Tour de France et de ses pays frontaliers

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Une envie de liberté nous pousse à lâcher boulots et appartement afin de nous munir de nos vélos et de sillonner les routes de France et de ses pays voisins. Une chose est certaine, il n'est pas toujours utile d'aller chercher l'extraordinaire au bout du monde. On oubli d'aller visiter notre propre pays qui offre un dépaysement certain ! Il n'empêche nous passerons tout de même les frontières de la Belgique, du Pays-Bas, de l'Allemagne, du Luxembourg et de la Suisse. Résultat 4 mois de vélo, 4 mois de pur bonheur, de liberté totale et 6700 km au compteur ! Nous n'attendons plus qu'une chose pouvoir repartir ! 
S'y rendre de manière douce :
Précisions : Nous sommes partis de chez nous et sommes revenus à notre point de départ (ou presque) à la fin !
vélo de randonnée
Quand : 10/05/17
Durée : 124 jours
Distance totale : 7775.9km Dénivelées : +51830m / -51835m
Alti min/max : 0m/1565m
Carnet créé par clem et thib le 27 janv. 2018
modifié le 14 avr.
452 lecteur(s) - 9
Vue d'ensemble

Le topo : Du Pilat aux Cévennes (mise à jour : 08 févr. 2018)

Distance section : 464.4km Dénivelées section : +3940m / -3723m
Section Alti min/max : 677m/1083m

Description :

Départ de Grammond, nous poursuivons sur Fontanes, Saint-Christo-en-Jarez, Saint-Romain-en-Jarez puis nous redescendons sur Rive-de-Gier. Là, nous montons dans le Pilat par l'intermédiaire d'une bonne petite côte jusqu'à Longes. Nous rejoignons Condrieu pour la nuit. 
À présent sur la "via rhôna", nous suivrons l'itinéraire officiel jusqu'à Pont Saint Esprit. 
À Pont-Saint-Esprit nous prenons la direction de Saint-Ambroix puis du Pont de Montvert.
carte

Milieu traversé :

Environnement : [rivière]

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Le compte-rendu : Du Pilat aux Cévennes (mise à jour : 08 févr. 2018)

