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par Anthony 23 nov. Soyez le premier à commenter share(partager) 1

Testé dans le test de gamme suivant :

Les protocoles utilisés : frontale v1.0

Résumé :

Fabriquées en Bourgogne, les lampes frontales Stoots se démarquent par leur conception unique. Cette originalité n’est pas fortuite, elle est le fruit d’années de recherche et de passion pour concevoir une petite gamme de 3 frontales pensées par et pour les pratiquants outdoor. Nous nous intéressons ici à la Kiska 2, le modèle polyvalent milieu de gamme. Une lampe uniquement destinée au trail ? Eh bien non !

En bref

Poids total (constaté) : 108 g

Éclairage

Maximum : 1000 lm

Prix approximatif : 128 €

Toutes les caractéristiques

On aime

  • Autonomie impressionnante, pour un poids contenu
  • Faisceau impeccable et parfaitement régulé, quelle que soit la puissance
  • Construction solide et sans compromis sur confort
  • Étagement régulier, et mode très puissant (1000 lm) en cas de besoin
  • Lampe polyvalente, réparable, et fabriquée en Bourgogne par une équipe dynamique !

Améliorable ?

  • Un chargeur qui ne soit pas propriétaire ?
  • Un verrouillage électronique pour éviter d'éventuels allumages intempestif ?

Autonomie, faisceau et puissance

Avec une batterie de 3400mAh, ce ne sont pas les problèmes d’autonomie qui inquiètent la Kiska 2. À 5 lumens, l’autonomie est annoncée à 400 heures ! Soit plus de 2 semaines en continu… Pas de quoi s’inquiéter pour le bivouac donc. Pour des puissances supérieures, l’autonomie est aussi très correcte et nous l’avons vérifié grâce à notre protocole : à 100, 200, 400 et 1000 lumens, l’autonomie annoncée est tenue et elle est vertigineuse (soit respectivement 36h, 15h, 6h et 2h). 

Et pendant toute cette durée, la régulation est absolument parfaite. Le faisceau ne bouge pas d’un iota, rien à redire ! Ensuite, lorsqu’on dépasse l’autonomie annoncée, il n’y a pas de coupure brutale : le faisceau diminue progressivement en intensité et vous avez encore plusieurs heures devant vous avant de devoir sombrer dans le mode survie, qui durera encore 4h à 5lm. Vous devriez vous épuiser avant votre frontale ! Sur le terrain, il est assez facile de contrôler le niveau de batterie restant : un mode “test” est présent et permet de savoir où l’on en est sur 4 niveaux (100%, 75%, 50%, 25%, 0%).
L'électronique de la Kiska 2 est impeccable : faisceau net et parfaitement régulé. Idéal en activité !
L'électronique de la Kiska 2 est impeccable : faisceau net et parfaitement régulé. Idéal en activité !
À l’utilisation, il est aussi très agréable d’avoir autant de paliers d’éclairage, ce qui donne l’impression de toujours utiliser la puissance adaptée au contexte. D’autant plus que la navigation entre les modes est très simple, on y reviendra. Ajoutons aussi qu’il est très confortable de disposer d’une telle réserve puissance, même si le mode 1000 lm ne sert pas tous les jours, il est très pertinent pour la polyvalence de la Kiska 2. De plus, l’optique est irréprochable ce qui donne un faisceau parfait à chaque palier.
À gauche, 400 lm. À droite, 1000 lm. On voit bien comme le mode 1000 lumens peut dépanner !
À gauche, 400 lm. À droite, 1000 lm. On voit bien comme le mode 1000 lumens peut dépanner !
Le coup de maître de Stoots ? Placer une batterie 18650 à l’avant, et s’en servir comme pivot du corps de la frontale. Ce choix présente de multiples avantages :
  • Économie de poids considérable
  • Pas de batterie déportée : cette méthode est la seule qui permette de placer une si grosse capacité de batterie sans que ce soit inconfortable (on y reviendra plus loin)
  • Les batteries 18650 ont le meilleur rapport poids/capacité (mAh) du marché. C’est donc la meilleure solution pour emporter la plus grosse autonomie possible.
  • C’est une solution interchangeable : on peut emmener une autre batterie, pour seulement 46g de plus. 
  • Pas de risque de casse ou de perte de pièce : il n’y a pas besoin d’ouvrir un compartiment, ni besoin d’outil pour mettre ou enlever la batterie.
item photo
Même si les batteries 18650 obéissent à un standard, elles peuvent présenter des petites variations, notamment au niveau de leurs pôles. C’est d’ailleurs ce que fait Stoots en utilisant les meilleures 18650 du marché, légèrement modifiées en dénudant le haut de la batterie pour deux raisons étroitement liées :
  • Avoir accès aux deux polarités du même côté
  • Utiliser la “gorge” de la batterie pour garantir l’étanchéité excellente de la lampe frontale (IP68, voir plus bas).
Par conséquent, pour éviter tout court-circuit malencontreux (qui pourrait arriver en laissant une telle batterie en “vrac” contre un objet conducteur, comme des clefs par exemple), Stoots ajoute une protection sur le dessus. Quoiqu’il en soit, au prix proposé (15€ au moment où j’écris ces lignes), je ne saurai que conseiller de prendre des batteries 18650 chez eux !

