Cyclo-rando en famille, en terre Kirghize - été 2015 Vue d'ensemble

(réalisé) (partager)
5 semaines en vélo, en autonomie et en famille (Thierry et Véronique, et leurs 3 ados : Baptiste,  13 ans, Frédéri, 16 ans, et Yohann, 19 ans) au Kirghizistan en Juillet-août 2015
vélo de randonnée
Quand : 24/07/15
Durée : 31 jours
Distance totale : 1112.5km
Carnet créé par La Tribu le 29 nov. 2015
modifié le 07 janv. 2016
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Le topo : 2-La rive sud du lac Issik Kul (mise à jour : 29 déc. 2015)


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Le compte-rendu : 2-La rive sud du lac Issik Kul (mise à jour : 29 déc. 2015)

La rive Sud du lac Issik Köl


J11 - Mardi 4 août 2015

Quel bonheur de revoir le ciel clair ce matin ! Et dire qu’à Bishkek, Miss Gulnara nous avait assuré qu’il ne pleuvait jamais en été et que nous pouvions laisser les cartons à vélo dehors !!!


Nous levons l’ancre ce matin le cœur léger et le mollet ferme, après avoir fait nos adieux à la famille de Jamila, à James et Nathalie, deux randonneurs suisses qui nous ont cédé leurs reliquats de lyophilisés et de cartouches de gaz, ainsi qu’à une jeune canadienne et à sa fille qui devaient se faire déposer en hélicoptère sur un glacier à 6000 m. d’altitude !

Il fait beau, la route est plate et roulante, la circulation est moins dense, la vie est belle. Mais ne nous laissons pas griser par cette apparente facilité ! 

Km 30, Véronique roule sur une paire de ciseaux (ben non, elle ne l’avait pas vue, sinon, elle n’aurait pas roulé dessus !!!) qui rebondit et vient se ficher dans son pneu arrière. Celui-ci a beau être « increvable » (Schwalbe Marathon plus), il faut quand même sortir les rustines.

Km 45, une voiture un peu trop curieuse fait peur à Baptiste qui fait un écart, son pied ripe de la pédale, qui vient taper dans son mollet, ouille ouille ouille !

Km 50, un sale c… balance une bouteille par la fenêtre de sa voiture. Manque de bol, la bouteille atterrit sur Yohann.
Que d’émotions !!!


Finalement, l'ambiance s'apaise, la route rejoint la mer, et nous trouvons à camper en bord de lac, entre les hameaux de Jengish et Ak Terek, après Kizil Suu. Thierry et Fred partent au ravitaillement (14 km de plus sur leur compteur !)


Et ce soir encore, nous avons droit à l’orage.
Moment de détente sur la rive sud du lac Issik Kul, quelque part entre Jengish et Ak Tarek
Moment de détente sur la rive sud du lac Issik Kul, quelque part entre Jengish et Ak Tarek
Pause méridienne. Véronique se fait miner aux echecs...
Pause méridienne. Véronique se fait miner aux echecs...
J12 - Mercredi 5 août 2015
Le soleil est revenu, deuxième jour sans pluie !  On va finir par s’habituer… Le paysage de cette mer intérieure est vraiment magnifique, surtout avec le beau temps.

Un petit bain matinal nous permet d’emmagasiner quelques « frigories » avant d’attaquer la montée vers les chutes d’eau de  Barskoon. Les 3 km de route récemment regoudronnée sont douces sous nos fesses. Yohann a l’impression de rouler sur de la soie : normal, nous sommes sur l’itinéraire de la « route de la soie » !!!

L’étude de la carte nous avait laissé entrevoir la possibilité de poursuivre après les chutes d’eau et de rattraper des pistes afin de redescendre par le col Tosor (3893 m.) (très beau, d’après les internautes), histoire d’aller se frotter à des cols élevés. La chaleur accablante, le pourcentage des côtes, et la poussière des véhicules qui nous doublent (cette piste rejoint plus haut les mines d’or de Kumtor, et des convois de camions circulent en permanence) nous font vite revoir nos objectifs à la baisse. 

Passé Tosor, nous attaquons la piste et…la tôle ondulée. La pente atteint parfois les 12% (no comment…), nous faisons des pauses tous les 2,5 km. Arrivés aux chutes d’eau, nous sommes cuits. Un énorme rocher sculpté, représentant le visage de Youri Gagarine, nous accueille. Il aimait venir se reposer ici, parait-il. 

Un fourgon aménagé, immatriculé 31, nous avait doublé peu avant Barskoon : nous le retrouvons ici. Lucile et Michel sont partis de Toulouse en Avril et veulent rejoindre Bishkek afin de récupérer leur visa pour la Chine avant de redescendre sur le Laos. Echange de coca et de bonbons, comparaison des avantages respectifs du fourgon et du vélo, nous passons un bon moment ensemble.
 
