Cyclo-camping en Lozère, Haute-Loire et Haut plateau Ardéchois

(réalisé) (partager)
Je vous présente une rando de 4 jours à vélo à la croisée de la Margeride, du Mézenc et du Haut plateau Ardéchois pour découvrir les montagnes granitiques ou basaltiques du massif central, sa nature et son histoire passée mais aussi celle d'aujourd'hui: celle de son adaptation à notre époque.
Elle se déroule  de part et d'autres des cours supérieurs de l'Allier et de la Loire offrant de multiples occasions de se baigner en lacs ou en rivière. Elle permet de s'imprégner de l'histoire d'une région au climat rude et aux habitants courageux.
Cette rando est plutôt réservée aux cyclistes sportifs capables d'avaler des D+ journalières comprises entre 1100 et 1500m (vélo chargé!). A la clé, magnifiques points de vue, des Alpes au Plomb du Cantal, de la chaîne des Puys au Mont Lozère.
A faire par beau temps car le climat peut être rude, même en été (< 10°C en juillet en 2014) et se priver des beaux points de vue serait tellement dommage!
Bivouac en pleine nature facile !
S'y rendre de manière douce : C'est possible en train
Précisions : Accès par la gare de Langogne. TER depuis Nîmes/Montpellier (Sud) ou Clermont-Ferrand (Nord). Train Inter-cité depuis Paris.
vélo de randonnée
Quand : 11/07/15
Durée : 4 jours
Distance totale : 299.9km
(dont 244.9km réalisés)
Carnet créé par Angstrom le 25 août 2015
modifié le 15 juin
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Vue d'ensemble

Le topo : J1: Monts de la Margeride (mise à jour : 15 juin)

Distance section : 79.1km
(dont 62.8km réalisés)

Description :

Remarque préliminaire:
Nous avons démarré cette rando de chez des amis (lecteurs de CA) à la Chaze, mais le plus naturel serait de la démarrer à Langogne, d'où l'ajout de la variante sur cette section. Les distances indiquées dans les commentaires ci-dessous sont comptées à partir de Langogne.
 
En bref:
Cette très belle étape d'environ 70 km nous emmène dans les Monts de la Margeride en les approchant par le Sud-Est. Elle nous fait découvrir les éléments qui caractérisent cette région: le granit, l'eau et la ruralité de moyenne montagne bien vivante (quoique réduite). Une harmonie qu'on ressent sur le vélo.
La végétation est une alternance de zones pastorales extensives (élevage bovin viande) avec tourbières, champs de fourrages et de forêt de résineux pour l’exploitation sylvicole. Les ruisseaux sont omniprésents. On passe par de jolis bourgs où l'on peut se ravitailler et visiter de petits musées.

Caractéristiques géo-topographiques de l’itinéraire :

Montée progressive de Langogne (900m) vers point culminant du plateau s’étendant de Chateauneuf-de-Randon à Grandrieu (1292m) en 20 km.

Ensuite, passage de la ligne de partage des bassins versants Chapeauroux-Allier-Loire/Truyère-Lot-Garonne au Col des 3 sœurs (1452m), point culminant de la journée par une montée un peu plus raide mais moins longue (5 km dont 3 seulement de raides).
Descente globalement dans le bassin de la Truyère jusqu’au Malzieu-Ville (861m), avant une remontée ardue (D+300 m en 8km) quasiment jusqu’à la ligne de partage déjà franchie le matin (le franchissement sera fait tôt dans l’étape 2). Bivouac sous la cote 1200m.
Total: 70 km, D+ 1280

Milieu traversé :

Environnement : [plateau, rivière, montagne]

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Le compte-rendu : J1: Monts de la Margeride (mise à jour : 15 juin)

On quitte Langogne et le réservoir de Naussac (construit pour réguler le débit de l'Allier, gros affluent de la Loire, afin de garantir aux centrales nucléaires en aval un approvisionnement estival suffisant en eau de refroidissement:'() en s'élevant assez régulièrement mais pas trop violemment. Assez rapidement, on passe devant une belle chapelle à Chastagnier, et on rejoint la rivière Chapeauroux, très bucolique.
Eglise de Chastagnier, non loin de Langogne
Eglise de Chastagnier, non loin de Langogne
Le chapeauroux
Le chapeauroux
Les derniers kms avant le col des trois sœurs offrent de très beaux points de vue vers l’Est : le Mézenc et sa forme caractéristique, le Mont Gerbier des Joncs et tout le Haut Val d’Allier.
Passage du bassin versant du Chapeauroux/Allier/Loire à celui de la Truyère/Lot/Garonne
Passage du bassin versant du Chapeauroux/Allier/Loire à celui de la Truyère/Lot/Garonne
Le franchissement du col nous amène rapidement à rejoindre la Truyère naissante, connue pour le viaduc de Garabit qui l’enjambe majestueusement quelques dizaines de km en aval. La descente le long du ruisseau et des tourbières jusqu’à la Villedieu est magnifique, d’autant qu’au loin, le plateau de l’Aubrac est nettement visible par temps clair.
La Truyère quelques km après sa source
La Truyère quelques km après sa source
Prendre le temps de s’arrêter à la Villedieu, plus hameau que village d’ailleurs, pour observer le petit patrimoine local vernaculaire: latte des élus (« Honneur à notre maire »), ferradou (métier communal utilisé pour ferrer les bovins) en granit, typique de la Lozère, croix et four à pain.
Le ferradou et la croix en granit à la Villedieu
Le ferradou et la croix en granit à la Villedieu
Changement de vallée à partir de la Villedieu pour passer à Saint-Denis-en-Margeride, puis Saint-Alban-sur-Limagnole. Il fait chaud et il est temps de faire une pause ravito au Vival du bourg, et surtout de visiter la charmante scenovision, spectacle original qui présente la vie locale à travers les objets mis en scène et des effets audio-visuels sur une histoire du facteur préparant et effectuant sa dernière tournée avant son départ à la retraite.
Nous quittons St Alban pour le Malzieu-Ville, sur les conseils de nos hôtes de la veille.
Bon conseil : c’est un bourg médiéval très bien mis en valeur Nous nous récompensons par une excellente pâtisserie achetée à côté de l’église.
Le Malzieu ville, jolie bourg médiéval
Le Malzieu ville, jolie bourg médiéval
Nous étions arrivés à Malzieu par le centre de loisir et le franchissement de la rivière (où nous nous sommes baignés) sur une passerelle qui nous a fait passer à côté de la piscine et du camping. Bonne étape pour ceux qui n’aiment pas le camping sauvage. Plein d’eau en prévision du bivouac réalisé à l’aire de service de camping-car sur le parking en bord de rivière.
La remontée vers la forêt où nous prévoyons de bivouaquer est sérieuse ; on a une journée de vélo dans les jambes, mais elle est belle sous la lumière du soir. Nous trouvons facilement un bivouac parfait : un coin de prairie dans un vallon, bien abrité des regards ; un ruisseau qui coule à 100m pour une toilette rafraîchissante. Malheureusement, madame est allergique aux graminées et décampement obligatoire en plein repas, soleil déjà couché. Coup de chance, un 2ème endroit excellent est trouvé 200 m après avoir continué la route. Celle-ci est très peu passante, surtout la nuit. Nous plantons sous les hêtres à la frontale. Le lendemain, nous découvrirons à 30 m une aire encore plus parfaite au bord d’un petit ruisseau, sur un plateau douillet d'herbe bien verte (mais probablement bien plus humide et frais que sous le couvert des hêtres).
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