PYRÉNÉES - LA GRANDE TRAVERSÉE

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PYRÉNÉES - LA GRANDE TRAVERSÉE

☛ Le cadre : 
Les Pyrénées s'étirent sur environ 420 km de longueur à vol d'oiseau, soit une centaine de plus que les Alpes françaises. Il existe différents itinéraires qui parcourent le massif dans sa longueur. Les GR 10 et 11, balisés, traversent les Pyrénées, respectivement françaises et espagnoles, par la moyenne montagne. La Haute Route Pyrénéenne (HRP) est un itinéraire non balisé qui passe par les parties les plus hautes de la chaîne. L’itinéraire que nous avons suivi s’inspire de la Haute Route, sans toutefois s’y conformer vraiment.

☛ La naissance du projet : 
Au départ, cette traversée était le vœu de Sylvie. En 2015, elle avait fait une tentative de traversée solo par la HRP, malheureusement avortée après une dizaine de jours en raison d’une aponévrosite (tendinite du pied) handicapante. Depuis, elle espérait une nouvelle occasion d'essayer à nouveau, tout en se questionnant sur le moyen de ne pas refaire à l'identique les 10 jours qu'elle avait déjà parcourus. De mon côté, les circonstances faisaient que je pouvais, une fois n'est pas coutume, être disponible durant les deux mois d'été. De plus, l’idée d'une traversée mixte, à la fois en VTT et à pied, qui donnait un caractère singulier à ce projet, et l'opportunité d'une itinérance un peu "longue" finissaient de me convaincre de son intérêt.

☛ Le « cahier des charges » de cette Grande Traversée des Pyrénées était le suivant :
- Découvrir les secteurs les plus montagneux et les plus emblématiques de la chaîne pyrénéenne selon un parcours d’altitude aussi sauvage que possible. 
- Couper les routes et les lieux de civilisation le moins souvent possible.

☛ La traversée a été découpée en différents tronçons, en partie du fait des moyens de progression différents [VTT et marche] utilisés, en partie pour des raisons logistiques [échange de matériel, arrivée de nouveaux participants, ravitaillements].

Le découpage proposé dans ce CR (6 sections) s'appuie principalement sur les entités géographiques traversées.
- Les sections 1 & 6 ont été consacrées à la traversée des Pyrénées Orientales et du Pays Basque en VTT.
- Les tronçons 2 à 5 concernent la traversée à pied des parties les plus hautes de la chaîne : les Pyrénées ariégeoises, catalanes, aragonaises, luchonnaises, navarraises, bigourdanes et béarnaises. 

☛ Une immersion prolongée en altitude et une grande itinérance réalisée « en semi-autonomie » : nous avons bivouaqué la très grande majorité du temps, mais également utilisé quelques cabanes et fait des passages réguliers par des infrastructures "en dur" (8 au total) pour récupérer nos ravitaillements.

☛  Sens de la traversée :

Les difficultés de l'itinéraire programmé se concentraient a priori davantage sur la partie orientale de la chaîne et il me semblait plus judicieux, pour des raisons de gestion de l'effort global, de commencer par le plus dur. Il me semblait également plus logique de progresser soleil dans le dos au moment de la journée où il y a le plus de chance que celui-ci soit présent (le matin).


☛  D'autres infos complémentaires en fin de carnet...
randonnée/trek / VTT
Durée : 49 jours
Distance globale : 868km
Dénivelées : +56443m / -56638m
Alti min/max : 5m/3343m
Carnet créé par Mika05 le 13 sept.
modifié le 27 sept.
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Vue d'ensemble

Le topo : Les PYRENEES ORIENTALES à VTT (mise à jour : 16 sept.)

Distance section : 218km
Dénivelées section : +10031m / -8716m
Section Alti min/max : 5m/2857m

Description :

J1     D+  1380 m   D- 320 m      distance parcourue 24 km
J2     D+  1730 m   D- 2400 m    distance parcourue 47 km
J3     D+  1640 m   D- 560 m      distance parcourue 31.9 km
J4     D+  1190 m   D- 1030 m    distance parcourue 24 km
J5     D+  1310 m   D- 430 m      distance parcourue 26.4 km
J6     D+  1110 m   D- 2050 m    distance parcourue 31.9 km
J7     D+  900 m     D- 420 m      distance parcourue 27.9 km
J8     D+  760 m     D- 1510 m    distance parcourue 14.2 km
Ma position

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Le compte-rendu : Les PYRENEES ORIENTALES à VTT (mise à jour : 16 sept.)

Le 9 juillet, on part de la région toulousaine où nous avons laissé la voiture et le matos de rando chez une des filles de Sylvie. Il est convenu que Sarah vienne récupérer les vélos à l’Hospitalet-près-l’Andorre (limite des PO, de l’Ariège et de l’Andorre) 8 jours plus tard. On rejoint donc Banyuls-sur-Mer en train où nous avons réserver une chambre (on aura bien le temps de faire du camping les jours suivants !).

