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par Anthony 23 nov. Soyez le premier à commenter share(partager) Soyez le premier à aimer ! :

Testé dans le test de gamme suivant :

Les protocoles utilisés : frontale v1.0

Résumé :

Petite et légère, la Petzl Bindi se glisse partout. Malgré sa menue apparence, elle n’est pas qu’une frontale d’appoint pour lire et cuisiner le soir, comme le laissent suggérer ses spécifications. Une frontale assez polyvalente peut-elle tenir dans un si petit gabarit ? C’est ce que nous allons voir !

En bref

Poids total (constaté) : 35 g

Éclairage

Maximum : 200 lm

Alimentation

Type d'alimentation : Batterie rechargeable

Prix approximatif : 40 €

Toutes les caractéristiques

On aime

  • Ultra-légère et compacte, avec une autonomie très correcte pour le bivouac
  • Modes 100 lm et 200 lm bienvenus sur une si petite frontale
  • Verrouillage (physique et électronique) bien pensé

Améliorable ?

  • Ajouter un mode intermédiaire entre 6 lm et 100 lm
  • Une prise micro-USB classique avec détrompeur ! Ou mieux, une prise USB-C ?
  • Un éclairage plus focalisé pour le mode puissant, mais c'est la contrepartie de sa conception très légère

Autonomie, faisceau et puissance

Comme on peut s’en douter, pour un poids si faible, la batterie n’est pas gigantesque (680mAh). Pourtant, elle permet une autonomie de 50 heures dans le mode économique de 6 lumens, ce que nous avons vérifié via notre protocole. Cet éclairage est parfait pour le bivouac : éclairage très correct, sans s’aveugler (ni aveugler ses collègues). Autant dire qu’avec 50 heures d’autonomie, ça fait quelques bivouacs avant de se soucier de recharger la batterie.

Lorsqu’on souhaite un éclairage plus puissant, seulement 2 modes sont proposés : 100 et 200 lumens. C’est assez limité comme étagement, pourquoi ne pas mettre un intermédiaire à 50 lumens par exemple ? De plus, l’autonomie annoncée chute drastiquement dans ces modes 100 et 200 lm : 3h et 2h respectivement (nous avons mesuré 3h et 1h45 plutôt). Un mode entre 30 et 50 lumens aurait permis d’avoir un peu plus de lumière (que le mode 6 lm) sans être en train de siphonner la maigre batterie. 

La recharge se fait via un câble micro-USB classique, ce qui est bien pratique en itinérance. Chose étonnante, il n’y a pas de détrompeur pour brancher le câble dans le bon sens : il faut donc bien vérifier avant de ficher l’embout du câble… Le mieux serait donc de passer sur une prise USB-C, assez généralisée maintenant, et réversible (facile à brancher même dans le noir). La charge est annoncée à 4h, je n’ai jamais mis plus de 3h pour une charge complète (même en venant à bout du “mode survie”) en utilisant un chargeur 2A. Le temps de charge annoncé correspond à un branchement sur ordinateur, qui peut être moins rapide.

Un voyant permet d’indiquer l’état de la batterie, au moment où on l’éteint et où on l’allume, avec 3 niveaux (vert : 66 à 100%, orange 33 à 66%, rouge 0 à 33%). Petit bémol, la mesure n’est pas complètement fiable puisqu’il m’arrive souvent d’avoir une indication différente entre le moment où j’éteins la lampe et le moment où je la rallume, parfois quelques secondes après.
La prise micro-USB directement sur la frontale est très pratique pour la recharger en voyage. Seule surprise : elle est carrée, sans détrompeur. Étrange !
La prise micro-USB directement sur la frontale est très pratique pour la recharger en voyage. Seule surprise : elle est carrée, sans détrompeur. Étrange !
La régulation est correcte, mais encore améliorable. Avec notre protocole, on observe une légère baisse d’intensité tout au long de son autonomie, que ce soit dans le mode 100 lm ou 200 lm. Ensuite, une fois que la batterie est vidée, le changement est radical, quasiment sans sommation ! En effet, la lampe clignote et quelques secondes plus tard la frontale bascule en “mode survie”, soudainement. Le mode survie est, comme son nom l’indique, un dernier recours : 3 lm pendant 1h30. Juste de quoi voir ses pieds donc ! La batterie n’étant pas amovible ni interchangeable (batterie propriétaire), la seule solution sera de la recharger. Rappelons un avantage d’une telle construction : pas de pièce amovible, donc moins de fragilité ni de risque de perte d'une pièce.

Le faisceau de la Petzl Bindi est assez diffus, ce qui est très agréable à faible luminosité, mais un peu moins pertinent pour les modes 100 et 200 lm qui mériteraient une focalisation plus étroite. Toutefois, pour une si petite frontale, c’est tout de même très plaisant d’avoir ces modes puissants en cas de besoin.

Pour résumer : l’éclairage proposé n’est pas juste un éclairage d’appoint, et c’est très sympathique pour une si petite lampe ! Néanmoins, il faut garder à l’esprit que les modes plus puissants sont assez limités et ne servent qu’en dépannage sur des utilisations ponctuelles : dans ces cas, l’autonomie courte, le faisceau diffus, et la batterie inamovible sont autant de facteurs limitants. Mais rappelons que ce n’est pas le champ d’application de cette lampe frontale :)
Le faisceau est cohérent, mais assez diffus.
Le faisceau est cohérent, mais assez diffus.