Nous partons de la ferme des parents à Thibault ce 10 mai 2017 pour plusieurs mois de vélo. Nous ne savons alors pas quand nous allons rentrer. Dès notre 1er jour nous passons le Pilat et rejoignons la vallée du Rhône pour attaquer plus en douceur. La vallée du Rhône se révèle beaucoup plus intéressante qu'on s'y attendait ! Au printemps, nous avons la chance d'observer de nombreux beaux oiseaux, des endroits du fleuve ont conservés leur aspect sauvage et surtout nous croisons un tas de villages très charmants ! En particulier en Ardèche. Après quelques jours de mise en jambe sur la via rhôna, nous nous engageons dans les Cévennes. Nous montons un peu en altitude et dépassons les 1000 m avant de rejoindre le Pont de Montvert. 
Quelques kilomètres après le grand départ, une petite photo dans le village voisin.
Quelques kilomètres après le grand départ, une petite photo dans le village voisin.
Lors de ces premiers kilomètres de montée, je dois bien avouer que j’ai été prise d’un doute. Thibault était déjà largement devant et ne rencontrait aucune difficulté tandis que j’avais le cœur qui battait déjà fort et le souffle court. Malgré tout, j’arrivais en haut, à Grammond et je m’interdisais de décourager si vite. C’est en gardant bien ça en tête que nous poursuivons vers Fontanes, Saint Christo etc. Arrivés à Rive de Gier, il faut remonter dans le Pilat pour retrouver la vallée du Rhône de l’autre côté. Nous nous engageons sur une petite route de traverse qui nous permet de quitter très rapidement l’agitation de la ville. Bientôt, la fameuse petite route devient une côté plutôt abrupte montant en petits lacets serrés. Alors que j’espère en avoir bientôt fini avec le plus dur, un groupe de cyclistes confirmés me double, pas un seul d’eux ne me salues, ce qui me rembrunit légèrement… Je les observe loin devant moi réduire l’allure, je comprends vite pourquoi, le vent me fait face.  
Vue de l'observatoire de l'île du Beurre à Condrieu. Nous sommes immobilisés à Condrieu une journée supplémentaire à cause de la pluie.
Vue de l'observatoire de l'île du Beurre à Condrieu. Nous sommes immobilisés à Condrieu une journée supplémentaire à cause de la pluie.
On nous a pourtant prévenus, il annonçait mauvais temps. C’est donc sans grande surprise que nous nous réveillons avec le bruit de la pluie sur la toile de tente à deux reprises. Partis il y a deux jours, nous sommes déjà immobilisé une journée sous la tente. Nous avons donc profité de la veille pour nous rendre sur l’île du Beurre entre deux accalmies. Un bras mort du Rhône qui permet à de nombreux oiseaux de nicher tranquillement. Nous avons observé un magnifique ballet de hérons cendrés pendant des heures depuis l’observatoire au bord de l’eau.
Héron cendré observé à l'île du Beurre
Héron cendré observé à l'île du Beurre
Gallinule poule d'eau qui prépare son nid sur l'étang de Mauves.
Gallinule poule d'eau qui prépare son nid sur l'étang de Mauves.
À midi, nous nous arrêtons au bord d’un étang à Mauves. Il y a, là aussi, de nombreux oiseaux. Nous observons complètement émerveillés un couple de gallinules poules d’eau faire son nid à quelques mètres seulement du bord. Tandis que l’un des individus est dans le nid et met en ordre chaque brindille, le partenaire fait des allers-retours afin d’apporter dans son bec les petites branches. L’autre toujours occupé au cœur du nid, les réceptionne en ce penchant pour les saisir à son tour. Comme un homme fait quelquefois la chaîne pour ranger le bois, les gallinules opèrent le même procédé. Ne nous berçons pas d’illusions, elles n’ont pas eu besoin de nous pour acquérir ce savoir-faire. 
Magnifique petit village d'Ardèche : Beauchâstel.
Magnifique petit village d'Ardèche : Beauchâstel.
Le Rhône est enveloppé d’une épaisse couche de brume. L’air est humide et frais, les sons sont étouffés, la luminosité faible. Le soleil finit néanmoins par gagner la bataille et nous apprécions le magnifique petit village de Beauchâstel. Nous montons à rythme lent les rues pavées jusqu’à atteindre le sommet du village. Là, nous décidons d’emprunter à pied un sentier montant encore. En haut, une ancienne tour domine le village et offre un superbe panorama sur la vallée. Le vieux village offre aux visiteurs curieux de superbes petites ruelles en pierre, chemin menant à des magnifiques maisons de villages préservées du temps et des modes modernes. Elles sont tellement belles qu’elles resteront à jamais indémodables à l’inverse des villas flambant neuves d’aujourd’hui. Il y a aussi des petits jardinets secrets installés sur des terrasses au cœur du village. Ils apportent une touche de verdure au milieu des couleurs des pierres. 
La passerelle suspendue de Rochemaure.
La passerelle suspendue de Rochemaure.
Rochemaure, nouveau village ardéchois de caractère, il est surtout connu pour son pont suspendu. J’étais déjà venu découvrir les lieux avec ma promo de licence. Me revoilà quelques années en arrière, encore étudiante, les souvenirs remontent. C’est dimanche, il fait beau et tout le monde est de sortie. La passerelle étroite est envahie de promeneurs et il nous est difficile de rejoindre l’autre rive. Un peu plus loin, nous croisons tout un groupe de voyageurs canadien, l’une des cyclistes est équipée d’une sorte de retroviseur accrochée à son casque. Malin ! Nous les recroiserons plusieurs fois. 
 

Petit désagrément, les allergies au soleil reprennent du service ! Je m’équipe donc de mes jambière anti-UV blanches. Je croise les doigts pour que les protections suffisent et que cela ne s’aggrave pas trop. 

Notre campement à Cornillon au bord de la Cèze.
Notre campement à Cornillon au bord de la Cèze.
Nous nous engouffrons à présent dans les Cévennes et commençons à monter. Nous arrivons bientôt à Cornillon dans le Gard. C’est après trois kilomètres sur un chemin de terre caillouteux que nous trouvons un endroit pour camper. Nous sommes au bord de la rivière de la Cèze et nous prenons notre premier bain pour se rafraîchir. L’eau est très fraîche, mais quel bien cela nous fait. 
 

