Kayak - Allier puis Loire

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Je n'ai jamais fait de kayak auparavant. Au retour de ma traversée des Pyrénées, je me lance dans une préparation éclaire de 3 semaines avant de voguer sur les flots (achat du kayak, matériel, ...). Ce carnet n'est pas un topo descriptif de l'itinéraire, mais un journal de voyage visant à partager mon expérience et mes impressions de kayakiste débutant.

Un petit film amateur de ce récit est à venir sur ma page Facebook « 72 rayons d’espoir contre la maladie de Crohn » ainsi que bien d’autres itinérances à pied, à vélo, passées et à venir.
 
Bonne lecture et n'hésitez pas à me contacter si vous avez des questions.
kayak gonflable
Quand : 01/09/20
Durée : 21 jours
Carnet créé par JB_Dijon le 06 déc.
modifié le 07 déc.
283 lecteur(s) - 28
Vue d'ensemble

Le compte-rendu : 2020. J1-J2 (mise à jour : 06 déc.)

J1-J2. Lorsque je l'avais gonflé dans mon salon, du long de ses 4 mètres, mon kayak m'avait pourtant semblé imposant. Maintenant au bord de l'Allier, juste avant de me lancer, il me parait étonnamment plus petit. C'est parti, des spectateurs sont accoudés au garde-du-corps du pont ! Le nez de mon embarcation oscille comme un pendule mal cadencé au rythme d'un pagaiement hasardeux. Lorsque le courant accélère timidement, j'avance vite et droit (youpi !), puis fin des réjouissances c'est généralement un tête-à-queue avec arrêt total, ...  Ma petite dérive en plastique se serait sans doute montrée un allié fort efficace dans mes déboires de débutant, mais j'ai préféré m'en affranchir pour faire ressortir mes défauts et les corriger sans attendre. Subitement le fond du cours d'eau remonte et je suis emporté de travers par le courant, le kayak va ripper sur des rochers, je tends le bras en direction du sol pour le retenir : Aïe (!), mon poignet... Leçon N°1 (et j'espère la dernière) : ne jamais sortir les mains du bateau, même à très faible allure comme c'était le cas. Cela est d'autant plus vrai lorsque le kayak avance de travers dans le sens du courant car la force déployée y est importante. Le soir, l'emplacement du bivouac est simple, mais la magie opère : le sentiment d'isolement est renforcé par une accessibilité possible uniquement par le fleuve, l'eau me procure un sentiment d'apaisement. C'est cette ambiance que je recherchais et je la savoure. Les deux prochains jours ma technique et ma lisibilité du cours d'eau s'améliorent. Je subis de moins au moins les éléments, le stress se substitue au plaisir de pagayer. Ce nouvel environnement est propice à de multiples découvertes sources d'intenses sensations, mais j'y reviendrai dans un autre récit. Je citerai simplement mon premier portage, action qui consiste à mettre le kayak sur un chariot pour passer à terre un obstacle hydraulique type seuil ou barrage. Après une avancée de 2 mètres en 2 heures ponctuées d'essais en tout genre, quelques coups de pompes salvateurs (2-3 pas plus) conféreront au kayak la rigidité suffisante pour que le chariot ne se retourne plus dès la première impulsion. Il me reste tout à apprendre... Pour cette deuxième nuit, la pluie sera encore de la partie. Mon poignet m'inquiète, la douleur s'est malheureusement accentuée au point de me gêner dans les gestes simples du bivouac. Sur les conseils d'un randonneur pédestre je tente un cataplasme improvisé avec de l'argile trouvée sur place. Je ne sais qu'en penser, je sens que la fin ou la poursuite de cette itinérance va se jouer de peu.
2020. J1-J2
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