Islande pratique

par Johanna dans Destinations 31 août mis à jour 28 sept. 7325 lecteurs Soyez le premier à commenter share(partager)

Terre de glace et de feu, l’Islande est une île située juste à la limite du cercle polaire.
Seulement 337.000 habitants sur 103.000 km² : la densité de population de 3,2 hab/km² compte parmi les plus faibles du monde. L’intérieur de l’île est inhabité.
Des volcans, des glaciers, des immenses landes sauvages, des rivières, des montagnes, des côtes et des fjords...  Tout cela fait de ce pays une terre d’aventures attirante, où la nature est encore bien présente.

Dans l'article ci-desous (publié dans Carnets d'Aventures #35 au sein d'un dossier sur l'Islande ; voir aussi Carnets d'Aventures #48), nous nous proposons de donner quelques informations générales sur ce pays, la météo, les possibilités d'itinérances nature, le bivouac... Bonne lecture ! :-)

Texte et photos : Carnets d'Aventures (sauf mention contraire)

Trek dans le Fjallabak, dans le secteur du Landmannalaugar
Trek dans le Fjallabak, dans le secteur du Landmannalaugar
Lac glaciaire sous le glacier Hofsjökull
Lac glaciaire sous le glacier Hofsjökull
Le deuxième soir de notre trek dans la région de Skaftafell, une plateforme perchée en belvédère au-dessus de la plus
grande langue glaciaire d’Europe nous offre l’un des plus beaux bivouacs de l’été. Au pied des pentes que nous surplombons, des
replis du glacier viennent s’échouer en petits lacs jonchés de blocs de glace. Eté 2013
Le deuxième soir de notre trek dans la région de Skaftafell, une plateforme perchée en belvédère au-dessus de la plus
grande langue glaciaire d’Europe nous offre l’un des plus beaux bivouacs de l’été. Au pied des pentes que nous surplombons, des
replis du glacier viennent s’échouer en petits lacs jonchés de blocs de glace. Eté 2013

Quelques liens

Tout d'abord, voici les liens vers quelques sites et articles sur l'Islande et le voyage nature là-bas.

Le site de l'office de tourisme d'Islande visiticeland.com regroupe des informations touristiques utiles.

Articles et photos d’Islande :

Exemples de listes de matériel pour un trek en Islande :

Sur le trek du Laugavegur, secteur du Landmannalaugar dans le parc du Fjallabak
Sur le trek du Laugavegur, secteur du Landmannalaugar dans le parc du Fjallabak

Météo Islande

Plus que la pluie, c’est le vent qui est presque omniprésent. Il pleut tout de même régulièrement et le temps peut varier très vite, de même que la température. Ceci dit, on voit souvent arriver à l’avance les grosses dépressions à l’aide d’un baromètre de poignet (une montre altimètre) ; c’est ce qui s’est passé pour les principales dépressions qui nous sont passées au-dessus de la tête. Info météo et prévisions sur le site en.vedur.is.
 

Première journée d'un trek dans le Hornstrandir ; nous attaquons sous la pluie et le vent : un temps islandais ;-) !
Première journée d'un trek dans le Hornstrandir ; nous attaquons sous la pluie et le vent : un temps islandais ;) !
Pluie et vent lors d'une traversée de rivière. Des conditions islandaises !
Pluie et vent lors d'une traversée de rivière. Des conditions islandaises !

Islande l'été : la nuit ?

En juin/juillet, il ne fait pas « nuit » (cependant, le soleil se couche un petit moment) ; c’est très pratique (et sécurisant) de dimensionner ses journées comme on le souhaite, et ce jour permanent est assez magique (la luminosité est suffisante pour pouvoir lire sans lumière toute la « nuit » jusqu’à mi-juillet). Certaines personnes ont cependant du mal à dormir ; il suffit de se masquer les yeux.
Note : à partir de la fin août, il fait davantage nuit mais on peut observer les premières aurores boréales. Idem au printemps.
 

Photo prise début juillet à 1h30 du matin aux abords du glacier Langjökull.
Photo prise début juillet à 1h30 du matin aux abords du glacier Langjökull.

