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Les balcons de la Mer de glace en bivouacs ou comment prendre le frais en période de canicule.

Les balcons de la Mer de glace en bivouacs ou comment prendre le frais en période de canicule.

(réalisé)
Je n'étais encore jamais allé dans la fameuse mer de glace... qui ressemble de plus en plus à une mer de cailloux !
Session de rattrapage donc avant qu'il n'y ait plus de glaciers, à l'occasion d'une petite virée en mobilité douce avec des bivouacs d'altitude pour prendre un peu le frais durant cet été caniculaire.
randonnée/trek
Quand : 14/08/22
Durée : 3 jours
Carnet publié par Vinc1 le 14 août
113 lecteur(s) -
Vue d'ensemble

Le topo : De Chamonix au refuge de la Charpoua par la Mer de Glace (mise à jour : 14 août)

Description :

Depuis la gare du Montenvers, descente dans la Mer de glace au niveau de la grotte de glace (itinéraire d'accès classique fermé pour cause de travaux de construction du nouveau téléphérique), remontée de la moraine en rive droite (le plus rapide étant néanmoins de remonter ce qu'il reste de la langue de glacier plutôt côté rive gauche), accès aux échelles et sentier direction le refuge de la Charpoua. Emplacements de bivouac bien aménagés (demander au refuge).

Le compte-rendu : De Chamonix au refuge de la Charpoua par la Mer de Glace (mise à jour : 14 août)

Réveil matinal. Après une rapide course, je rejoins donc la gare pour prendre le train du Montenvers. Premier horaire de la journée (le pass pour les lèves tôt est à tarif réduit... et c'est toujours mieux de partir tôt avec cette canicule). Tranquillement, ce train à crémaillère d'une autre époque monte alpinistes et touristes au travers de la forêt jusqu'à ce fameux belvédère du Montenvers.
Une fois sur le quai, la vue sur la Mer de glace est saisissante... même si on a du mal à s'imaginer que la glace arrivait jusqu'ici au début du siècle dernier... et qu'il a même a plusieurs reprises par le passé atteint des hameaux sur les hauteurs de Chamonix. Pour rejoindre la Mer de glace, désormais, il faut descendre un sentier puis de nombreux escaliers. Un téléphérique permet de descendre plus rapidement mais n'amène désormais plus jusqu'au niveau de la mer, c'est pourquoi la construction d'un nouveau téléphérique est en cours pour descendre plus bas et plus loin dans le vallon. Au fil des marches, on retrouve des panneaux renseignant les hauteurs historiques du glacier ce qui permet de se rendre compte encore un peu plus de l'ampleur de la fonte du glacier. J'ai beau être déjà sensibiliser un peu sur le sujet du recul des glaciers, l'importance de ce recul me frappe... je visualise la hauteur perdue depuis ma naissance, puis jusqu'à arriver dans les années 2000, 2010... le recul depuis l'année 2015 est le plus frappant, ça me semble daté d'hier et pourtant la différence avec 2022 est impressionnante... et ne devrait pas s'arranger avec cet été caniculaire.
Enfin, on arrive au niveau de la grotte de glace, l'attraction touristique que viennent voir la plupart des touristes. Pour la maintenir un peu plus longtemps en vie, elle est recouverte de grands draps blancs.
Pour poursuivre en randonnée ou alpinisme, il faut pousser un petit portail vers la Haute Montagne, avec une pancarte rappelant les dangers et présentant les derniers itinéraires en vigueur. En effet, avec la fonte du glacier, les accès aux principaux refuges ont dû être plusieurs fois modifiés ces dernières années, et sont maintenus grâce à des échelles qui permettent de remonter les parois des rochers sculptés par le glacier.
Je tente un itinéraire en remontant le long de la moraine, en rive droite du glacier. Il n'y a pas de chemin tracé, j'invente donc mon cheminement au milieu des  des moraines  et des blocs rocheux plus ou moins stables.
Je poursuis jusqu'à me retrouver au niveau des échelles que je gravis. Il faut parfois faire la pause pour laisser passer des cordées qui redescendent, nous ne sommes pas au fin fond des écrins... 
J'arrive alors à une bifurcation :
à gauche, un sentier menant au refuge de la Charpoua, à droite, encore des échelles, pour rejoindre le refuge du Couvercle.
A gauche toute, le sentier grimpe bien et me mène en effet sous le refuge, avec encore quelques échelles à gravir. Au-dessus du refuge survit encore un glacier, surmonté des célèbres sommets des Drus et de l'Aiguille Verte. Les stigmates d'un éboulement en 2020 dans la paroi des Drus sont encore bien visibles. (vidéo de l'éboulement https://www.facebook.com/watch/?v=424490628528425 )
Autour, une belle vue sur les glaciers des sommets alentours, enfin ce qu'il en reste. Comparé à ma veille carte au 50 000 millièmes, il y a quelques différences ! Sur un sommet au loin, des éboulements...
Bon petit repas au refuge. Ce petit refuge est encore un vrai refuge comme on faisait autrefois : une seule pièce avec le coin cuisine, le coin dortoir, la salle à manger... mais on tient quand même à une vingtaine autour de la table ! J'apprends que le refuge va être reconstruit... heureusement, en préservant à priori l'esprit de la cabane initiale.
De très belles couleurs au coucher du soleil.
Je rejoins mon bivouac pour une nuit étoilée et avec la pleine lune. J'aperçois parfois durant la nuit des alpinistes et leurs frontales se baladant dans la paroi des Drus.
Au réveil, les alpinistes sont déjà de retour !
Le niveau du glacier en 1890
Le niveau du glacier en 1890
Pour donner une idée ....
Pour donner une idée ....
Presque mon année de naissance...
Presque mon année de naissance...
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