Traversée Est-Ouest des Bauges, d'Albertville à AIx-les-Bains

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Après une traversée Nord-Sud d'Annecy à Chambéry en 2015 (https://www.openrunner.com/r/5774635), l'idée de traverser ce massif d'est en ouest couvait. C'est désormais chose faite, en mobilité douce et en profitant de quelques beaux sommets qu'offre la partie "coeur des bauges", la plus sauvage du massif.
S'y rendre de manière douce : C'est possible en train
Précisions : TER Lyon-Albertville par Chambery à l'aller TER Aix-les-Bains - Lyon au retour
randonnée/trek
Quand : 01/07/19
Durée : 3 jours
Distance totale : 65.5km Dénivelées : +5332m / -5422m
Alti min/max : 340m/2152m
Carnet créé par fgsd le 08 juil.
modifié le 15 juil.
84 lecteur(s) - 2
Vue d'ensemble

Le topo : J1 : Albertville-Chalets d (mise à jour : 14 juil.)

Distance section : 18km Dénivelées section : +2323m / -1055m
Section Alti min/max : 340m/2152m

Description :

Note: trace approximative à main levée sur la carte. L'itinéraire suit à peu prés le tracé du GRP Tour des Bauges ou autres chemins balisés.
d+~2350m , durée 11h, 6 litres d'eau

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Le compte-rendu : J1 : Albertville-Chalets d (mise à jour : 14 juil.)

Je quitte Lyon le dimanche soir sous une chaleur écrasante pour arriver avec l'orage à Albertville. La fraicheur toute relative n'a pas le temps de refroidir l'intérieur des habitations et la chambre où je passe la nuit. Comme les jours précédents, la nuit n'est pas très réparatrice.

En guise d'amuse-bouche, passé les premiers kilomètres à la sortie d'Albertville vers Mercury, les chemins remplacent le bitume pour une agréable balade. L'abbaye de Tamié loge dans son petit écrin de verdure et m'offre une pause fraîcheur bienvenue. Il est à peine 10h30 et j'ai déjà englouti 2 litres d'eau.

Passons à l'entrée : le sentier des géants traverse la forêt des Essarts et signe le début de la longue monté vers le pic de Chaurionde. La Sambuy se montre à travers les arbres. J'ai désormais conscience d'être entré en montagne.

Après une pause déjeuner et un rapide passage au chalet du Drizon où le berger, très sympa, me remplit mes bouteilles, c'est reparti pour le plat de résistance jusqu'à la pointe de Chaurionde, sous le cagnard ! J'essaie de profiter de chaque petite tâche d'ombre offerte par les derniers sapins et du moindre courant d'air qui caresse la crête. Heureusement, un petit nuage va me donner un peu d'ombre pour finir cette montée au demeurant magnifique. Le panorama est splendide et la vue complétement dégagée sur les Bauges, mais aussi le Mont Blanc et le Beaufortain. Arrivé au sommet à 2145m, je cède face aux charges répétées de mes amis à ailes, mouches, guêpes, taons, abeilles, qui doivent me prendre pour une fleur géante avec mon t-shirt rouge et mon sac jaune. Bref, je ferai une plus longue pause dans la descente ! C'est finalement un troupeau de chèvre qui s'invite sur le chemin et qui m'obligera à m'arrêter. Enfin, surtout ses deux patous. J'attends sagement que le troupeau me contourne, je n'ai pas vraiment la possibilité de faire de détour sur ce chemin de crête entouré de végétation.

Une fois au col d'Orgeval, j'évalue la situation. Il est encore tôt, pas de signe d'orage et j'ai encore assez d'appétit pour le sommet de l'Arcalod. Je laisse le gros de mon sac dans les rochers et je commence l'ascension "aérienne" pour le dessert !
Je ne suis pas particulièrement à l'aise dans ce genre de terrain escarpé mais j'arrive finalement en haut. Je profite du panorama et de la satisfaction de dominer les Bauges au terme de cette superbe journée.

Je frôle l'indigestion dans la descente et réalise que je n'aimerais pas faire cette montée avec d'autres randonneurs au-dessus de moi, les pierres roulent trop facilement.Quelques marmottes me saluent tandis que je rejoins les chalets d'Orgeval où je passerai la nuit au sec tandis que l'orage gronde dehors.
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