Full Moon c'est profiter de la pleine lune pour éclairer une course contre le soleil : le voir disparaitre à l'Ouest et arriver à temps à l'Est pour le voir réapparaître !
Activité :
randonnée/trek
vélo de randonnée
Statut :
réalisé
Distance :
63.9km
DATE :
01/05/2026
Durée :
2 jours
Dénivelées :
+2572m
/ -2566m
Alti min/max :
199m/1584m
Réalisé avec 1 enfant
son âge : 15 ansMobilité douce
du pas de la porte au pas de la porte
C'est possible (ou réalisé) en
train
Précisions :
Accessible en train gare de Crest
Mise à jour section : il y a 2 jours
Une fois les vélos posés et les gourdes chargées, nous remplissons nos sacs de rando. L'appréhension est de plus en plus présente, nous sommes seuls sur un parking et nous devinons quelques randonneurs qui dorment dans leurs voitures.
Il est environ 23h lorsque nous démarrons la randonnée qui commence durement, nous le savons. Direction donc le Petit Pomerole puis le Grand Pomerole (atteint à 1h15 du matin) !
Sur le chemin, nous chuchotons comme si nous dérangions la forêt ou peut-être comme si nous voulions passer discrètement...Assez rapidement, nous mettons un peu de musique histoire de ne pas être trop seul au milieu des bruits dans les fourrés ! D'ailleurs la musique ne nous quittera pas vraiment durant le trajet jusqu'au petit jour ! Si la journée en forêt, on se sent dans un autre habitat, la nuit c'est encore pire, chaque bruit est décuplé, notre faisceau lumineux n'éclaire pas l'ensemble et nous nous sentons tout petits.
La pleine lune nous éclaire et rend les paysages magnifiques et mystérieux. Parfois, nous voyons au loin les lumières d'une ville ou d'un village endormi. Bien sûr quelques nuages et les passages en forêt rendent la frontale indispensable.
Plusieurs fois nous arrivons sur des tentes de bivouac, les personnes dorment bien sûr (ou dormaient...), on se dépêche d'éteindre la musique et nous passons notre chemin. C'est une drôle de sensation de continuer à marcher en passant près un spot de bivouac à 2h du matin !
Nous faisons peu d'arrêts et le rétroplanning prévu à l'avance semble bon, les temps sont respectés mais nous n'avons pas plus de marge que celle prévue parfois pour les pauses ou la recharge en eau. Nous avions bien prévu un lieu de bivouac au cas où nous aurions 1h30 d'avance mais plus la nuit avance et plus nous nous faisons à l'idée que le soleil se lèvera sans pouvoir bivouaquer.. Alors nous marchons, j'épuise une première frontale, change et repars.
Contrairement à ce que nous pensions, le corps s'est fait à l'idée et nous ne nous battons pas contre le sommeil en marchant. On se perd un peu avant d'atteindre, après plusieurs pas, le Pas de Siarra (1295m) à 4h40.
Nous sommes épuisés et la remontée sur cet espace dégagé nous expose au vent. Nous devons atteindre le sommet du Veyou (1589m) avant 6h26, heure du lever de soleil. Cette fois la fatigue est là, nous sentons bien que 3min de pause en silence nous plongerait dans un sommeil profond... Nous mangeons pour reprendre des forces emmitouflés dans nos doudounes car le vent nous souffle dans les oreilles et nous savons qu'il nous reste environ 300m de dénivelé positif.
Le chemin faisant bientôt une épingle dans la forêt, nous espérons pouvoir nous abriter pour une sieste expresse de 10min, histoire de ne pas être en retard au sommet. Arrivé dans cette épingle, Antoine, mon fils, se retourne pour me dire que c'est plat et que ça ira très bien : il s'allonge en travers du chemin sur son matelas mousse pour notre sieste. Je ne peux m'empêcher de penser que je viens de traîner un matelas gonflable hors de prix pedant 10h d'effort tout ça pour dormir à même le sol en travers d'un chemin ! La fatigue l'emporte, nous mettons une alarme et je m’évanouis pour les 10min que nous nous sommes accordés. Au réveil, l'avantage est que le pliage est rapide : je me lève, je prends mon sac, je suis prêt !
Notre point de rendez-vous avec le soleil n'est plus très loin, nous venons de traverser la nuit.
Il est environ 23h lorsque nous démarrons la randonnée qui commence durement, nous le savons. Direction donc le Petit Pomerole puis le Grand Pomerole (atteint à 1h15 du matin) !
Sur le chemin, nous chuchotons comme si nous dérangions la forêt ou peut-être comme si nous voulions passer discrètement...Assez rapidement, nous mettons un peu de musique histoire de ne pas être trop seul au milieu des bruits dans les fourrés ! D'ailleurs la musique ne nous quittera pas vraiment durant le trajet jusqu'au petit jour ! Si la journée en forêt, on se sent dans un autre habitat, la nuit c'est encore pire, chaque bruit est décuplé, notre faisceau lumineux n'éclaire pas l'ensemble et nous nous sentons tout petits.
La pleine lune nous éclaire et rend les paysages magnifiques et mystérieux. Parfois, nous voyons au loin les lumières d'une ville ou d'un village endormi. Bien sûr quelques nuages et les passages en forêt rendent la frontale indispensable.
Plusieurs fois nous arrivons sur des tentes de bivouac, les personnes dorment bien sûr (ou dormaient...), on se dépêche d'éteindre la musique et nous passons notre chemin. C'est une drôle de sensation de continuer à marcher en passant près un spot de bivouac à 2h du matin !
Nous faisons peu d'arrêts et le rétroplanning prévu à l'avance semble bon, les temps sont respectés mais nous n'avons pas plus de marge que celle prévue parfois pour les pauses ou la recharge en eau. Nous avions bien prévu un lieu de bivouac au cas où nous aurions 1h30 d'avance mais plus la nuit avance et plus nous nous faisons à l'idée que le soleil se lèvera sans pouvoir bivouaquer.. Alors nous marchons, j'épuise une première frontale, change et repars.
Contrairement à ce que nous pensions, le corps s'est fait à l'idée et nous ne nous battons pas contre le sommeil en marchant. On se perd un peu avant d'atteindre, après plusieurs pas, le Pas de Siarra (1295m) à 4h40.
Nous sommes épuisés et la remontée sur cet espace dégagé nous expose au vent. Nous devons atteindre le sommet du Veyou (1589m) avant 6h26, heure du lever de soleil. Cette fois la fatigue est là, nous sentons bien que 3min de pause en silence nous plongerait dans un sommeil profond... Nous mangeons pour reprendre des forces emmitouflés dans nos doudounes car le vent nous souffle dans les oreilles et nous savons qu'il nous reste environ 300m de dénivelé positif.
Le chemin faisant bientôt une épingle dans la forêt, nous espérons pouvoir nous abriter pour une sieste expresse de 10min, histoire de ne pas être en retard au sommet. Arrivé dans cette épingle, Antoine, mon fils, se retourne pour me dire que c'est plat et que ça ira très bien : il s'allonge en travers du chemin sur son matelas mousse pour notre sieste. Je ne peux m'empêcher de penser que je viens de traîner un matelas gonflable hors de prix pedant 10h d'effort tout ça pour dormir à même le sol en travers d'un chemin ! La fatigue l'emporte, nous mettons une alarme et je m’évanouis pour les 10min que nous nous sommes accordés. Au réveil, l'avantage est que le pliage est rapide : je me lève, je prends mon sac, je suis prêt !
Notre point de rendez-vous avec le soleil n'est plus très loin, nous venons de traverser la nuit.

La nuit