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Je viens de terminer un tour d’Europe de plus de quatre mille kilomètres, seule. Ceci avec un vélo de route sur lequel a été ajoutée une assistance électrique afin de prendre en charge le poids important des bagages étant donné que je suis une quinquagénaire sans entraînement avec des genoux déjà un peu fatigués. "Ahhh, mais tu as un vélo électrique!" - "Non, j'ai une batterie que j'économise pour avoir la possibilité d'aller loin et qui m'aide pour soulager mes genoux et gérer le poids des bagages". L'aventure - c'est quoi en fait? N’est-ce pas un ensemble d'activités et d'expériences qui comportent une forme de risque et qui vous mettent face à l'imprévu à et à vous-même ? A chacun sa façon de se dépasser. Il n'est pas nécessaire de grimper l'Everest, un tour d'Europe avec un vélo acheté sur le Bon Coin seule sans connaissances particulières en mécanique avec juste une tente, un téléphone et quelques cartes suffit. Et quoi qu'il arrive - avec ou sans aide - il faut pédaler et assurer... Ainsi je suis partie en 2020 de Bordeaux en passant par la VélOdyssée, la Vélo Francette puis l’Eurovélo 6 jusqu’au lac de Constance. Vu que j’ai adoré ce type de voyage je suis repartie en août 2021 pendant deux mois et demie de Stuttgart en suivant l’Eurovélo 6 jusqu’à Negotin en Serbie. Le retour vers la France a été une odyssée rocambolesque à travers la Bulgarie, la Grèce et l'Italie incluant des transports en commun locaux de tous genres et le déplacement à vélo dans des lieux parfois bien hostiles... Du vrai voyage, quoi. Celui qui vous fait et non le contraire…
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Une femme, un vélo, un tour d'Europe: partie 1/2
Une femme, un vélo, un tour d'Europe: partie 1/2
116 jours
1621 km
par Mica
4
Allez cette année on fait un break, une pause, pour refaire le plein de rencontres, de paysages et d'idées toutes fraiches !! ... Pour tout dire, c'est surtout d'un gros gros break que j'avais besoin, de ceux dont on revient different, dans un univers devenu trop souvent incomprehensible, et pour lequel je n'avais plus les bonnes cles. La maladie, puis le deces subit de mon pere debut mars 2020, a seulement 69 ans, a peu pres a l'age de ma future retraite, ont ete declencheurs.  L'envie de changer d'air est devenue prioritaire, la decision d'un break a ete prise lors du solitaire deuxieme confinement, en novembre 2020, apres une enieme journee de teletravail, confortable mais tellement anesthesiante.   Alors un vieux reve d'ado a trouve l'opportunite trop belle pour revenir sur le devant de la scene, tout simplement "Aller en Mongolie a velo". Il a pris toute sa place, les planetes se sont alignees, et mon chef de service a accepte un conge sabbatique de 11mois jusqu'au 2 janvier 2023. Donc l'idee de depart est assez simple : partir en velo de chez moi, fermer la porte et aller en Mongolie. Par voie terrestre uniquement, y compris le retour. De facon plus detaillee, atteindre la vallee d'Orkhon, ou je suis deja alle en 2016, une dizaine de jours en itinerance a cheval.  Pour le retour prendre le train Transsiberien au lac Baikal, et rentrer via Moscou et Bruxelles. A fin mai, la situation geopolitique m'empeche de penser serieusement (enfin surtout en securite) a depasser la mer Caspienne. Ma direction reste donc cette fameuse vallee, je surveille l'evolution geopolitique au quotidien, et croise les doigts. Parfois je me disperse, l'itineraire s'egare dans des contrees touristiques comme la cote amalfitaine, j'y passe du temps... l'option train est prevue pour accelerer la marche si la route mongole s'ouvrait a nouveau, notamment dans l'immense et difficilement contournable Kazakstan. Un coup de pedale apres l'autre, les paysages defilent, et les 4 mois passes sont deja une grande reussite :)
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Après la pluie, le beau temps... et le smile
Ensemble en 2022, on pédale plus loin !
