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Tour de Minorque en kayak de mer

7 jours
197km
Rikou
Par Rikou
publié 20 janv.
327 lecteurs
Coup de Coeur
Informations générales
Trois copains (CédricK, DirK & RiKou), une île, des grottes, des arches, des tunnels, des falaises, des oiseaux, du vent... Sans oublier les bivouacs, les siestes, les pauses "détente", les casse-croûtes et... la mer. Bref ! Tout ce qu'il faut pour réaliser une excursion inoubliable entre Baléares et Méditerranée.
Activité :
kayak de mer
Statut :
réalisé
Distance :
197km
DATE :
09/05/2024
Durée :
7 jours
Mobilité douce
Réalisé en utilisant covoiturage, autostop
C'est possible (ou réalisé) en ferry
Précisions : Covoiturage, en fourgon, avec les trois kayaks sur le toit et tout le matériel dans la caisse arrière jusqu'à Barcelone pour embarquer sur le ferry. Débarquement à Port Mahon, Minorque. Trajet par la route jusqu'à Es Grau, point de départ choisi p...
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Tour de Minorque en kayak de mer

Les étapes :

1
7.4km
mise à jour : 20 janv.
Le départ de cette expédition à lieu depuis la plage d'Es Grau, dans l'euphorie et sous un grand soleil. Un léger vent NE entre dans la baie. L'eau est plus froide que ce à quoi nous nous attendions. Mais elle est parfaitement claire. La navigation est très agréable. Nous naviguons au maximum en mode rase-cailloux jusqu'aux environs du cap Favaritx où nous faisons halte pour déjeuner, au sud-ouest du phare. Il ne nous avait pas échappé que la mer semblait bien plus agitée au nord du cap. Nous en avons eu la confirmation quand nous sommes allés faire un tour à pied du côté du phare, pour admirer le panorama : une côte noire, déchiquetée, offerte au vent soutenu, des vagues voraces, une crête blanche sur chacune d'entre elles. Nous restons dubitatifs. Un point météo nous apprend que le vent cesse dès le lendemain pour se faire oublier les jours suivants. Nous n'avons parcouru qu'à peine 8 km. Un rapide coup d'œil entre nous amène une décision unanime : nous nous arrêtons là pour aujourd'hui, profitant de l'abri offert pour y installer le bivouac. Nous passons le reste de la journée à visiter les alentours.
2
31.3km
mise à jour : 20 janv.
Cette journée fut tout bonnement magnifique. Du soleil, pas de vent, une mer impeccable, des grottes (nos premières), du rase-cailloux en veux-tu, en voilà, des paysages aussi variés les uns que les autres, avec des zones herbeuses s'accrochant aux pentes des falaises, des barres rocheuses de couleurs et formes variées, des plages de sable blanc, des eaux turquoises... Que du bonheur et de bon augure pour la suite du périple. Nous avons fait une courte pause à Arenal d'en Castel pour se désaltérer. Puis nous nous sommes installés sur une petite plage, un peu plus loin, pour déjeuner à l'ombre de la roche. La navigation s'est poursuivie l'après-midi comme elle s'est déroulée le matin : paisible, tout en contemplation. Puis Dirk nous a trouvé un emplacement idéal pour le bivouac : abrité du vent, spacieux, une petite plage en pente douce, une aire avec de l'herbe bien rase, un sol assez meuble pour y planter les tentes. Après une petite baignade bien méritée, un apéro "Picon bière" dont seul Dirk, encore lui, a le secret, après l'agréable mais impromptue visite d'un goéland d'Audouin (Ichthyaetus audouinii) très curieux, nous avons monté le camp pour un nuit de repos bien méritée.
3
35.8km
mise à jour : 20 janv.
Ce matin la mer est d'huile. Notre sillage laisse une ligne parfaite, ponctuée de part et d'autre par les coups de pagaie. Après un bref arrêt logistique au port de Fornells, nous faisons route au nord pour poursuivre le périple. Le ciel est exempt du moindre nuage, l'ambiance est identique à celle d'hier, la visibilité est parfaite. Rien ne vient perturber l'horizon qui finit par se confondre avec le ciel et nos regards se portent aussi loin que nos capacités visuelles le permettent. Les curiosités géologiques se succèdent : les falaises sont tantôt constituées de conglomérats chaotiques, tantôt de couches rocheuse soigneusement superposées. Durant les deux jours de navigation nous en prenons plein les yeux. C'est comme si la côte septentrionale de l'île s'amuse à prendre toutes les formes et à se parer de toutes les couleurs, rien que pour nous. Au détour d'une anfractuosité, d'une grotte, d'un passage étroit que nous découvrons grâce à notre sagacité, l'île se donne à nous. La mer exhale des arômes intenses, délicats parfois, mais toujours authentiques. Bienfaisante, elle nous montre son visage le plus assagi et nous laisse ainsi évoluer calmement au plus près du grès et du calcaire, dans des criques secrètes, au bas des falaises abruptes, dans les grottes et tunnels profonds ou encore sur les eaux turquoises qui bordent les plages. L'itinéraire se déroule ainsi, de l'émerveillement à la contemplation, sans manquer les pauses déjeuner où nous atténuons les arde...
