Kayak - Allier puis Loire

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Je n'ai jamais fait de kayak auparavant. Au retour de ma traversée des Pyrénées, je me lance dans une préparation éclaire de 3 semaines avant de voguer sur les flots (achat du kayak, matériel, ...). Ce carnet n'est pas un topo descriptif de l'itinéraire, mais un journal de voyage visant à partager mon expérience et mes impressions de kayakiste débutant.

Un petit film amateur de ce récit est à venir sur ma page Facebook « 72 rayons d’espoir contre la maladie de Crohn » ainsi que bien d’autres itinérances à pied, à vélo, passées et à venir.
 
Bonne lecture et n'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.
kayak gonflable
Quand : 01/09/20
Durée : 21 jours
Carnet créé par JB_Dijon le 06 déc.
modifié le 07 déc.
283 lecteur(s) - 28
Vue d'ensemble

Le compte-rendu : 2020. J3-J5 (mise à jour : 06 déc.)

J3-J5. En comparaison avec mes précédentes itinérances pédestres et à vélo, ce qui me surprend depuis mon départ, c'est le sentiment d'isolement. En trois jours et demi je n'ai aperçu qu'un seul kayak, type ultra sportif, qui remontait l'Allier à contre-courant. Curieusement, je suis à la fois proche et loin de la civilisation. Lorsque je regarde la carte les zones habitées ne sont jamais très éloignées, mais la densité de la végétation sur les rives dresse un écran qui m'enferme sur le fleuve. Même lorsque je longe ponctuellement un sentier sur berge, la communication avec ses promeneurs se montre moins fluide, une frontière invisible entre la terre et l'eau semble nous séparer. L'alchimie opère, je ne suis pas déçu. Comme un enfant projeté subitement dans un pays imaginaire, je me retrouve coupé de mon environnement, immergé dans un monde avec ses propres règles, celles de l'Allier. Je poursuis ses méandres sans autre option de trajectoire possible, je compose avec ses caprices, tantôt calme alors propice à l'émerveillement, tantôt agacé suscitant l'excitation de contourner les embûches qu'il me tend. C’est d’ailleurs pour ainsi dire mon "deuxième grand étonnement" : pour l'avoir déjà franchi sur des ponts à vélo, j'ai assimilé dans ma préparation l'Allier à un large cours d'eau tranquille. Or c'est bien d'une rivière dont il s'agit, avec des passages tumultueux, du moins pour un kayakiste débutant comme moi. Très vite j'ai observé tant que j'ai pu pour appréhender et anticiper les obstacles : là un rocher, ici des bas-fonds, plus loin des rapides, oups un arbre couché il me faut l'éviter, ... J'y reviendrai, pour l'heure mon poignet blessé au premier jour me préoccupe. Il devient trop douloureux aux manutentions du bivouac et pour pagayer. Je m'arrête au camping de Saint-Yorre, accessible depuis le fleuve moyennant un court portage du kayak. Le lendemain je me rends à Vichy en bus pour consulter un kinésithérapeute - ostéopathe qui a eu la gentillesse de s'occuper de moi malgré un agenda déjà bien rempli. Il remet en place l'os déplacé et je retrouve alors instantanément une liberté de mouvement du poignet. Ce qui l'inquiète pour la suite de l'itinérance c'est une contusion. Lors du choc des ligaments ont été écrasés contre l'os, et si j'ai bien compris, une inflammation à commencer à s'installer par-dessus à force de pagayer. Je reviens au camping avec une attelle style Robocop, des huiles essentielles, de l'argile et de l'Arnica. Pagayer avec une attelle va être assez déroutant et je crains que cela ne généree une fatigue prématurée des autres membres contraints de surcompenser par un mouvement asymétrique... mais si cela me permet de continuer ne serait-ce que quelques jours je suis preneur. PS : merci à mon ami Julien pour ses conseils et le temps passé au téléphone, sans lui je n'aurai pas eu le réflexe de consulter.
2020. J3-J5
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