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Rêver à vélo le long de la Somme avec Gaël et Jacqueline

7 jours
Par Jacqueline25
mis à jour 04 déc. 2025
613 lecteurs
Informations générales
Une semaine de vélo va nous réunir. Cela fait déjà cinq ans que nous partageons cette passion. Une passion transgénérationnelle. Durant une semaine nous allons longer la Somme. Cyclo-voyageurs, nous dormirons dans les rares campings encore ouverts en cette fin de saison. Et une belle récompense nous attendra en baie de Somme : les phoques alanguis sur le sable.
Activité :
vélo de randonnée
Statut :
réalisé
DATE :
25/10/2025
Durée :
7 jours

Réalisé avec 1 enfant

son âge : 8 ans
Mobilité douce
Réalisé en utilisant transports en commun (train, bus, bateau...)
C'est possible (ou réalisé) en train
Précisions : Nous allons prendre le train pour aller et revenir des Hauts-de-Seine. Cependant, une traversée à vélo de douze kilomètres est nécessaire au sein de la ville de Paris.
Toutes les sections GPX , KML

Rêver à vélo le long de la Somme avec Gaël et Jacqueline

Les étapes :

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mise à jour : 23 nov. 2025
samedi 25 octobre 2025 – 1er jour
Train – Traversée de Paris à vélo – Parcours pour rejoindre le camping
Dijon, Paris, Saint-Quentin
 
Gaël, huit ans, est aguerri au cyclotourisme depuis ses trois ans. Il m’accompagne, moi, sa grand-mère, pour deux voyages chaque année. L’un au printemps, l’autre en automne et, très souvent, durant la première semaine lors de mon voyage annuel au long cours.
Cet automne, notre projet est de longer la Somme depuis sa source jusqu’à son estuaire. Faut dire que Gaël attend avec impatience de voir les phoques. Pourvu qu’on en voie !
Chaque jour, nous progresserons d’une cinquantaine de kilomètres.
Nous entendons bien souvent : « Oh ! Ce petit a de la chance de voyager à vélo avec sa grand-mère ! » Gaël et moi, sommes fiers et heureux de partager ces moments inédits. Nous sommes tous les deux chanceux. Nous formons un excellent duo.
Le grand jour est enfin arrivé !
Debout dès six heures. Il fait encore nuit !
Les sacoches fermées, nous nous affairons avec Caroline, la maman de Gaël, à accrocher les bagages sur nos deux vélos. Puis c’est une séance photos et vidéos qui nous accapare au moment de notre départ. Nous devons démarrer, revenir sur nos pas, nous arrêter pour de meilleures prises. Puis nous partons ! Caroline continue à nous filmer jusqu’à ce que nous disparaissions au détour d’un virage. Nous la retrouverons à la gare pour les derniers au revoir.
Aujourd’hui, notre déplacement se fera essentiellement en train, horm...
2
mise à jour : 23 nov. 2025
dimanche 26 octobre – 2e jour
20 km en train – 48 km à vélo – 98 m de dénivelé
Homblières – Saint-Quentin – Ham – Péronne
 
Debout dès l’aube.
La pluie se joue de nous.
Gaël me rappelle ce que j’avais énoncé quelques jours auparavant : « Tu avais dit que rien ne nous arrêterait ! Ni la pluie ! Ni le vent ! Ni le froid ! »
La journée doit donc commencer car nous avons un horaire à respecter. Nous prenons le train de Saint-Quentin à Ham. Sinon, notre étape, avec un surplus de vingt kilomètres, serait trop longue pour un jeune enfant. Trente minutes de transport en commun remplaceront deux heures de pédalage sur la route. Hier soir, lorsque j’ai pris les billets, j’ai été surprise par la mention : train sans vélo. On verra bien !
J’ai avec moi une petite carte papier de France. Hier, dans le train, nous avions repéré nos lieux de résidence, Dijon pour Gaël et Besançon pour moi. Nous avions suivi avec le doigt le tracé de notre voyage en train. Gaël a entouré Fonsomme, là où la Somme prend sa source. Mais les dispositifs sécurisés n’ont pas encore été mis en place de Fonsomme à Ham. On ne peut circuler sur le bord du canal. Dans la mesure du possible, lorsque je suis accompagnée de Gaël, j’évite de rouler sur les routes. Puis, sous mon œil attentif, Gaël a surligné le fleuve Somme, depuis sa source jusqu’à s...
3
mise à jour : 26 nov. 2025
l
lundi 27 octobre – 3e jour
60 km – 130 m
Péronne – Morcourt – Corbie – Vecquemont
 
Il a plu une bonne partie de la nuit.
Il pleut encore ce matin.
Puis une accalmie.
Idéal pour un autoportrait.
Le téléphone est calé sur la table de jardin devant notre tente Coco. Gaël pose. Je n’ai que dix secondes pour me placer à côté de lui. Le téléphone glisse. La photo est mal cadrée. Après plusieurs essais infructueux, la photo est presque parfaite.
Il est temps de partir car nous sommes attendus en fin d’après-midi.
Le ciel est gris, maussade, menaçant. Au centre de Péronne il se déverse en déluge sur nous. Les rafales de vent sont violentes. Ce n’est pas un temps pour pédaler ! Rapidement, nous revêtons nos vêtements de pluie mais nous sommes déjà trempés. Affairé, Gaël s’écrie : « Aide-moi ! Ma basket est bloquée dans le mon pantalon. » Tout en sautillant sur place, en tiraillant sur la jambe du pantalon, son pied finit par ressortir.
Nous voilà enfin enfin couverts, bien mouillés et prêts à affronter les intempéries.
Le vent endiablé cesse brusquement. Le ciel redevient bleu, seulement tacheté de quelques petits nuages blancs. Une belle journée s’annonce. Nous quittons le joli centre-ville historique et son château...
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