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Baléares à vélo

15 jours
500km
+3886m / -3854m
Par Stine
mis à jour 15 août 2019
1185 lecteurs
Informations générales
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Baléares à vélo

Minorque

Mise à jour section : 07 août 2019

94.5km
+399m / -349m
11m/117m
7 mai : Ciudadela / Ferrerias par des routes et chemins secondaires / Santa Ponsa
8 mai : Santa Ponsa / Ferrerias / San Cristobal Mercadal / Cabo de Caballera / Fornells
9 mai : Fornells / Cabo Fabaritx/ mahon
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Minorque  : Trois jours de vélo du 7 mai au 9 mai

Arrivés à Minorque par ferry le 7mai au matin, et départ pour Barcelone le 10 mai au matin.

Le phare du cap Fabaritx
 
Ce phare se dresse au bout d’une langue de terre qui s’allonge langoureusement vers le nord, avant de faire face à la mer. Ce phare se mérite. Le paysage est austère, minéral, torturé par des caprices terrestres qu’il faut entr’apercevoir. Il faut avoir le caractère endurci pour comprendre certains secrets géologiques, et s’imprégner  de la rudesse de notre terre. J’aurais aimé bivouaquer au milieu de ces roches lunaires pour ressentir la dureté de la création terrestre à l’origine, comme à la recherche d’un autre univers. Il y a une magie dans ce paysage qui nous force à rester humble.

Le retour sur ferry
 
Cette fois-ci, je ferai la traversée de jour, de Minorque à Barcelone. Neuf heures de traversée laissent le temps à mes pensées pour divaguer. Je suis sur le pont pour le largage des amarres, et observe  depuis  la mer pendant une bonne heure, les terres parcourues à vélo, les phares, si faibles structures au bout d’un cap, et assurant pourtant une sécurité sans faille aux navires. La côte glisse rapidement, le ferry se moque du temps que cela nous a demandé pour la parcourir à vélo.
Puis la côte s’éloigne et diminue dans le champ de vision ; le ferry a pris un cap invisible sur Barcelone, la méditerranée est désormais notre seule compagne de voyage. La mer est particulièrement calme, la météo est au grand beau fixe. A la proue du bateau, j’essaie de scruter l’horizon désert pour y deviner l’objectif poursuivi, et me rend à l’évidence : il n’y a plus rien qu’un immense champ d’eau autour de nous.
Le ferry suit  pourtant  imperturbablement son cap. Rien ne pourrait faire dévier ce navire de son cap invisible.  Il se dégage une force tranquille, sereine, de cette navigation. Tout est facile, certain, aucun risque ne peut menacer cet édifice solide et aguerri.  Sûr de lui, il poursuit son chemin ; l’insouciance de la navigation est une évidence.
 
Je ne peux m’empêcher de penser que peut-être, à cette même heure-ci, à quelques encablures de nous, d’autres hommes femmes et enfants tentent aussi de traverser cette mer Méditerranée à l’aspect pourtant si débonnaire, dans des conditions autrement plus sommaires, et sans cette insouciance qui semble  ici la règle.
Peut-être d’ailleurs sous notre navire, gisent des cadavres de miséreux qui n‘ont jamais pu atteindre les côtes convoitées. La Méditerranée, sans un passeport, n’est pas un long voyage tranquille pour tout le monde.
Ironie du sort, j’apprendrai par la presse quelques jours plus tard, que ce même jour, ont péri des migrants partis de Tunisie dans une embarcation de fortune. La Méditerranée semblait pourtant si calme ce jour-là ….

 
Mahon
Mahon
Roche en nids d'abeilles près du phare du cap Fabaritx
Roche en nids d'abeilles près du phare du cap Fabaritx
Phare du Cap Fabaritx
Phare du Cap Fabaritx
Moulin rénové à Mercadal
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Murets, terrasses, murets, terrasses...
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Ciudadela
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On troque nos vélos ?
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Petite place de Ciudadela
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Ruelle de Ciudadela
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