J1. Lever du jour à Banyuls
J1. Lever du jour à Banyuls
J1 (10 juillet) : Banyuls-sur-Mer / Fontaine de la Tanyareda (versant est du Puig Neulos)

Inquiets de souffrir de la chaleur, nous quittons les bords de la Grande Bleue au soleil levant. A cette heure, Banyuls est paisible. J’avais initialement envisagé un départ du Cap Cerbère qui, davantage que Banyuls, se trouve à l’extrémité orientale de la chaine et sur la frontière avec l’Espagne. Mais les recherches faites sur le net m’ont finalement dissuadé de prendre cette option : le cheminement serait d’entrée de jeu plus compliqué et plus long, très up and down et surtout sur des sentes qui semblent étroites, buissonneuses, voire quasi inexistantes par endroit. J’en connais une qui allait grincer des dents rien qu’à l’idée de se mettre dans le rouge dès le départ… Ne soyons pas plus royaliste que le roi, le GR10 et la HRP débutent tous deux à Banyuls, ce joli petit village fera un très bon point de départ…

La petite départementale D86 permet de se mettre en canne et de gagner les premiers 400 m de D+ facilement dans une belle ambiance de vignobles accrochées aux versants et avec de belles vues sur le littoral. Ultime répit en zappant encore le GR10 par une piste en balcon jusqu’au col de Vallauria (416 m). On roule ensuite quelques instants sur un beau single (on y croise d’ailleurs un vttiste… on les comptera sur les doigts de la main ceux que nous verrons jusqu’au pays basque), on s’acharne autant que possible tant que ça ne grimpe pas trop, mais à l'altitude de 550 m, les vélos se retrouvent sur nos épaules et, pour ne pas rester prisonnier d'une végétation broussailleuse, on progresse « en crabe » sur un sentier déjà escarpé qui zigzague entre les genets …

Au premier point haut, le Puig de Sallfort (950 m), quelques vaches paissent sur des pâturages déjà jaunies par le soleil. Les points de vue sur la côte, les coteaux qui la bordent ou la vaste plaine du Roussillon, s'enchainent. Le cheminement, jamais très loin de la ligne de crêtes et en bordure de la réserve naturelle de la Forêt de la Massane, est plutôt agréable, même si nous poussons à diverses reprises (on n’est pas affutés pour deux sous et les sacs sont un peu lourds). 1er plein d’eau à la fontaine de la Maçana : ça ne coule quasiment pas, conséquence d’un printemps très sec dans les PO. Sylvie fait la fine bouche en constatant que les vaches piétinent (et chient) dans le ruisseau ; je ne suis pas aussi bégueule : nos camels-back sont équipés de filtres et de surcroit, nous avons du micropur : rien de vivant ne devrait pouvoir traverser l'ensemble de ces barrières ! En revanche, nous ne tiendrons pas longtemps sans eau et si on fait la fine bouche dans ces coins peu arrosés…

Certains passages dans la hêtraie sont tous simplement magnifiques sur le plan paysager (ça se roule pas trop mal non plus dans l’ensemble) : étonnant ce petit massif des Albères, si près de la mer et pourtant bien vert et joliment boisé, une belle surprise !
Bivouac sympa à la Fontaine de la Tanyareda, en compagnie de randonneuses de tout âge et surtout à l’abri du vent de NW, sur un joli replat herbeux, à 100 m d’une source abondante. La vie est belle !
J1. Banyuls, c'est parti pour 50 jours de progression dans les montagnes !
J1. Banyuls, c'est parti pour 50 jours de progression dans les montagnes !
vue sur Banyuls et la Méditerranée
vue sur Banyuls et la Méditerranée
La petite départementale D86 permet de se mettre en canne et de gagner les premiers 400 m de D+ facilement dans une belle ambiance de vignobles accrochées aux versants et avec de belles vues sur le littoral.
La petite départementale D86 permet de se mettre en canne et de gagner les premiers 400 m de D+ facilement dans une belle ambiance de vignobles accrochées aux versants et avec de belles vues sur le littoral.
Vignobles au-dessus de Banyuls
Vignobles au-dessus de Banyuls
Premiers « puigs » sur la crête du massif des Albères, en bordure de la réserve naturelle de la Forêt de la Massane.
Premiers « puigs » sur la crête du massif des Albères, en bordure de la réserve naturelle de la Forêt de la Massane.
J1. Sur la crête du massif des Albères, en bordure de la réserve naturelle de la Forêt de la Massane.
J1. Sur la crête du massif des Albères, en bordure de la réserve naturelle de la Forêt de la Massane.
Premiers « puigs » sur la crête du massif des Albères, en bordure de la réserve naturelle de la Forêt de la Massane.
Premiers « puigs » sur la crête du massif des Albères, en bordure de la réserve naturelle de la Forêt de la Massane.
Les PYRENEES ORIENTALES à VTT
J1. Certains passages dans la hêtraie sont tous simplement magnifiques.
J1. Certains passages dans la hêtraie sont tous simplement magnifiques.
J2 (11 juillet) : Fontaine de la Tanyareda (versant est du Puig Neulos) / Salt de l’Aigua (vallée de Montalba)

