Tour des Monges à VTT BUL

(réalisé) (partager)
Le massif des Monges est peu connu. Grossièrement situées dans le triangle Sisteron - Digne - Lac de Serre-Ponçon, dans le département des Alpes de Haute Provence, ces moyennes montagnes (point culminant 2115 m) sont peu habitées et présentent un caractère relativement sauvage. On en prend particulièrement conscience à l'heure du bivouac : très rares sont les lumières artificielles (fermes, hameaux, voitures...) visibles dans le lointain alors que la vue porte sur une multitude de vallons et de crêtes.

Topo rédigé par Mika Charavin
VTT BUL
Quand : 18/07/13
Durée : 5 jours
Distance totale : 146.4km
Carnet créé par Olivier le 08 juin 2015
2490 lecteur(s)
(8 personnes aiment ce carnet)
Vue d'ensemble

Le topo : Jour 1 (mise à jour : 08 juin 2015)

Distance section : 146.4km

Description :

Toute la trace est sur le jour 1

Authon > Ravin des Cluses (28 km / D+ 935 m / D- 1420 m)

topographique du massif : des crêtes secondaires s'agencent autour d'une crête principale peu escarpée d'axe NE / SW ; les combes sont nombreuses, généralement petites, modérément encaissées ; les fonds des principales vallées s'étagent entre 700 et 1100 m d'altitude ; des falaises de petites tailles, surtout dans l'ouest et le sud du massif ; pas de grosse barrière naturelle. Ces caractères permettent d'élaborer un (des) itinéraire(s) qui tutoie(nt) régulièrement les points hauts, favorisant la diversité des points de vue sur toute cette région (du Mont Ventoux aux Ecrins en passant par le Lubéron, le pays du Verdon, les contreforts occidentaux du Mercantour, le Parpaillon, le Dévoluy...).
D'un point de vue VTT, nous sommes ici dans les préalpes calcaires : ces derniers sont prédominants dans les parties occidentales et méridionales du massif : les chemins y sont dans l'ensemble assez caillouteux, parfois cassants. Ils nécessitent souvent un assez bon bagage technique pour pouvoir être roulés sans devoir poser le pied à terre tous les 50 m... Les parties est et nord du massif sont davantage marneuses ; les sentiers y sont moins caillouteux, dans l'ensemble un peu plus roulants.
Les adrets et les crêtes peu végétalisées sont souvent caillouteux, les ubacs, plus végétalisés sont davantage roulants. Les section sous hêtraie (les sols y sont plus épais) sont généralement excellentes, les sections sous chênaie sont le plus souvent bonnes...
D'une façon générale, les sentiers des Monges sont assez peu fréquentés. Et s'il faut noter les efforts des fédérations sportives (FFRP, FFC) concernant le balisage et le maillage plutôt bon des sentiers, il n'en reste pas moins que ceux-ci sont presque toujours étroits et parfois peu entretenus. Cela a bien entendu des conséquences sur la façon de les rouler : ils nécessitent un pilotage précis et n'autorisent pas toujours des vitesses élevées... On se rattrapera pour cela dans les sections forestières...
Le caractère méridional du massif impose une gestion de la ressource en eau. Les très faibles densités de population dans le massif font que les villages et hameaux sont dépourvus de commerces pour se ravitailler. Il est possible de trouver des gîtes ou chambres d'hôtes dans les principaux villages, mais cela impose alors le déroulement des étapes. Le VTT BUL (B comme bivouac) est donc la formule la plus adaptée pour dessiner l'itinéraire qui présente le plus d'intérêts, à la fois en matière de roulage et de paysages. Pouvoir bivouaquer sur les crêtes du massif, profitant ainsi des lumières du soir et du matin, des points de vue, de l'isolement est un gros "plus".
Nos sacs à dos pesaient entre 5,5 et 9 kg (dépend du matériel + ou - léger de chacun) pour une itinérance de 5 jours, avec tout le nécessaire pour dormir. Petit ravitaillement organisé en milieu d'itinéraire.

Participants Michael Charavin, Anthony Roy, Sophie Castets, Johanna Nobili et Olivier Nobili 

Milieu traversé :

Environnement : [plateau, montagne] Biotope : [maquis, aride, forêt]

Télécharger traces et points de cette section au format GPX , KML
Télécharger traces et points pour l'ensemble du carnet (toutes les sections) GPX , KML

Le compte-rendu : Jour 1 (mise à jour : 08 juin 2015)

Ambiance !
Ambiance !
Départ depuis le parking en bas d'Authon, près de la station de lavage VTT et du gîte des Monges. Possibilité de laisser un réapprovisionnement. 

Départ tranquille pour s'échauffer sur la D3 jusqu'au col de Font Belle. De là, une piste monte progressivement, d'abord en direction de la Grotte St-Vincent (on passe devant la Dalle à Ammonites, aménagement de la Réserve géologique de Haute Provence), puis à la côte 1450, vers Pra Montant. Le sentier (PR, balisage jaune) qui part au-dessus de la piste, vers 1570 m d'altitude, est un single peu emprunté mais roulants (sauf quelques troncs en travers), suivi d'une courte section de piste qui mène jusque sur la crête où le sentier repart à main droite. Malheureusement la descente sur l'adret de la Grande Aiguille n'est pas à la hauteur de nos espérances : le sentier s'avère très peu pratiqué et très peu entretenu. La 1ère partie en épingles n'est quasi pas pédalable (pente caillouteuse, raide, sentier très étroit se perdant dans la broussaille), il devient ensuite progressivement plus roulant et bien plus agréable. On pourra lui préférer le GR 6 via la Grotte St-Vincent, très certainement plus roulant...
Sur le bas du versant SW de la Montagne de Melan, contrairement à ce que la carte indique, le GR6 part à droite (N) à la côte 1400 m, puis descend dans une petite combe, rattrape la route forestière du Désert, puis revient vers le col de Mounis via une piste plus étroite. Ensuite, l'itinéraire tout en single suit la longue crête qui s'étire sur la colline de St Joseph (GR6), puis sur l'échine du Sommet de Vaumuse : magnifiques vues sur le Sisteronnais et le pays Dignois, alternance de petites descentes et de courts ressauts, les plus raides étant exigeants. De Vaumuse, un plus large chemin (départ caillouteux) descend vers le SSE ; au niveau du ravin des Cluses, il faut chercher le départ du sentier (dans les genêts) qui plonge sur une arête secondaire, puis dans une combe : la pente est toujours relativement raide, mais le single, en sous-bois de chênes, tout en courbes, est plaisant et un peu technique sur les 2/3 supérieur ; le 1/3 inférieur, un poil plus raide, et surtout plus caillouteux, est donc davantage exigeant ; le fond du ravin est même tapissé de gros galets, cette section exige un pilotage spécifique... Une fois la piste rejoint, descendre jusqu'à un bassin DFCI. Une belle source abondante et un replat herbeux font une belle aire de bivouac...
Premier bivouac
Premier bivouac
Section suivante
Commentaires