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Islande guide pratique

par La Rédac
31 août 2017
mis à jour 12 sept. 2023
12591 lecteurs
Lecture 12 min.

Terre de glace et de feu, l’Islande est une île située juste à la limite du cercle polaire, dans l’océan Atlantique Nord. Seulement 376.000 habitants sur 103.000 km² : la densité de population de 4 hab/km² compte parmi les plus faibles du monde. L’intérieur est inhabité. Des volcans, des glaciers, d’immenses landes sauvages, des rivières, des montagnes, des côtes et des fjords… Tout cela fait de ce pays une terre d’aventures attirante, où la nature a encore largement le dessus.

Carte : Anne-Sophie Rodet.
Les itinéraires correspondent aux récits publiés dans Carnets d'Aventures 73.
Carte : Anne-Sophie Rodet.
Les itinéraires correspondent aux récits publiés dans Carnets d'Aventures 73.
Site géothermal à Hveravellir.
Photo : Guillaume Hermant.
Site géothermal à Hveravellir.
Photo : Guillaume Hermant.
Lac du cratère Víti du volcan Krafla.
Photo : Guillaume Hermant.
Lac du cratère Víti du volcan Krafla.
Photo : Guillaume Hermant.
Sommet du Kristínartindar dans le parc national de Skaftafell.
Photo : Guillaume Hermant.
Sommet du Kristínartindar dans le parc national de Skaftafell.
Photo : Guillaume Hermant.
Langisjór, lac au sud-ouest du glacier Vatnajökull. Vue magnifique depuis le sommet du Sveinstindur (1018 m), très peu fréquenté. Ne cherchez pas les chemins de rando sur les cartes, il n’y en a presque pas !
Photo : Aurélien Racault @apok63
leblogapok.wordpress.com
Langisjór, lac au sud-ouest du glacier Vatnajökull. Vue magnifique depuis le sommet du Sveinstindur (1018 m), très peu fréquenté. Ne cherchez pas les chemins de rando sur les cartes, il n’y en a presque pas !
Photo : Aurélien Racault @apok63
leblogapok.wordpress.com
Piscine d’autruches. C’est ce que signifie Strútslaug, sources chaudes au bout de la rivière Hólmsá.
Photo : Mário Chan et Ana Almeida. @Mamaoverlander
Piscine d’autruches. C’est ce que signifie Strútslaug, sources chaudes au bout de la rivière Hólmsá.
Photo : Mário Chan et Ana Almeida. @Mamaoverlander
Spectacle devant la cascade de Háifoss.
Photo : Mário Chan et Ana Almeida. @Mamaoverlander
Spectacle devant la cascade de Háifoss.
Photo : Mário Chan et Ana Almeida. @Mamaoverlander
Lac glaciaire sous le glacier Hofsjökull.
Photo : Johanna
Lac glaciaire sous le glacier Hofsjökull.
Photo : Johanna
Vatnajökull et la plus grande langue glaciaire d’Europe.
Photo : Johanna
Vatnajökull et la plus grande langue glaciaire d’Europe.
Photo : Johanna
Le mont Kirkjufell dans la péninsule de Snæfellsnes.
Photo : Guillaume Hermant.
Le mont Kirkjufell dans la péninsule de Snæfellsnes.
Photo : Guillaume Hermant.

Météo

Plus que la pluie, c’est le vent qui est presque omniprésent. Il pleut tout de même régulièrement et le temps peut varier très vite, de même que la température. Ceci dit, on voit souvent arriver à l’avance les grosses dépressions à l’aide d’un baromètre (une montre altimètre par exemple).

Il est bon de prévoir des vêtements chauds – il peut faire froid et même neiger en été dans l’intérieur, de plus, le vent et l’humidité augmentent considérablement la sensation de froid –, et des couches imperméables.
De même, une tente offrant une très bonne tenue au vent sera nécessaire.

Info météo et prévisions sur le site en.vedur.is.

