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Gants chauffants

par Johanna 16 déc. 2019 mis à jour 28 janv. 4364 lecteurs Soyez le premier à commenter Lecture 15 min.

Résumé :

Pour le confort, pour conserver une dextérité correcte, pour la sécurité... les gants chauffants peuvent être bien utiles pour nombre d'activités en environnement froid et/ou dans lesquelles les mains sont particulièrement exposées : ski, alpinisme, activités de montagne, vélo, snowkite, parapente, équitation, milieu polaire, etc. Pour les personnes atteintes de vasoconstriction distale marquée, type syndrome de Raynaud, les gants chauffants n’apportent pas juste du confort mais se révèlent indispensables dans certaines circonstances.
Ce dossier se propose de débroussailler le sujet, et de présenter quelques modèles, dont le nombre augmentera au fur et à mesure de nos tests.
item photo
Janvier 2024 : ce dossier a été récemment mis à jour, merci de votre compréhension et votre patience. Les tests des modèles récents sont mises en ligne progressivement en janvier/février.

Gants chauffants : le principe

Des fabricants de gants proposent des modèles chauffants, qui intègrent donc un système de chauffage à l'intérieur des tissus du gant allant du dessus de la main au bout des doigts selon les modèles. [Note : les filaments chauffants se trouvent en général sur le dessus de la main et des doigts, et non "à l'intérieur", ce qui semble cohérent : c'est avec l'intérieur de la paume/doigts que l'on manipule divers objets et que l'on fait subir de fortes contraintes aux tissus du gant, trop fortes pour des filaments qui pourraient s'y trouver. Toutefois, sur certains modèles - comme les Therm-ic Powergloves 3+1 et Ultra heat boot gloves testés -, la chauffe se fait ) 360° autour des doigts (à puissance de chauffe en gros équivalent, nous n'avons ceci dit pas noté de véritable différence de ressenti)].
Ce système est alimenté par une (ou deux) batterie (lithium-ion ou lithium polymère), en général dans un compartiment sur ou sous le poignet que l'on ouvre par un petit zip ou velcro dans lequel arrivent le ou les jacks à brancher à la ou les batteries. 
L'allumage/extinction du chauffage est pilotable par un bouton (situé sur le dos de la main ou du poignet, suffisamment gros pour être activé avec des gants, malin !) qui sert en général aussi à régler la puissance de chauffage, un témoin lumineux indiquant le niveau choisi. Certains systèmes récents peuvent être pilotables par une appli smartphone.
L’autonomie dépend de plusieurs facteurs : bien évidemment la quantité d'énergie de la batterie, la puissance de chauffe de chaque niveau (choix de conception du fabricant), et du niveau utilisé par l’utilisateur, mais aussi de la construction du gant et de son pouvoir isolant. Toutes choses égales par ailleurs, plus il chauffe « fort » (puissance élevée), plus on aura chaud, mais moins la batterie durera. Il est donc délicat de comparer deux modèles ; chacun choisira en fonction des critères les plus importants à ses yeux.
Les batteries de ces gants se rechargent par un chargeur secteur spécifique, ou USB pour certains (avec jonction spécifique batterie-USB). L’utilisation des gants chauffants sera bien adaptée aux activités journée ou sur 2-3 jours. Pour des voyages au long cours, les modèles USB facilitent la recharge (panneaux solaire ou accès secteur nomade), sinon il faudra emporter le chargeur spécifique et avoir accès au secteur de temps en temps (bien que la recharge hors secteur soit théoriquement possible, voir nos précédents dossiers sur les panneaux solaires portables).
Certains sont parfois déçus, en essayant leurs gants en conditions réelles (en extérieur par temps froid et venté), du « peu » de chaleur ressentie : attention, l'idée n'est pas de se « brûler » les doigts, mais bien plutôt d'avoir un apport de chaleur pour ne pas avoir les mains trop froides. Ce n'est pas parce qu'on n'a pas la sensation d'une bouillotte que le gant ne fonctionne pas correctement, et surtout que sa présence n'est pas justifiée. Pour bien s’en rendre compte : faites le test une main avec le chauffage au max, l'autre main chauffage éteint, et vous verrez.
Une paire de gants chauffants avec leurs batteries
Une paire de gants chauffants avec leurs batteries

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Des gants chauffants : pourquoi et pour quoi ?