Le bivouac en Islande

Le bivouac est globalement autorisé en Islande, il est cependant réglementé dans les parcs nationaux et les zones fréquentées. Par exemple le long du trek du Laugavegur, il faut bivouaquer sur les zones aménagées sur l’itinéraire. Pour les parcs il faut se renseigner sur les zones d’accueil, mais dans l’idée c’est : si vous êtes proche des zones de concentration, pas loin des campings ou zones de bivouac indiquées, vous devez les utiliser ; si vous êtes loin de tout, vous pouvez bivouaquer, il y a une tolérance (sans laisser de trace bien entendu…).
 

Bivouac dans le "wilderness" islandais, secteur du Kerlingarfjöll dans le centre du pays.
Bivouac dans le "wilderness" islandais, secteur du Kerlingarfjöll dans le centre du pays.
Bivouac dans le Fjallabak, non loin du zone de fumerolles
Bivouac dans le Fjallabak, non loin du zone de fumerolles

Se rendre en Islande sans avion

En ferry (le navire Norröna) au départ du nord du Danemark par la compagnie Smyril Line, via les îles Féroé sur lesquelles il est d’ailleurs possible de faire une escale de plusieurs jours (en prenant une rotation suivante du ferry). L’arrivée en Islande se fait à Seydisfjordur (à l’est de l’île).
Un voyage en cabine partagée (6 personnes dans un espace assez exigu) coûte entre 400 et 6000 € environ l’aller-retour (selon période).
Il est possible d’emporter son vélo dans le ferry, moyennant un supplément de 40 € environ l’aller-retour (selon période).
Pour les renseignements et réservations chez Smyril (pour l’Islande et les îles Féroé), voir directement sur smyril-line.com ou Voyages Gallia à Paris.
Pour aller au Danemark de France, les lignes de bus Eurolines comptent parmi les solutions les plus économiques, et proposent des départs quasi quotidiens de Paris vers les villes de Aarhus ou Aalborg (relativement proches des ports du ferry). Ensuite, des bus locaux (ou du stop) permettent de rejoindre le port d’embarquement pour le ferry.

Le navire Norröna à l'arrivée en Islande, dans le fjord de Seyðisfjörður
Le navire Norröna à l'arrivée en Islande, dans le fjord de Seyðisfjörður
Sur le navire Norröna, en passant au milieu des îles Féroé
Sur le navire Norröna, en passant au milieu des îles Féroé

L'argent en Islande

La monnaie est la couronne islandaise (notée ISK). 1 € = 126 ISK environ (09/2017).
On peut retirer facilement de l’argent liquide dans des distributeurs et payer beaucoup de choses en carte bleue (commissions dans les deux cas).

La langue

Les Islandais parlent… islandais. Cependant, ils parlent en général très bien l’anglais.

Circuler en Islande

Des lignes de bus permettent de circuler assez facilement en Islande même si cela finit par revenir cher. Il existe aussi des lignes aériennes intérieures.

Auto-stop en Islande

Le stop fonctionne mais ce n’est pas le fort des Islandais... De nos expériences, 4 fois sur 5 ce sont des touristes qui se sont arrêtés ; les Islandais vous diront souvent bonjour d’un signe de main avec un grand sourire et continueront leur route. C’est sympa mais ça ne permet pas d’avancer ;-).
Par ailleurs, même sur la route N1, selon l’endroit et la section, il peut ne passer que très peu de véhicules… Il faut donc prévoir de la marge de temps si vous avez des impératifs.

Location de véhicules

Il est possible de louer toute sorte de véhicules en Islande, dont des fourgons aménagés, une option qui pourra séduire ceux qui souhaitent un peu de confort et de mobilité pour un coût souvent plus avantageux que de payer de nombreux bus et logements ou campings.
 