Thibault crève une deuxième fois dans la journée en revenant des courses ! On commence à se demander si les pneus ne sont pas le problème.

 

Ici, il y a pleins d’oiseaux et comme nous sommes camouflés par les arbres au-dessus de nos têtes, nous prenons grand plaisir à les observer. Il y a aussi des moustiques… Beaucoup de moustiques et le soir alors que nous mangeons nous menons une véritable guerre pour rester en un seul morceau.
Roque sur Cèze.
Roque sur Cèze.
Nous nous sommes accordés une pause, les lieux étaient tellement beaux que nous n’avions pas envie d’en repartir dès le lendemain. Nous en avons profité pour aller visiter le village de Roque-sur-Cèze. Village classé, il est si impeccable qu’il paraît presque irréel, rien n’est laissé au hasard. Malheureusement c’est plus un musée qu’un village car personne ne parait réellement y vivre, il semblerait qu’il s’agisse plus de maisons secondaires. À quelques kilomètres se trouvent les cascades du Sautadet, l’eau turquoise tourbillonne entre des failles rocheuses impressionnantes. Certains se baignent, mais la plupart se contentent d’admirer la beauté des lieux. 
Les cascades du Sautadet : magnifique !!
Les cascades du Sautadet : magnifique !!
Village de Rochegude, joyau caché des touristes
Village de Rochegude, joyau caché des touristes
En empruntant un chemin de traverse, nous tombons par hasard sur un magnifique petit village en pierre : Rochegude. Ici, rien n’est classé et pourtant il m’apparaît plus beau encore que Roque-sur-Cèze. Les maisons sont en terrasses, certaines d’entre elles ont plus en commun avec la ruine qu’avec l’habitation, mais les lieux ont du charme. Dans la rue, nous découvrons un ascenseur de rue. Incroyable ! 
Le viaduc de Chamborigaud. On commence à monter dans les Cévennes !
Le viaduc de Chamborigaud. On commence à monter dans les Cévennes !
Du Pilat aux Cévennes
Au col avant le Pont de Montvert.
Au col avant le Pont de Montvert.
Ici, les arbres n'ont pas encore de feuilles !!
Ici, les arbres n'ont pas encore de feuilles !!
Nous nous enfonçons bientôt dans les montagnes cévenoles tout d’abord en suivant à sens inverse les belles gorges de la Cèze qui descendent tandis que nous nous montons. La première partie monte doucement et régulièrement puis petit à petit les choses se corsent. Nous n’en finissons plus de monter… Après le repas, j’espère que la fin de la côte est proche, mais nous semblons toujours sur le point de passer la ligne de crête sans finalement jamais la franchir. Je commence bientôt à fatiguer et les jambes ne tournent plus aussi vigoureusement, Thibault me donne quelques poussettes pour m’aider un peu. Le col n’est pas indiqué, mais je sens bientôt la courbe de la pente s’inverser timidement. Nous sommes à plus de 1000 mètres d’altitude et il fait frais. Dans la descente, il fait même froid ! Ici, les arbres n’ont pas encore leurs feuilles, il n’y a que les bourgeons. La rivière qui dévale la pente me paraît glacer. Le peu de vert qui apparaît dans le paysage est d’une couleur vive presque fluo, c’est magnifique. 
4°C ce matin au Pont de Montvert !
4°C ce matin au Pont de Montvert !
Il fait si froid ce matin-là, que nous n’arrivons pas à sortir de la tente avant 11h… Quatre petit degrés, nous obligent à nous vêtir de toutes nos couches. Au vu des températures, nous décidons de nous contenter de faire une toute petite étape afin de descendre en altitude et de regagner quelques degrés.
Commentaires
share posté le 13 mars

Anthony
Etourneau
(72 messages)
Inscription : 19/08/15

Message privé
Trop bien le système de Bob-table :)

Je n'ai pas encore tout lu, mais c'est un chouette tour à vélo !
share posté le 13 mars

clem et thib
Papillon monarque
(2 messages)
Inscription : 23/01/18

Message privé
Oui c'était en effet très pratique ! À la place des portes bidons on a mis des petits pieds en bois et hop à table ! =D
Merci ! Oh que oui c'était chouette !!!
"Moi je trouvais désinvolte d'avoir couru le monde en négligeant le trésor des proximités" Sylvain Tesson

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