La simplicité de la marche
Pour Chris et Ada, le petit budget ne se limite pas à la durée d’un voyage à pied ou à vélo, c’est une philosophie de vie qui s’applique au quotidien. Ils nous partagent leur expérience sur le chemin de Compostelle et quelques réflexions de sobriété heureuse.
« Mais vous êtes riches ? Vous faites comment pour financer tout ça ? Franchement, vous avez trop de chance… » Ces questions, nous les avons entendues des dizaines de fois. Pour beaucoup, passer sa vie sur les sentiers relève d’un luxe réservé à quelques privilégiés. Eh bien non. Nous ne sommes pas riches. Nous avons simplement fait d’autres choix de vie : pas vraiment de domicile fixe, sur la route la plupart du temps, enchaînant les petits boulots, quelques pauses en famille. Moi, c’est ce que je connais depuis gamin, pour Ada, c’est un changement plus récent. Ce mode de vie limite les dépenses : pas de loyer à l’année, peu de factures, aucun crédit. En vivant léger, on garde surtout la liberté de partir quand on veut. Et c’est ça, notre véritable richesse. Il ne s’agit pas ici de défendre un modèle. Chacun fait comme il peut, comme il veut. Nous partageons simplement une approche, quelques principes et des outils concrets. Libre à chacun d’y piocher ce qui lui parle. Voyager avec peu d’argent repose sur des bases simples : ne pas suivre les tendances, éviter le superflu, prendre soin de son matériel et gagner en autonomie. C’est dans cet esprit que nous sommes partis, un matin d’hiver, sur le chemin de Compostelle.