Pourquoi ?

Dès que la température descend (et il peut suffire de peu dans certaines circonstances et pour certaines personnes), dès que le vent souffle (le refroidissement dû à la convection provoquée par le vent - l'effet windchill - joue un rôle important), on peut avoir besoin (ou envie) d'une source de chaleur extérieure pour réchauffer nos petites mimines.
Pour le confort, l'aisance et la conservation d'une dextérité correcte, pour la sécurité, etc., les gants chauffants peuvent être bien utiles pour nombre d'activités en environnement froid et/ou dans lesquelles les mains sont particulièrement exposées - et pas seulement pour ceux qui souffrent de problèmes de circulation distale (type syndrome de Raynaud). En tout cas, pour ceux-là, les gants chauffants n’apportent pas juste du confort mais se révèlent indispensables dans certaines circonstances. Avoir la dextérité nécessaire au montage d'une tente dans le blizzard peut relever d'un enjeu de sécurité absolu ; piloter correctement un parapente aussi.
Sans aller si loin, ceux qui doivent régulièrement faire appel aux potes, pour cause de doigts gelés, pour - dans le désordre - fermer leur braguette (pas grave mais c'est du vécu), enlever les peaux de leurs skis de rando (si souvent du vécu) et serrer leurs chaussures, etc. voient bien l'intérêt !

Pour quelles activités

On peut citer les activités de montagne (hivernale mais pas seulement, haute altitude...) : ski, sous toutes ses formes  (de randonnée ou nordique, de fond, alpin, en itinérance pulka), la randonnée et la raquette, l'alpinisme / cascade de glace, les activités qui nécessitent du vent : snowkite... Le vélo sous toutes ses formes (de la route au VTT en passant par le fatbike, parfois sur neige). Toute activité en milieu polaire et hautes latitudes. Le bivouac hivernal. Mais aussi des activités comme le parapente où il est possible de voler plusieurs heures à des altitudes élevées (>2500m) et où les mains sont en permanence exposées au vent relatif et les bras levés vers le haut (position qui ne favorise pas une bonne vascularisation distale). Et bien d'autres activités comme la randonnée, l'équitation... On serait tenté de les utiliser aussi pour de la navigation en milieu froid (kayak de mer, canoë, voile...), selon les conditions, cela peut être possible (attention à l'étanchéité bien sûr, aux embruns salés...). Un domaine - que nous n'évoquerons pas ici puisque motorisé - utilisateur de gants chauffants est la moto (d'où des gammes spécifiques, ou aussi l'intérêt parfois de jeter un œil aux vendeurs spécialisés).
Parapente automnal : chauffage au max :-)
Parapente automnal : chauffage au max :)
Ski de rando à + de 2500m d'altitude, froid et vent. Les gants chauffants sont bienvenus.
Ski de rando à + de 2500m d'altitude, froid et vent. Les gants chauffants sont bienvenus.
Vélo hivernal, on peut régler la puissance de chauffage entre rien à la montée, et puissance maxi pour une longue descente.
Vélo hivernal, on peut régler la puissance de chauffage entre rien à la montée, et puissance maxi pour une longue descente.
Bivouac hivernal sur les hauts plateaux du Vercors
Bivouac hivernal sur les hauts plateaux du Vercors
Snowkite : par définition il y a de la neige et du vent :-)
(avec un précédent modèle de Racer Heatwear)
Snowkite : par définition il y a de la neige et du vent :)
(avec un précédent modèle de Racer Heatwear)
Cascade de glace : souvent ça caille carrément, et on alterne grimpe où on se réchauffe avec attente au relais où on se pèle :-)
(Les formes du chaos, Ceillac, 05)
Cascade de glace : souvent ça caille carrément, et on alterne grimpe où on se réchauffe avec attente au relais où on se pèle :)
(Les formes du chaos, Ceillac, 05)

