La Vézère en KG - Juillet 2015

(réalisé) (partager)
Rallier Uzerche à Trémolat au fil d'une rivière surprenante.

S'y rendre en TER, flotter en KG*, et se laisser porter au travers de ce que la nature a fait de mieux, croiser des humains sympathiques et des curiosités géologiques impressionnantes, jusqu'à la prochaine gare.
S'y rendre de manière douce : C'est possible en train
kayak gonflable / randonnée/trek
Quand : 19/07/15
Durée : 10 jours
Distance totale : 155.4km
(dont 72.8km réalisés)
Carnet créé par plume37 le 17 juil. 2015
modifié le 08 avr. 2016
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Vue d'ensemble

Le topo : Uzerche - Le Comborn (mise à jour : 04 nov. 2015)

Distance section : 18.7km

Description :

Depuis la gare D'Uzerche, il y a une petite marche quand même.

En préparant le voyage j'ai fais l'erreur de signaler que j'étais en hamac, le camping d'Uzerche craignait ... pour ses arbres.

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Le compte-rendu : Uzerche - Le Comborn (mise à jour : 04 nov. 2015)

19 Juillet - Poitiers. " on sait d'où on vient"

Départ chaotique, le choix du diable annonce mauvais présage. Cela se confirme gare de Poitiers.  Je refais deux fois le sanglage. Quelques minutes plus tard le bidon d'eau fuit dans le sac étanche de la bouffe. Je n'ai pas trouvé la fuite. 3eme sanglage, le dernier j'espère. 
Carafe d'eau et croc-monsieur en attendant. De la Guerre du Feu pour accompagner la Vézère, je songe aux choses de Perec, trainant sur terre cette coquille un peu trop remplie. J'ai une tonne de petits éléments pour lesquels mes sacs sont faits: 1 pour le canoë, 2 pour les affaires diverses: accessoires du canoë, de sommeil, de "sécurité", peu de fringues par contre. La bouffe et l'eau totalisant la majorité écrasante, canot excepté. Le Clain.
16h39: A Lussac-les-chateaux, les branches de la forêt viennent jusqu'à tocquer aux carreaux. Nature acceuillante...
La Gartempe.
Nantiat- Le bidon d'eau ne fuit pas sur la moquette du wagon, fuite terminée. En queue de train, les allers-retours incessant de l'agent SCNF sont en fait dû à son changement de casquette. De contrôleuse, elle devient à quai chef de train: coup de sifflet et on rechange de fonction. Elle parait sympathique, elle m'a souhaité "Bon voyage" pendant mon contrôle.


Gare de Limoges
Gare de Limoges

Limoges- La gare est très belle, à l'exterieur, les conducteurs piaillent au dépose-minute ( "ça fait 15 minutes que j'attends !?!"; c'est un peu mal fait). un "phare" domine l'entrée, comme à la Rochelle. A l'interieur, un dôme présente quatre régions; Le Limousin, la Touraine :3, la Bretagne .
Seule la Bretagne porte un vêtement..
Dernier trajet, ligne Brive via Uzerche.


De la gare à la Vézère, le premier kilometre roule sans soucis, puis après avoir constaté que les pommes se faisaient tranquillement la malle, le chariot n'arrête pas de se renverser. Je perds un temps fou pour le reconstruire, un nombre de fois que j'ai préféré oublier. Elle est là !
(1) Uzerche - L'Helios 2 chargé, vu de face.
(1) Uzerche - L'Helios 2 chargé, vu de face.
21 heures, le canot est prêt, chargé. Elle est fraîche et colorée. Rapidement le canot siffle, le lit de pierre me retient. Parfois c'est la dérive qui cogne dans un bruit sourd.
Je me retrouve régulièrement bloqué. j'ai déjà passe le stade d'eau vives, mais aucun fantome ne m'encourage depuis les gradins.
Vue sur Uzerche, classe.
Vue sur Uzerche.
Vue sur Uzerche.
Passé le lavoir, la Vallée commence clairement à laisser deviner son immortalité. Arbres, pierres et fougères.
Se divisant en 3 obstacles d'or et déjà chiants, une belle ile se prête au bivouac. Le canoë passe à la cordelle les remous (histoire de s'entrainer), le repas se prépare (riz!) pendant que le hamac s'installe on ne peut au meilleur endroit:
en hauteur au dessus de l'eau, bien habrité sous la clairière. 
23 heures, il est temps de se coucher.
1 heure et demi, j'ai le sentiment d'avoir assez dormi et que le soleil va se lever. Deception. Je repars dans mon sommeil, le chuintement des eaux presques vives m'accomapgnent . Mes rêves sont tumultueux, mélant les maisons à pierre grises vu sur mon parcours, à une drôle d'autre expédition. L'Uzerche rêvée est toute aussi attirante que mon voyage effectué.
Bivouac 1
Bivouac 1
20 Juillet - Passé Uzerche.