Confort d’utilisation

Minimaliste, mais efficace ! Ces deux mots résument bien le système de portage de la Bindi. Le cordon élastique paraît fin, et pourtant, la lampe est si légère que le confort est plutôt au rendez-vous. Il reste en deçà d’un bandeau élastique bien entendu et d’ailleurs, si je la porte longtemps, je préfère avoir un bandana ou un bonnet. Ca tombe bien parce que j’ai souvent l’un ou l’autre vissé sur la tête ! À même la peau, au bout d’un moment, j’ai souvent envie de desserrer l’élastique car j’ai l’impression que les embouts plastiques latéraux (cf. photo ci-dessous) s’impriment sur ma peau. Mais la gêne est très légère et ce système de portage sans superflu est vraiment bien pensé, en adéquation avec le corps très léger de la lampe.

Notons d’ailleurs que la frontale ne bouge pas d’un iota sur le front : le serrage du cordon est efficace, et le pivot du corps de lampe permet de maintenir l’angle souhaité sans difficulté (ni trop ferme, ni trop souple).
Le cordon est fin mais convient très bien pour une frontale si légère. C'est le petit embout plastique (qui fait la jonction du cordon double-simple) que je ressens après une longue utilisation à même la peau.
Le cordon est fin mais convient très bien pour une frontale si légère. C'est le petit embout plastique (qui fait la jonction du cordon double-simple) que je ressens après une longue utilisation à même la peau.
Le système de réglage du cordon est basique : parfait, ça ne bouge pas une fois ajusté.
Le système de réglage du cordon est basique : parfait, ça ne bouge pas une fois ajusté.
La navigation d’un mode à l’autre est simple : chaque clic permet de passer au mode plus lumineux. Après 3 secondes, un clic éteint la lampe. C’est facile, mais ça pose un seul souci : en activité, impossible de varier irrégulièrement l'éclairage (mettre plus faible ou plus fort sur un passage technique par exemple) sans passer par un noir total, aussi court soit-il. Petit moment de solitude si on est en train de rouler à vélo par exemple :) Mais avouons que c’est une gêne plutôt minimale, pour ce type de frontale qui n'est pas destinée à faire des marathons de nuit par exemple !

Ça vaut le coup de faire un tour dans le manuel pour trouver deux modes utiles bien cachés. Ils s’activent en maintenant pressé le bouton au bon moment (je vous laisse le soin de voir le manuel, le dessin sera plus parlant qu’un laïus !) :
  • Le mode “lumière rouge”, très pratique pour économiser la batterie et ne pas s’éblouir en mangeant, lisant, consultant la carte… 
  • Le mode “verrouillé”, qui permet d’éviter que la frontale s’allume intempestivement dans son sac à dos par exemple. Un bon coup à prendre pour éviter les mauvaises surprises le soir au bivouac.

En plus du verrouillage électronique, la Bindi présente un verrouillage physique : le corps de la lampe peut être retourné vers l’intérieur, et un cran permet de verrouiller cette position qui rend le bouton de contrôle inaccessible. Et dans cette position, j’enroule le cordon autour et la frontale est ainsi parfaitement protégée pour son transport, aucun risque de casse !
Dans cette position, la frontale est verrouillée, et le bouton n'est pas accessible. Parfait pour transporter la lampe sans risquer qu'elle s'allume intempestivement !
Dans cette position, la frontale est verrouillée, et le bouton n'est pas accessible. Parfait pour transporter la lampe sans risquer qu'elle s'allume intempestivement !

Polyvalence et résistance

La Petzl Bindi est certifiée IPX4. Littéralement, cela signifie qu’elle est “protégée contre les projections d'eau de toutes directions”. En pratique, cela signifie qu’elle fonctionne bien sous la pluie, mais qu’il reste conseillé de faire attention qu’elle ne boive pas la tasse ! Pas d’abus donc, et surtout bien la sécher après un tel usage (notamment avant de la recharger).

Avouons que sa légèreté et son corps en plastique dégagent une impression de fragilité au premier abord. Pourtant, il n’en est rien car la finition est de bonne facture. Son poids et son encombrement si faibles la rendent peu vulnérable aux chutes et mauvais traitements qui peuvent arriver malencontreusement. Au bout de quelques mois d’utilisation, la lampe est comme neuve en fait. Une idée serait de rendre le cordon amovible afin de pouvoir le remplacer si besoin ? Et idéalement, pour augmenter sa durée de vie (et la durée de vie de nos objets de manière générale), ce serait bien que la batterie soit changeable...

Un regret toutefois, qui concerne de nombreuses lampes frontales : en l’état, difficile (voire impossible) d’utiliser la Bindi avec un casque de vélo par exemple. En revanche, Petzl vend séparément deux accessoires : des adaptateurs pour casque ou pour guidon. Dommage que ceux pour casque ne soient pas fournis avec la frontale !
item photo

Conclusion

La Petzl Bindi impressionne avec son poids plume, car elle ne se limite pas seulement à un petit éclairage d’appoint. Sans pouvoir rivaliser avec des frontales véritablement conçues pour pratiquer des activités outdoor de nuit, elle apporte une dose de polyvalence dans le monde des lampes ultra-légères. Bien pensée, elle apporte aussi un vrai bonus de sécurité, à glisser dans son sac en toutes circonstances. Des petites détails peuvent encore être améliorés, pour une Bindi 2 on espère !

Caractéristiques générales

Poids total (constaté) : 35 g
Poids annoncé par le constructeur : 35 g

Pays de fabrication

Hongrie

Éclairage

Maximum : 200 lm
Paliers et autonomie :
  • 6 lm - 50h
  • 100 lm - 3h
  • 200 lm - 2h
Mode lumière rouge : oui

Alimentation

Type d'alimentation : Batterie rechargeable
Batterie propriétaire, non interchangeable.
Capacité de la batterie rechargeable : 680.0 mAh
Type de chargeur : Par câble micro-USB
Temps de charge (mesuré) : 3.0h

Protection et étanchéité

Indice de protection : IPX4

Garantie

3 ans
marque : Petzl

Prix approximatif : 40 €

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