Ma 1ère itinérance hivernale (Haute Route des Escartons)

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Diagnostiqué porteur de la maladie de Crohn en 2012, j’ai décidé de changer de rythme de vie et voyage désormais, à pieds ou à vélo, seul sur les routes. Après plusieurs itinérances estivales et des randonnées à la journée en milieu enneigé, j’avais envie de combiner les deux pour pratiquer l’itinérance hivernale en autonomie. C’est cette première expérience que je souhaite partager avec vous, sans filtre sur les bons moments comme les moins bons. C’est parti, on embarque dans les Alpes sur la Haute Route des Escartons pour relier les vallées du Queyras, de Cervières, de la Haute Vallée de Susa et  de la Clarée ! :)
 
Ma page Facebook « 72 rayons d’espoir contre la maladie de Crohn » c’est le récit d’itinérances à pied, à vélo, passées et à venir, dont le prochain défi : la Laponie :D
raquettes / randonnée/trek
Quand : 15/02/20
Durée : 8.5 jours
Distance totale : 119.4km Dénivelées : +5247m / -5668m
Alti min/max : 1351m/2495m
Carnet créé par JB_Dijon le 25 févr.
modifié le 04 mars
S'y rendre de manière douce : C'est possible en train bus
Précisions : Train jusqu'à la gare de Mont Dauphin Guillestre puis Bus ligne S27 jusqu'à Saint-Veran avec changement à Ville Veille (toujours S27). Les 2 cars s'attendent. Retour par la gare de Briançon.
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Vue d'ensemble

Le topo : J4 (mise à jour : 25 févr.)

Description :

Lac de Roue => Col d'Izoard

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Le compte-rendu : J4 (mise à jour : 25 févr.)

Départ du lac de Roue jusqu'à Brunissard. J'aurai pu prendre une piste damée, véritable autoroute du randonneur, mais je préfère les petits sentiers pour leur charme ;) A Brunissard je poursuis sur la route qui mène au col d'Izoard. Elle n'est pas déneigée et est fréquentée par les skieurs de fond et les raquettistes. Alors qu'à Brunissard les conditions étaient idylliques, le vent apparaît d'abord timidement puis force à mesure que je m'élève. Dans le même temps je croise de moins en moins de monde, puis sensation bizarre, je me retrouve totalement seul à plus de 2000 mètres d'altitude avec des bourrasques qui me déstabilisent et charrient la neige pour la fouetter contre mon visage. Sur la montagne en face je peux observer le phénomène, la neige tourbillonne et remonte les pentes sur de grandes distances sans se soucier des lois de la gravité. Le spectacle est saisissant, mais je ne peux m'attarder d'avantage. Je regarde mon altimètre, le col n'est plus très loin. Je poursuis en me disant qu'il me faudra rebrousser chemin si je venais à être exposé sous des pentes raides (risque d'avalanche). Fort heureusement ce ne sera pas le cas. Le col passé, c'est un autre monde qui s'ouvre à moi : le grand calme. Après le refuge Napoléon je continue à descendre pour planter ma tente au milieu des arbres à 2150 mètres d'altitude. Cette nuit là, ma montre indiquera - 8°C.


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Non loin du lac de Roue.
Non loin du lac de Roue.
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Tout est dit sur la photo ;-)
Tout est dit sur la photo ;)
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En route pour le col d’Izoard. En contrebas Brunissard qui marque la limite entre la route déneigée et celle qu’il ne l’est pas et que j’emprunte.
En route pour le col d’Izoard. En contrebas Brunissard qui marque la limite entre la route déneigée et celle qu’il ne l’est pas et que j’emprunte.
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Un vent de folie. A mesure que je montais je croisais de moins en moins de monde, puis sensation bizarre, je me suis retrouvé totalement seul à plus de 2000 mètres d'altitude avec des bourrasques qui me déstabilisaient et charriaient la neige pour la fouetter contre mon visage.
Un vent de folie. A mesure que je montais je croisais de moins en moins de monde, puis sensation bizarre, je me suis retrouvé totalement seul à plus de 2000 mètres d'altitude avec des bourrasques qui me déstabilisaient et charriaient la neige pour la fouetter contre mon visage.
Sur la route qui mène au col d’Izoard.
Sur la route qui mène au col d’Izoard.
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Du vent, et encore du vent… Le spectacle n’en demeure pas moins grandiose.
Du vent, et encore du vent… Le spectacle n’en demeure pas moins grandiose.
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Refuge Napoléon sous le col d’Izoard.
Refuge Napoléon sous le col d’Izoard.
Bivouac à 2150 mètres d’altitude. Je ressens les limites de la popote au gaz qui n’apprécie pas le froid de l’hiver.
Bivouac à 2150 mètres d’altitude. Je ressens les limites de la popote au gaz qui n’apprécie pas le froid de l’hiver.
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