Six heures trente, le reveil se fait naturellement. un oeil sur la popotte, le canot. Je crois voir le tuyau de la pompe sectionné, en lambeau. Rien, c'est un reflet, le mulot plongeur de la nuit derniere, avec qui je cohabite, m'a accueilli avec respect; ou tout du moins il doit etre bien flippé, plus stressé que moi. 
Un café, une photo , une vache qui rit, le carnet.


La matinée commence par les squelettes des eaux vives; la dérive tape. Puis le paysage devient eternel, sauvage. Le héron que je croise à aussi cet age ancestral à chacun de ses battements d'aile; il parait bien plus grand que ceux de Loire.
(2)
(2)
Puis c'est le portage au premier barrage..

La signalisation en bord de rive indiquant le portage. Sur toute la section Limousine de la Vézère, les indications sont claires et efficaces.
La signalisation en bord de rive indiquant le portage. Sur toute la section Limousine de la Vézère, les indications sont claires et efficaces.
Le diable est fixé sous le canoë, ce qui m'évite de le vider.
Au pied du barrage.
Au pied du barrage.
Plus d'une demie-heure me seront necessaires (Je ne suis pas encore rodé). Le passage se fait par un enclos d'où les chèvres, heureuses d'avoir de la compagnie, accoureront me saluer.

Très bon public.

Les vestiges encore rapides s'enchaînent, le canot siffle, la dérive cogne. Bloqué entre 2 rochers, l'eau s'engouffre, mais il resiste: la dérive prends copieux, mais le fond ne marque pas. Les algues protègent les rochers, donc me protègent.
Pause midi sous le pont de Jargassou. Un espace y est aménagé: deux poubelles, 3 tables. 
Côté Vézère, il est indiqué par un panneau vert. Coté terre un panneau jaune, dessus un homme se noit et sa main brille: riche de lâchers d'eau; faudrait-il encore qu'il y en ait assez.
Passage "du moulin".
Passage "du moulin".

Et il y en eu assez! La dérive en moins, le bateau file, je ne sors casi plus pour avancer; je sautille du cul plutôt, pour forcer la marche. J'arrive à un village par un petit canal  parallèle, et je m'engouffre dans un rapide (passage de moulin j'imagine. Le courrant est puissant mais rectiligne. Sans le savoir je suis sur le toboggan des aurevoirs, il me fait chuter un étage plus bas: à l'état sauvage !
La Vallée prendra en profondeur, je traverse La Forêt ! Les arbres ne cesseront de prendre en centenaire, l'eau y est fraîche et vive, le bateau glisse et rebondit de pierres rondes en pierres rondes.

Des monticules de squelettes d'écrevisses éviséerées attendant sur la rive. Je l'attribue aux hérons, qui ici sont dans leur domaine.
Ceci n'est pas une écrevisse.
Ceci n'est pas une écrevisse.
Ses excréments.
Ses excréments.
L'eau sur la lentille produit des anomalies optiques.
L'eau sur la lentille produit des anomalies optiques.
Une source en cascades.
Une source en cascades.
Dans une forêt où la lumière ne semble pas avoir piercée depuis des siècles, je m'arrête, il est 18heures et le campement y sera parfait. Mais ce n'est pas sans compter que j'avais prévu de prévenir une fois par jour de ma position à mes parents, histoire de les rassurer. Je tente de gravir la vallée pour trouver un signal, sans succès. Je dois repartir, le coeur déchiré et plutôt en colère contre moi-même.
Je pousse jusqu'au débarquement à Estivaux/Le Comborn (attention, débarquement obligatoire).  Sur cette aire desertique, rien.

Vers Estivaux.
Vers Estivaux.
Je marche un peu pour vérifier le portage, je cherche du réseau. Rien au dessus du pont ni dans le hameau. Je reviens à ma position de départ. Pas de signalisation de portage.
en footing je continuerai, puis par la route qui monte la vallée.
Vu sur le Hameau du Comborn depuis une plateforme installée en bord de route. Passé le pont, la route ne s'approchera plus jamais de la Vézère.
Vu sur le Hameau du Comborn depuis une plateforme installée en bord de route. Passé le pont, la route ne s'approchera plus jamais de la Vézère.
J'ai fais plus de 10 kilomètres sans succès. Je campe à l'abris des bois.

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Commentaires
posté le 13 déc. 2015

roi_des_abricots
Martinet
(22 messages)
Inscription : 08/07/09

Message privé
Pour les amateurs, en période d'eau suffisement haute, il est possible de débuter plus en amont, la rivière y est moins encaissé, plus sauvage, plus rapide aussi. mais pas de transport en commun là bas!!!