Après un mois de trek, nous faisons du stop sur la route 1 pour nous diriger vers Seyðisfjörður afin de prendre notre ferry retour. Il se passera près d'une heure sans voir passer aucun véhicule :-).
Après un mois de trek, nous faisons du stop sur la route 1 pour nous diriger vers Seyðisfjörður afin de prendre notre ferry retour. Il se passera près d'une heure sans voir passer aucun véhicule :).
L'une des compagnies de bus islandaises
L'une des compagnies de bus islandaises

Nourriture

Dans les villes du pourtour de l’île, on trouve bien entendu des grandes surfaces où il est facile d’acheter de la nourriture, dont des aliments secs ou adaptés au voyage (céréales diverses, soupes, pâtes, riz, fruits secs, chocolat, etc.) pour des tarifs raisonnables si l’on fait attention (moins de 2 fois les prix moyens en France). Les Bonus (enseigne au cochon rose) sont les plus économiques et la qualité est bonne. Dans l’intérieur de l’île, il n’y a rien ; cependant, on peut trouver des appoints de nourriture dans quelques rares endroits très touristiques ; par exemple au camping du Landmannalaugar.

Dépose de nourriture : on peut organiser, avec les compagnies de bus locales, des déposes de nourriture dans des lieux ou refuges desservis. Il suffit de préparer un colis avec l’adresse du refuge et de le confier à la compagnie de bus qui dessert l’endroit (par exemple : Nyidalur, Dreki, Landmannalaugar). En 2008, pour l’une de nos déposes, nous avions donné directement le colis au chauffeur d’un bus que nous avions croisé par hasard. Pour une idée de tarif de ce type de dépose : une dizaine d’euros pour notre carton envoyé au camping de Dreki (Askja).
 

En 2008, après avoir modifié notre itinéraire pour cause de rivières infranchissables (qui nous empêcheront également de rejoindre notre 2e dépose de nourriture), nous avons marché plusieurs jours en réduisant nos maigres vivres restants. Nous passons finalement au Landmannalaugar où nous pouvons enfin nous réapprovisionner ! (à la petite épicerie de la zone de camping).
En 2008, après avoir modifié notre itinéraire pour cause de rivières infranchissables (qui nous empêcheront également de rejoindre notre 2e dépose de nourriture), nous avons marché plusieurs jours en réduisant nos maigres vivres restants. Nous passons finalement au Landmannalaugar où nous pouvons enfin nous réapprovisionner ! (à la petite épicerie de la zone de camping).
Après avoir fait les courses, tri et préparations des affaires avant un trek dans la région du Hornstrandir (été 2013)
Après avoir fait les courses, tri et préparations des affaires avant un trek dans la région du Hornstrandir (été 2013)

Eau

À part dans certaines zones désertiques et sur les coulées de lave, on trouve assez facilement de l’eau. Elle coule partout en Islande. Nous ne l’avons jamais traitée. Une petite dose de micropur en cas de doute peut servir. Cependant, compte tenu des conditions (climatiques et humaines) et de la présence de bétail, le risque principal doit se situer au niveau des parasitoses pour lesquelles le micropur ne fait pas grand-chose... Mais, en étant attentif, on trouvera de l'eau potable ! :-)
 

L'eau coule en abondance en Islande :-)
L'eau coule en abondance en Islande :)
Un ruisselet sous un névé nous permet de prendre de l'eau.
Un ruisselet sous un névé nous permet de prendre de l'eau.

Sources d’eau chaude en Islande

On en trouve à différents endroits de l’île, où elles sont parfois aménagées pour le bain, comme dans des sites touristiques payants (le fameux Blue Lagoon ou les sources près de Mývatn, etc.) ou gratuitement près de refuges comme le Landmannalaugar ou Hveravellir. Quelques-unes sont perdues dans le paysage et il faut les trouver, mais solitude garantie…

Par ailleurs, de nombreuses piscines municipales sont équipées de « hot pots » où l’on peut se relaxer dans de l’eau chaude (parfois aussi dans des saunas) ce qui est bien agréable en fin de trek. Le tarif d’entrée dans ces piscines est assez acceptable (environ 5-8 €/pers).
 

