22 invités en ligne

Laponie suédoise (Kungsleden par les variantes)

(réalisé)
L'idée de cette itinérance est de skier sur des variantes en évitant autant que possible le chemin principal. Les étapes vont jusqu'à 35km/jour théorique sur le plan, plus si je dois chercher où passer sur le terrain, mais cela devrait me permettre de découvrir des vallées peu fréquentées avec sans doute des sections hors balisage. Au programme 10 étapes pour 12 jours de dispo, car ma petite expérience de ce milieu m'a déjà appris que rien ne se passe vraiment comme prévu.

La trace GPS est celle dessinée avant mon départ. Elle n'indique pas les passages exactes où passer, ce qui en hiver n'aurait pas de sens.

Film - Reportage : A venir

Facebook : www.facebook.com/72rayonsdespoir
ski nordique
Quand : 20/03/23
Durée : 12 jours
Carnet publié par JB_Dijon le 15 avr. 2023
modifié le 19 avr. 2023
Mobilité douce
C'est possible (ou réalisé) en train
Coup de coeur ! 292 lecteur(s) -
Vue d'ensemble

Le topo : J8 (mise à jour : 15 avr. 2023)

Description :

J8. Lundi 27 mars. 35km. D+200 (avec quelques grimpettes pour éviter l'eau), D-320.

Le compte-rendu : J8 (mise à jour : 15 avr. 2023)

Jour 8. Sitasjaure => Teusajaure. Avec 35 kilomètres, aujourd'hui est la plus longue étape de cette itinérance. Au programme la traversée de deux lacs pour en rejoindre un troisième, où en rive Nord se situe le refuge de Teusajaure. Dès la moitié du deuxième lac je skie sur une glace et une neige un peu trop fissurées à mon goût, mais aussi de la glace brillante, comme si de l'eau était présente. Je rejoins donc la rive pour sécuriser mon évolution. Ensuite la dernière vallée ... sur les premiers kilomètres, plusieurs tronçons avec de l'eau qui s'écoule, ainsi que de la glace fine sous laquelle je peux observer l'eau circulée. Je commence à m'engager très prudemment à un endroit où la glace me paraît épaisse et robuste, et où je peux d'ailleurs observer des traces récentes laissées par le passage d'une motoneige et de deux skieurs. Un craquement sourd résonne sous mes skis. S'en est assez, j'évolue en rive gauche. Le dévers et la poudreuse dans laquelle je m'enfonce me complique rudement la tâche, mais il s'agit du côté du cours d'eau où je devrai me trouver à l'arrivée. Il est 22h, j'arrive au refuge dans une ambiance de nuit étoilée absolument superbe. Je repense à la magnificence des paysages traversés en chemin, j'en suis encore émerveillé. C'est parfois dur, mais ca en vaut largement la peine.
Jour 8. Température extérieure de la sonde à l'abri du vent. Parfait pour une petite promenade de 35 km intégralement en orientation, sans balisage.
Jour 8. Température extérieure de la sonde à l'abri du vent. Parfait pour une petite promenade de 35 km intégralement en orientation, sans balisage.
Jour 8. Je me suis mis à la mode suédoise. Porridge au petit dejeuner. Depuis j'ai adapté la recette à mon goût avec du lait et une petite touche de confiture.
Jour 8. Je me suis mis à la mode suédoise. Porridge au petit dejeuner. Depuis j'ai adapté la recette à mon goût avec du lait et une petite touche de confiture.
Jour 8. Un village sami, vidé de ses habitants en hiver.
Jour 8. Un village sami, vidé de ses habitants en hiver.
Jour 8. Je croise cette trace absolument partout. Il parait que c'est un glouton (wolverine).
Jour 8. Je croise cette trace absolument partout. Il parait que c'est un glouton (wolverine).
Jour 8. Traversée du premier lac de la journée.
Jour 8. Traversée du premier lac de la journée.
Jour 8. Contrairement à ce que l'on pourrait croire la neige qui recouvre un lac a une surface souvent chaotique. Elle est sculptée par le vent.
Jour 8. Contrairement à ce que l'on pourrait croire la neige qui recouvre un lac a une surface souvent chaotique. Elle est sculptée par le vent.
Jour 8. Fin de la vallée qui débouche sur le deuxième lac.
Jour 8. Fin de la vallée qui débouche sur le deuxième lac.
Jour 8. Le deuxième lac m'inquiète : de nombreuses fissurations dans la neige et dans la glace. Il parait qu'elles seraient dues aux efforts longitudinaux liés aux variations thermiques, sans danger dans la mesure où l'épaisseur de glace reste conséquente.
Jour 8. Le deuxième lac m'inquiète : de nombreuses fissurations dans la neige et dans la glace. Il parait qu'elles seraient dues aux efforts longitudinaux liés aux variations thermiques, sans danger dans la mesure où l'épaisseur de glace reste conséquente.
Jour 8. Sur le lac il y a des zones de glace, difficilement praticables avec des skis.
Jour 8. Sur le lac il y a des zones de glace, difficilement praticables avec des skis.
Jour 8. Je suis repassé sur la rive pour éviter la glace, et je retrouve les traces du glouton (wolverine). A chaque fois, sa trajectoire est un parfait compromis entre reliefs, portance de la neige, glace, zone fragilisée, ...
Jour 8. Je suis repassé sur la rive pour éviter la glace, et je retrouve les traces du glouton (wolverine). A chaque fois, sa trajectoire est un parfait compromis entre reliefs, portance de la neige, glace, zone fragilisée, ...
Jour 8. C'est beau, mais avec cette vue dégagée, je réalise que la distance à parcourir est encore bien longue.
Jour 8. C'est beau, mais avec cette vue dégagée, je réalise que la distance à parcourir est encore bien longue.
Jour 8. Juste après le lac, la rivière n'est pas gelée, sans doute parceque c'est un rapide.
Jour 8. Juste après le lac, la rivière n'est pas gelée, sans doute parceque c'est un rapide.
Jour 8. Dans cette zone j'ai entendu la glace craquer sous mes skis. Même si c'est galère, je sécurise en évoluant à flanc de montagne.
Jour 8. Dans cette zone j'ai entendu la glace craquer sous mes skis. Même si c'est galère, je sécurise en évoluant à flanc de montagne.
Jour 8. Dans les dévers je brasse la neige. Je mets les peaux, même si dans la poudreuse jusqu'au genou, elles ne me seront pas toujours d'une grande utilité.
Jour 8. Dans les dévers je brasse la neige. Je mets les peaux, même si dans la poudreuse jusqu'au genou, elles ne me seront pas toujours d'une grande utilité.
Jour 8. Le troisième et dernier lac est la récompense. La glace est solide, et le coucher de soleil dure près de deux heures en passant par toutes les couleurs.
Jour 8. Le troisième et dernier lac est la récompense. La glace est solide, et le coucher de soleil dure près de deux heures en passant par toutes les couleurs.
Jour 8. Je termine de nuit.
Jour 8. Je termine de nuit.
Jour 8. Avec la réverbération de la lune sur la neige je n'ai pas besoin de lampe, mais je l'utilise pour repérer les zones de glace et les éventuels points faibles à contourner.
Jour 8. Avec la réverbération de la lune sur la neige je n'ai pas besoin de lampe, mais je l'utilise pour repérer les zones de glace et les éventuels points faibles à contourner.
Commentaires