200 mètres de portage permettent d'atteindre le Puig Neulos (1250 m). A une descente rapide dans la hêtraie à partir du Roc des Tres Termes et une belle traversée roulante, s'ensuit une longue portion descendante sur piste en direction du Perthus. Et là, on est vraiment content d’être à vélo !  Mouais, ce bled frontalier pris d’assaut par des badauds venus consommer quelques biens détaxés n'est  pas le coin le plus sexy de cette traversée... 
Sur les pistes qui mènent au village suivant, las Illas, on double une randonneuse solo, on discute un peu, elle tente aussi la traversée par la HRP (en basket !) ; lors d’un arrêt ou je resserre un rayon de la roue arrière de Sylvie, elle nous double à son tour. Nous mettons ensuite un temps hallucinant sur une piste légèrement montante à la rattraper : la nana file à Mac2. Merde, nous qui pensions mettre un vent aux randonneurs sur ce genre d’étape, eh bien, ce n’est pas si évident…

Début d’aprem, ça cogne sévère dans la chênaie à chênes vert, on « transpyr » comme des cochons sur la piste qui monte vers le Roc de France. Côté espagnol, une tout petite route assez raide prend le relais et nous permet d’atteindre le sommet sans couler une bielle. Sur la carte, un sentier en part vers l’ouest. Dans la réalité, c’est une maigre sente peu empruntée qui s'enfonce dans une végétation dense et qui nous vaut un portage « sanglier » jusqu’à la Collada de Sant Marti !

La première partie de la descente vers Montalba via le Coll Cerda, assez facile au début, offre ensuite quelques passages relativement soutenus. On y va mollo, on roule moins détendus qu’à l’accoutumé, bien conscients qu’il vaut mieux éviter une mauvaise chute dans un projet aussi long. On refait le plein d’eau à la fontaine du hameau isolé de Montalba, déjà chancelante en ce début d’été. 

Il est tard, nous avons notre dose, mais pas simple de trouver un coin plat où bivouaquer dans cette gorge rocailleuse. Les terrains envisagés sur la carte ne s’avèrent pas propices, on tourne, on cherche et on finit par se dire que ce sera une nuit à la belle étoile sur les galets au bord du ruisseau. Un bain bienvenu dans un « planiol » accueillant, un repas et la nuit tombe déjà sous un ciel complètement dégagé. Mais 1H30 plus tard, Sylvie me réveille à cause du vent ; je l’envoie paître, le vent peut souffler, j’ai juste besoin de dormir… Mais comme le pressentait Sylvie, le vent annonçait bien la pluie et celle-ci nous oblige à plier le camp en 4eme vitesse. Pas d'autre solution que de prendre la petite route qui mène à Amélie-les-Bains, où nous pourrons peut-être trouver un coin où planter la tente. Chemin faisant, dans le faisceau de la frontale, sous la pluie et sur le bas-côté de la route, nous trouvons finalement une petite aire de pique-nique avec de l’herbe : le seul endroit plat à des kilomètres à la ronde dans ces gorges ! On remonte la tente là et on termine la nuit (on apprendra lendemain que le vent a vraiment était tempétueux dans la vallée du Vallespir ; finalement, dans nos petites gorges, on s’en est pas trop mal tiré…)
J2. En descendant du Puig Neulos (massif des Albères)
J2. En descendant du Puig Neulos (massif des Albères)
Exploitation du chêne liège près du Perthus, versant espagnol.
Exploitation du chêne liège près du Perthus, versant espagnol.
En descendant de la Collada de Sant Marti, massif du Roc de France.
En descendant de la Collada de Sant Marti, massif du Roc de France.
Bivouac le long du torrent du Montdony (Gorges de Montalba).
Bivouac le long du torrent du Montdony (Gorges de Montalba).
J3 (12 juillet) : Salt de l’Aigua (vallée de Montalba) / Cabane de l’Estanyol (massif du Canigou)

Pour éviter de descendre à Amélie-les-Bains par la route, nous repartons un peu en arrière pour emprunter un sentier récemment tracé par et pour des trailers et qui n'apparait pas sur nos cartes : ça grimpe et ça descend fort dans les versants au-dessus de la gorge ; et on en ressort même pas au point où nous avons dormi !! Basta, arrêtons de tourner en rond, filons par la route jusqu’au Roc de la Merla et descendons par un joli sentier passant par une source d’eau chaude située en amont d’Amélie-les-Bains.

