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Laponie suédoise (Kungsleden) en ski-pulka

(réalisé)
Ce carnet de voyage décrit mon parcours en Laponie suédoise, sur la voie royale (Kungsleden) d’Abisko à Kebnekaise avec découverte de vallées perpendiculaires par envie de sortir du fameux itinéraire balisé à grand renfort de croix rouges. De beaux paysages et des aurores boréales sont au rendez-vous. Toutes les photos sont commentées pour que vous puissiez vivre ce voyage au plus près et y récupérer des infos pratiques.

PS : La trace GPS est incomplète puisqu’elle représente uniquement la Kungsleden sans tenir compte des autres vallées que j’ai parcourues avec ma carte et ma boussole.

Vidéo de cette randonnée à venir

« 72 rayons d’espoir contre la maladie de Crohn », c’est aussi d’autres itinérances à pied, à vélo, en kayak.
Facebook : http://www.facebook.com/72rayonsdespoir
Youtube : https://www.youtube.com/channel/UCnkL_-ZY-08DOjwy-pzbTYg/
ski nordique
Quand : 24/03/22
Durée : 13 jours
Distance globale : 101km
Dénivelées : +1187m / -1104m
Alti min/max : 380m/1138m
Carnet publié par JB_Dijon le 11 avr.
modifié le 13 avr.
168 lecteur(s) -
Vue d'ensemble

Le topo : J13 et retour (mise à jour : 12 avr.)

Description :

J13. 05/04 Singi => Kebnekaise. 14km. Beaucoup de vent à mi-journée. L'itinéraire était plus fréquenté, à priori des touristes de Kebnekaise qui se sont fait surprendre par le mauvais temps et récupérés par des motoneiges.
 
J14. 06/04 Je voulais me rendre à Tarfala depuis Kebnekaise, mais à cause des chutes de neige le risque avalanche était de 4/5. J'en ai donc profité pour me reposer, mettre de l ordre dans mes affaires, traiter mails, photos, ...

Le compte-rendu : J13 et retour (mise à jour : 12 avr.)

