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Un tour des Alpes du sud en gravel

7 jours
752km
+17747m / -17420m
Anthony
Par Anthony
mis à jour 17 déc. 2025
1065 lecteurs
Coup de Coeur
Informations générales
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Un tour des Alpes du sud en gravel

Jour 5 : la haute route du sel

Mise à jour section : 16 déc. 2025

92.7km
+2197m / -2783m
704m/2232m
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Encore une nuit à la belle étoile. Je me réveille en même temps que le soleil, prêt à en découdre avec cet incroyable itinéraire qui louvoie sur la frontière franco-italienne. Une toute petite section de route introduit la journée, histoire de faire tourner les jambes avant une longue section de piste, agréablement interminable.

La route du sel. Le véritable or blanc avant qu’il ne soit grand remplacé par la neige. Le frigo du Moyen-Âge, indispensable pour conserver les aliments. Ici, ce n’était pas une balade dominicale, mais une artère commerciale vitale. Aujourd’hui, le sel s’achète pour peanuts, mais cet itinéraire vaut son pesant de cacahuètes. Des siècles durant, des caravanes de mulets ont poncé ces pierres. Ces mêmes pierres qui vont me secouer comme un prunier.
Un début qui réchauffe les jambes et les coeurs.
Un début qui réchauffe les jambes et les coeurs.
Est-il nécessaire de tergiverser sur la beauté indécente de cette Alta Via del Sale ? Perchée à 2000 mètres, elle offre un balcon avec vue tantôt côté italien, tantôt côté français. Les photos parlent d’elles-mêmes. Le revêtement, lui, est inégal : du tapis roulant au sol chaotique, il y en a pour tous les goûts. Mention spéciale à la montée du Pas du Tanarel, dont la "roulabilité" flirte avec le zéro absolu parfois. Je bénis la fourche suspendus qui gomme ce que mes bras avaient enduré il y a deux ans. Mais peu importe le vélo, tant qu’on a l’ivresse.
Dans la montée du Pas du Tanarel.
Dans la montée du Pas du Tanarel.
Sur la frontière, panneaux français et italiens partagent le même poteau.
Sur la frontière, panneaux français et italiens partagent le même poteau.
Je retrouve les pistes empruntées il y a 2 ans, dans le sens inverse.
Je retrouve les pistes empruntées il y a 2 ans, dans le sens inverse.
Araignée, en 4.
Araignée, en 4.
D’ailleurs, je trouve l’endroit encore plus beau que dans mes souvenirs. La saison y est pour beaucoup. En cette mi-octobre, la montagne est dorée. Tout est couleur de feu, l’herbe comme les mélèzes qui s’embrasent. Les oliviers verts d’hier semblent appartenir à une autre vie. Et la solitude ! En haute saison, la zone centrale est accessible aux engins motorisés moyennant péage – la gabelle version diesel. Mais en basse saison – qui vient de commencer la veille ! – elle est officiellement fermée par une barrière cadenassée, infranchissable. Je ne croiserai qu’une demi-douzaine de cyclistes sur toute la journée.
La fameuse épingle suspendue au vide.
La fameuse épingle suspendue au vide.
Jour 5 : la haute route du sel
Col de Tende. Le dilemme, soit continuer la trace de l’Alps Divide, soit basculer côté italien. Choix cornélien entre du beau et du beau. Pizza ou Pissaladière ? L’anchois gagne de bras de fer, et je plonge vers Tende par une piste d’abord panoramique, aérienne, qui finit par s’engouffrer dans la vallée de la Roya. Hormis la courte jonction routière vers La Brigue pour dénicher un spot de bivouac, le vélo et mes mollets ont mangé de la poussière toute la journée. Aujourd’hui, pas de doute, c’était gravel.
En face, le Mercantour et la vallée des Merveilles
En face, le Mercantour et la vallée des Merveilles
En fin de descente, les virages ont un revêtement dernier cri.
En fin de descente, les virages ont un revêtement dernier cri.
Tende.
Tende.
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