4
35.2km
mise à jour : 20 janv.
Heureux des conditions météorologiques très clémentes, nous naviguons au maximum en mode rase-cailloux, à toucher la roche, la sentir, à s'écorcher parfois la peau, voire à érafler le kayak. L'itinéraire se déroule ainsi, d'un bivouac à l'autre, et en deux jours nous parcourons plus de 70 km. Jusqu'alors, nous avions pu trouver facilement de bons emplacements pour le bivouac. Mais à l'approche de Ciutadella, la tâche s'est révélée plus ardue. Urbanisation oblige. Les plages situées au fond des criques pittoresques, dont certaines ne sont pas sans rappeler les calanques entre Marseille et Cassis, sont très prisées des touristes et ont par conséquent beaucoup de succès. Même si elles sont en plein milieu urbain. C'est pourquoi il nous a fallu procéder à quelques repérages. Notre persévérance a fini par payer et après quelques allées et venues, nous jetons notre dévolu sur la Cala Caleta. Nous débarquons à proximité des baigneurs mais l'ambiance reste très courtoise. Nous avisons un petit troquet où nous patientons que la plage se vide de ses occupants, tout en sirotant une boisson bien glacée. Enfin, le moment venu, nous installons notre bivouac. La plage est désormais déserte et nous pouvons profiter de la douceur de l'instant. La nuit sera douce, quoique légèrement pluvieuse.
5
29.6km
mise à jour : 20 janv.
Durant la nuit, le vent du SE a drapé le ciel d'une couverture nuageuse assez basse. Au petit matin, persistent quelques fenêtres de ciel bleu, parsemées ici et là, au milieu de la masse grise. Notre optimisme n'en souffre aucunement sachant que nous avons échappé à la Tramontane qui sévit aujourd'hui au septentrion. Cependant, le vent ne va pas nous quitter de la journée. Des épisodes plus intenses, mais largement acceptables, vont nous donner l'occasion de nous adapter en nous abritant dès que nous pouvons. Plusieurs grottes, plages et criques vont alors nous servir de havre de paix. Nous alternons ainsi effort et réconfort jusqu'à trouver un emplacement pour le bivouac, idéalement abrité du vent d'Est qui commence à forcir. 
6
33.1km
mise à jour : 20 janv.
"Marinada" ou "Marinade" ou encore "Vent marin" : C'est le nom du vent Sud-Est qui sévit en Méditerranée et qui vient frapper de plein fouet cette partie du littoral de Minorque. Déjà la veille, nous avions fait connaissance. Nous avons donc appris à le connaître. Et comme hier, nous avons fait preuve d'humilité en nous adaptant. Nous avons cependant consenti plus d'effort dans la navigation, à lutter contre le vent, sous quelques ondées timides, au détriment de la découverte et de l'exploration des grottes nombreuses sur ce secteur. La grisaille a été des nôtres depuis notre départ du bivouac même si, soyons honnêtes, quelques éclaircies sont arrivées à point nommé, comme par exemple lors de la pause déjeuner à Cala es Canutells ou encore lorsque nous avons visité le village immaculé de Binibeca. Quant aux derniers kilomètres effectués jusqu'à Cala Alcaufar, ils se sont très biens déroulés, malgré la fatigue accumulée durant ces dernies jours. Et par chance, il y avait de quoi se restaurer et se désaltérer, juste en face de notre point de débarquement.
7
24.2km
mise à jour : 20 janv.
Pour cette dernière journée de navigation autour de Minorque, les conditions météorologiques sont les mêmes que les deux jours précédents. Mais nous évoluons au fil de l'eau, en toute sérénité, avec peut-être chacun dans un coin de sa tête, une dose de nostalgie causée par la fin imminente de notre périple. Nous profitons donc au maximum de ce que l'île a encore à nous offrir, lézardant entre les rochers, naviguant au ralenti, comme si nous voulions retarder l'échéance. Et puis la plage d'Es grau se profile et les derniers coups de pagaie sont donnés... nos kayaks s'échouent sur le sable gris... et voilà !

Après un "Hug" bien mérité, il ne nous reste plus qu'à préparer le retour et rêver à d'autres excursions, vers d'autres destinations... Mais les Baléares, il y plusieurs îles, non ?

8
mise à jour : 20 janv.
Eh bien voilà ! Encore un magnifique périple réalisé entre copain avec près de 200 kilomètres parcourus en 7 jours. Nous n'avons pas pu tout voir, ni tout explorer mais l'essentiel a été fait. À savoir profiter des paysages, de la navigation et des moments de convivialité, tout en respectant les caractères des uns et des autres, le rythme et la technique de chacun, le tout combiné aux exigences d'une excursions en groupe et de la météo. Rien que du bonheur. Merci les gars ! Et allez à Minorque, c'est splendide. Un paradis pour kayakistes.