Tour de l'île Maurice en kayak Vue d'ensemble

(réalisé) (partager)
Presque tout le monde va à Maurice pour y trouver le soleil et les hôtels *****. J'ai préféré ma tente et le camping sauvage aux hôtels. J'ai préféré mon réchaud à bois aux buffets somptueux. Mais je mentirais en disant que j'ai préféré le cyclone au soleil !
Ce sont les aléas de la saison des pluies. La météo pourrie m’aura au moins offert des ciels magnifiques! Je suis content de les partager avec vous.
kayak gonflable / vélo de randonnée
Quand : 24/12/13
Durée : 14 jours
Distance totale : 285.4km
Carnet créé par jeanpatriceveilhan le 09 juil. 2015
modifié le 11 août 2015
2835 lecteur(s)
(11 personnes aiment ce carnet)

Coup de coeur !

Le topo : Section 5 (mise à jour : 11 août 2015)


Télécharger traces et points de cette section au format GPX , KML
Télécharger traces et points pour l'ensemble du carnet (toutes les sections) GPX , KML

Le compte-rendu : Section 5 (mise à jour : 11 août 2015)

Je rejoins Mahebourg (point de départ) un peu trop vite. Forcément, puisque je n'ai pu naviguer sur le lagon sud, et que le vélo va quand même bien plus vite que le packraft !

Il me reste donc 2 jours pleins avant mon avion de retour. J’en profite pour remonter d’un coup de vélo sur la côte est à un endroit que j’aime bien. Il y a deux îles qui se touchent: l’une est bondée toute la journée, hyper touristique (île aux Cerfs); l’autre est désertée (l’île de l’Est). Je choisis la seconde, vous vous en doutez. Au creux d’une mangrove, je trouve un coin parfait pour monter la tente. Quand l’eau se retire, mon coin devient inaccessible...
Le lendemain, je repars pour un long bord de 25 km. Et 25 km en packraft, c'est beaucoup! Sauf que le vent est de la partie, et souffle dans la direction parfaite! Le temps de bricoler une voile de fortune avec un paréo et la pagaie, je file plein sud à 4 km/h sans aucun effort (et sans pagayer puisque ma pagaie sert de mat). Le vent est tellement dans la bonne direction, et le lagon très large à cet endroit, que je m’autorise à dormir par petits bouts. 2 ou 3 fois par heure, j’ouvre un oeil, je vérifie que tout est ok, j’admire le paysage, le ciel encore chargé, l’eau aux couleurs si changeantes, et je me rendors.
Enfin, j'arrive à mon ultime couchage, une petite ile déserte là encore:
Dieu semble y bénir mon packraft !
Dieu semble y bénir mon packraft !
En réalité, le couchage est exactement dans l'axe de la piste de l'aéroport. Ca conduit à des lueurs assez féériques. Les nuages, bas et tourmentés, sont baignés par les lueurs oranges de la piste. Et de temps en temps, un pinceau blanc troue les nuées: les projecteurs puissants des avions qui décollent. Ajoutons à cela le bruit puissant des turbo-réacteurs, celui plus régulier de la houle qui se fracasse sur la passe… tous les ingrédients sont là pour passer une nuit exécrable. Mais j’aime cet endroit, j’aime le côté dantesque des lumières et des bruits. Et puis, rien de tel qu’une bonne fatigue de sport en plein air: ça aide à dormir dans les pires conditions, vous ne trouvez pas?


Derniers coups de rames le lendemain matin pour rejoindre paresseusement la cote. Je joue dans la passe, remonte une petite rivière charmante, explore un fond de crique...
Enfin, j'accoste, passe en mode "vélo" pour rejoindre l'aéroport. Devant moi, un dernier ciel grandiose, un dernier cumulo-nimbus inquiétant:
J'essaie d'évaluer la distance, la direction du vent, ma propre vitesse... Vais-je atteindre l'aéroport avant qu'il ne me rattrape? Oui, tout juste! Mais une fois la douane franchie, que vois-je derrière les immenses baies vitrées de l'aéroport: des trombes d'eau, encore! J'aurai au moins échappé à celles-ci!
Section précédente Section suivante
Commentaires