Laponie - C'est la FIN. Plus de beaux paysages, ni d'aurores boréales, mais une 13ème journée particulièrement éprouvante de par l'intensité du vent et la fatigue cumulée des derniers jours. Il n'y a pas une bonne et unique façon de voyager, chacun a la sienne qui lui convient. Pour moi ce fut celle de la flexibilité sans itinéraire précis tracé d'avance, et celle de prendre le temps en optant d'abord pour deux semaines pleines plutôt que quelques jours, puis quotidiennement en partant tôt pour arriver tard. Ce dernier choix n'a pas toujours été facile à assumer, car il aurait parfois été tentant d'accélérer le pas pour retrouver la chaleur du poêle plutôt que de rester dehors à me confronter à la rudesse des éléments. De parole de gardiens et de skieurs suédois avisés, la fréquence et l'intensité du vent durant ces deux semaines étaient élevées, s'approchant d'avantage des conditions hivernales que printanières comme escomptées en cette période. Qu'à cela ne tienne j'ai pu ainsi bénéficier d'une fréquentation amoindrie, ayant bien souvent un dortoir et une cuisine pour moi tout seul, et surtout, j'ai eu la possibilité de m'imprégner à de multiples reprises de la force des éléments de ce milieu sublimé par une nature en mouvement. Je vais poursuivre ma (lente) progression de l'apprentissage du milieu hivernal pour continuer à m'ouvrir à d'autres paysages, à l'ambiance tant grandiose que féérique, récompense ultime des efforts déployés. Je vais d'abord renouveler à plusieurs reprises l'expérience avec nuitées en refuges jusqu'à être prêt à accéder à des milieux plus isolés avec ma tente pour seul abris, ou vraisemblablement une nouvelle tente car l'actuelle que j'ai promenée dans ma pulka pour rien n'est pas suffisamment résistante. Les 4 vallées perpendiculaires à l'itinéraire principal de la Kungsleden m'ont particulièrement fait vibrer pour le côté orientation, passages techniques, isolement et paysages aux reliefs plus prononcés. Encore merci d'avoir suivi cette itinérance en Laponie et vos gentils commentaires qui me font chaud au coeur. Un petit film-reportage viendra (je suis en retard dans les montages des précédentes itinérances) ...
J13. By bye le refuge de Singi et la vallée du Mordor ... Je m'y suis bien senti. Le gardien Marcus est vraiment au top, sympa, avenant et de bonne humeur pour chacun.
J13. By bye le refuge de Singi et la vallée du Mordor ... Je m'y suis bien senti. Le gardien Marcus est vraiment au top, sympa, avenant et de bonne humeur pour chacun.
J13. Des chiens de traineaux. Je me rends au grand centre de Kebenekaise qui comporte un hôtel. Dans un rayon de 10-15 km autour du centre les activités touristiques se multiplient.
J13. Des chiens de traineaux. Je me rends au grand centre de Kebenekaise qui comporte un hôtel. Dans un rayon de 10-15 km autour du centre les activités touristiques se multiplient.
J13. Kebenekaise est le plus haut sommet de Suède (2097m). Ce n'est pas lui qu'on aperçoit sur la photo, c'est le Liddubakti, mais dans le secteur les géants se multiplient. En Laponie à 2000m on trouve des caractéristiques alpines comparables à celles que l'on rencontre plus haut dans nos massifs français
J13. Kebenekaise est le plus haut sommet de Suède (2097m). Ce n'est pas lui qu'on aperçoit sur la photo, c'est le Liddubakti, mais dans le secteur les géants se multiplient. En Laponie à 2000m on trouve des caractéristiques alpines comparables à celles que l'on rencontre plus haut dans nos massifs français
J13. Le temps tourne au mauvais. Au 13ème jour, j'arrive à l'anticiper légèrement par l'observation.
J13. Le temps tourne au mauvais. Au 13ème jour, j'arrive à l'anticiper légèrement par l'observation.
J13. Le vent se lève mais la visibilité reste globalement bonne. La fin de mon séjour est proche, la Laponie me fait des au revoir déchirants.
J13. Le vent se lève mais la visibilité reste globalement bonne. La fin de mon séjour est proche, la Laponie me fait des au revoir déchirants.