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Du sous-gant à la moufle 

On a parfois l'idée que si on a besoin d'un gant chauffant, c'est qu'il fait très froid et donc que le gant lui-même doit être très chaud. Pas forcément. À vélo, par exemple, on peut souhaiter un gant fin offrant une protection légère lorsque l'on transpire à la montée, avec un système de chauffage que l'on actionnera à la descente. Idem à ski de randonnée.
On peut aussi opter pour un petit gant chauffant sur lequel on ajoutera un surgant ou une surmoufle. Dans ce cas, il faudra prendre en compte la possibilité/facilité d'accès au bouton on/off/réglage du chauffage "à travers" le surgant ; de même dans cette configuration, on ne verra pas le témoin lumineux de niveau de chauffage.
Bref, de nombreuses configurations sont possibles. On trouve donc sur le marché des modèles allant du sous-gant chauffant à la grosse moufle chauffante, en passant par des modèles 3-doigts (pouce / index / autres doigts, ou bien pouce / index+majeur / annulaire+auriculaire), et tout un tas de modèles coupe-vent ou non, imperméables ou non, avec tout ou partie en cuir, doublés à l'intérieur, plus ou moins protecteurs thermiquement, plus ou moins renforcés (sur l'extérieur de la main, des modèles moto ou ski sont souvent bien renforcés), avec parties tactiles, etc.
À chacun d'identifier ses propres besoins et les conditions principales dans lesquelles il souhaite utiliser ses gants.
3-doigts, moufles, gants classiques plus ou moins isolants / protecteurs... ce chat regrette juste l'absence de modèles pour coussinets.
3-doigts, moufles, gants classiques plus ou moins isolants / protecteurs... ce chat regrette juste l'absence de modèles pour coussinets.
Modèle 3 doigts (pouce / i+m / a+a)
Modèle 3 doigts (pouce / i+m / a+a)

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Choisir ses gants chauffants

C'est bête à dire mais un gant chauffant est avant tout un gant :). On le choisira avec soin en fonction de l'usage principal envisagé, de ses contraintes physiologiques, etc.

Conception et caractéristiques

On sera attentifs aux différentes caractéristiques du gant : protection globale (isolation, type de tissu, doublure interne), présence ou non de membrane (coupe-vent, imper-respirante), coupe globale et au poignet (le gant remonte-t-il sur le poignet), serrages possibles (poignet, dessus de la main), présence d'un leash, éventuellement : parties tactiles pour écrans (souvent au bout du pouce / index / majeur)...
En outre, selon l’activité pratiquée, les contraintes sur les gants seront différentes, et donc aussi les besoins en termes de tissu, résistance et renforts. L’alpinisme et la cascade de glace, par exemple, sollicitent beaucoup l’intérieur de la paume (frottement de la corde, tenue du piolet ou du rocher), d’où la nécessité d’avoir sur cette partie des tissus renforcés et permettant une bonne adhérence. De même on appréciera une bonne adhérence de la paume pour tenir une poignée de vélo. 
Le design moufle permet de maximiser la conservation de la chaleur mais minimise la dextérité ; ainsi, moufles ou 3-doigts, à vous d'évaluer vos besoins y compris ceux auxquels on songe moins (pouvoir tirer une poignée de parachute de secours ou de déclenchement d'airbag pour avalanche par exemple). La façon dont on manipule ses bâtons, piolet, leviers de frein à vélo (index seul, plusieurs doigts), ses rênes à cheval, etc. peut orienter ou non vers des modèles 3 doigts, etc.
En termes de taille, attention à ce que le gant vous aille... comme un gant ! Un gant trop petit qui serre un peu limitera la circulation sanguine dans les extrémités qui seront alors nettement plus sensibles au froid : c'est contre productif.
Indépendamment du système de chauffage que l'on peut bien sûr éteindre, avoir un gant trop protecteur (trop "chaud") dans lequel on transpire peut être extrêmement désagréable et pénalisant (dextérité, gant mouillé de sueur qui ensuite se refroidit et devient très inconfortable et bien moins isolant, gant trempé difficile à enlever/enfiler...).
Parmi d’autres critères de choix moins cruciaux on peut citer :
- La lisibilité du témoin lumineux on/off/réglage de puissance. D'expérience, un seul témoin qui passe du jaune à l'orangé au rouge est moins lisible sur le terrain au soleil (avec ou sans lunettes/masque) ; un témoin à 3 leds l'est bien plus.
- Le compartiment pour loger la batterie est en général placé sur l'intérieur ou l’extérieur du poignet ; si vous portez une montre altimètre/GPS par exemple un peu volumineuse, vérifiez que cela reste confortable.
N'hésitez pas à consulter notre précédent dossier Gants de montagne chauds qui détaille les différents types de gants, et de couches de gants, existants, leurs avantages/inconvénients selon les usages, et donne des conseils pour bien les choisir.

