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The Viking Road Triple - 3 mois à vélo en famille autour de la mer du Nord

80 jours
Par Malou73
publié hier
36 lecteurs
Informations générales
Cyclo voyageur, devenus parents, l’envie de partager l’itinérance à vélo avec nos triplés nous trottait dans la tête depuis leur naissance.
Après des périples près de chez nous, nous avons pu nous accorder une pause entre Juin et Août 2024, sur les côtes du Danemark, de la Suède et de la Norvège et fêter leurs 6 ans en chemin. 
Nous vous partageons les trois mois de ce périple familiale à 5 avec 3 vélos avec la mer comme fil conducteur du voyage. 
Activité :
vélo de randonnée
Statut :
réalisé
DATE :
06/06/2024
Durée :
80 jours

Réalisé avec 3 enfants

le plus jeune : 6 ans - le plus âgé : 6 ans
Mobilité douce
Réalisé en utilisant transports en commun (train, bus, bateau...)
C'est possible (ou réalisé) en train
Précisions : Nous avons rejoint le sud du Danemark, en train depuis Chambery, en passant par la Suisse en deux jours. Le réseau ferroviaire Suisse a été fidèle à sa réputation de fiabilité et précision horaire. Le ligne Bale – Hambourg permet de traverser to...
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The Viking Road Triple - 3 mois à vélo en famille autour de la mer du Nord

Les étapes :

1
mise à jour : hier
Cyclo voyageur, devenus parents, l’envie de partager l’itinérance à vélo avec nos triplés (Héloïse, Léane et Gaspard) nous trottait dans la tête depuis leur naissance. Après des périples plus proches de la maison, nous avons pu nous accorder une pause de trois mois entre Juin et Août 2024 et fêter leurs 6 ans en chemin.  
Nous voulions voyager simplement, sans assistance en bivouaquant autant que possible et en se sentant en sécurité sur la route. Les récits de voyageurs ainsi que les partages sur le festival Vél’Osons à Chambéry nous ont donné envie de partir sur les côtes du Danemark, de la Suède et de la Norvège.


Environ 2 500 km et 12 000 m de dénivelé positif, au départ de Flensbourg
40 bivouacs, 25 campings, le reste en logement à Copenhague, Göteborg et Hambourg
27 traversées en ferry et un nombre d’îles… incalculable
3 vélos pour 5 : un tandem Hase Pino musculaire, avec un siège enfant à l’arrière ; un vélo de voyage classique avec un follow-me et un Woom 16 pouces, choisi pour sa légèreté et les freins adaptés aux petites mains.
2 tentes (3 places et 2 places),
55 kg de bagages, hors nourriture, répartis dans 4 grandes sacoches, 4 petites et un duffel-bag de 50 L
2 jours de trajet en train depuis Chambéry - via la Suisse et l’Allemagne. Pareil au retour.
Quelques images : https://www.y...
2
mise à jour : hier
J2 à 22 : Flensbourg > Copenhague / 500 km, via l’Eurovélo 10
Les premières semaines dans les îles du Sud du Danemark entre Flensburg et Copenhague, nous ont permis de nous mettre en confiance, prendre nos habitudes, apprendre à gérer la pluie qui va et vient plusieurs fois par jours et découvrir les shelters, airs de bivouacs aménagés avec des cabanes en bois pour dormir. Nous traversons de nombreuses forêts de feuillus, des champs de blé et d’orge, parsemés de coquelicots et d’éoliennes. L’horizon, qu’on ne voit jamais dans nos montagnes, est omniprésent et les ciels changeants. Nos trois « poussins » cherchent les animaux (renard, lièvre, biche ou écureuil) et sont à l’affût des airs de jeux, notamment les trampolines géants, appelé Jumping Pillows.
3
mise à jour : hier
J 23 à 37 : Copenhague > Göteborg / 475 km le long du Kattegattleden


En remontant la côte Sud-Est de la Suède, il y a moins d’éoliennes, un peu plus de relief, davantage de cyclistes et d’échanges spontanés. Les fermes passent du jaune‑orange au rouge bordeaux, de grandes forêts de pins alternent avec de vastes plages de sable blanc ponctuées de côtes de granit parfois roses : une ambiance entre Landes et Bretagne.

