Décembre 2022.
J'ai pris un bus de nuit depuis Nîmes, avec le vélo attaché à l'arrière, et six pays devant moi. Ce carnet est le résumé de quarante jours de route en hiver, seul d'abord, à deux ensuite, de la plaine du Pô aux faubourgs d'Athènes, en suivant l'EuroVélo 8.
Hébergements mixtes : bivouacs, couchsurfing, chambre d'hôtes, ... .
Durée : env. 2 mois (fin novembre, décembre et janvier)
Cédric
J'ai pris un bus de nuit depuis Nîmes, avec le vélo attaché à l'arrière, et six pays devant moi. Ce carnet est le résumé de quarante jours de route en hiver, seul d'abord, à deux ensuite, de la plaine du Pô aux faubourgs d'Athènes, en suivant l'EuroVélo 8.
Hébergements mixtes : bivouacs, couchsurfing, chambre d'hôtes, ... .
Durée : env. 2 mois (fin novembre, décembre et janvier)
Cédric
Activité :
vélo de randonnée
Statut :
réalisé
DATE :
23/11/2022
Durée :
40 jours
Alti min/max :
0m/927m
Mobilité douce
Réalisé en utilisant transports en commun (train, bus, bateau...)
C'est possible (ou réalisé) en
train
bus
ferry
Précisions :
Pour privilégier la mobilité douce, j'ai pris un FlixBus de Nîmes à Turin (7h, 60 €) pour l'aller. Au retour, ferry de Patras à Ancône (22h, 100 €), suivi de deux FlixBus : Ancône–Milan (5h, 30 €) et Milan–Marseille (8h, 50 €). Coût total : enviro...
Pour privilégier la mobilité douce, j'ai pris un FlixBus de Nîmes à Turin (7h, 60 €) pour l'aller. Au retour, ferry de Patras à Ancône (22h, 100 €), suivi de deux FlixBus : Ancône–Milan (5h, 30 €) et Milan–Marseille (8h, 50 €). Coût total : environ 240 € pour 42 heures de transport.
Mise à jour section : 31 mars
596km
+2385m
/ -2343m
0m/383m
C'est au cœur du quotidien et des célébrations croates que j'ai découvert que le véritable trésor d'un voyage résidait dans les moments partagés et les paysages à couper le souffle, qu'offre la côte Adriatique.
Au menu de cette échappée en Croatie, des rencontres uniques, l'histoire d'un pays, du dénivelé, des plages, des villes et paysages de rêve !
Au menu de cette échappée en Croatie, des rencontres uniques, l'histoire d'un pays, du dénivelé, des plages, des villes et paysages de rêve !
De l'Istrie à Dubrovnik — Croatie
Entrée en Croatie sous un beau soleil.
En Istrie, après une longue journée à avaler des kilomètres, j'ai opté pour dormir dans un mirador de chasseur plutôt que de sortir tout le matériel de bivouac. Assez haut pour être tranquille, assez couvert pour échapper aux intempéries. C'est ce que je croyais. Le vent s'est engouffré sans pitié. La température ressentie est tombée bien en dessous de zéro. La paresse, parfois, se paie cash.
À Pula, j'ai fait la connaissance de Simon, un Britannique, et de Danielle, une Etats-Unienne. Le soir même, match de Coupe du monde : Croatie contre Argentine. Score 0-3. Les supporters étaient visiblement abattus. Le lendemain matin, les femmes de l'accueil de l'auberge de jeunesse m'ont montré comment préparer le café directement dans une casserole, à la turque. Nouvelle compétence débloquée.
Danielle m'a proposé d'assister à des chants de Noël au théâtre national d'Istrie. Je ne comprenais absolument rien, mais les petits chanteurs ont focalisé mon attention car ils chantaient bien. Sans cette rencontre, je serai probablement passé à côté de cette représentation, cette touche de culture Croate.
À Zadar, en longeant les berges, j'ai commencé à entendre des sons ressemblant à des klaxons de bateaux, sans bateau en vue. C'était l'orgue de mer, des tuyaux sous l'escalier, activés par les vagues. C'est là où j'ai croisé Marco, en train de porter des coups de karaté dans le vide sur une boule d'amarrage. Il revenait d'Italie, où il avait enchaîné les petits boulots. Son rêve : devenir riche pour fuir les séquelles de la guerre d'indépendance croate. Le soleil déclinait. Je suis parti, Marco était resté là.
Sur la route vers Makarska, un automobiliste derrière moi s'est mis à klaxonner à plusieurs reprises. Je me suis approché.
— Tu vas où ?
— Makarska. Il a hoché la tête.
— Ok, suis-moi. Viens boire un café dans mon camping.
On l'appellera Marcelinović, l'homme qui parlait aux cyclistes errants, car j'ai oublié son prénom sur la route. Le café était réel. Mais c'était aussi un redoutable commercial, c'était également une réalité. J'ai fini par passer deux nuits dans le restaurant de son camping, à l'abri de la pluie et du vent, avec ses vacanciers allemands et polonais, un chanteur guitariste pour l'occasion et un réveillon improvisé. Je me suis pris à aimer l'ambiance et à tisser du lien avec les vacanciers. Ah, il était fort le bougre ! Après avoir laissé une poignet de pièces sonantes et trébuchante pour payer mes nuitées, j'ai repris la progression du voyage.