Chauffage et batterie

Le choix fait par le fabricant de conception du système de chauffage influe sur plusieurs facteurs à prendre en compte :
- localisation des éléments chauffés, en général du dessus de la main au bout des doigts pour les modèles que nous avons testés, ceci n’est donc pas trop un critère de choix.
Puissance du chauffage : plus cela chauffe fort, plus on a chaud mais moins cela chauffe longtemps. Même s’il est possible de choisir son niveau de puissance de chauffe (de 1 à 3) sur chaque modèle, on voit bien que certains chauffent de manière plus intense que d’autres. Il s’agit là d’un choix du constructeur ; les puissances de chauffe aux différents niveaux ne sont pas toujours mentionnées par les fabricants. Nous donnons des informations là-dessus dans chacune de nos fiches-tests. À vous de voir quels critères comptent le plus pour vous en fonction de votre usage principal.
- Choix du type de batterie et surtout de son “autonomie” ou plus précisément sa quantité d’énergie ; l’information importante à considérer pour l'autonomie est donc la valeur en Watt-heures (Wh) donnée sur chaque élément de batterie. Pour les gants recevant plusieurs éléments (soit déjà “reliés” entre eux, soit lorsque 2 connecteurs sont présents dans le gants permettant d’accueillir 2 éléments), les quantités d’énergie en Wattheure sont à additionner pour connaitre la valeur globale. Voir le paragraphe ci-dessous pour plus d'explications !
Gants chauffants plutôt fins et sans membranes, bouts des pouce et index tactiles, serrage possible au poignet, renforts caoutchoutés dans la paume pour l'adhérence (poignée de vélo, piolet...).
Gants chauffants plutôt fins et sans membranes, bouts des pouce et index tactiles, serrage possible au poignet, renforts caoutchoutés dans la paume pour l'adhérence (poignée de vélo, piolet...).
Vélo hivernal, on peut régler la puissance de chauffage entre rien à la montée, et puissance maxi pour une longue descente.
Vélo hivernal, on peut régler la puissance de chauffage entre rien à la montée, et puissance maxi pour une longue descente.
Traversée du Vercors à ski-pulka
Traversée du Vercors à ski-pulka
Cascade de glace : souvent ça caille carrément :-)
(Les formes du chaos, Ceillac, 05)
Cascade de glace : souvent ça caille carrément :)
(Les formes du chaos, Ceillac, 05)
Témoin lumineux du haut : 3 leds, une pour chaque niveau de chauffage ; réglé ici sur le niveau 2.
(le témoin vert en dessous indique le niveau de charge des batteries).
Témoin lumineux du haut : 3 leds, une pour chaque niveau de chauffage ; réglé ici sur le niveau 2.
(le témoin vert en dessous indique le niveau de charge des batteries).

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Système chauffants, batteries : conception et autonomie

Batteries lithium

Les gants chauffants utilisent les accumulateurs lithium. Sur les trois principales sortes existantes, deux  nous concernent ici : lithium-ion (Li-Ion) et lithium-ion-polymère (Li-Po) qui sont une variante et une alternative aux Li-ion (quelques inconvénients mais des avantages). Pour plus d'informations, se référer à la page Wikipédia sur les accumulateurs au lithium https://fr.wikipedia.org/wiki/Accumulateur_lithium
La tension nominale d’un élément Li-Ion est de 3,6 V ou 3,7 V. La tension d'un élément Li-Po est de 3,7 V ; plusieurs éléments sont généralement assemblés en « packs ».
Note : en raison du risque d'explosion et de combustion du lithium dans ce type d'accu, ils font l'objet de restrictions dans les transports (en particulier aériens). Les risques sont peu fréquents mais on sera tout de même vigilants avec ce type d'accu : éviter par exemple d'en laisser un en charge tout seul tout près de matériaux inflammables ; guetter tout changement visuel suspect (gonflement par exemple)...

