 km)
Dimanche 9 août - 51e jour
Melide -> O Pedrouzo (39,7 km)
Lundi 10 août - 52e jour
Pedrouzo -> Saint-Jacques-de-Compostelle (33,4 km)
Mardi 11 août - 53e jour
Saint-Jacques-de-Compostelle -> Negreira (35,1 km)
Mercredi 12 août - 54e jour
Negreira -> Fisterra (57 km)
12
mise à jour : 17 juin
Jeudi 13 août - 55e jour
cap Finisterra - Cee -> Muros (58 km)
Vendredi 14 août - 56e jour
A Vouga -> O Porto do Son (51,4 km)
Samedi 15 août - 57e jour
A Becha -> Tronco (75,7 km)
Dimanche 16 août - 58e jour
A Rianxo -> Portonovo (73,9 km)
Lundi 17 août - 59e jour
A Portonovo -> Samil (71,3 km)
cap Finisterra - Cee -> Muros (58 km)
Vendredi 14 août - 56e jour
A Vouga -> O Porto do Son (51,4 km)
Samedi 15 août - 57e jour
A Becha -> Tronco (75,7 km)
Dimanche 16 août - 58e jour
A Rianxo -> Portonovo (73,9 km)
Lundi 17 août - 59e jour
A Portonovo -> Samil (71,3 km)
13
mise à jour : 17 juin
Mardi 18 août - 60e jour
Samil -> Darque (90,5 km)
Mercredi 19 août - 61e jour
Darque -> Azurara (47,6 km)
Jeudi 20 août - 62e jour
Cedofeita, Santo Ildefonso, Sé, Miragaia, São Nicolau e Vitória (32,7 km)
Vendredi 21 août - 63e jour
Cedofeita, Santo Ildefonso, Sé, Miragaia, São Nicolau e Vitória -> São Jacinto (76,8 km)
Samedi 22 août - 64e jour
São Jacinto -> Tavarede (71,3 km)
Samil -> Darque (90,5 km)
Mercredi 19 août - 61e jour
Darque -> Azurara (47,6 km)
Jeudi 20 août - 62e jour
Cedofeita, Santo Ildefonso, Sé, Miragaia, São Nicolau e Vitória (32,7 km)
Vendredi 21 août - 63e jour
Cedofeita, Santo Ildefonso, Sé, Miragaia, São Nicolau e Vitória -> São Jacinto (76,8 km)
Samedi 22 août - 64e jour
São Jacinto -> Tavarede (71,3 km)
14
mise à jour : 17 juin
Dimanche 23 août - 65e jour
Alto do Forno -> São Pedro de Moel (87,2 km)
Lundi 23 août - 66e jour
São Pedro de Moel -> Foz do Arelho (56,5 km)
Mardi 24 août - 67e jour
Foz do Arelho -> Lourinhã (69,9 km)
Mercredi 25 août - 68e jour
Lourinhã -> Encarnação (47,5 km)
Jeudi 26 août - 69e jour
Encarnação -> Colares (48,6 km)
Vendredi 27 août - 70e jour
Colares -> Madalena (58,8 km)
Alto do Forno -> São Pedro de Moel (87,2 km)
Lundi 23 août - 66e jour
São Pedro de Moel -> Foz do Arelho (56,5 km)
Mardi 24 août - 67e jour
Foz do Arelho -> Lourinhã (69,9 km)
Mercredi 25 août - 68e jour
Lourinhã -> Encarnação (47,5 km)
Jeudi 26 août - 69e jour
Encarnação -> Colares (48,6 km)
Vendredi 27 août - 70e jour
Colares -> Madalena (58,8 km)