J13. Cette photo pour illustrer à travers une anecdote qui se termine bien comment une simple seconde d'inattention peut potentiellement avoir de graves répercussions. En mettant ma micro-doudoune, mon gant est tombé l'ouverture face au vent. Il a commencé à se remplir abondamment de neige à vitesse grand V. J'ai voulu le ramasser précipitamment et ma micro-doudoune s'est envolée. Il faut vous représenter un vent qui souffle au point que l'arrêt se fait dos au vent pour trouver un peu de répit (ça c'est souvent), mais où chaque manche du vêtement ne peut être enfilée qu'en tournant dans le bon sens du vent (ça c'est le degré supérieur). J'ai sécurisé rapidement mes affaires, notamment mon sac à dos pour que la neige ne rentre pas dedans à son tour, et je me suis mis à la poursuite de ma micro-doudoune, plus rapide que moi ... J'arrête la course au bout de quelques secondes car j'ai à l'esprit de ne pas trop m'écarter de la pulka, mais cela a été suffisant pour la perdre de vue. Je la retrouverai facilement. Une fin heureuse mais qui me sert de leçon et que je souhaitais partager, car dans la spontanéité il n'est pas facile de prendre les bonnes décisions, surtout quand l'issue est incertaine (ma micro-doudoune m'est utile pour lutter contre le froid et j'aurais pu la récupérer rapidement). Les retrouvailles avec ma pulka méritaient bien cette photo ...
J13. Cette photo pour illustrer à travers une anecdote qui se termine bien comment une simple seconde d'inattention peut potentiellement avoir de graves répercussions. En mettant ma micro-doudoune, mon gant est tombé l'ouverture face au vent. Il a commencé à se remplir abondamment de neige à vitesse grand V. J'ai voulu le ramasser précipitamment et ma micro-doudoune s'est envolée. Il faut vous représenter un vent qui souffle au point que l'arrêt se fait dos au vent pour trouver un peu de répit (ça c'est souvent), mais où chaque manche du vêtement ne peut être enfilée qu'en tournant dans le bon sens du vent (ça c'est le degré supérieur). J'ai sécurisé rapidement mes affaires, notamment mon sac à dos pour que la neige ne rentre pas dedans à son tour, et je me suis mis à la poursuite de ma micro-doudoune, plus rapide que moi ... J'arrête la course au bout de quelques secondes car j'ai à l'esprit de ne pas trop m'écarter de la pulka, mais cela a été suffisant pour la perdre de vue. Je la retrouverai facilement. Une fin heureuse mais qui me sert de leçon et que je souhaitais partager, car dans la spontanéité il n'est pas facile de prendre les bonnes décisions, surtout quand l'issue est incertaine (ma micro-doudoune m'est utile pour lutter contre le froid et j'aurais pu la récupérer rapidement). Les retrouvailles avec ma pulka méritaient bien cette photo ...
J13. En termes de vent et de fatigue cumulée, c'est une des journées les plus dures de mon trek. Encore une fois la météo s'est trompée et les touristes de l'hôtel, pris à dépourvu, se sont fait récupérer / secourir par un balai de motos-neige qui pour plusieurs m'ont demandé au passage si j'avais besoin d'aide. L'avantage c'est qu'ils sont tirés d'affaire à moindre mal et me voilà enfin à nouveau seul, ce que j'apprécie dans cet environnement empruntant d'une certaine authenticité. Malgré les difficultés à avancer avec ce vent de face je prends mon temps, car je pense que c'est aussi ça la Laponie et, ce n'est pas en me précipitant dans un refuge que je pourrai l'appréhender en buvant une boisson chaude derrière une fenêtre.
J13. En termes de vent et de fatigue cumulée, c'est une des journées les plus dures de mon trek. Encore une fois la météo s'est trompée et les touristes de l'hôtel, pris à dépourvu, se sont fait récupérer / secourir par un balai de motos-neige qui pour plusieurs m'ont demandé au passage si j'avais besoin d'aide. L'avantage c'est qu'ils sont tirés d'affaire à moindre mal et me voilà enfin à nouveau seul, ce que j'apprécie dans cet environnement empruntant d'une certaine authenticité. Malgré les difficultés à avancer avec ce vent de face je prends mon temps, car je pense que c'est aussi ça la Laponie et, ce n'est pas en me précipitant dans un refuge que je pourrai l'appréhender en buvant une boisson chaude derrière une fenêtre.
J13. Si, c'est bien moi, vous ne me reconnaissez pas ? Je ne rentrerai pas dans le détail, mais je pense avoir atteint les limites de mon équipement actuel dans les conditions de cette journée : 3cm d'ouverture impossible à fermer dans la ventilation de mon imperméable sous l'aisselle, et la neige s'est immiscée en quantité suffisante sous mon imperméable pour humidifier ma doudoune. Et bien d'autres points noirs à la jonction entre des couches pourtant avec un chevauchement et élastiques serrés à fond, ce qui ne m'avaient jusqu'alors jamais interpelés. Le vent a tellement forci qu'il m'est maintenant impossible d'enlever ou rajouter une couche me laissant penser qu'il faut bien s'habiller dès le départ, et qu'une combinaison intégrale est peut-être la solution.