Quelques considérations physiques

D’abord quelques considérations physiques (qui rappelleront à certains des cours de collège/lycées) ; ceux que cela effraie peuvent sauter directement au paragraphe suivant !
On a souvent tendance à considérer la "capacité" d’une batterie en Ah (Ampères heure) ou mAh (milli Ah) ; par exemple 2200 mAh. Mais en fait, cette valeur n’a de sens que si l’on considère la tension nominale de l’accu exprimée en Volts (par ex. 3,7V ou 7,4V).
On mesure donc préférablement la quantité d'énergie d'une batterie en Watt-heures (Wh), c’est à dire le nombre de watts qu'une batterie peut produire pendant 1 heure. Si on ne dispose que de la valeur en mAh, elle se calcule en multipliant la tension (en Volts V) par la charge électrique (en ampères-heures Ah) de l’élément. En termes d’unités : V * Ah = Wh
En effet, et cela allumera quelques lumières issues de cours de collège:
  • P = U * I (puissance P en Watts, tension U en Volts, intensité I en Ampères).
  • E = P * t
    E en Joules (J), Puissance P en Watts (W), Temps t en secondes (s).
    Si la puissance P est en Watt et le temps t en heure, l'énergie E s'exprime en Wh (wattheure). 1Wh = 1W*1h = 1W*3600s = 3600J. Donc 1Wh = 3600 J
    Si la puissance P est en kW et le temps est en heure, l'énergie E s'exprime en kWh (kilowattheure). 1kWh = 1kW*1h = 1000W*3600s = 3.600.000 J. Donc 1kWh = 3.600.000 J

Autonomie

 Bref, la valeur de référence à considérer pour évaluer et comparer des batteries est leur quantité d’énergie mesurée en Watt-heures (Wh), c’est à dire le nombre de watts qu'une batterie peut produire pendant 1 heure
L’autonomie d’une batterie - sa durée de fonctionnement avant de nécessiter une recharge -, dépend évidemment de la puissance utilisée par le gant. On peut donc difficilement comparer 2 modèles de gants chauffants différents même s’ils ont des batteries de caractéristiques identiques (si l’on ne dispose pas des puissances de chauffe, certains fabricants les mentionnent). De même, pour un même modèle, la puissance de chauffe choisie influe sur l’autonomie de la batterie. On peut en revanche comparer 2 batteries destinées au même gant : si une batterie A a un nombre de Watt-heures 2 fois plus élevé qu’une batterie B, alors A durera 2 fois plus longtemps que B toutes choses égales par ailleurs.
Comme expliqué précédemment, pour les gants recevant plusieurs éléments (soit déjà “reliés” entre eux, soit lorsque 2 connecteurs sont présents dans le gants permettant d’accueillir 2 éléments), les quantités d’énergie en Watt-heures sont à additionner pour connaitre la valeur globale.
Exemples (photos ci-dessous) : 
  • une batterie pour gant G-heat à 16,28 Wh par gant (2,2*7,4 ; une batterie pour chaque gant).
  • Une paire de gants Therm-ic avec leur batteries d’origine : un “kit” de 2 éléments chacun de 13,32 Wh (3,6*3,7) soit 26,64 Wh par gant.
  • Vendu séparément (kit Ultra boost) : un “kit” de 2 éléments Therm-ic, chacun à 19,24 Wh (5,2*3,7), soit 38,48 Wh par gant (un kit de 2 éléments par gant). Ce kit viendra en remplacement de celui d’origine.
  • En outre, certains modèles sont munis de 2 connecteurs dans chaque gant, permettant d’accueillir une 2e batterie supplémentaire en option et ainsi doubler l'autonomie. C’est le cas des Racer Connectic et Heat que nous avons testés.
Par ailleurs, rappelons une évidence : plus la puissance de chauffe est élevée, plus l’autonomie de la batterie est réduite ; on veillera donc, pendant sa sortie, à régler la puissance (voire à éteindre complètement par moments)
À noter aussi que les batteries se déchargent plus vite quand la température est basse (même si les batteries lithium sont moins sensibles à ce paramètre), donc gardez-les au chaud autant que possible, notamment avant de les allumer - dans votre sac de couchage, quelques minutes contre vous ou dans une poche… C’est valable aussi pour un téléphone mobile, un appareil photo…
Deux batteries pour deux gant G-heat : 16,28 Wh par gant
Deux batteries pour deux gant G-heat : 16,28 Wh par gant
Une paire de gants Therm-ic avec leur batteries d’origine : un “kit” de 2 éléments chacun de 13,32 Wh soit 26,64 Wh par gant.
Une paire de gants Therm-ic avec leur batteries d’origine : un “kit” de 2 éléments chacun de 13,32 Wh soit 26,64 Wh par gant.
Vendu séparément le kit Ultra boost Therm-ic : pour chaque gant un “kit” de 2 éléments chacun à 19,24 Wh (5,2*3,7), soit 38,48 Wh par gant.
Vendu séparément le kit Ultra boost Therm-ic : pour chaque gant un “kit” de 2 éléments chacun à 19,24 Wh (5,2*3,7), soit 38,48 Wh par gant.
Les Racer Heat et Connectic ont 2 connecteurs dans chaque gant, permettant d’accueillir une 2e batterie supplémentaire en option et ainsi doubler l'autonomie.
Les Racer Heat et Connectic ont 2 connecteurs dans chaque gant, permettant d’accueillir une 2e batterie supplémentaire en option et ainsi doubler l'autonomie.

