Kayak - Allier puis Loire

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Je n'ai jamais fait de kayak auparavant. Au retour de ma traversée des Pyrénées, je me lance dans une préparation éclaire de 3 semaines avant de voguer sur les flots (achat du kayak, matériel, ...). Ce carnet n'est pas un topo descriptif de l'itinéraire, mais un journal de voyage visant à partager mon expérience et mes impressions de kayakiste débutant.

Un petit film amateur de ce récit est à venir sur ma page Facebook « 72 rayons d’espoir contre la maladie de Crohn » ainsi que bien d’autres itinérances à pied, à vélo, passées et à venir.
 
Bonne lecture et n'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.
kayak gonflable
Quand : 01/09/20
Durée : 21 jours
Carnet créé par JB_Dijon le 06 déc.
modifié le 07 déc.
283 lecteur(s) - 28
Vue d'ensemble

Le compte-rendu : 2020. J13-J17 (mise à jour : 07 déc.)

J13-J17. Si au Bec d'Allier, je me suis demandé lequel des deux entre la Loire et l'Allier est le plus gros, mes premiers coups de pagaie en aval de leur confluence sont pour le moins déroutants. Le cours d'eau né de leur fusion présente une largeur démesurée. J'avance en oscillant d'une rive à l'autre à la recherche du couloir formé par le courant qu'il me faudra emprunter, mais je ne parviens pas à le trouver. Mes récents et fragiles repères acquis sur l'Allier semblent mis à mal. Le soir au bivouac, lors de ma baignade, je suis là encore surpris. Le courant est bien là, lent, mais sa puissance est d'une force en corrélation à la taille de ce géant pourtant d'aspect si tranquille. Il faudra m'en méfier, tout particulièrement dans ces débuts initiatiques. Au cours des prochains jours la première différence notable qui m'est apparue et que, si la Loire n'a pas volé son titre de "fleuve sauvage", à la différence de l'Allier (rivière) il draine une multitude de bassin de vie. Les communes y sont plus nombreuses, plus imposantes et d'avantage tournées vers le cours d'eau. Avec elles s'accompagnent une densification des implantations industrielles et un renforcement du maillage des réseaux de transport. Le ronronnement des machines et le bourdonnement du trafic sont présents de façon plus ou moins omniprésentes selon les sections traversées. Bateaux à moteur, locatiers de kayaks, et baigneurs, ont également fait leur apparition. Mais les espaces sont grands et les ressources conséquentes. La présence de l'activité humaine développée au cours des siècles ne semble pas entraver outre mesure la plénitude de l'avifaune ligérienne. Les oiseaux sont partout : dans l'eau, dans l'air, perchés sur les arbres et les rochers, sur les plages, ... La plupart semblent vivre en communauté. J'essaie, tant bien que mal, de mettre des noms sur les espèces dans le but de me documenter et mieux cerner leur comportement. Craintifs ces oiseaux sauvages ne se laissent pas approcher, mais cette nuit-là, alors que ma tente est camouflée par des herbes, ils atterrissent successivement par petits groupes sans me remarquer. Peur de les déranger, je ne sors pas les observer mais la cacophonie de leurs cris suffit à me procure une joie immense, quand bien même, il me faille renoncer à une bonne nuitée récupératrice.
Nouveau record journalier de 40 km, non pour atteindre une performance chiffrée mais bien, comme s'inscrit la philosophie de ce voyage, pour profiter en rejoignant Maud, une amie de longue date avec qui je me suis investi dans la vie associative. Retrouvailles festives une bonne partie de la nuit, le lendemain je ne naviguerai pas, mais pas de léthargie pour autant car une mise au point s'impose pour la suite de l'itinérance : récupérer les colis de lyophilisés envoyés par la poste, courses, décrassage du kayak et du kayakiste. Au petit matin la reprise, comme après une courte pause dans mes voyages à vélo et à pied, s'accompagnent de douleurs aux muscles, tendons et articulations réticents à l'effort car ils ne sont pas tant sollicités le restant de l'année, tout particulièrement les épaules, bras, poignets. Dans cet appel à la prostration, la force mentale finit par l'emporter sur la douleur physique, et je me retrouve assez rapidement au franchissement de ma première centrale nucléaire, celle de Belleville-sur-Loire. Vision onirique, que de frôler ce mastodonte de béton et d'acier, monstre endormi aux narines fumantes, œuvre à la fois du génie et de la folie humaine, et dont je me sens soulagé de m'éloigner. Dans l'après-midi et le jour suivant rien de particulier à vous rapporter, si ce n'est que je suis parti de Cosne-sur-Loire avec une lassitude qui ne cesse de s'émanciper. En septembre, les rencontres sur le fleuve sont quasi-inexistantes et il m'est maintenant difficile de plonger à nouveau dans la solitude une fois un lien social retrouvé et quitté aussitôt. Inexpérimenté en kayak, sans embarcation, ni équipement, un retour de la traversée des Pyrénées version engagée (HRP) avec une cheville en vrac, une courte préparation d'un petit mois à gérer en parallèle du travail, mon souhait de partir 3 à 4 semaines quel que soit le lieu d'arrivée, m'a semblé de plus en plus hasardeux à mesure que le jour du départ approchait. Aujourd'hui, au camping de Gien, ma deuxième semaine de voyage s'achève, mon poignet est totalement rétabli, et si le doute subsiste, la peur de ne pas y parvenir s'est dissipée. Orléans me semble être un point de chute tout trouvé pour achever ce périple (édition 2020), d'ailleurs hasard ou destinée, le dessin schématique de mon trajet initial sur la carte de France s'était arrêté là.
2020. J13-J17
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