CUBA: Plongée, Tourisme et vélo. (partager) Vue d'ensemble

Playa Giron est sur la mer des caraïbes, sur les rives de la baie des cochons, site d'exception pour la pratique de plongée sous-marine, belle entrée en matière pour découvrir Cuba. Mais pour nous, le voyage  à vélo reste une passion. Nous ne pouvons résister à l'envie de pénétrer au cœur de ce pays authentique et séduisant. 
vélo de randonnée / plongée
(réalisé) Quand : 01/12/15 Durée : 7.0 jours
Carnet créé par jclarasso le 25 janv. 2016 modifié le 26 janv. 2016
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Le topo : Section 5 (mise à jour : 25 janv. 2016)


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Le compte-rendu : Section 5 (mise à jour : 25 janv. 2016)

Jeudi 4 décembre  2015.
Bolivar ( Laguna grande) -  Playa Boca del Galafre.  54 km.
La pluie a fait chuter la température, environ 27 degrés ce matin. Trois vautours posés sur le parapet du pont permettant de quitter la grande lagune suivent  notre passage des  yeux.
Sous un ciel couvert et vent contraire, nous  rejoignons la route  principale reliant Guane à Pinar del Rio. Le revêtement est en très bon état, cet axe routier est fréquenté par le gros camion transportant les feuilles tabac séchées vers les ateliers de cigare et par des semies- remorques approvisionnant l’usine de boisson gazeuses située à Guane. Peu avant Sébalo, nous déposons nos vélos contre la clôture de fils barbelés  d'un champ de tabac pour aller à la rencontre de ouvrières qui profitent, allongées sur le sol, d'une pause déjeuner. Rosa, Elisabéta, Carmen... se prennent de sympathie pour Patricia, les discutions accompagnées de gestuels font fuser les éclats de rire. Sébalo est animée, les instituteurs exercent fenêtres ouvertes, ce qui nous permet de profiter de l'ambiance scolaire en dégustant des 'pizza' façon Cuba et un 'tukola' , le coca-cola local.
Aujourd'hui JJ n’est pas en forme, probablement à cause de l'eau douteuse bue hier dans l'école militaire désaffectée. Nous quittons la route principale pour mettre le cap sur Playa  Boca de Galafre.  En franchissant un portique On accède à un  magnifique ranch, une grande éolienne pompe l'eau d'un puits pour alimenter les abreuvoirs des chevaux et vaches. Un corral boueux attend l'heure du prochain rodéo. Dans les gradins, sous la toiture de tôle rouge 3 Chicos miment  un moment de chevauchée. Un cavalier franchît le portique et se dirige au pas vers une « tienda » .
Ici le temps s'est arrêté  à la fin du 19 me siècle.
Le chemin de fer croise  la  route  à la hauteur de la petite gare, il permet ainsi de rapprocher cette bourgade du chef-lieu  Pinar de Rio, situé à 40 km.
La rue principale est bordée de petites «tiandas» , de stand de vente de fruits exotiques et d'ateliers de confection diverses. Après un virage à gauche, elle débouche sur la mer des caraïbes bordées de cocotiers. Une enfilade de petites maisons de bois de toutes les couleurs fait face à la mer, certaines de plain-pied, d'autres élevées d'un étage. Un endroit paradisiaque.
La plage est rongée par la montée de eaux, les palmiers autrefois au sec sur le sable ont aujourd'hui les racines dans l'eau,  et les maisonnettes sont menacées de ruine.
Deux cubanos s’occupent d'un cheval blessé au thorax, ils lui placent une bride rigide pour l'empêcher de lécher la plaie.
Nous hésitons à poursuivre notre route vers Pinar el Rio, finalement le charme des lieux  l'emporte et nous louons une case  de planche face à la mer des caraïbes pour 20  CUC pour la nuit, plus 5 CUC pour quelques tranches de langouste.
Nous installons sur la petite terrasse,  bien caler dans les fauteuils basculants pour apprécier cette douce soirée, de temps en temps dans le noir raisonnent le bruit des sabots d'un cheval, un kitrin passe, le cocher nous salut d'un « buena tarde ».
Pour contrer l'agressivité des moustiques, nous enfilons nos coupes-vent et glissons nos jambes dans des sacs poubelle. En entrant dans la chambre, nous dérangeons une petite grenouille installée sur le chevet.
A peine endormis, un chat, trébuchant sur un fil de fer qui percute la tôle de  la toiture, nous réveille en sursaut, on avait vraiment l'impression que quelqu'un était rentré dans la maison.
Après le chat, c'est un souris qui vient chatouiller les orteils de JJ. S'en suis une pluie torrentielle, les moustiques...bref une nuit impitoyable.
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