À ce sujet, on peut remarquer que parfois, le système d’étanchéité (joint torique qui vient se loger dans la “gorge” de la batterie) est si efficace qu’il peut être compliqué de retirer la batterie. Ne prévoyez pas de la retirer après avoir mangé une portion de frites avec les doigts. Blague à part, c’est justement en ajoutant un peu de gras sur le joint que l’opération devient plus facile. Et difficile de reprocher ce point à la Kiska 2, car c’est à la fois ce qui assure son étanchéité exemplaire.
Les batteries 18650 de Stoots sont légèrement modifiées. Ainsi, on voit nettement la petite "gorge" en haut de la batterie.
Les batteries 18650 de Stoots sont légèrement modifiées. Ainsi, on voit nettement la petite "gorge" en haut de la batterie.
Le joint torique va venir se loger dans cette gorge pour assurer une étanchéité parfaite (voir plus bas).
Le joint torique va venir se loger dans cette gorge pour assurer une étanchéité parfaite (voir plus bas).
Entre 4 et 5 heures sont nécessaires pour charger la batterie : efficace pour une telle capacité ! Pour une charge la plus rapide possible, il faut s’assurer d’avoir un transformateur qui délivre 1A, ce qui n’est parfois pas le cas sur une prise d’ordinateur par exemple. À noter que sur le chargeur fourni, même avec un transformateur USB puissant (2A), le voyant ne passe au vert qu’au bout de 7h de charge. Renseignement pris et vérification faite : au bout de 4h30, la batterie est bien chargée à plus de 95%. Les 3 heures suivantes permettent juste d’atteindre les quelques pourcentages supplémentaires (d’ailleurs quand d’autres appareils du commerce disent qu’un appareil est “chargé”, il est possible qu’il ne le soit qu’à 95% en réalité – chimiquement, car une batterie c’est une réaction chimique –, même s’il indique 100%). 

Mon seul regret, très léger, concerne la gestion de l’énergie : cette modification que fait Stoots sur ses 18650 implique deux choses :
  • Devoir utiliser leur chargeur, comme si c’était un chargeur propriétaire. En voyage, ça fait un petit câble en plus à emporter, bien qu’il soit léger (18g). Ça rajoute juste un objet à ne pas oublier ! Ceci étant dit, avec une telle autonomie, en voyage, ce peut être superflu d’emporter le chargeur selon l'utilisation...
  • De ne pas pouvoir se servir de la batterie Stoots comme une batterie externe de secours. Avouons que ce 2e point ne concerne que très peu de gens, mais je préfère le mentionner pour ceux qui aiment comme moi avoir des solutions d’appoint légères (certains boîtiers permettent d’utiliser des batteries 18650 comme batterie externe par exemple).

Dernier mot à propos de l'autonomie : il est clair que la Kiska 2 équipée avec une batterie 18650 est un chef d’oeuvre en matière d’optimisation énergétique, avec un des meilleurs rapport mAh/autonomie. Par exemple, sortons la calculette : la batterie fait ici 3400mAh, contre 680mAh pour la Petzl Bindi, c’est donc 5 fois plus. Et pourtant, à 100 lumens, l’autonomie est de 36 heures contre 3 heures (vérifiées dans les 2 cas), soit un facteur 12 ! Dit autrement, cela signifie que le modèle Stoots utilise deux fois moins d’énergie pour éclairer sensiblement pareil !
De gauche à droite : le chargeur, la batterie dans son étui protecteur, le corps de la frontale, les élastiques (on y revient plus tard).
De gauche à droite : le chargeur, la batterie dans son étui protecteur, le corps de la frontale, les élastiques (on y revient plus tard).