Ravitaillement, café, petit dej… Le temps passe et le mercure est remonté d'un bon cran quand nous remontons (par la route) au village de Montbolo. On enchaine ensuite par de longues pistes (via les cols de la Reducta et Formentera et la Tour de Batere) qui n’ont guère d’autre intérêt que de nous faire gagner de l’altitude de façon progressive. Rien d’exceptionnel à voir dans ce secteur du Bas Vallespir, ça n’est pas encore la montagne, juste des collines boisées qui se ressemblent toutes. Goûter au refuge de Batère, puis nous grimpons au col de Cirère que nous passons dans le brouillard. Le départ du sentier est superbe et j’en viens presque à me dire que Bruno a un peu exagéré quand il m’a dit que ça n’était pas roulant… Mais en effet, le premier balcon passé, ça se corse pour de bon : des blocs de granite dans tous les sens, casse pate au sens littéral du terme... Quelques centaines de mètres roulables juste avant la cabane ne sauvent même pas les apparences. Le ciel est chargé, on s’installe dans la cabane qui est très rudimentaire et un peu sombre. Mais bon, avec la pluie qui se met à tomber, qui dure toute la soirée et l’orage qui gronde, on se dit qu’on est bien mieux là plutôt que sous la tente...
J3. Gorges de Montalba
J3. Gorges de Montalba
Les collines du Bas Vallespir et la plaines du Roussilon
Les collines du Bas Vallespir et la plaines du Roussilon
Collines du Bas Vallespir et au dernier plan, le massif du Roc de France
Collines du Bas Vallespir et au dernier plan, le massif du Roc de France
J3. En montant vers la Tour de Batère.
J3. En montant vers la Tour de Batère.
Les balcons du Canigou
Les balcons du Canigou
J3. Cabane de l'Estanyol
J3. Cabane de l'Estanyol
J4 (13 juillet) : Cabane de l’Estanyol / Refuge forestier de Mariailles (Massif du Canigou)

De la cabane de l’Estanyol à l’abri du Pinatell, on a été prévenu, ça ne roule pas ! (ou alors, ce serait au prix de quels efforts et quel engagement ??) Au moins avons-nous le sentiment d’être enfin entré, en ce 4ème jour de traversée, en territoire de montagne, dans ces versants raides occupés par la hêtraie-sapinière et des éboulis de granite.

La cabane du Pinatell est plus sympa (plus récente aussi) que celle de l’Estanyol et contrairement à ce qu’on nous a indiqué, la source coule encore (mais peut-être plus pour très longtemps). Au-delà, le sentier traversant se fait progressivement plus roulant. Ça roule même pas trop mal vers le fond du vallon et dans la remontée au Ras de Prat Cabrera où la vue porte à nouveau sur la mer, par-delà les plaines du Roussillon. Un bout de piste nous amène au refuge des Cortalets, sur le versant nord du Canigou. Le site autour du refuge est superbe mais ça pèle sévère, fort vent de NW, averses de pluie et de grêle, nuages qui accrochent le Pic du Canigou… Hum, ne serait-il pas plus sage de contourner le sommet par l’ouest ? Valse hésitations. Mais finalement un rayon de soleil nous pousse vers la Crête du Barbet comme initialement prévu.

Bonne pioche sur le plan météo, car celle-ci montre des signes d’amélioration. On grimpe vélo sur le dos en lisière d’une très belle pinède de pins à crochets et à travers un sous-bois de rhodo en fleur ; au nord se dessine la vallée de la Têt et le pays du Conflent, et plus loin encore, toujours cette longue barre rocheuse qui doit marquer le seuil méridional des Corbières. La grêle tombée nuitamment persiste encore sur la crête du Barbet, les nuages défilent au-dessus du Pic du Canigou, plus haut d’une centaine de mètres que notre crête. Pas le temps de prendre la pose au point haut, on bascule vers la Portella de Vallmanya par un bon sentier. Mais dans le vallon de Cadi, ça se complique de plus en plus. Sylvie, passée par là 6 ans plus tôt, m’avait pourtant vendu un single sympa (« j’ai le souvenir de m’être dit à l’époque que ça devait être bien à vélo » ; je me dis qu’avec le temps qui passe, elle a juste dû oublier la négation forcément présente dans sa réflexion initiale… :) )