 

"Prudence ! Transports de sable dangereux en cas de vent violent."
Photo : Stéphane Urquizar
"Prudence ! Transports de sable dangereux en cas de vent violent."
Photo : Stéphane Urquizar
Pluie et vent, cauchemar du cycliste.
Photo : Stéphane Urquizar
Pluie et vent, cauchemar du cycliste.
Photo : Stéphane Urquizar
Départ de trek dans le Hornstrandir sous un temps islandais ;-) !
Photo : Johanna
Départ de trek dans le Hornstrandir sous un temps islandais ;) !
Photo : Johanna
Eau dessus, eau dessous.
Photo : Johanna
Eau dessus, eau dessous.
Photo : Johanna

En été : la nuit ?

En juin/juillet, il ne fait pas « nuit », le soleil ne se couche qu’un petit moment. C’est très pratique (et sécurisant) pour dimensionner ses journées comme on le souhaite, et ce jour permanent est assez magique (la luminosité est suffisante pour pouvoir lire sans lumière toute la « nuit » jusqu’à mi-juillet). Certaines personnes ont cependant du mal à dormir, on peut alors se masquer les yeux. À partir de la fin août, il fait davantage nuit et on peut observer les premières aurores boréales. Idem au printemps.

 

Soleil de minuit.
Photo : Alex Godard
Soleil de minuit.
Photo : Alex Godard
1h30 du matin, début juillet, aux abords du glacier Langjökull.
Photo : Johanna
1h30 du matin, début juillet, aux abords du glacier Langjökull.
Photo : Johanna
Lumières du mois de mars.
Photo : Gabriel Ferry
Lumières du mois de mars.
Photo : Gabriel Ferry

Bivouac

Globalement autorisé, il est cependant réglementé dans les parcs nationaux et les zones fréquentées. Par exemple, le long du trek du Laugavegur, il faut bivouaquer sur les zones aménagées sur l’itinéraire. Pour les parcs, il faut se renseigner sur les lieux d’accueil, mais dans l’idée c’est : si vous êtes proche des zones de concentration, pas loin des campings ou zones de bivouac indiquées, vous devez les utiliser ; si vous êtes loin de tout, vous pouvez bivouaquer, il y a une tolérance (sans laisser de trace bien entendu).
Des cabanes et abris d’urgence ainsi que des refuges gardés (fi.is/en) permettent de se protéger des tempêtes, tous représentés sur les cartes touristiques.

Bivouac dans le Hornstrandir
Bivouac dans le Hornstrandir
Bivouac dans le "wilderness" islandais, secteur du Kerlingarfjöll dans le centre du pays.
Photo : Johanna
Bivouac dans le "wilderness" islandais, secteur du Kerlingarfjöll dans le centre du pays.
Photo : Johanna
Bivouac dans le Fjallabak, non loin d'une zone de fumerolles.
Photo : Johanna
Bivouac dans le Fjallabak, non loin d'une zone de fumerolles.
Photo : Johanna
Photo : Alex Godard
Photo : Alex Godard
camp du Landmannalaugar.
Photo : Alex Godard
camp du Landmannalaugar.
Photo : Alex Godard
Refuge de Nýidalur.
Photo : Alex Godard
Refuge de Nýidalur.
Photo : Alex Godard
Refuge de Nýidalur.
Photo : Alex Godard
Refuge de Nýidalur.
Photo : Alex Godard
Emergency shelter (abri d'urgence) de Arnarbæli.
Photo : Johanna
Emergency shelter (abri d'urgence) de Arnarbæli.
Photo : Johanna
L'intérieur assez sommaire de l'abri Nautalda.
Photo : Johanna
L'intérieur assez sommaire de l'abri Nautalda.
Photo : Johanna
L'abri Nautalda, situé légèrement au sud du glacier Hofsjökull.
Photo : Johanna
L'abri Nautalda, situé légèrement au sud du glacier Hofsjökull.
Photo : Johanna

Sans avion

Un ferry (le navire Norröna de la compagnie Smyril Line) au départ de Hirtshals au nord du Danemark relie le port de Seyðisfjörður (à l’est de l’île) une fois par semaine, via les îles Féroé sur lesquelles il est d’ailleurs possible de faire escale (en reprenant la rotation suivante). Le prix varie en fonction du type de cabine et de la période, par exemple : un A/R pour 1 personne au mois de mai avec un vélo en cabine de 4 personnes avec sanitaires privatifs = environ 800 €.
Pour aller au Danemark de France, les lignes de bus Eurolines comptent parmi les solutions les plus économiques, et proposent des départs quasi quotidiens de Paris vers les villes de Aarhus ou Aalborg (relativement proches des ports du ferry, joignables ensuite en bus locaux ou stop).