Confort d’utilisation

La Kiska 2 dispose d’un bandeau élastique de bonne facture (24 mm de large, un format classique). De plus, le corps de lampe est très compact pour une telle puissance et une telle capacité de batterie : il est en effet assez remarquable de glisser toute cette électronique dans seulement 35 mm d’épaisseur. Ainsi pas d’effet de levier et à aucun moment la frontale ne donne l’impression de tomber en avant. C’est notamment grâce à la batterie qui joue aussi le rôle de pivot : la majeure partie du poids se retrouve très proche du front. La conception de la Kiska 2 confère un confort de portage et une facilité de réglage très bons. Malgré l’apparente simplicité du système, les réglages ne bougent d’ailleurs pas : l’angle choisi ne change pas, ce n’est pas pour rien que la Kiska 2 est utilisée par de nombreux coureurs de trail !
Le portage est confortable, notamment parce que le corps de la lampe est compact, et le poids de la batterie très proche du front.
Le portage est confortable, notamment parce que le corps de la lampe est compact, et le poids de la batterie très proche du front.
Avec son unique bouton, naviguer entre les modes d’éclairage est très facile : une pression courte permet de passer à un mode plus lumineux, tandis qu’une pression longue passe à un mode moins puissant. Une manière originale qui est très pratique, notamment en activité : on ne passe pas obligatoirement par le noir pour changer de mode, et c’est très agréable pour les yeux ! Avec ses nombreux paliers (50, 100, 200, 400 et 1000 lm), on a presque l’impression de régler un potentiomètre tant le passage d’un mode à l’autre est fluide. À noter que la frontale est ambidextre puisqu’on peut choisir de quel côté on préfère avoir le bouton de contrôle.

Après avoir consulté la notice, on découvre aussi les modes “cachés” : 5 lm rouge et 5 lm blanc, parfaits pour le bivouac ou la lecture de nuit par exemple. On pourrait regretter qu’il n’y ait pas de fonction de verrouillage, pour éviter tout allumage intempestif dans un sac à dos par exemple. La parade consiste tout simplement à débrancher la batterie, auquel cas il est nécessaire de prendre ses précautions en cas d’humidité : Stoots fournit justement un étui de protection pour la batterie, afin d’éviter tout court-circuit. Toutefois, notons aussi qu’en débranchant la batterie, la frontale est inévitablement en 3 morceaux (ce qui, pour chipoter, prend un tout petit peu plus de place dans le sac). Pour ma part, en voyage, je mets tout dans le même sac étanche que mes affaires de rechange, et le tour est joué.

Le corps de la lampe est en aluminium, ce qui dégage une impression de solidité à toute épreuve. Et ce n’est pas qu’une impression ! Subjectivement, j’aime l’esthétique et la sensation de fiabilité que cette finition procure. Plus objectivement, ce sont des choix très pertinents techniquement parlant : que ce soit pour les performances pures (gestion thermique) ou pour la solidité, l’aluminium est une solution légère de qualité. Si on devait lui trouver un défaut, on pourrait dire que les angles sont plus saillants qu’un modèle à base de plastique, mais la finition étant très bonne, cela ne pose aucun problème. Et puis si besoin de la protéger, Stoots fournit une belle pochette néoprène avec la lampe.
Un étui néoprène est fourni avec la frontale.
Un étui néoprène est fourni avec la frontale.

Polyvalence et résistance

En matière de résistance, la certification IP68 renforce l’impression de solidité évoquée précédemment. En pratique, pour nos usages, une telle certification est un gage de fiabilité sur le terrain puisque même une immersion longue durée (1h à 5m) ne pose pas de problème. Largement de quoi être serein même en cas de très mauvais temps. !