On prend le diner au refuge des Mariailles car nous sommes un peu courts en nourriture (il nous faut 4 jours d’autonomie sur cette section entre Amélie-les-Bains et Font Romeu, il nous manque 1 ou 2 repas). Le site en arrière-plan du refuge (Canal de la Xalada), taillé à la serpe dans un granit franc, est magnifique avec ses tours rocheuses dominants diverses gorges… Un petit air de Corse. Les averses qui continuent de tomber sur les lignes de crêtes plus à l’ouest nous incite à nous réfugier dans la vielle cabane de Mariailles. Mais une bande de jeunes arrivés tardivement pour fêter un enterrement de vie de garçon fait que l’on se retrouve agglutiné à 10 ou 12 dans un petit dortoir sous les toits. Vive les mariés !
J4. Montée vers la cabane du Pinatell.
J4. Montée vers la cabane du Pinatell.
Sapinière des balcons du Canigou.
Sapinière des balcons du Canigou.
Cabane du Pinatell
Cabane du Pinatell
J4. Balcons du Canigou.
J4. Balcons du Canigou.
Ça roule même pas trop mal vers le fond du vallon et dans la remontée au Ras de Prat Cabrera où la vue porte à nouveau sur la mer, par-delà les plaines du Roussillon.
Ça roule même pas trop mal vers le fond du vallon et dans la remontée au Ras de Prat Cabrera où la vue porte à nouveau sur la mer, par-delà les plaines du Roussillon.
J4. On grimpe vélo sur le dos en lisière d’une très belle pinède de pins à crochets et à travers un sous-bois de rhodo en fleur ; au nord se dessine la vallée de la Têt et le pays du Conflent, et plus loin encore, toujours cette longue barre rocheuse qui doit marquer le seuil méridional des Corbières.
J4. On grimpe vélo sur le dos en lisière d’une très belle pinède de pins à crochets et à travers un sous-bois de rhodo en fleur ; au nord se dessine la vallée de la Têt et le pays du Conflent, et plus loin encore, toujours cette longue barre rocheuse qui doit marquer le seuil méridional des Corbières.
Les PYRENEES ORIENTALES à VTT
La grêle tombée nuitamment persiste encore sur la crête du Barbet, les nuages défilent au-dessus du Pic du Canigou, plus haut d’une centaine de mètres que notre crête.
La grêle tombée nuitamment persiste encore sur la crête du Barbet, les nuages défilent au-dessus du Pic du Canigou, plus haut d’une centaine de mètres que notre crête.
Pas le temps de prendre la pose au point haut, on bascule vers la Portella de Vallmanya par un bon sentier.
Pas le temps de prendre la pose au point haut, on bascule vers la Portella de Vallmanya par un bon sentier.
Mais dans le vallon de Cadi, ça se complique de plus en plus.
Mais dans le vallon de Cadi, ça se complique de plus en plus.
J4, en descendant vers la cabane d'Arago.
J4, en descendant vers la cabane d'Arago.
Le site aux alentours du refuge des Mariailles (Canal de la Xalada), taillé à la serpe dans un granit franc, est magnifique avec ses tours rocheuses dominants diverses gorges… Un petit air de Corse.
Le site aux alentours du refuge des Mariailles (Canal de la Xalada), taillé à la serpe dans un granit franc, est magnifique avec ses tours rocheuses dominants diverses gorges… Un petit air de Corse.
Les averses qui continuent de tomber sur les lignes de crêtes plus à l’ouest nous incite à nous réfugier dans la vielle cabane de Mariailles.
Les averses qui continuent de tomber sur les lignes de crêtes plus à l’ouest nous incite à nous réfugier dans la vielle cabane de Mariailles.
J5 (14 juillet) : Refuge forestier de Mariailles (Massif du Canigou) / Estany de Bacivers (Haut Conflent)

L’étape s’annonce un peu longue, d’autant que nous avons raccourci celle de la veille déjà bien exigeante. On démarre donc tôt et on remonte la longue piste qui mène à Pla Guillem. Le vent piquant du nord, qui brosse des nuages d’altitude, nous y attend. Sur ce plateau, on se croirait dans les Causses. On voit ici nos premiers isards, et vers l’est les ondulations bleutées des sierras catalanes qui forment la frontière entre France et Espagne et par lesquelles nous sommes passées les jours derniers. Nous poursuivons le long d'une longue croupe qui file vers le sud à travers un vaste paysage de pelouses parsemées de blocs. Vers la Pla de la Maso, on croise un couple en balade. Lui fait du vtt et est du coin. Il nous met en garde sur un passage en crête qui nous attend plus loin…
Au Pla de Coma Ermada, nous faisons fuir une harde d’isards manifestement peu farouches : tout ce massif est protégé par diverses réserves naturelles contigües et les populations d’isards y semblent bien portantes (contrairement aux hautes vallées ariégeoises, pourtant bien plus sauvages, mais sans aucun statut de protection et où la faune semble se réduire à peau de chagrin).