Vasques aménagées près du refuge et du hot spot de Hveravellir. Un tuyau amène l'eau très chaude dans une vasque d'eau froide créant ainsi une température idéale !
Grand plaisir de se détendre ici au milieu de notre mois de trek !
Vasques aménagées près du refuge et du hot spot de Hveravellir. Un tuyau amène l'eau très chaude dans une vasque d'eau froide créant ainsi une température idéale !
Grand plaisir de se détendre ici au milieu de notre mois de trek !
Micro vasque d'eau chaude bien sauvage dans la zone de Skaftafell.
Quelques grosses pierres ont été placées par de précédents connaisseurs du lieu afin de créer cette micro vasque dont il faut vraiment connaitre l'emplacement car située à plusieurs minutes de marche d'un sentier (lui-même assez peu parcouru).
Grâce aux infos données par notre ami Mika, nous profitons du bain chaud plus que bienvenu au milieu d'un trek de plusieurs jours !
Micro vasque d'eau chaude bien sauvage dans la zone de Skaftafell.
Quelques grosses pierres ont été placées par de précédents connaisseurs du lieu afin de créer cette micro vasque dont il faut vraiment connaitre l'emplacement car située à plusieurs minutes de marche d'un sentier (lui-même assez peu parcouru).
Grâce aux infos données par notre ami Mika, nous profitons du bain chaud plus que bienvenu au milieu d'un trek de plusieurs jours !
Sources chaudes (et boueuses mais il parait que c'est bon :-)) dans le "wilderness" du Fjallabak
Sources chaudes (et boueuses mais il parait que c'est bon :)) dans le "wilderness" du Fjallabak
Sources d'eau chaude au Landmannalaugar. Il s'agit ici du cours d'une rivière d'eau froide que des sources d'eau chaude viennent réchauffer. On a plus ou moins chaud en choisissant son emplacement. Etant tout proche de la zone de camping du Landmannalaugar, ces sources sont très fréquentées, mais le bain y est tout de même bien apprécié lorsque l'on fait une pause au milieu d'un trek ! Comme d'autres visiteurs, nous ne résistons pas à l'achat de canettes de bière fraîche à la petite épicerie, à consommer dans le bain chaud !
Sources d'eau chaude au Landmannalaugar. Il s'agit ici du cours d'une rivière d'eau froide que des sources d'eau chaude viennent réchauffer. On a plus ou moins chaud en choisissant son emplacement. Etant tout proche de la zone de camping du Landmannalaugar, ces sources sont très fréquentées, mais le bain y est tout de même bien apprécié lorsque l'on fait une pause au milieu d'un trek ! Comme d'autres visiteurs, nous ne résistons pas à l'achat de canettes de bière fraîche à la petite épicerie, à consommer dans le bain chaud !

Équipement, matériel de bivouac et vêtemens pour l'Islande

A titre indicatif, nous donnons nos listes détaillées de notre matériel pour nos treks en Islande de l'été 2008, et de l'été 2013.
 

Vêtements et tente

Il est bon de prévoir des vêtements chauds – il peut faire froid et même neiger en été dans l’intérieur, de plus, le vent et l’humidité augmentent considérablement la sensation de froid –, et des couches imperméables.
De même, une tente offrant une très bonne tenue au vent sera nécessaire.

Gaz

On trouve assez facilement des cartouches de gaz, dans les stations-service par exemple, mais également dans certains campings de l’intérieur des terres (à Þórsmörk par exemple). En général, il s’agit de cartouches à valve de type Primus (valve à vis standard). C’est plus difficile de trouver du Camping Gaz mais pas impossible. Dans certains campings (notamment à Reykjavik, Skogar, etc.), on peut récupérer le gaz abandonné par des voyageurs ayant terminé leur trip et s’apprêtant à prendre l’avion.
 

Abris « emergency shelter » et autres cabanes en Islande

Dans les zones inhabitées se trouvent quelques cabanes ouvertes dans lesquelles on peut bivouaquer, ce qui est bien agréable lorsque la tempête hurle au dehors. Elles sont représentées sur les cartes touristiques par des triangles noirs ou rouges. La taille et l’équipement y sont variables : de la pièce unique avec 2 lits superposés métalliques au « 3 pièces » à 8 lits superposés, table et bancs. Parfois, une cartouche de gaz, un briquet ou un sachet de pâtes sont laissés à dispo.
 

