Manchons amovibles vélo ville 940 de BTWIN
par anthony
publié
il y a 1 heure 42mn
Résumé :
Cet hiver, dans ma quête de l’équipement idéal pour rouler à vélo par toutes conditions, j’ai essayé les manchons de la fameuse enseigne bleue. En isolant directement le cintre et les leviers, ils promettent une petite “bulle” – un microclimat ! – pour garder la chaleur des extrémités. On passera sur leur qualification de “manchons vélo ville” par BTWIN : leur efficacité ne se limite pas aux trajets urbains ! Certes, cet accessoire ressemble à des oreilles d’éléphant greffées sur un cintre, mais il sauve littéralement tes phalanges. Et propose même une doublure rêvée pour ceux qui souffrent du syndrôme de Raynaud. Tous les avantages d’une moufle, sans les inconvénients pour le pilotage ?On Aime
- Super protection contre les éléments : froid, vent et pluie
- Économique (par rapport à des gants techniques)
- Souplesse d'utilisation, pilotage plus agréable
Améliorable ?
- Légère tendance à s'affaisser selon la configuration
- La couleur est un peu triste !
Comment j’ai pu passer toutes ces années sur mon vélo sans essayer les manchons ? C’est la question que je me pose depuis cet hiver. Vingt ans que je roule par tous les temps, du vélotaf urbain aux voyages au long cours, persuadé que le salut de mes phalanges réside dans l’épaisseur de mes gants. Vingt ans que j’essaye d’ouvrir une porte en poussant alors qu’il suffisait de tirer. Vingt hivers que mes doigts oscillent entre le blanc et le rouge, à faire pâlir un surimi surgelé.
En deux décennies, je me suis petit à petit équipé pour utiliser mon vélo en toutes conditions, en suivant le précepte du “un bon équipement remplace un mauvais prétexte”. La nuit ? J’ai un bon éclairage et des équipements visibles. La pluie ? J’ai une bonne veste et un pantalon imperméable. Hélas, quand le mercure chute, je finis inexorablement par avoir froid aux extrémités, notamment aux mains. Pour le reste du corps, on peut toujours empiler les couches façon oignon. Mais pour les gants, c’est plus hasardeux : plus c’est chaud, plus c’est épais, et plus le pilotage devient approximatif… et chaque freinage finit avec la sensation d’une opération chirurgicale effectuée avec des gants de cuisine.
J’ai bien entendu essayé les gants chauffants (ici ou là) : ça marche bien, mais à quel prix ? Littéralement (c’est un budget), et d’un point de vue pratique : fragilité, faible réparabilité, et besoin de les recharger régulièrement.
Pour moi, les manchons incarnait l’image d’Épinal du grand Nord. Un accessoire porté soit par les vélotafeurs canadiens de l’extrême, qui bravent les tempêtes de neige, soit par l’aventurier en fatbike, qui traverse les latitudes nord en hiver. À l’instar du bien nommé modèle expédition, fabriqué par Revelate Designs. Pour nos hivers européens, je jugeais l’engin un poil surdimensionné, un peu comme si l’on sortait le chasse-neige pour déneiger une terrasse.
En deux décennies, je me suis petit à petit équipé pour utiliser mon vélo en toutes conditions, en suivant le précepte du “un bon équipement remplace un mauvais prétexte”. La nuit ? J’ai un bon éclairage et des équipements visibles. La pluie ? J’ai une bonne veste et un pantalon imperméable. Hélas, quand le mercure chute, je finis inexorablement par avoir froid aux extrémités, notamment aux mains. Pour le reste du corps, on peut toujours empiler les couches façon oignon. Mais pour les gants, c’est plus hasardeux : plus c’est chaud, plus c’est épais, et plus le pilotage devient approximatif… et chaque freinage finit avec la sensation d’une opération chirurgicale effectuée avec des gants de cuisine.
J’ai bien entendu essayé les gants chauffants (ici ou là) : ça marche bien, mais à quel prix ? Littéralement (c’est un budget), et d’un point de vue pratique : fragilité, faible réparabilité, et besoin de les recharger régulièrement.
Pour moi, les manchons incarnait l’image d’Épinal du grand Nord. Un accessoire porté soit par les vélotafeurs canadiens de l’extrême, qui bravent les tempêtes de neige, soit par l’aventurier en fatbike, qui traverse les latitudes nord en hiver. À l’instar du bien nommé modèle expédition, fabriqué par Revelate Designs. Pour nos hivers européens, je jugeais l’engin un poil surdimensionné, un peu comme si l’on sortait le chasse-neige pour déneiger une terrasse.
En novembre dernier, avant d’aller rouler en famille sur les pistes d’altitude du coin, j’ai installé les manchons BTWIN sur le cintre de mon bon vieux Scott. Le soleil était timide, les températures plutôt fraîches… Et depuis ce jour, ils n’ont plus quitté mon cintre ! Le volume est considérable : même avec toute la “salle de commande” (leviers de freins et commandes de dérailleur), on dispose d’un généreux espace disponible pour y glisser ses paluches. D’ailleurs, l’insertion de la main est instinctive, même si les premières fois procurent cette étrange impression d’être “menotté” à sa monture. Un sentiment de claustrophobie qui s’évapore dès les premiers tours de roue.
Sur le plan thermique, l’efficacité est telle que les gants deviennent tout à fait optionnels. Selon l’envie et l’humeur, je n’en utilise désormais que des très fins, simplement pour des questions de toucher avec les poignées. Comme pour les mitaines en somme.
