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Petit budget Grands voyages

par La rédac'
publié le
hier
34 lecteurs

Dépenser moins pour voyager (et profiter) plus


L’itinérance sans moteur et en bivouac rend tellement heureux qu’on a du mal à imaginer d’autres façons de voyager une fois qu’on y a goûté : on pratique une activité qui nous plaît, on rompt drastiquement avec le quotidien, on ralentit, on est disponible et ouvert aux rencontres, sensible à notre environnement naturel, bref, c’est bon pour le moral, c’est bon pour la santé, c’est écologique, et cerise sur le gâteau, c’est économique.
Oui, voyager n’est pas forcément synonyme de grosses dépenses. Et voyager avec un petit budget est loin d’être une contrainte. Ce n’est pas qu’une vue de l’esprit ; on peut voir, dans les milliers de pages de Carnets d’Aventures déjà publiées, que de nombreux voyageurs parviennent à contenir leur budget de manière étonnante, sans pour autant se priver réellement. En attendant de les découvrir et redécouvrir, voici quelques pistes pour dépenser moins.

Voyager sans moteur et bivouaquer

Ce sont les éléments-clés qui font le charme de ces voyages au cœur de la ligne éditoriale de Carnets d’Aventures. Et qui contribuent vraiment à les rendre économiques. 
Certains partent carrément du pas de leur porte, mais on peut aussi choisir des régions proches ou accessibles en transports en commun pour voir du pays tout en conservant un budget contenu.
Quant au bivouac, la liberté de s’affranchir des contraintes d’hébergements réservés à l’avance, de choisir chaque jour un nouveau cadre enchanteur pour passer la nuit sous les étoiles (quel hôtel en affiche autant que le ciel tout entier ?), et de cuisiner sa petite popote au réchaud (un autre point important de réduction des coûts), séduit bien au-delà de son aspect économique.
Et lorsque bivouaquer n’est pas possible ou pour varier (prendre une vraie douche, quelques jours de repos, visiter une grande ville, faire de belles rencontres…), on peut se tourner vers les réseaux d’échange d’hospitalité tels Warmshowers, Couchsurfing, Welcome To My Garden.

« Une poésie du dénuement et une retrouvaille avec les petits riens. » Clotaire

Privilégier la qualité

Du matériel de bonne qualité revient en général moins cher sur le long terme car il dure beaucoup plus longtemps. En outre, il bénéficie bien souvent d’une longue garantie (parfois à vie) et de service client efficace (remplacement gratuit si problème). 
Entretenir et faire durer son matériel est aujourd’hui plus aisé grâce aux ateliers de réparations de plus en plus nombreux (indépendants ou liés à de grandes marques). Et les plus bricoleurs pourront bien sûr créer, modifier ou réparer eux-mêmes leur matériel ; le Do It Yourself a de beaux jours devant lui. 

Matériel et amortissement

En considérant du matériel de bivouac et d’habillement de qualité pour des conditions variées allant jusqu’à -5 °C environ (ce qui ouvre déjà pas mal de possibilités) pour deux voyageurs (coûts de la tente 2 places et du réchaud partagés en 2) à pied ayant chacun un bon sac à dos de 60-70 L, le montant s’élève à moins de 2000 € par personne.
C’est-à-dire qu’en étalant cette dépense par tranche de 5 €/j (qui complètent les 5 € de nourriture si l'on considère une dépense journalière d'environ 10€), cet investissement en matériel est « amorti » au bout d’environ 12 mois de voyage. Notons qu’on n’est bien sûr pas obligé de voyager un an d’affilée ; par exemple avec 8 semaines de voyage par an pendant 6 ans, le compte y est aussi !
De plus, notons que :

  • souvent on possède déjà une partie de ce matériel ;
  • qu’il restera en général utilisable une fois amorti ;
  • qu’une partie du matériel sert aussi au quotidien (vélo et remorque de voyage pour le transport de tous les jours par exemple)

Manger différemment

Avoir un budget raisonné ne veut pas dire manger de la nourriture de mauvaise qualité (à la maison comme en voyage d’ailleurs). Acheter de bons produits non transformés et les cuisiner ne revient pas très cher, même en bio.
Manger moins de viande (plus économique, écologique et, semble-t-il, meilleur pour la santé, surtout celle des animaux 😊), choisir ses produits « intelligemment » en fonction du pays (même dans les pays au niveau de vie assez élevés, il est souvent possible de trouver des produits peu onéreux : céréales diverses type pâtes, riz et consorts, légumineuses, produits locaux…), s’adapter aux habitudes alimentaires du pays (du fromage en Asie du Sud-Est coûtera plus cher que du poisson) ce qui permet en plus de consommer certains mets inhabituels car considérés comme plus « rares » ou « luxueux » en France (le saumon en Norvège ou en Islande est relativement économique !). Manger bio, local ou artisanal ne coûte pas forcément plus cher qu’acheter les produits des grandes marques qui dépensent beaucoup dans la publicité. 

Formule à 5 €

Voici un exemple de menu de voyage (plutôt des produits déshydratés et facilement transportables donc) pour une journée ; on donne des prix moyens constatés pour des produits bio en France (pays au coût de la vie plutôt élevé). On peut bien sûr dépenser bien moins et varier les aliments, l’idée est de montrer qu’il est possible d’avoir une ration quotidienne à 2500 kcal, 600 g et 5 € environ.
N’hésitez pas à consulter notre dossier assez complet sur la nourriture de bivouac avec fiches pratiques.

« Voyager avec peu d’argent, c’est surtout découvrir qu’on a déjà assez… et que les meilleurs souvenirs ne sont jamais les plus chers. » Chris et Ada

Ralentir

Ralentir notre consommation globale, nous déplacer sans moteur, cuisiner des produits non transformés… dans l’ensemble, plus nous prenons le temps, moins nous dépensons et plus nous nous faisons plaisir !

Se documenter, bien se préparer

Dans les pays où c’est possible, bien se renseigner sur les prix (pour éventuellement les négocier, ou au moins éviter de se faire « plumer » outre mesure), et les habitudes locales afin de s’y adapter (habitudes alimentaires comme évoqué ci-dessus, choix d’établissements fréquentés par les locaux, mais aussi habitudes culturelles ou de loisirs : par exemple aller au sauna en Islande est plutôt économique).

Ne pas avoir de logement

Ça paraît bête mais quand on est en voyage, on ne dépense rien (ou quasi) chez soi : on ne chauffe pas son logement, on ne dépense rien en électricité, eau, voire carrément on quitte, loue ou sous-loue son logement ; on ne fait pas de déplacements professionnels et personnels, on n’a pas (ou bien moins) de dépenses de loisirs…

« Appliquer la simplicité et la sobriété de nos voyages à notre quotidien. » Harmony et Simon