Un "emergency shelter" (abri d'urgence) typique d'Islande. Ici celui de Arnarbæli
Un "emergency shelter" (abri d'urgence) typique d'Islande. Ici celui de Arnarbæli
L'abri Nautalda, situé légèrement au sud du glacier Hofsjökull
L'abri Nautalda, situé légèrement au sud du glacier Hofsjökull
L'intérieur assez sommaire de l'abri Nautalda
L'intérieur assez sommaire de l'abri Nautalda

Cartes d'Islande

On trouve très facilement sur place les cartes touristiques au 1:300.000e. Elles sont lacunaires et parfois fausses. L’institut géographique islandais (National Land Survey of Iceland / LMI) publie des cartes plus précises (1:50.000e), mais cela peut revenir cher pour un long voyage et on ne trouve pas très facilement ces cartes (voir omnimap.com).
On trouve aussi des cartes topographiques au 1:100.000e, 1:75.000e voire 1:25.000e pour certaines zones touristiques chez l’éditeur Ferdakort. On peut trouver ces dernières dans des boutiques ou point d’accueils de lieux touristiques (Geysir, entrée du parc national de Skaftafell, etc.), on peut aussi en commander en France, par exemple sur aventurenordique.com.
Enfin, sur certaines zones, il existe encore d’autres cartes topographiques spécifiques avec des infos plus précises et facilement utilisables (Hornstrandir, Skaftafell…). Attention à Skaftafell, pour la zone à l’ouest de la rivière Morsá (zone très sauvage et peu parcourue), les tracés représentés sur la carte sont parfois très alpins et engagés, voire infranchissables, c’est à se demander si quelqu’un y est vraiment allé avant de tracer l’itinéraire sur la carte ! Bien entendu il n’y a aucun sentier imprimé au sol ni même de cairn.
On peut voir l’Islande en topographie relativement précise à cette adresse www.lmi.is/en/ et notamment atlas.lmi.is/kortasja_en/ et atlas.lmi.is/is50v/.

Sentiers « physiques » et treks

Il y a relativement peu de sentiers balisés en Islande en dehors de certaines zones particulières (Fjallabak, Hornstrandir, Skaftafell…, où il existe plusieurs itinéraires bien identifiés de plusieurs jours, mais même dans ces zones, et en suivant un tracé indiqué un peu lointain, il n’y a parfois plus aucun sentier ni cairn, on suit le terrain…)
On trouve aussi des itinéraires traditionnels balisés de cairns sur les cartes topographiques islandaises (voir le site de carte de LMI) qui parcourent l’ensemble de l’île ; les parcours de ce type sont représentés par un trait jalonné de cercles. L’absence de sentier en dehors des principales zones naturelles touristiques est due au fait qu’il est en général relativement aisé de progresser où on veut (car le terrain s’y prête, peu de végétation) et les marcheurs (en très petit nombre) ne suffisent pas à « imprimer physiquement » le sentier sur le terrain.
 

Nous devrons utiliser le GPS pour tenter de trouver un col dans le brouillard et les pentes de neige, suite à une erreur d'itinéraire :-)
Nous devrons utiliser le GPS pour tenter de trouver un col dans le brouillard et les pentes de neige, suite à une erreur d'itinéraire :)

Les rivières glaciaires

Une des difficultés rencontrées en Islande est la multitude de rivières glaciaires qui vont vous barrer le passage. Il faut être vigilant et les franchir si possible au moment où elles coulent le moins fort, c’est-à-dire lorsqu’il fait le plus froid, ce qui veut dire en général au petit matin. Certaines sont vraiment très difficiles voire impossibles à franchir (les seules solutions restantes sont alors de passer sur le glacier en amont (nécessite de la technique et du matériel) ou de trouver une infrastructure (pont). En 2008 nous avions emporté un mini-raft de 2 kg pour franchir les plus grosses rivières mais lorsque nous avons été bloqués par un gros affluent de la Þjórsá, il y avait un vent de 100 km/h qui rendait son utilisation impossible... Pour en savoir plus sur les techniques de franchissement, vous pouvez vous reporter à l’article de David Manise sur le sujet dans Carnets d’Aventures n°14.