Le rythme d’une journée classique de vélo est un départ vers 10h pour 2 à 3 h en selle, une pause déjeuner dans une aire de jeux, dits legeplads - lekplats - lekeplass. C’est l’un des mots appris dans chaque langue pour les localiser sur la carte. Puis, nous continuons par 2 à 3 h de vélo avant de nous installer dans un bivouac, shelter ou camping, que nous avons généralement anticipé la veille pour éviter les mauvaises surprises de fin de journée. Les fins de journées, normalement des temps de repos, le sont moins avec trois enfants et nous avons appris à nous reposer sur le vélo. Les triplés ont vite appris à monter les 2 tentes seuls et à contribuer aux tâches du quotidien : préparation des repas, vaisselle, gonflage des matelas…entre deux jeux improvisés. Nous roulons à 10 km/h en moyenne, petites pauses incluses, et facilement 15 à 20 km/h sur le plat et sans vent. Les enfants sont sur le siège avant du Pino, sur le siège enfant à l’arrière du Pino et sur le vélo enfant attaché avec un follow-me. Cela permet d’alterner régulièrement, de ne pas se...
4
mise à jour : hier
J 38 à 47 : Goteborg > Stromstrad / 420  km dans la région du Bohuslän
Le vélo devient plus sportif, avec une route plus vallonnée et des journées jusqu’à 400 à 500 m de dénivelé. Nous ne suivons plus d’itinéraire cyclable et retrouvons le plaisir de préparer notre route au fil des envies et des possibilités. Nous roulons d’île en île, dans un paysage de carte postale, multipliant les détours pour découvrir de jolis recoins et laisser un enfant rouler seul, pour son plus grand bonheur. Nous avons le sentiment de rentrer pleinement dans ce voyage et d’y (re)trouver les joies de l’itinérance – le plaisir de le partager en famille en plus.
Les traversées se font par ponts, ferries ou câbles‑ferries. Ne passant pas inaperçus, ces moments donnent lieu à de sympathiques échanges improvisés avec automobilistes et cyclistes. La plus insolite restera celle sur un petit câble‑ferry, où nous étions garé derrière la voiture du Premier ministre suédois. Il est sorti de la voiture pour apprécier la vue et son garde du corps, intrigué par le Pino, nous a révélé son identité.
5
mise à jour : hier
J48 – 60 : Sandefjord > Kristiansand / 320 km et + 4 000 m sur la côte norvégienne
La côte norvégienne nous attire depuis le début, mais nous l’avions gardé en bonus, sans nous y projeter, craignant ses côtes et ne sachant pas si nous arriverions jusque-là. Cela a sans aucun doute rajouté à la magie de ses 12 jours. La côte est plus sauvage, plus montagneuse et moins fréquentée. Nous oscillons entre des paysages « canadiens » - forêts, lacs et même cascades - et les nombreux petits îlots paradisiaques des archipels. Nous avons jonglé entre les deux, heureux de monter pour profiter de points de vue et de bivouacs en forêt, avant de redescendre au niveau de la mer sans un coup de pédale pour des baignades et des bivouacs au bord de l’eau. Nous avons retrouvé là un goût de liberté, d’imprévu et de grands espaces qui fait du bien. Cette parenthèse norvégienne aura été un gros kiff.

Arrivés à Kristiansand, l’envie de poursuivre jusqu’à Stavanger et ses grands fjords nous a sérieusement titillé, mais nous avons aussi approché nos limites avec un tel chargement : nos vélos ont été mis à l’épreuve par les montées raides, heureusement courtes, nécessitant quelques soirées de réglages mécaniques.
Parmi les moments forts de la Norvège : un bivouac au coucher du soleil sur une île, partagé avec Fred, un ami, et ses équipiers parcourant la côte en bateau ; des traversées d’archipels et la découverte de vieux phares ; le poisson fraîchement pêché et les fraises locales ; un pho...
6
mise à jour : hier
J 61 – J78 : Hirstals > Hambourg / 760 km en descendant le Jutland le long de l’Eurovélo 12

C’est de loin la partie la plus sauvage - et la plus plate ! - du parcours. Nous empruntons largement pistes et chemins entre dunes, bruyères, forêts et champs de blé et d’orge et ne traversons que peu de villes. Ambiance Into the wild et paysages presque chevaleresques. Le vélo et le bivouac y sont très faciles, et les cyclotouristes plus nombreux. Nous découvrons un autre type de paysage marin, façonné par le vent et constitué de plages de sable rectilignes interminables. C’est le pays du surf, dont la côte est surnommée par endroits « Cold Hawaii ». C’est un changement d’ambiance radical et la tête est encore en Norvège, vers laquelle le vent (majoritairement trois‑quarts face) semble vouloir nous ramener. Alors, pour occuper l’esprit, on appuie plus fort sur les pédales et avons battu nos records personnels du voyage : une journée à 72 km et un record de vitesse de pointe. Les longues lignes droites s’enchaînent, tout comme les impressions de « déjà‑vu » dans lesquelles les enfants se laissent parfois piéger. Le regard se perd dans ce paysage un peu monotone, ponctué de parcs d’éoliennes, de bunkers — stigmates du mur de l’Atlantique — et de quelques jolis phares qui offrent un peu de perspective. Nous le savions déjà, mais cela nous confirme notre préférence pour des paysages marins plus minéraux, aux côtes plus découpées — façonnées par les glaciers il y a 12 00...