Le temps menace à nouveau mais on prend la décision de poursuivre tel que programmé : on quitte ici la HRP (qui descend vers la station de ski espagnole de Vallter 2000) afin de rester sur la crête frontalière - finalement, pourquoi ne pas tenter d’être plus royaliste que le roi ? Depuis la Portella del Mantet, nous portons nos vélos jusqu’au Pic de la Dona, dans le nuage (pourvu que ça ne tourne pas à l’orage comme annoncé…). Sur un beau sentier qui descend de la croupe nord du sommet, on croise un randonneur qui s'étonne de nous voir là avec des vélos et à nouveau nous met en garde pour la suite ; il nous dit s'être un peu fait peur sur un passage, le même donc qu'évoquait le sympathique couple rencontré hier (merde, j’ai pourtant, en préparant la trace, épluché les CR de randonneurs que j’avais trouvé en ligne, rien ne semblait infranchissable, même avec un vélo sur le dos)… Un peu de portage pour atteindre le col dell Gegant et on quitte la crête pour rejoindre l’Estany de Bacivers où nous prenons manifestement la place d'une harde d'isards qui paissaient tranquillement jusque là. Un bain rapide dans le lac sous le brouillard et on se met à l’abri sous la tente. Parviendrons-nous à passer ces inquiétantes crêtes demain ?
J5. Pla Guillem : le vent piquant du nord, qui brosse des nuages d’altitude, nous y attend. Sur ce plateau, on se croirait dans les Causses.
J5. Pla Guillem : le vent piquant du nord, qui brosse des nuages d’altitude, nous y attend. Sur ce plateau, on se croirait dans les Causses.
vers l’est les ondulations bleutées des sierras catalanes qui forment la frontière entre France et Espagne et par lesquelles nous sommes passées les jours derniers.
vers l’est les ondulations bleutées des sierras catalanes qui forment la frontière entre France et Espagne et par lesquelles nous sommes passées les jours derniers.
Les PYRENEES ORIENTALES à VTT
J5, Collada de Roques Blanques
J5, Collada de Roques Blanques
J5. Nous poursuivons le long d'une longue croupe qui file vers le sud à travers un vaste paysage de pelouses parsemées de blocs.
J5. Nous poursuivons le long d'une longue croupe qui file vers le sud à travers un vaste paysage de pelouses parsemées de blocs.
J5, vers les Esquerdes de Rotja
J5, vers les Esquerdes de Rotja
Sous la Mort de l'Escola
Sous la Mort de l'Escola
Sous le Puig de la Llosa
Sous le Puig de la Llosa
J5, montée au Pic de la Dona.
J5, montée au Pic de la Dona.
Descente à l'ouest du Pic de la Dona.
Descente à l'ouest du Pic de la Dona.
J5. Sur les crêtes menant à l'Estany de Bacivers.
J5. Sur les crêtes menant à l'Estany de Bacivers.
J6 (15 juillet) : Estany de Bacivers / Pla de Barres (haute vallée de la Têt, Haute Cerdagne)

Par un portage le long de sa crête nord, nous atteignons rapidement le Pic del Gegant (2881 m) et ses étranges décorations. Parmi les crêtes qui se succèdent, nous tentons de localiser le passage retors qui nous a été annoncé la veille et envisageons les lignes qui peuvent nous mener de la façon la plus sûre au Pic de l'Infern. Peut-être qu'en passant directement par la crête nord de ce dernier, ça peut passer ? Pas évident de jauger la pente à 1 km de distance sans jumelles. On se ravise finalement pour privilégier le passage par un éboulis certes raide dans le versant nord-ouest du Pic de Freser mais manifestement plus franc. Quant à l'itinéraire normal, qui garde la crête frontière, on n'en distingue qu'une partie, et on imagine que les difficultés ne sont justement pas visible depuis notre point d'observation... Vélo toujours sur le dos, nous descendons la crête ouest clairement non roulable du Gegant. Au col de Coma Mitjana, on quitte donc la crête faîtière et toujours en portage, on perd à nouveau une 100aine de mètres pour contourner Pic de Freser par ses éboulis nord avant de remonter direct dans les éboulis pour récupérer la ligne de crêtes plus loin : ça n'est pas très glamour mais c'est de toutes les possibilités celle qui a priori réserve le moins de surprises. 

En haut de l’éboulis, j’hésite sur le choix à faire et rejoins finalement la crête au plus court… Mauvaise pioche : nous débouchons au pied du passage retors ! C’est ballot, tout ce détour à l’écart de la ligne de crête pour finalement nous retrouver précisément à l’endroit qu’on souhaitait éviter… :D Maintenant qu’on est là, allons voir ! Ça passe en fait sans trop de soucis en prenant la bonne option. Pfff, encore une fois (nous l'avons souvent remarqué), ne pas se fier aux jugements des autres ; surtout ceux des randonneurs qui n’ont pas idée de ce que l’on peut franchir un vélo sur le dos…

La vue depuis le Pic de l’Infern (2869 m) sur les lacs des vallons de la Carança vaut des points. Belle traversée descendante dans le versant ouest du Pic des Gours Blancs, puis portage pour franchir une courte crête rocheuse, puis à nouveau un court roulage avant de remettre le vélo sur les épaules pour atteindre les Pics de la Vaca (2821 m). Ici la géologie est fantasque et les couleurs des sommets surprenantes. Une longue et belle section sans grandes difficultés mènent par les crêtes (Coll de Carança / Pic de la Fossa del Gegant) jusqu'au col des Nou Fonts.