Au sud du glacier Hofsjökull où nous avons choisi de passer, il n'y a pas de sentier. Nous franchissons des rivières glaciaires indiquées comme petites sur la carte. Puis, le lendemain, après une nuit de vent chaud qui a dû accélérer la fonte de parties du glacier, nous nous trouvons bloqués par des rivières infranchissables. Nous finissons par décider de rebrousser chemin (abandonnant ainsi la suite de notre itinéraire prévu ainsi que notre 2e dépose de nourriture qui nous attend au refuge Dreki), nous constatons alors avec surprise que des rivières petites la veille sont devenues énormes ! Si bien que même revenir sur nos pas n'est pas simple !
Au sud du glacier Hofsjökull où nous avons choisi de passer, il n'y a pas de sentier. Nous franchissons des rivières glaciaires indiquées comme petites sur la carte. Puis, le lendemain, après une nuit de vent chaud qui a dû accélérer la fonte de parties du glacier, nous nous trouvons bloqués par des rivières infranchissables. Nous finissons par décider de rebrousser chemin (abandonnant ainsi la suite de notre itinéraire prévu ainsi que notre 2e dépose de nourriture qui nous attend au refuge Dreki), nous constatons alors avec surprise que des rivières petites la veille sont devenues énormes ! Si bien que même revenir sur nos pas n'est pas simple !
Traversée de multiples rivières glaciaires au sud du glacier Hofsjökull
Traversée de multiples rivières glaciaires au sud du glacier Hofsjökull
Traversée de multiples rivières glaciaires au sud du glacier Hofsjökull
Traversée de multiples rivières glaciaires au sud du glacier Hofsjökull

Treks en Islande, de quelques jours ou à la journée

De plus en plus d’itinéraires de randonnée sont créés et (plus ou moins bien) balisés en Islande, permettant à la fois de nombreuses balades à la journée au départ de zones attractives, et des treks itinérants avec bivouac (lieux de bivouac parfois suggérés, aménagés, parfois imposés et payants (sur les aires de camping proches des refuges comme le long du Laugavegur par exemple, 10-12 € env. par personne)).
Le Laugavegur est le trek le plus célèbre d’Islande, il part du Landmannalaugar et se termine à Skogar, et vaut vraiment le coup (6 refuges-campings et 5 étapes de 12-22 km qu’il est possible de doubler).
La région du Fjallabak (qui englobe le Landmannalaugar), ainsi que le parc national de Skaftafell sont assez connus, mais l’on trouvera des itinéraires dans nombre d’autres endroits, Hornstrandir, Snæfellsnes, Askja, Hveravellir, Hoffellsjökull, etc.
En 2013 justement, l’équipe de Carnets d’Av. avions marché plusieurs jours sur et hors sentiers dans les zones du Hornstrandir, Fjallabak et Skatafell, et en avions été enchantés ! (cf. article dans CA#35)

Hornstrandir

Dans le Hornstrandir, les fjords situés complètement au nord-ouest de l'Islande, plusieurs itinéraires sont (plus ou moins bien) balisés (sentier facile à suivre, « enfilade » de cairns, ou rien du tout…), et il existe des petites cartes indiquant les sentiers, et donnant quelques informations sur les itinéraires, la durée, la difficulté, etc. On peut les trouver par exemple à Ísafjörður, à l’office du tourisme, ou au sympathique Bræðraborg café, le quartier général de Borea Adventures.
En été, des bateaux-navettes relient Ísafjörður et Bolungarvík (les deux villes principales) à différents lieux (baies, refuge, etc.) du Hornstrandir. Voir : www.westtours.is/trip-categories/boat-schedules/
 

Trek dans le Fjallabak
Trek dans le Fjallabak
Trek dans le Fjallabak, non loin du Landmannalaugar
Trek dans le Fjallabak, non loin du Landmannalaugar
Trek hors sentier dans la région de Skaftafell
Trek hors sentier dans la région de Skaftafell
Bivouac dans le Hornstrandir
Bivouac dans le Hornstrandir
Trek dans les fjords du Hornstrandir
Trek dans les fjords du Hornstrandir

Faune en Islande

Sur la côte, on peut facilement voir des phoques, et, si on prend le bateau à certains endroits et périodes, des baleines. Plus à l’intérieur, on peut croiser des renards arctiques (abondants dans le Hornstrandir par exemple) et des rennes.
À part ces mammifères (et les chevaux et nombreux moutons !), l’Islande est plutôt le royaume des oiseaux migrateurs. On en voit énormément (oies, cygnes, canards divers, sternes arctiques, macareux, huitriers-pies, etc.).