Le système Stoots est intelligent à bien des égards : la conception modulaire fait qu’on peut séparer le bandeau du support de la frontale. Ceci permet deux actions très pratiques :
  • Laver le bandeau si besoin, sans mettre la frontale dans le lave-linge (bien qu’elle y résisterait certainement avec sa certification IP68, mais je ne vous recommande pas d’essayer !).
  • Encore plus de polyvalence, pour monter la frontale directement sur un casque ou sur un guidon par exemple. Avec les deux élastiques fournis, la Kiska 2 peut en effet s’adapter sur de nombreux supports, c’est parfait pour avoir une frontale qui sert à toutes ses activités nocturnes (me faites pas dire ce que je n’ai pas dit hein ;)).
Par sa conception, le bandeau est amovible, ce qui est très pratique.
Par sa conception, le bandeau est amovible, ce qui est très pratique.
Ainsi, on peut ainsi fixer le système directement sur un casque de vélo, avec les élastiques fournis. Belle idée !
Ainsi, on peut ainsi fixer le système directement sur un casque de vélo, avec les élastiques fournis. Belle idée !

Construction et éthique

Je suis passé dans les locaux de Stoots l’été dernier. Quel plaisir de voir l’équipe dynamique derrière le palindrome (j’en ai d’ailleurs longuement parlé dans le Carnets d’Aventures #57). Fabriquées en Bourgogne, la conception des frontales Stoots répond à de nombreuses exigences de qualité. C’est la flexibilité d’une telle structure qui leur permet de proposer un produit sans cesse amélioré afin qu’il réponde à nos besoins. En découle d’heureuses conséquences :
  • Possibilités de personnalisation de la lampe. Pas seulement la couleur. On peut aussi opter pour une batterie 18500 (plus légère, mais aussi à capacité plus faible). Et on peut même choisir ses propres LEDs si on a des besoins spécifiques, notamment en matière de température de couleur (là il faut les contacter directement).
  • Un SAV de qualité, joignable directement. Et la conception de leurs frontales permet une très bonne réparabilité en cas de besoin.
  • Une équipe à l’écoute des retours :)
Cette photo a été prise en Bourgogne. Oui, il existe encore des lampes frontales qui ne sont pas fabriquée à l'autre bout du monde !
Cette photo a été prise en Bourgogne. Oui, il existe encore des lampes frontales qui ne sont pas fabriquée à l'autre bout du monde !

Conclusion

La Kiska 2 de Stoots est une réussite technique, un bel outil polyvalent pour ceux qui aiment arpenter la nuit à pied, à vélo… Solide et fiable, elle offre une autonomie impressionnante tout en restant sur une conception très simple et très stable sur le front. Bandeau inclus, elle dépasse de peu les 100 grammes, mais ce léger surpoids (par rapport à d’autres frontales) lui fait surclasser toute la concurrence en matière de performances pures ! Je vous mets au défi de trouver aussi performant pour seulement 108 grammes !

Si l'on souhaite s’alléger tout en gardant l’esprit et la finition Stoots, deux solutions sont possibles :
  • Prendre une batterie 18500 : 30g au lieu de 46g. Quitte à perdre en autonomie.
  • Opter pour le modèle Misti 2, quitte à diminuer la puissance max d’éclairage et l’autonomie à la fois.
item photo

Caractéristiques générales

Poids total (constaté) : 108 g
À noter que le poids annoncé par le constructeur ne comprend pas le bandeau (28g) et le support (8g), par choix. Par souci d'homogénéité entre les différents modèles testés, c'est le poids total que nous indiquons ici.
Poids annoncé par le constructeur : 72 g

Pays de fabrication

France

Éclairage

Maximum : 1000 lm
Paliers et autonomie :
  • 5 lm - 400h
  • 50 lm - 80h
  • 100 lm - 36h
  • 200 lm - 15h
  • 400 lm - 6h
  • 1000 lm - 2h
Mode lumière rouge : oui

Alimentation

Type d'alimentation : Batterie rechargeable
Batterie de type 18650. Possibilité d'utiliser une batterie plus petite, type 18500.
Capacité de la batterie rechargeable : 3400.0 mAh
Avec la batterie 18650 fournie. Si on opte pour la batterie 18500, la capacité est de 2000mAh (pour 14g de moins)
Type de chargeur : Avec chargeur fourni, prise USB classique.
Temps de charge (mesuré) : 4.5h

Protection et étanchéité

Indice de protection : IP68

Garantie

1 an
marque : Stoots

Prix approximatif : 128 €

Commentaires