J13. Si, c'est bien moi, vous ne me reconnaissez pas ? Je ne rentrerai pas dans le détail, mais je pense avoir atteint les limites de mon équipement actuel dans les conditions de cette journée : 3cm d'ouverture impossible à fermer dans la ventilation de mon imperméable sous l'aisselle, et la neige s'est immiscée en quantité suffisante sous mon imperméable pour humidifier ma doudoune. Et bien d'autres points noirs à la jonction entre des couches pourtant avec un chevauchement et élastiques serrés à fond, ce qui ne m'avaient jusqu'alors jamais interpelés. Le vent a tellement forci qu'il m'est maintenant impossible d'enlever ou rajouter une couche me laissant penser qu'il faut bien s'habiller dès le départ, et qu'une combinaison intégrale est peut-être la solution.
J13. En arrivant au centre / hôtel de Kebnekaise les conditions sont nettement plus favorables. Je ressors mon appareil, avant ce n'était plus possible à mon niveau. Le retour de la végétation me fait penser à mon premier jour, au départ d'Abisko.
J13. En arrivant au centre / hôtel de Kebnekaise les conditions sont nettement plus favorables. Je ressors mon appareil, avant ce n'était plus possible à mon niveau. Le retour de la végétation me fait penser à mon premier jour, au départ d'Abisko.
J13. Un coup d'oeil sur la carte avant de dormir. L'avantage du mauvais temps, c'est qu'une fois de plus j'ai un dortoir pour moi tout seul. Le luxe, surtout à Kebnekaise qui est censé être un endroit fréquenté en cette saison. C'est la fin de cette randonnée et de ses beaux paysages. Le reste n'est que logistique du retour pour ceux que ça intéresserait. Merci de m'avoir suivi.
J13. Un coup d'oeil sur la carte avant de dormir. L'avantage du mauvais temps, c'est qu'une fois de plus j'ai un dortoir pour moi tout seul. Le luxe, surtout à Kebnekaise qui est censé être un endroit fréquenté en cette saison. C'est la fin de cette randonnée et de ses beaux paysages. Le reste n'est que logistique du retour pour ceux que ça intéresserait. Merci de m'avoir suivi.
Après rando J+1. Aujourd'hui j'avais prévu de monter en altitude, à Tarfala pour observer des glaciers, mais le projet est abrogé en raison d'un risque avalanche trop élevé (précipitations de neige incessantes depuis la veille). Je reste à Kebnekaise.
Après rando J+1. Aujourd'hui j'avais prévu de monter en altitude, à Tarfala pour observer des glaciers, mais le projet est abrogé en raison d'un risque avalanche trop élevé (précipitations de neige incessantes depuis la veille). Je reste à Kebnekaise.
Après rando J+2. La pulka est chargée dans le convoi motoneige Kebnekaise - Nikkaluokta.
Après rando J+2. La pulka est chargée dans le convoi motoneige Kebnekaise - Nikkaluokta.
Après rando J+2. Ce trajet est praticable en ski mais présente un intérêt limité. On y longe une ligne électrique sur du plat, plus ou moins dans la végétation.
Après rando J+2. Ce trajet est praticable en ski mais présente un intérêt limité. On y longe une ligne électrique sur du plat, plus ou moins dans la végétation.
Après rando J+2. Le bus Nikkaluokta - Kiruna.
Après rando J+2. Le bus Nikkaluokta - Kiruna.
Après rando J+2. Kiruna est la grande ville du coin. Il y des industries, et même un aéroport par lequel passe le bus. Je prendrai un 2ème bus Kiruna - Abisko dans lequel je serai seul avec un chauffeur portant une barbe qui lui descend jusqu'au nombril.
Après rando J+2. Kiruna est la grande ville du coin. Il y des industries, et même un aéroport par lequel passe le bus. Je prendrai un 2ème bus Kiruna - Abisko dans lequel je serai seul avec un chauffeur portant une barbe qui lui descend jusqu'au nombril.
Après rando J+3. Train de nuit Abisko => Stockholm. J'arrête ici, le reste c'est simplement l'avion Stockholm => Paris avant de rentrer à Dijon. A très bientôt pour de nouvelles aventures ...
Après rando J+3. Train de nuit Abisko => Stockholm. J'arrête ici, le reste c'est simplement l'avion Stockholm => Paris avant de rentrer à Dijon. A très bientôt pour de nouvelles aventures ...
Commentaires
Jacqueline25 - 23 avr.
Félicitations et merci pour ce beau voyage.
Jacqueline