Mon Stevenson en bikepacking

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VTT
Quand : 31/05/21
Durée : 10 jours
Distance globale : 484km
Dénivelées : +8117m / -7948m
Alti min/max : 96m/1691m
Carnet créé par La Lozère le 28 juin
modifié le 01 août
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Vue d'ensemble

Le compte-rendu : Conclusion & Divers (mise à jour : 01 août)

J'ai vécu mon expérience bikepacking comme je l'entendais. Il y a beaucoup de manières différentes de faire du bikepaking. Certain le voit telle une performance physique et d'endurance. Il existe des épreuves où le but par exemple est de traverser la France du Nord-Est au Sud-Ouest le plus rapidement possible en roulant 17-20h par jour et en dormant sur des bancs publics et avec le minimum de matériel: la French Divide par exemple.
D'autres préféreront le faire de manière plus cool mais en engrangeant quand même beaucoup de km dans la journée et en roulant quasiment du levé au couché du soleil.
Certains le feront en VTT, d'autre en gravels (vélo typé route adapté au chemin et pistes roulantes), ou encore en vélo de route.
Perso, je le pratique en VTT de manière encore plus cool. Je me lève quand j'ai envie, et je roule peu dans la journée pour profiter au maximum des magnifiques paysages traversées, prendre des photos et ne pas finir trop tard l'après midi histoire de trouver par exemple un bon bivouac, boire une bonne bière, ou encore de prendre mon temps pour un brin de lecture ou de causette avec les voisins au camping ou avec les gens sur le parcours. Bref, avec le bikepacking tout le monde peut trouver son compte dans cette pratique du voyage à Vélo, avec des parcours plus ou moins physiques, plus ou moins longs… L'essentiel est de prendre un maximum de plaisir.
Au final, le Stevenson en bikepacking est largement accessible aux VTTistes ayant une pratique régulière tout au long de l'année. Il faut savoir prendre son temps dans les parties compliquées et accepter de poser le pied à terre quand cela devient trop dur. Malgré quelques passages techniques, on peut dire que globalement le Stevenson est assez roulant avec de larges pistes forestières, pistes DFCI, anciennes voies ferrées, et bien sur les portions de routes.
Et pour donner un avis particulièrement subjectif, le GR dans sa partie sud, à partir de la station de ski du Mont Lozère est la plus belle.

Quelques mots sur le matériel utilisé. Mon vélo est un ancien Sunn Xcurt de 2003 que j'ai un peu amélioré avec une fourche plus performante de 120mm de débattement, des freins à disques et une selle plus adapté aux longues séances sur la selle. C'est un vélo en alu, très vif sur lequel je me sens très bien, bien qu'il soit d'ancienne génération et en 26 pouces. J'ai bien eu une petite frayeur avec les freins en apercevant une micro fuite de liquide au niveau de la durite du levier du frein avant. Mais finalement ça tiendra, mais je le ferais quand même réparer en rentrant.


Conclusion & Divers
Ci-dessous un lien vers la liste du matériel utilisé.
LISTE MATERIEL et DIVERS

Ayant peur d'avoir froid, j'ai changé mon matelas pour qu'il soit plus isolant que mon ancien Matelas D4. Bien plus cher, mais bien plus chaud.
J'ai essayé d'optimiser au plus le poids de mon matériel cherchant les meilleurs compromis. Et après ces 10 jours, il y a quelques éléments sur lesquels je peux gagner un peu de poids.
Pas besoin des couvres chaussures. Il faut vraiment qu'il fasse très froid et humide pour en avoir besoin. Il faut que je teste la housse de mon duvet en tant qu'oreiller, d'autant quelle est prévue pour ça avec un molletonnage en polaire. On s'habitue à la lumière du jour tôt le matin, du coup, plus besoin de masque de sommeil. Je suis plus mitigé pour la frontale que je ne me suis pas servi une seule fois. Mais je la garderai car je considère ça comme un équipement de sécurité, peut-être 20-30gr à gagner. Tout comme la trousse de secours, même si je dois pouvoir l'alléger un peu.
Bref, lors de la prochaine aventure, je vais essayer de gagner entre 1kg et 2kg.

La partie intendance est vraiment la partie sur laquelle il faut que je bosse. Je ne sais pas encore bien gérer la nourriture et j'utilise un peu trop la nourriture lyophilisée. 4 diners sur 9. Et pour les midis, ce fut beaucoup du type saucisson/fromage. Le tout agrémenté d'assortiment de graines et de barres de céréales.
Les petits déj' thé et lait+céréales me vont bien mais il faut trimbaler toutes les céréales. Et comme c'est 50gr par jour, pour 10j ça représente quand même 500gr.
Mais bon, je dois avouer que j'ai un peu tricher. Pour ce qui est intendance, je n'ai pris que la moitié de ce que j'ai prévu, et je me suis envoyé à moi-même en point relay à Langogne l'autre moitié. Et ça je dois arriver à m'en passer en gérant les achats au fur et à mesure.

Ensuite il y a le sujet de l'eau. Pour stocker l'eau j'ai une poche à eau d'une capacité de 3l dans mon sac à dos et un bidon de 750ml. En journée, à aucun moment tout ça est rempli. La gourde est vide, et je ne prends que le nécessaire dans la poche en fonction de la météo 1 à 2l en remplissant de temps en temps.
Pour se ravitailler en eau, c'est assez simple: il y a les fontaines des villages. On peut demander à des habitants, bien sûr au départ le matin au camping. Un autre point d'eau très bien connu des camping-caristes, ce sont les cimetières. Ceux-ci sont forcément équipés d'un robinet d'eau potable.
Lorsque je prévois un camping sauvage, je fais le plein de la poche et de la gourde. Ces 3.75l me permettent de faire un brin de toilette, de me laver les dents, de faire une tisane du soir qui participe à l'apport hydrique, le thé et le lait le matin, de réhydrater le repas lyo, etc. Et il m'en reste suffisamment pour attaquer la journée du lendemain.
Sur le Stevenson, le parcours passant souvent dans des villages ou aux abords d'habitations, je n'ai pas pris ma gourde filtrante.  Mais dans les endroits reculés, c'est un objet très pratique.

Pour l'énergie, avec plusieurs nuitées en camping, ce fut relativement simple. Rechargement du téléphone et du GPS dans les locaux mis à disposition. Pour les nuitées en bivouac sauvage, j'ai utilisé une power-bank. A aucun moment, que ce soit le téléphone, le GPS ou la power-bank je ne serais descendu en-dessous de 50%. Par contre, pour le téléphone, cela nécessite de le mettre en mode avion. Pas de 4G, pas de GSM. En effet, lorsque le téléphone ne trouve pas de réseaux, il passe sont temps à en chercher et c'est très énergivore.

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