Sur l’île, point de rails mais un vaste réseau de bus (publictransport.is), restreint en hiver, permet de circuler assez facilement un peu partout. La plupart acceptent le vélo moyennant un supplément. Le stop fonctionne bien aussi mais il faut prendre en compte que même sur la route 1, selon l’endroit et la section, il peut ne passer que très peu de véhicules. Enfin, il est possible de louer toute sorte de véhicules, dont des fourgons aménagés.

 

Le navire Norröna à l'arrivée en Islande, dans le fjord de Seyðisfjörður.
Photo : Johanna
Le navire Norröna à l'arrivée en Islande, dans le fjord de Seyðisfjörður.
Photo : Johanna
Sur le navire Norröna, en passant au milieu des îles Féroé.
Photo : Johanna
Sur le navire Norröna, en passant au milieu des îles Féroé.
Photo : Johanna
L'une des compagnies de bus islandaises.
Photo : Johanna
L'une des compagnies de bus islandaises.
Photo : Johanna
Sécuriser son vélo sur le ferry n’est pas une mince affaire, mais avec un peu d’imagination tout est possible.
Photo : Stéphane Urquizar
Sécuriser son vélo sur le ferry n’est pas une mince affaire, mais avec un peu d’imagination tout est possible.
Photo : Stéphane Urquizar
Stop sur la route 1 pour nous diriger vers Seyðisfjörður. Il se passera près d'une heure sans voir passer aucun véhicule :-).
Photo : Johanna
Stop sur la route 1 pour nous diriger vers Seyðisfjörður. Il se passera près d'une heure sans voir passer aucun véhicule :).
Photo : Johanna

Nourriture

Dans les villes du pourtour de l’île, on trouve bien entendu des grandes surfaces où il est facile d’acheter de la nourriture, dont des aliments secs ou adaptés au voyage (céréales diverses, soupes, pâtes, riz, fruits secs, chocolat, etc.). Les Bónus (enseigne au cochon rose) sont les plus économiques et la qualité est bonne. Dans l’intérieur de l’île, il n’y a rien ; cependant, on peut trouver des appoints de nourriture dans quelques rares endroits très touristiques (par exemple au camping du Landmannalaugar). Les refuges gardés ne servent pas de repas.

On trouve assez facilement des cartouches de gaz, dans les stations-service par exemple, mais également dans certains campings de l’intérieur des terres (comme à Þórsmörk). En général, il s’agit de cartouches à valve de type Primus (valve à vis standard). C’est plus difficile de trouver du Camping Gaz mais pas impossible. Dans certains campings (notamment à Reykjavik, Skogar, etc.), on peut récupérer le gaz abandonné par des voyageurs ayant terminé leur trip et s’apprêtant à prendre l’avion.

Micro épicerie au camp du Landmannalaugar.
Photo : Alex Godard
Micro épicerie au camp du Landmannalaugar.
Photo : Alex Godard
Réapprovisionnement au Landmannalaugar.
Photo : Johanna
Réapprovisionnement au Landmannalaugar.
Photo : Johanna

Eau

Hormis certaines zones désertiques et sur les coulées de lave, on trouve assez facilement de l’eau. Elle coule partout en Islande et est potable si l’on évite de la prélever aux abords et en aval des fermes d’élevage ainsi que dans les rivières glaciaires (eau trouble chargée en limon). Les belles sources d’eau claire sont suffisamment nombreuses.