Petite anecdote : par temps de “soleil froid” – ces journées où l’astre brille mais où l’air pique – on peut avoir l’impression que les gants (souvent noirs qui plus est) chauffent davantage les mimines… jusqu’au moment où l’on se met à rouler, là où la convection forcée de l’air glaciale prend largement le dessus – la fameuse température ressentie – : dès cet instant, le manchon gagne par échec et mat.
Sur le plan thermique, l’efficacité est telle que les gants deviennent tout à fait optionnels. Selon l’envie et l’humeur, je n’en utilise désormais que des très fins, simplement pour des questions de toucher avec les poignées. Comme pour les mitaines en somme.
Petite anecdote : par temps de “soleil froid” – ces journées où l’astre brille mais où l’air pique – on peut avoir l’impression que les gants (souvent noirs qui plus est) chauffent davantage les mimines… jusqu’au moment où l’on se met à rouler, là où la convection forcée de l’air glaciale prend largement le dessus – la fameuse température ressentie – : dès cet instant, le manchon gagne par échec et mat.
La construction de ces manchons est assez basique, et c’est précisément dans cette simplicité que se cache son principal talon d’Achille. Contrairement au modèle haut de gamme évoqué précédemment, qui se verrouillent en bout de cintre via des embouts de guidon dédiés, la version BTWIN se contente d’un modeste scratch côté potence. La gravité faisant son œuvre, le manchon a tendance à s’affaisser, à se mettre de travers. Il reste bien arrimé, mais ne protège pas aussi bien. Selon l’épaisseur des vêtements portés, la forme du cintre, des leviers de freins et des poignées, les manchons tiendront plus ou moins dans l’axe. Dans mon cas, l’équilibre est précaire mais tient la route, moyennant parfois quelques repositionnements en cours de route.
Et à la fois, cette construction basique apporte un avantage ergonomique : puisque le manchon est souple et déformable, il est tout à fait possible d’actionner les freins “par l’extérieur”, sans même avoir à glisser la main dedans. On peut réagir vite sans avoir à viser l’entrée du manchon, pour un sentiment de sécurité totale.
Et à la fois, cette construction basique apporte un avantage ergonomique : puisque le manchon est souple et déformable, il est tout à fait possible d’actionner les freins “par l’extérieur”, sans même avoir à glisser la main dedans. On peut réagir vite sans avoir à viser l’entrée du manchon, pour un sentiment de sécurité totale.
Côté installation, on reste aussi dans le basique : un seul scratch ! Toutefois, sa fixation par-dessous n’est pas ce qu’on fait de plus ergonomique… Il y a bien un système de serrage par tanka, mais son utilité/efficacité me laisse sceptique ! Enfin, pour pallier l’affaissement chronique, j’ai utilisé un scratch supplémentaire pour “tirer” le manchon vers la potence (cf. photos ci-dessous).
Au-delà de la simple barrière thermique, ces manchons offrent quelques fonctionnalités bonus :
- Sécurité : de nuit, des bandes réfléchissantes augmentent la visibilité, y compris sur les flancs.
- Étanchéité : je n’y avais pas prêté attention au moment de les acheter, mais ces manchons assurent une très bonne protection imperméable également. Les mains au chaud et au sec donc !
- Compatibilité : Decathlon précise qu’ils fonctionnent également avec des cintres courbés (pas les drop bar, plutôt les guidons “de ville”), mais je n’ai pas pu tester.
Pour conclure, ces manchons BTWIN ont le mérite d’avoir révolutionné ma pratique du vélo quand le mercure descend. On leur pardonnera leurs quelques lacunes de conception, notamment au regard de leur prix. Mais au-delà du produit, c’est surtout le concept même du manchon qui sort grand vainqueur de ce test. Un accessoire injustement sous-coté, resté trop longtemps dans l’ombre de gants certes plus polyvalents, mais diablement moins efficaces.
Certes, de loin, on dirait des oreilles d’éléphants greffées sur un cintre… La quarantaine approchant, ai-je sacrifié l’esthétique sur l’autel du confort ? Probablement, puisque je porte des sandales le plus souvent possible. Quoi qu’en dise la police du style, ces manchons sont un véritable game-changer pour garder ses phalanges fonctionnelles. À tel point qu’il est fort probable qu’ils restent greffés à mon cintre pour mon prochain périple vélo+ski.
Et si ce modèle de l’enseigne bleue ne vous convient pas, n’hésitez pas à sortir la machine à coudre (ou à demander à un artisan). Une vieille polaire, un vieux K-Way, et voilà quelques soirées hivernales bien occupées. Ce sera aussi l’occasion de choisir des coloris plus joyeux !
Certes, de loin, on dirait des oreilles d’éléphants greffées sur un cintre… La quarantaine approchant, ai-je sacrifié l’esthétique sur l’autel du confort ? Probablement, puisque je porte des sandales le plus souvent possible. Quoi qu’en dise la police du style, ces manchons sont un véritable game-changer pour garder ses phalanges fonctionnelles. À tel point qu’il est fort probable qu’ils restent greffés à mon cintre pour mon prochain périple vélo+ski.
Et si ce modèle de l’enseigne bleue ne vous convient pas, n’hésitez pas à sortir la machine à coudre (ou à demander à un artisan). Une vieille polaire, un vieux K-Way, et voilà quelques soirées hivernales bien occupées. Ce sera aussi l’occasion de choisir des coloris plus joyeux !