Pêche en Islande

L’Islande est assez poissonneuse ; prendre une petite canne avec des cuillères tournantes n°3 s’avère payant. Il faut pêcher plutôt dans les lacs et rivières non glaciaires (eau claire).
 

Lors d'une petite itinérance en kayak dans le Hornstrandir, nous observons les phoques, ou bien plutôt est-ce lui qui nous observe :-)
Lors d'une petite itinérance en kayak dans le Hornstrandir, nous observons les phoques, ou bien plutôt est-ce lui qui nous observe :)
Huitriers-pies
Huitriers-pies
Renard arctique peu farouche, rencontré lors d'un trek dans le Hornstrandir
Renard arctique peu farouche, rencontré lors d'un trek dans le Hornstrandir
Une cane et ses canetons (une femelle Eider)
Une cane et ses canetons (une femelle Eider)
Une espèce de courlis
Une espèce de courlis
Bécassine
Bécassine
Pêche fructueuse dans l'ouest islandais. Cette truite agrémentera avec grand plaisir nos maigres rations de trek !
Pêche fructueuse dans l'ouest islandais. Cette truite agrémentera avec grand plaisir nos maigres rations de trek !
Souvent les truites sont "saumonées" et donc un peu rosées.
Tout simplement bouilli au réchaud, avec un filet d'huile d'olive que nous emportons toujours, c'est délicieux !
Souvent les truites sont "saumonées" et donc un peu rosées.
Tout simplement bouilli au réchaud, avec un filet d'huile d'olive que nous emportons toujours, c'est délicieux !

Kayak en Islande : et pourquoi pas ?

La circumnavigation de l’Islande en kayak de mer a déjà été réalisée. Les côtes sont belles et sauvages. Cependant, le vent est assez soutenu et les côtes sont exposées aux coups de mer. Il faut donc un niveau de pratique conséquent (et du temps) pour aborder cette île pagaie en main.
Il est possible de choisir certaines zones pour des itinérances plus courtes, en cherchant l’abri relatif des fjords (par exemple dans le Hornstrandir, péninsule extrêmement sauvage et découpée du nord-ouest de l’île), attention tout de même, « relatif » est le terme : des vents forts peuvent souffler dans les fjords même protégés du flux de vent météo (à cause de phénomènes divers, vents catabatiques, effets type foehn, etc.) et arriver très vite.

En 2013, nous avons navigué quelques jours dans le Hornstrandir, mais les conditions étaient complexes avec beaucoup de vent dont du vent fort venant du fond du fjord (et nous envoyant donc off-shore), il s'agissait de vent météo venant de la direction opposée, passant au-dessus du fjord pour en redescendre en accélérant de l'autre côté.

Quelques jours de kayak dans le secteur du Hornstrandir, les fjords du nord-ouest
Quelques jours de kayak dans le secteur du Hornstrandir, les fjords du nord-ouest
Moment de répit en termes de vent, nous cabotons et pouvons observer ces orgues basaltiques.
Moment de répit en termes de vent, nous cabotons et pouvons observer ces orgues basaltiques.
Le vent souffle :-)
Le vent souffle :)
Bivouac au fond du fjord
Bivouac au fond du fjord
Nous profitons des lumières du soir qui n'en finissent plus avec ce jour qui ne tombe jamais :-)
Nous profitons des lumières du soir qui n'en finissent plus avec ce jour qui ne tombe jamais :)
Un petit tour de kayak sur le lac Jökulsárlón et ses icebergs
Un petit tour de kayak sur le lac Jökulsárlón et ses icebergs
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