Sources d’eau chaude

On en trouve à différents endroits de l’île, où elles sont parfois aménagées pour le bain, comme dans des sites touristiques payants (le fameux Blue Lagoon ou les sources près de Mývatn, etc.) ou gratuitement près de refuges comme le Landmannalaugar ou Hveravellir. Quelques-unes sont perdues dans le paysage et il faut les trouver, mais solitude garantie…
Par ailleurs, de nombreuses piscines municipales sont équipées de « hot pots » où l’on peut se relaxer dans de l’eau chaude (parfois aussi dans des saunas) pour des prix abordables, ce qui est bien agréable en fin de trek.

 

 

Photo : Alex Godard
Photo : Alex Godard
L'eau coule en abondance en Islande :-).
Photo : Johanna
L'eau coule en abondance en Islande :).
Photo : Johanna
Un ruisselet sous un névé nous permet de prendre de l'eau.
Photo : Johanna
Un ruisselet sous un névé nous permet de prendre de l'eau.
Photo : Johanna
Vasques aménagées près du refuge et du hot spot de Hveravellir. Un tuyau amène l'eau très chaude dans une vasque d'eau froide créant ainsi une température idéale !
Photo : Johanna
Vasques aménagées près du refuge et du hot spot de Hveravellir. Un tuyau amène l'eau très chaude dans une vasque d'eau froide créant ainsi une température idéale !
Photo : Johanna
Sources chaudes et boueuses dans le Fjallabak.
Photo : Johanna
Sources chaudes et boueuses dans le Fjallabak.
Photo : Johanna
Sources d'eau chaude au Landmannalaugar. Il s'agit ici du cours d'une rivière d'eau froide que des sources d'eau chaude viennent réchauffer. On a plus ou moins chaud en choisissant son emplacement.
Photo : Johanna
Sources d'eau chaude au Landmannalaugar. Il s'agit ici du cours d'une rivière d'eau froide que des sources d'eau chaude viennent réchauffer. On a plus ou moins chaud en choisissant son emplacement.
Photo : Johanna

Cartes

On peut se procurer très facilement sur place les cartes touristiques au 1:300.000e. Elles sont lacunaires et parfois fausses. L’institut géographique islandais (National Land Survey of Iceland / LMI) publie des cartes plus précises (1:50.000e), mais cela peut revenir cher pour un long voyage et on ne les trouve pas toujours aisément (voir omnimap.com).

Il existe aussi des cartes topographiques au 1:100.000e, 1:75.000e voire 1:25.000e pour certaines zones touristiques chez l’éditeur Ferdakort (mapoficeland.com). On peut trouver ces dernières dans des boutiques ou points d'accueil de lieux touristiques (Geysir, entrée du parc national de Skaftafell, etc.), on peut aussi en commander en France, par exemple sur aventurenordique.com.

Enfin, sur certaines zones, il existe encore d’autres cartes topographiques spécifiques avec des infos plus précises et facilement utilisables (Hornstrandir, Skaftafell…). Attention à Skaftafell, pour la zone à l’ouest de la rivière Morsá (zone très sauvage et peu parcourue), les tracés représentés sur la carte sont parfois très alpins et engagés, voire infranchissables, et les sentiers imprimés au sol ou les cairns sont rares ou inexistants. Il convient donc de se renseigner plus précisément auprès de spécialistes de la zone (et s’y étant rendu récemment) et/ou de se préparer à cheminer hors sentier en gérant son orientation et sa sécurité.

On peut voir l’Islande en topographie relativement précise sur vefsja.iskort.is.

Sentiers « physiques » et rivières glaciaires

Il y a relativement peu de sentiers balisés en Islande en dehors de certaines zones particulières, et même là, en suivant un tracé indiqué un peu lointain, il n’y a parfois plus aucun chemin ni cairn, on suit le terrain.

On trouve aussi des itinéraires traditionnels balisés de cairns sur les cartes topographiques islandaises qui parcourent l’ensemble de l’île ; les parcours de ce type sont représentés par un trait pointillé jaune et vert sur vefsja.iskort.is en zoomant assez loin. L’absence de sentier en dehors des principaux sites naturels touristiques est due au fait qu’il est en général relativement aisé de progresser où l’on veut (car le terrain s’y prête, peu de végétation) et les marcheurs (en très petit nombre) ne suffisent pas à « imprimer physiquement » le sentier sur le terrain.