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Recharge

Les modèles testés utilisent soit des accumulateurs lithium-ion (Li-Ion) soit des lithium-ion-polymère (Li-Po). Chacun a un connecteur spécifique et est donc livré avec le câble reliant ledit connecteur à un chargeur : soit secteur, soit USB pour certaines marques (G-heat, Therm-ic) et c’est appréciable.
Le temps de chargeur sur un chargeur USB dépendra bien entendu de la puissance délivrée par le chargeur, ainsi que de la qualité/état/âge du câble (très variable ! n’hésitez pas à commencer par remplacer le câble en cas de bizarreries de charge USB).

Précautions d'usage et de stockage

Gants : les gants eux-mêmes sont à entretenir comme des gants classiques (séchage approprié, éviter de surexposer aux UV, graisser le cuir le cas échéant…)
Connectique : afin de se faufiler à travers les tissus jusqu’au bout des doigts, la connectique présente dans les gants chauffants est nécessairement petite. Pour préserver au mieux sa durabilité, on veillera donc à être soigneux et délicat, en évitant de plier ses gants dans tous les sens, de les bourrer ou écraser au fond d’un sac… Lors de précédents tests de gants chauffants (autour des années 2014-2017), et malgré nos soins, nous avions observé que la connectique était le maillon faible et avions été déçus de constater des dysfonctionnements au bout d’une année d’utilisation régulière (mais pas intensive non plus) de certains modèles. Cela commençait par des faux-contacts puis aboutissait rapidement au non-fonctionnement. Et la connectique étant inaccessible car intégrée au tissu du gant, on ne peut rien bricoler. Les modèles plus récents semblent plus durables, mais on ne peut que conseiller d’être soigneux !
Batteries : les batteries ont une durée de vie limitée, on veillera donc à consulter la notice de chaque modèle afin de respecter au mieux les préconisations de charge/décharge et celles de stockage. Certains modèles doivent être stockés à charge maximale, d’autres à charge partielle ; en général les batteries ne doivent pas être stockées longtemps entièrement déchargées… Bref, informez-vous.
Comparaisons à la caméra thermique : plus c'est jaune/rouge, plus c'est chaud.
Ces photos en caméra thermique permettent de voir les zones du gant concernées par le circuit de chauffage (ainsi, le poignet n'est pas chauffé).
On voit que le gant à gauche de la photo est soit moins isolant (il laisse davantage sortir la chaleur vers l'extérieur) que celui de droite (il faudra alors mettre ce point en perspective avec les tests des gants sans chauffage), soit son système de chauffage chauffe plus fort.
Le chat, quant à lui, est bien isolé par son pelage, sauf aux oreilles :-).
Comparaisons à la caméra thermique : plus c'est jaune/rouge, plus c'est chaud.
Ces photos en caméra thermique permettent de voir les zones du gant concernées par le circuit de chauffage (ainsi, le poignet n'est pas chauffé).
On voit que le gant à gauche de la photo est soit moins isolant (il laisse davantage sortir la chaleur vers l'extérieur) que celui de droite (il faudra alors mettre ce point en perspective avec les tests des gants sans chauffage), soit son système de chauffage chauffe plus fort.
Le chat, quant à lui, est bien isolé par son pelage, sauf aux oreilles :).

