Kayak - Allier puis Loire

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Je n'ai jamais fait de kayak auparavant. Au retour de ma traversée des Pyrénées, je me lance dans une préparation éclaire de 3 semaines avant de voguer sur les flots (achat du kayak, matériel, ...). Ce carnet n'est pas un topo descriptif de l'itinéraire, mais un journal de voyage visant à partager mon expérience et mes impressions de kayakiste débutant.

Un petit film amateur de ce récit est à venir sur ma page Facebook « 72 rayons d’espoir contre la maladie de Crohn » ainsi que bien d’autres itinérances à pied, à vélo, passées et à venir.
 
Bonne lecture et n'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.
kayak gonflable
Quand : 01/09/20
Durée : 21 jours
Carnet créé par JB_Dijon le 06 déc.
modifié le 07 déc.
223 lecteur(s) - 24
Vue d'ensemble

Le compte-rendu : 2020. J18-21 & Épilogue (mise à jour : 07 déc.)

J18. La centrale nucléaire de Belleville-sur-Loire que j'ai passée quelques jours auparavant disposait de 2 tours aéroréfrigérantes, celle de Dampierre qui ponctue ma journée en a quatre, à hauteur de la démesure du fleuve sur lequel j'évolue. La Loire est si large que passer d'une rive à l'autre nécessite un certain temps et cette traversée ne peut généralement se faire sans s'échouer sur un banc de sable : descente et tractage du kayak obligatoire. Je m'arrête sur une île pour y passer la nuit. Sully-sur-Loire n'est plus très loin, je camoufle mon bivouac pour m'abriter des regards curieux de ses berges fréquentées.

J19. Passage de Sully-sur-Loire. De bons souvenirs de ma randonnée vélo 2018 ressurgissent, car j'avais apprécié son château fort dans un style Renaissance entouré de douves en eau. Le soir la présence humaine, de plus en plus prégnante depuis quelques jours, m'oblige à me mettre de nouveau à l'abri des regards en me dissimulant derrière un fin écran de végétation. Pan... !!! Sans doute me suis-je un peu trop bien caché, car deux chasseurs les pieds dans l'eau sont installés en face et tirent. Prudemment je sors de ma cachette pour leur signaler ma présence, ils me voient, ils sont positionnés à une centaine de mètres, mais le fleuve nous sépare rendant un échange impossible pour s'expliquer et mieux se comprendre l'un l'autre. Depuis mon départ la chasse est omniprésente, et en tant que randonneur jamais je ne me suis senti en danger, car toujours très bien organisée et les échanges avec les chasseurs cordiaux et intéressants. Ce soir peut-être à tort ou par méconnaissance, je ne me sens pas en sécurité et m'inquiète. Finalement ils partiront au crépuscule.

J20. Le vent souffle très fort sans discontinuer. Si je m'arrête de pagayer avec vigueur, selon les méandres de la Loire, le vent de face est plus fort que le courant et me fait reculer, quand il est légèrement de côté il met le kayak en travers et me pousse vers la rive. Ma technique n'est pas au point, je m'épuise dans l'effort, et très vite je suis complètement éreinté. Orléans est à une dizaine de kilomètres : son camping en bord de Loire est fermé (covid) et l'approche de la ville ne m'aspire pas à y planter la tente, j'opte donc pour le camping de Chécy qui deviendra le point de chute de cette randonnée.

J21 : Repos, manger autre chose que des lyophilisés, encore manger et remanger... vive la nourriture fraîche ! Repliement du matériel, organisation du covoiturage jusqu'à Dijon. 

J22 : Retour à la maison.

Épilogue. Le mot qui me vient à l'esprit lorsque je songe à cette itinérance est : découverte ! Celle d'une activité - le kayak, mais bien plus encore. La découverte d'un monde dont je soupçonnais à peine l'existence, l'Allier et la Loire au rythme desquels j'ai vécu ces trois semaines. Le cours d'eau m'a dévoilé une nature, royaume des oiseaux, insectes et poissons, à l'équilibre complexe et fragile qui n'a eu de cesse de m'émouvoir de par la grâce qui s'en dégage. Le sentiment de quiétude procuré par l'eau et l'observation de l'avifaune a été indéniablement les moteurs du plaisir pris à évoluer dans cet environnement qui n'est pas celui des hommes et, qu'en tant qu'invité je me suis efforcé de traverser discrètement. Découverte aussi du sentiment de solitude en itinérance, avec contradictoirement une civilisation proche et des rencontres rarissimes. Au départ je n'avais aucun objectif de fin et à mon retour la distance parcourue m'est inconnue : le pari est réussi, ce voyage s'est suffi à lui-même, tant de nouveautés et d'incertitudes en ont rendu chaque moment particulièrement intense. Je tiens à renouveler mes remerciements à Kayak-Online pour le prêt du kayak, Anne Lotz pour la rédaction de son récit-topo qui m'a aspiré à partir (site expemag.fr), et mon ami Julien pour ses précieux conseils, et bien sûr à tous ceux qui m’ont suivi et soutenu à travers ma page Facebook. L'aventure de la Loire n'est pas finie, je reviendrai à Orléans achever la descente du fleuve jusqu'à l'océan. En attendant, quelques longues soirées d'hiver à consacrer au montage et je devrais vous publier un petit film-reportage de cette première édition.
2020. J18-21 & Épilogue
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2020. J18-21 & Épilogue
Commentaires
share posté le il y a 2 jours

dadoo
18 messages
Excellent !! Je me suis régalé avec ton récit, autant à l'écrit qu'avec les photos.
Bravo et merci d'avoir partagé. 👍

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