200 jours
5121 km
41
     A Caroline et Gaël   De Besançon au Cap Nord… Chiche !   Partir en solitaire, un défi pour un si long voyage ! Ce sera mon plus long voyage. Si je cumule tous les kilomètres que j’aurai faits depuis mon premier coup de pédale il y a déjà quelques années, j’aurai bouclé environ 65000 km soit 60% du tour de l’Equateur.  J’ai traversé dix pays de Saint-Nazaire à Constanta en Roumanie, j’ai suivi le Rhin d’Andermatt à Rotterdam, j’ai fait deux fois le tour de Bourgogne dont l’une avec mon petits-fils, j’ai rejoint la côte atlantique par la Camargue, le canal des Deux Mers puis remontée jusqu’à Saint-Nazaire. Et début avril, en guise de reprise d’entraînement, j’ai aussi fait le tour d’Alsace, petite balade de 700 km… Enfin, pour ne pas perdre les bons réflexes et les muscles, petits moteurs qu’il faut indispensablement garder en forme, j’ai pris l’habitude de me rendre chez mes amis de Strasbourg, en Suisse… Et maintenant, quand Gaël m’accompagne, grand garçon de 5 ans, c’est dans sa remorque à vélo à pédales. Vertigineux ! Tous ces voyages ont été l’occasion de faire des rencontres magiques, découvrir des paysages magnifiques, avoir des surprises émouvantes. Quand je pédale, j’éprouve un grand sentiment de liberté. Je deviens philosophe, poète, artiste. Jepartage mes réflexions et mes sentiments, mes efforts aussi, avec les cyclotouristes qui m’accompagnent quelquefois sur des dizaines de kilomètres. Quelques-uns me disent que croiser une dame de mon âge -j’ai 68 ans- seule, partant si loin, les aide et les motive. Moi aussi je suis très motivée et je continue, le nez au vent et les sourires dans mon baluchon. Quand je rejoins mon point de chute, je retrouve quelques-unes de ces rencontres et je découvre d’autres cyclotouristes avec qui nous échangeons sur nos expériences. Mais le plus amusant et un peu flatteur aussi je l’avoue, c’est de lire dans le regard de certains l’étonnement, l’admiration et le respect. Parfois même, on me perçoit comme une personne perchée à l’âme romantique. Mais tous font preuve d’humanité, ils sont accueillants, aimables, généreux et surtout admiratifs ! Certaines amies m’ont attribué le terme de jeunior. D’autres sont subjuguées, rares sont celles qui me regardent d’un air circonspect voire dubitatif. Ma fille Caroline, qui sait que je n’outrepasserai pas mes capacités physiques, me fait confiance et c’est important. De cette façon, je pars tranquille, l’esprit léger.  Quant à Gaël, mon petit-fils, adepte de cyclotouriste depuis nos échappées complices,  il sera penché sur les cartes à tracer mon parcours et à dessiner des campings et des restaurants ! Mais je sais qu’au fond de lui, il aimerait partir avec moi parce qu’il est sûr que je vais voir le Père Noël au Cap Nord ! Cette année, j’ajoute à ma famille et mes amis, les résidents de l’Ehpad « Le village de la Croix Blanche » et les jeunes de l’association Paris de Besançon qui me suivront assidûment. Enfin, pour mon retour, fin août 2022, je sais que quand je prendrai l’avion à Alta, mes sacoches, mon cœur, ma tête -mes jambes aussi- seront pleins de souvenirs de rencontres, de paysages, de saines fatigues qui me rendront heureuse et fière d’avoir fait ce que j’aurai fait en 3 mois ½.   
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Vive le vélo
De Besançon au Cap Nord à vélo en 2022. Pérégrinations de Jacqueline
82 jours
36