Le compartiment zippé, situé sur l'intérieur du poignet, pour la batterie que l'on branche sur le jack arrivant de l'intérieur du gant.
Le compartiment zippé, situé sur l'intérieur du poignet, pour la batterie que l'on branche sur le jack arrivant de l'intérieur du gant.
Plusieurs chargeurs et batteries.
Plusieurs chargeurs et batteries.
Chargeur USB présentement branché sur son bloc secteur.
Chargeur USB présentement branché sur son bloc secteur.

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Quelques valeurs comparatives

Densité de batterie

On classe ici les gants en fonction de la densité de leur batterie d'origine.
Densité = poids en g de 1 Wh (gramme par Wh), obtenue en divisant le poids de la batterie par le nombre de Wh qu'elle "contient". Donc plus la densité est faible, mieux c'est : on considère ici un ratio poids / service rendu.

THERM-IC
Powergloves 3+1
THERM-IC
Ultra Heat Boost Gloves
THERM-IC
Kit Ultra Boost GL5200
vendu en option
GHEAT 
Evo-3
RACER 
(Connectic 4,
Heat 4,
I-Warm GTX,
I-Warm 2 Layer)
EKOÏ
Heat Concept 3
Densité : poids en g de 1 Wh
(gramme par Wh)
2,852,852,994,34,735,22
Wh batterie 26,6426,6438,4816,2816,2816,28
Poids batterie en g7676115707785


Fin Mosaic

Autonomie et puissance estimée de chauffe

Pour chaque paire de gants, on donne :
  • l'autonomie en heures, mesurée dans les conditions décrites dans cet article, pour chacun des 3 niveaux de puissance de chauffe. C'est à dire la durée de chauffage avant extinction, pour chaque niveau de puissance. Les minutes sont arrondies aux 5 supérieures ou inférieures (selon les règles d'arrondissement classiques) pour une lisibilité plus aisée. De toute façon, comme nous le mentionnons ci-après, de nombreux paramètres influent sur l'autonomie, et nous avons observé - toutes choses égales par ailleurs (par exemple gant gauche et gant droit à la même puissance dans les mêmes conditions aux mêmes endroit et moment) - des différences d’autonomie de quelques minutes.
  • La quantité d'énergie en Wh est une donnée de la batterie.
  • On en déduit une estimation de la puissance de chauffage pour chacun des 3 niveaux, en divisant la quantité d'énergie en (Wh) par la durée de fonctionnement (en heures, avec les minutes exprimées en décimal - ce qui n'est pas le cas dans le tableau ci-dessous).

THERM-IC
Powergloves 3+1
THERM-IC
Ultra Heat Boost Gloves
THERM-IC
Kit Ultra Boost GL5200
vendu en option
GHEAT 
Evo-3
RACER 
Connectic 4
RACER 
Heat 4
EKOÏ
Heat Concept 3
Quantité d'énergie
en Wh
26,6426,6438,4816,2816,28 16,28 16,28
Autonomie
en heures
Niveau 103h358h158h457h257h306h00
Niveau 206h156h155h005h004h553h00
Niveau 313h352h103h453h453h451h55
Puissance estimée de chauffe en W
Niveau 1 1,963,231,872,202,202,71
Niveau 24,264,263,313,263,265,43
Niveau 37,3712,304,344,344,348,35


Snowkite : par définition il y a de la neige et du vent :-). Donc brrr !
Snowkite : par définition il y a de la neige et du vent :). Donc brrr !
Parapente hivernal au-dessus du lac de Serre-Ponçon
Parapente hivernal au-dessus du lac de Serre-Ponçon
Parapente hivernal au-dessus du lac de Serre-Ponçon (avec un précédent modèle de gants chauffants Racer Heatwear)
Parapente hivernal au-dessus du lac de Serre-Ponçon (avec un précédent modèle de gants chauffants Racer Heatwear)
Mesure de l'autonomie des batteries à température très basse, ici -20° dans un congélateur.
Mesure de l'autonomie des batteries à température très basse, ici -20° dans un congélateur.