Le 25 décembre. Pull de Noël (cf. photos - ça fait toujours débat) emporté depuis Nîmes. Premier Noël sans la famille. Sur la route, un couple à joué les lutins du Père noël et m'a offert deux mandarines et un bouquet d'herbes aromatiques. C'était touchant et sympathique !
J'ai pris le Ferry à Ploče pour rejoindre la presqu'île de Trpanj, et m'éviter la Bosnie pour seulement dix kilomètres de traversée. La nuit suivante, bivouac derrière un champ d'oliviers. Des hurlements dans le noir, peut-être des loups, peut-être des coyotes. Deux meutes qui se répondaient au tac au tac. J'ai pris quelques enregistrements en échange de quelques heures de sommeil.
Le 29 décembre, arrivée à Dubrovnik. J'ai rencontré Ellen, Rushin et Yoshi à l'auberge. La poignée de l'unique porte du dortoir m'est restée dans la main, ce qui a facilité et accéléré les présentations. Réveillon 2023 dans la vieille ville. La Croatie venait d'adopter l'euro. Nos kunas étaient devenus inutiles.
Entrée en Croatie sous un beau soleil.
En Istrie, après une longue journée à avaler des kilomètres, j'ai opté pour dormir dans un mirador de chasseur plutôt que de sortir tout le matériel de bivouac. Assez haut pour être tranquille, assez couvert pour échapper aux intempéries. C'est ce que je croyais. Le vent s'est engouffré sans pitié. La température ressentie est tombée bien en dessous de zéro. La paresse, parfois, se paie cash.
À Pula, j'ai fait la connaissance de Simon, un Britannique, et de Danielle, une Etats-Unienne. Le soir même, match de Coupe du monde : Croatie contre Argentine. Score 0-3. Les supporters étaient visiblement abattus. Le lendemain matin, les femmes de l'accueil de l'auberge de jeunesse m'ont montré comment préparer le café directement dans une casserole, à la turque. Nouvelle compétence débloquée.
Danielle m'a proposé d'assister à des chants de Noël au théâtre national d'Istrie. Je ne comprenais absolument rien, mais les petits chanteurs ont focalisé mon attention car ils chantaient bien. Sans cette rencontre, je serai probablement passé à côté de cette représentation, cette touche de culture Croate.
À Zadar, en longeant les berges, j'ai commencé à entendre des sons ressemblant à des klaxons de bateaux, sans bateau en vue. C'était l'orgue de mer, des tuyaux sous l'escalier, activés par les vagues. C'est là où j'ai croisé Marco, en train de porter des coups de karaté dans le vide sur une boule d'amarrage. Il revenait d'Italie, où il avait enchaîné les petits boulots. Son rêve : devenir riche pour fuir les séquelles de la guerre d'indépendance croate. Le soleil déclinait. Je suis parti, Marco était resté là.
Sur la route vers Makarska, un automobiliste derrière moi s'est mis à klaxonner à plusieurs reprises. Je me suis approché.
— Tu vas où ?
— Makarska. Il a hoché la tête.
— Ok, suis-moi. Viens boire un café dans mon camping.
On l'appellera Marcelinović, l'homme qui parlait aux cyclistes errants, car j'ai oublié son prénom sur la route. Le café était réel. Mais c'était aussi un redoutable commercial, c'était également une réalité. J'ai fini par passer deux nuits dans le restaurant de son camping, à l'abri de la pluie et du vent, avec ses vacanciers allemands et polonais, un chanteur guitariste pour l'occasion et un réveillon improvisé. Je me suis pris à aimer l'ambiance et à tisser du lien avec les vacanciers. Ah, il était fort le bougre ! Après avoir laissé une poignet de pièces sonantes et trébuchante pour payer mes nuitées, j'ai repris la progression du voyage.
Le 25 décembre. Pull de Noël (cf. photos - ça fait toujours débat) emporté depuis Nîmes. Premier Noël sans la famille. Sur la route, un couple à joué les lutins du Père noël et m'a offert deux mandarines et un bouquet d'herbes aromatiques. C'était touchant et sympathique !
J'ai pris le Ferry à Ploče pour rejoindre la presqu'île de Trpanj, et m'éviter la Bosnie pour seulement dix kilomètres de traversée. La nuit suivante, bivouac derrière un champ d'oliviers. Des hurlements dans le noir, peut-être des loups, peut-être des coyotes. Deux meutes qui se répondaient au tac au tac. J'ai pris quelques enregistrements en échange de quelques heures de sommeil.
Le 29 décembre, arrivée à Dubrovnik. J'ai rencontré Ellen, Rushin et Yoshi à l'auberge. La poignée de l'unique porte du dortoir m'est restée dans la main, ce qui a facilité et accéléré les présentations. Réveillon 2023 dans la vieille ville. La Croatie venait d'adopter l'euro. Nos kunas étaient devenus inutiles.

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