Buste de Youri Gagarine, le premier homme dans l'espace, qui aimait à venir en villégiature sur les bords du lac Issik Kul
Buste de Youri Gagarine, le premier homme dans l'espace, qui aimait à venir en villégiature sur les bords du lac Issik Kul
Chutes d'eau de Barskoon. Rencontre avec des Toulousains très sympas, et leur camping Car "Tirésias"
Chutes d'eau de Barskoon. Rencontre avec des Toulousains très sympas, et leur camping Car "Tirésias"
J13 - Jeudi 6 août 2015
Les camions descendant de la mine forment des convois dès l’aube, escortés par des véhicules de police, sur la route préalablement arrosée d’eau pour éviter la poussière.

Notre âme de montagnards ne résiste pas à une petite ascension matinale jusqu’aux chutes d’eau. Environ 400 mètres de dénivelée sur un sentier bien raide. On se croirait dans les Alpes ! Le départ du sentier est à droite lorsqu’on arrive de Barskoon, derrière le buste de Gagarine.

Chutes d'eau de Barskoon
Chutes d'eau de Barskoon
Nous retrouvons ensuite nos vélos et redescendons vers le lac, où nous nous posons dans l’anse de Tamga, vers 14h00 ce qui nous permet de nous reposer un peu. La chaleur est éprouvante.  Hélas la nuit sera courte car des jeunes viennent picoler à 100 mètres de notre tente, avec l’autoradio à fond !

Le style des maisons, surtout dans les environs de Barskoon, est vraiment différent. Ici, les maisons sont en dur, elles ont un, voire deux étages, elles sont grandes, ce qui nous fait penser que des subventions ont dû être distribuées après la catastrophe de la mine d’or de Kumtor, en 1998 : un camion chargé de produits chimiques s’était renversé dans le torrent et sa cargaison toxique s’était déversée dans le lac. Catastrophe écologique et humaine, car des avortements (justifiés ou pas) avaient été pratiqués en grande quantité par la suite.
Cimetière
Cimetière
J14 - Vendredi 7 août 2015
Le réveil est difficile et les yeux sont gonflés ce matin !
La route est magnifique, relativement roulante, bordée d’un côté par les collines rouge et ocre ravinées sur fond de ciel bleu intense (façon western : on s’attendrait presque à voir surgir les cow-boys et les indiens !), et de l’autre côté par les arbres qui défilent avec en arrière-plan le bleu indigo du lac, véritable mer intérieure.
A Kaji Say, petite cité balnéaire, lors de la pause casse-croûte, nous rencontrons des cyclo touristes partis de France depuis…15 mois !

Arrivés à Tong, Fred est HS. Top d’efforts ? Trop chaud ? Trop de fruits secs ?
Nous décidons de pousser jusqu’à Bokonbaëv afin de pouvoir passer deux nuits à la Klara guesthouse, pour lui permettre de se reposer. La Klara n’est guère avenante, mais il y a des lits et des douches chaudes !

J15 - Samedi 8 août 2015
Aujourd’hui, relax ; on se traîne comme des larves. Bokonbaëvo n’a aucun charme, le seul attrait réside dans sa rue principale et son (maigre) marché. Des magazin, des pharmacies,  un petit bazar, et la gare routière où les chauffeurs de minibus appâtent le client en criant leur destination, on a vite fait le tour. 

Nous préparons la suite du périple. Au CBT (Community Based on Tourism, un réseau d’offices de tourisme à travers tout le pays), on nous réclame 5000 Som (75 €) pour 60 km de trajet, ce qui est plutôt exorbitant pour le pays. Tant pis, nous tenterons de passer à vélo par un itinéraire sur lequel Véronique n’a pas trouvé d’information sur internet. On verra bien !!! Après réflexion, peut-être n'avait-on pas vraiment envie de se laisser tenter par la facilité d'un trajet en bus...!!!

L’après-midi, la guesthouse grouille de monde, tous plus élégants les uns que les autres. Nous avons le fin mot de l’histoire : Klara marie sa fille. Est-ce pour cela qu’elle est si peu souriante ? Peut-être le marié n’est-il pas à son goût ???
Les demoiselles d’honneur (vêtues de rouge), la mariée (robe blanche, ceinture rouge), le marié (costume noir, pochette rouge), Belle Maman (costume traditionnel), tout ce monde s’agite. Seul le mouton, qui bêle désespérément dans son enclos au fond du jardin, n’a pas l’air à la fête. Et pour cause… Son pote est déjà en train de tourner sur la broche !

Véronique assiste, sous la yourte, à la remise officielle du bouquet par Monsieur à Madame. Tout le quartier résonne de musique disco-kirghize. Mais nous sommes en pays musulman, et l’appel du muezzin continue de retentir à heures régulières, tel des chants polyphoniques : curieux contraste !!!

 
Sous la yourte
Sous la yourte
Le drapeau kirghize représente, symbolisé, l'ouverture du toit de la yourte
Le drapeau kirghize représente, symbolisé, l'ouverture du toit de la yourte
La mariée et ses demoiselles d'honneur
La mariée et ses demoiselles d'honneur
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Commentaires
posté le 06 déc. 2015
heeboo
Super voyage .... et en plus que l on partage avec les amis qui n osent pas eux ....
Continuez à vous evadez
On en raffole
Bisous à tous
A bientot pour un prochain episode j espere
Les nouveaux parisiens anciens maillochains
Invité (utilisateur non inscrit)