Fin Mosaic

Voir les fiches des éléments de ce dossier :

Powergloves 3+1 Therm-ic
468 g 250 €
Ultra Heat Boost gloves Therm-ic
416 g 299 €
Evo-3 G-Heat
412 g 170 €
Heat Concept 3 Ekoï
354 g 260 €
Connectic 4 Racer
456 g 230 €
Heat 4 Racer
518 g 290 €
IWarm 2 Layer Racer
296 g 150 €
IWarm GTX Racer
508 g 280 €

Circonstances du test

Cela fait quelques années que nous utilisons divers modèles de gants chauffants. Nos tests se font sur le terrain et en « labo », et nous permettent de nous faire une idée des spécificités de chaque modèle, mais aussi d'avoir une vision plus globale.

Tests terrain

Nous utilisons les gants, avec et sans chauffage, lors de diverses sorties étalées sur plusieurs mois, incluant des activités comme le parapente (vols hivernaux et vols de distance printaniers), le ski (de randonnée et alpin), la raquette, le vélo, le bivouac hivernal.

Tests « labo »

Ils englobent des champs différents :
  • Considérations de conception, praticité, ergonomie, fonctionnalités des gants eux-mêmes (hors chauffage) et du système de chauffage.
  • Mesures d’autonomie des batteries dans diverses circonstances (indoor dans une pièce fraiche et avec un ventilateur pour créer de la convection, dans un congélateur), et aux divers niveaux de puissance de chaque modèle.
    Les valeurs que nous donnons ne peuvent être qu’indicatives puisque l’autonomie d’une batterie dépend de plusieurs paramètres dont la température (et la convection : le vent refroidit en permanence la petite couche d'air que le gant réchauffe autour de lui), l’âge de la batterie et l’historique de ses cycles de charge/décharge… D’ailleurs, nous avons observé - toutes choses égales par ailleurs (par exemple gant gauche et gant droit à la même puissance dans les mêmes conditions aux mêmes endroit et moment) - des différences d’autonomie de quelques minutes. En outre, les mesures effectuées en labo ont été effectuées gants immobiles et sans main dedans.
    Lors d'un précédent comparatif de gants chauffants, nous avions comparé l'autonomie des différentes batteries en indoor à +20°C et à -10°C dans un congélateur, et avions été étonné de constater que les 30°C d'écart ne faisaient pas beaucoup baisser cette autonomie : identique pour 3 des 6 modèles testés ; et pour les 3 autres, l'autonomie à -10°C était de 90%, 91% et 97% de celle à 20°C. Voir ces chiffres dans le tableau de ce précédent comparatif.
  • Observations à la caméra thermique (cf. images ci-dessus) qui permettent notamment - en les mettant en perspective avec d'autres paramètres - de se faire une idée de la répartition et la puissance du chauffage, des capacités isolantes des gants, repérer d'éventuels ponts thermiques. Voir ci-contre les images prises à la caméra thermique : plus c'est jaune/rouge, plus c'est chaud. Cela permet d’identifier les zones du gant concernées par le circuit de chauffage (ainsi en général, le poignet n'est pas chauffé). Si l’on voit beaucoup de jaune (chaleur), cela peut signifier soit que le gant est peu isolant (il laisse davantage sortir la chaleur vers l'extérieur) - il faudra alors mettre ce point en perspective avec les tests du gant sans chauffage -, soit que son système de chauffage chauffe plus fort (et donc en général moins longtemps) ce qui résulte d’un choix de conception et peut répondre à certains besoins.

L'auteur et testeur de ce dossier :

Johanna Johanna
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