200 m de portage permettent d’atteindre le Pic des Nou Fonts. S’ensuit un très beau single descendant jusqu’au coll de Nuria. Le début de la descente de la Coma d’Eina est également très belle. Mais plus on descend, plus le sentier devient cassant. Mis le vallon est beau, et le torrent cristallin appelle à la baignade…

Après le village d’Eyne, on remonte au col de la Perche en passant par le sentier balisé GRP Haute Cerdagne, via les Comes de Pallars : on se retrouve ici, soudainement, dans un environnement campagnard et champêtre, perché à 1500 m d’altitude. On fait un petit détour par Bolquère pour se réapprovisionner (comme toujours, affamés, on sort de la superette chargés comme des mulets !) et on file vers une zone qui semble idéale pour le camping : le Pla de Barres ou serpente la rivière Têt. Toute cette combe suspendue que traversent les méandres de la Têt est tout simplement magnifique. Cette fois, on se croirait au Canada !! Dommage que je n’ai pas une petite canne pour aller taquiner la truite de ce cours d’eau idyllique… On campe à 3 m des berges, avec le glouglou de cette rivière tranquille en fond sonore et la visite de 2 chevreuils qui, se coursant, ne nous ont pas vu. Bivouac paisible, bivouac idéal !
J6, montée au Pic del Gegant.
J6, montée au Pic del Gegant.
Au Pic del Gegant.
Au Pic del Gegant.
J6. En trait plein, l'itinéraire suivi en pensant éviter le passage douteux ; trait discontinu de droite : l'itinéraire à emprunter pour éviter la zone un poil délicate ; à gauche sur la crête en trait discontinu, l'itinéraire pédestre.
J6. En trait plein, l'itinéraire suivi en pensant éviter le passage douteux ; trait discontinu de droite : l'itinéraire à emprunter pour éviter la zone un poil délicate ; à gauche sur la crête en trait discontinu, l'itinéraire pédestre.
Le passage où il faut mettre un peu les mains, entre le pic de Freser et le pic des Gours Blancs.
Le passage où il faut mettre un peu les mains, entre le pic de Freser et le pic des Gours Blancs.
J6, Vue sur la Carança depuis le Pic de l'infern
J6, Vue sur la Carança depuis le Pic de l'infern
Descente sur le versant ouest des Gours Blancs, au-dessus de l'Estany Negre.
Descente sur le versant ouest des Gours Blancs, au-dessus de l'Estany Negre.
Descente sur le versant ouest des Gours Blancs.
Descente sur le versant ouest des Gours Blancs.
J6, en montants aux pics de la Vaca (derrière, le tracé de la descente des Gours Blancs).
J6, en montants aux pics de la Vaca (derrière, le tracé de la descente des Gours Blancs).
Très belle section de sentier vers les Pics de la Vacca.
Très belle section de sentier vers les Pics de la Vacca.
Montée au Pic des Nou Fonts.
Montée au Pic des Nou Fonts.
J6, descente des Nou Fonts vers le Pic d'Eina.
J6, descente des Nou Fonts vers le Pic d'Eina.
J6, descente des Nou Fonts vers le Pic d'Eina.
J6, descente des Nou Fonts vers le Pic d'Eina.
J6, sur les bords de la Têt
J6, sur les bords de la Têt
J6, superbe bivouac sur les bords de la Têt.
J6, superbe bivouac sur les bords de la Têt.
J7 (16 juillet) : Pla de Barres (haute vallée de la Têt) / Sous le barrage de l’Etang de Lanoux

Nous poursuivons sur le chemin de la veille, le long des méandres de la Têt, cette fois dans la lumière matinale et à l’abri d’un vent du nord piquant. Il fait grand beau. Nous gagnons l’Estany de la Pradella par les pistes forestières qui grimpent dans le versant nord de la station de Font Romeu. Il y a du monde sur le chemin plat qui mène au lac des Bouillouses. Mais une fois le barrage passé, les rives se font nettement plus tranquille.

J’aurais souhaité passer par la Pic Carlit (en traversée, montée versant est, descendre à l’ouest). C’est quand même un gros morceau et Sylvie ne le sent pas. Se séparer en passant elle par les sources de la Têt et moi par le Carlit est envisageable mais ça signifie de ne se retrouver qu’au bivouac sans pouvoir communiquer entre nous jusque-là. Si l’un de nous a un quelconque ennui, c’est la galère assurée pour se retrouver. J’abandonne mon idée (d’autant que le sentier versant est semble être un boulevard aux dires de randonneurs croisés quelques jours plus tôt) et nous nous engageons tous les deux sur les très belles rives du lac des Bouillouses. Plus on avance et plus c’est beau ; l’extrémité nord compte quelques recoins paradisiaques. Mais question roulage, c’est très moyen car trop irrégulier. La remontée de la Coma de la Grava, pourtant peu pentue, est à peine mieux (la sente est orniérée et étroite). Question paysage, le vallon, très ouvert, est bordé au nord par une jolie ligne de crête et de sommets qui culminent autour des 2600 / 2700 m. Au lac de l’Estanyol, des chevaux trapus paissent en compagnie des vaches l’herbe grasse qui poussent autour des sources de la Têt.

Versant ouest de la Portella de la Grava, le niveau d’eau de l’Etang artificiel de Lanoux est bas. On alterne roulage et poussage selon le profil du sentier et trouvons enfin un terrain un peu ludique à rouler (un peu technique, quelques petites dalles sympathiques) en balcon au-dessus de l’extrémité sud de l’Etang de Lanoux. On plante la tente un peu en aval du barrage : des emplacements étaient plus sympas plus haut, mais on s’en contentera pour ce dernier bivouac du tronçon 1.
J7, sur les bords de la Têt.
J7, sur les bords de la Têt.
J7, Estany de la Pradella.
J7, Estany de la Pradella.
Lac des Bouillouses.
Lac des Bouillouses.
Casse-croûte sur les rives du Lac des Bouillouses.
Casse-croûte sur les rives du Lac des Bouillouses.
Lac des Bouillouses.
Lac des Bouillouses.
Lac des Bouillouses.
Lac des Bouillouses.
Lac des Bouillouses.
Lac des Bouillouses.
Lac des Bouillouses.
Lac des Bouillouses.
J7. Coma de la Grava, haute vallée de la Têt.
J7. Coma de la Grava, haute vallée de la Têt.
Coma de la Grava, haute vallée de la Têt.
Coma de la Grava, haute vallée de la Têt.
Aux sources de la Têt.
Aux sources de la Têt.
Sources de la Têt.
Sources de la Têt.
J7. On plante la tente un peu en aval du barrage : des emplacements étaient plus sympas plus haut, mais on s’en contentera pour ce dernier bivouac du tronçon 1.
J7. On plante la tente un peu en aval du barrage : des emplacements étaient plus sympas plus haut, mais on s’en contentera pour ce dernier bivouac du tronçon 1.
J8 (17 juillet) : Sous le barrage de l’Etang de Lanoux / L’Hospitalet-près-l’Andorre

A l’origine, j’avais imaginé passer par le vallon des Bésines, qui sur la carte semblaitintéressant. Mais une discussion avec un trailer qui connaissait les lieux nous en a dissuadés : pas roulant du tout avait-il prévenu ! Il nous avait « vendu » le passage par les Portella de Lanos et de Cortal Rosso comme étant plus sympa. En pratique, cette traversée sur une sente étroite et moyennement marquée en balcon au-dessus du vallon de Cortal Rosso ne s’avère pas extraordinaire. Un gros vent du nord nous cueille à l’Estany de Coma d’Or, et la descente dans le vallon de la Coma d’en Garcia se confirme sans intérêt (descente au 2/3 sur de la piste).

Une ultime petite remontée et on bascule par le GR 107 sur l’Hospitalet-près-l’Andorre : la sente est rapide dans l’ensemble, peu compliquée mais étroite et en partie recouverte par les herbes. On se méfie. Attention dans le bas, ça devient cassant et glissant sur les derniers arpents, ça serait dommage de se faire mal là !

A l’Hospitalet, le gîte est fermé, on crèche dans un vieil hôtel (il n’y a guère de choix) pour changer du camping. Sarah, la fille de Sylvie, nous a rejoint et nous a amené notre matos de marche et notre compagnon des 2 tronçons suivants, Tony. Pour fêter ça, on décide de se payer un resto. A l’Hospitalet, il n’y a rien qui fasse rêver (d’ailleurs, le village est à l’image de cette vallée : assez tristoune). Finalement, on profite d'avoir la voiture pour pour aller manger dans un top petit resto au hameau de la Porta, de l'autre côté du tunnel de Puymorens. On recommande ! Demain, nous débuterons un gros mois de rando et un programme un peu musclé, on peut donc se lâcher sur les calories ! :P
J8. A la Portella de la Coma d'En Garcia.
J8. A la Portella de la Coma d'En Garcia.
J8, descente en direction du col de Puymorens.
J8, descente en direction du col de Puymorens.
Commentaires
share posté le 26 sept.

Patrick G
59 messages
Superbe !!! Bravo pour ce magnifique itinéraire. « sans toutefois s’y conformer vraiment » je dirai une autre HRP (s’il n’y a pas de pass-rando je vous le piquerai certainement ;) )
Sortir des sentiers battus et prendre le temps comme vous l'avez fait c'est ce qu'il m’a manqué en 2015 d’Hendaye à Banyuls (contrainte professionnelles)
De très beaux souvenir cette HRP…
Hâte d’avoir la suite de votre carnet, photos et ressentis
Merci pour ce carnet.
Patrick
share posté le 27 sept.

Mika05
3 messages
Merci Patrick pour votre commentaire :)
Le tri des photos me demandent un peu de temps, je vais publier le reste de la traversée progressivement (dans les semaines qui viennent).

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