La principale difficulté est la multitude de rivières glaciaires qui barrent le passage. Il faut être vigilant et les franchir si possible au moment où elles coulent le moins fort, c’est-à-dire lorsqu’il fait le plus froid (en général au petit matin). Certaines sont vraiment très difficiles voire impossibles à franchir (les seules solutions sont alors de passer sur le glacier en amont (nécessite de la technique et du matériel) ou de trouver une infrastructure (ponts très rares). Pour en savoir plus sur les techniques de franchissement, vous pouvez vous reporter à l’article de David Manise sur le sujet dans Carnets d’Aventures n°14.

Nous devrons utiliser le GPS pour tenter de trouver un col dans le brouillard et les pentes de neige, suite à une erreur d'itinéraire :-).
Photo : Johanna
Nous devrons utiliser le GPS pour tenter de trouver un col dans le brouillard et les pentes de neige, suite à une erreur d'itinéraire :).
Photo : Johanna
Photo : Alex Godard
Photo : Alex Godard
Au sud du glacier Hofsjökull où nous avons choisi de passer, il n'y a pas de sentier. Nous franchissons des rivières glaciaires indiquées comme petites sur la carte. Puis, le lendemain, après une nuit de vent chaud qui a dû accélérer la fonte de parties du glacier, nous nous trouvons bloqués par des rivières infranchissables. Nous finissons par décider de rebrousser chemin (abandonnant ainsi la suite de notre itinéraire prévu), et constatons alors avec surprise que des rivières petites la veille sont devenues énormes ! Si bien que même revenir sur nos pas n'est pas simple !
Photo : Johanna
Au sud du glacier Hofsjökull où nous avons choisi de passer, il n'y a pas de sentier. Nous franchissons des rivières glaciaires indiquées comme petites sur la carte. Puis, le lendemain, après une nuit de vent chaud qui a dû accélérer la fonte de parties du glacier, nous nous trouvons bloqués par des rivières infranchissables. Nous finissons par décider de rebrousser chemin (abandonnant ainsi la suite de notre itinéraire prévu), et constatons alors avec surprise que des rivières petites la veille sont devenues énormes ! Si bien que même revenir sur nos pas n'est pas simple !
Photo : Johanna
Photo : Alex Godard
Photo : Alex Godard
Photo : Alex Godard
Photo : Alex Godard

Randonnées, treks, itinérances

De plus en plus d’itinéraires de randonnée sont créés et (plus ou moins bien) balisés, permettant à la fois de nombreuses balades à la journée au départ de zones attractives, et des treks itinérants avec bivouac (les lieux de bivouac peuvent être suggérés, aménagés, parfois imposés et payants. Parmi eux, le Laugavegur est le plus célèbre, il part du Landmannalaugar et se termine à Skógar, et vaut vraiment le coup (6 refuges-campings et 5 étapes de 12-22 km qu’il est possible de doubler).
La région du Fjallabak (qui englobe le Landmannalaugar), ainsi que le parc national de Skaftafell sont assez connus, mais l’on trouvera des itinéraires dans nombre d’autres endroits, Hornstrandir, Snæfellsnes, Askja, Hveravellir, Hoffellsjökull, etc.

Hornstrandir

Dans ces fjords situés complètement au nord-ouest de l'Islande, plusieurs itinéraires sont (plus ou moins bien) balisés (sentier facile à suivre, « enfilade » de cairns, ou rien du tout…), et il existe des petites cartes indiquant les sentiers, et donnant quelques informations sur les itinéraires, la durée, la difficulté, etc. On peut les trouver par exemple à Ísafjörður, à l’office du tourisme. En été, des bateaux-navettes relient Ísafjörður et Bolungarvík (les deux villes principales) à différents lieux (baies, refuge, etc.) du Hornstrandir. Voir westtours.is

Traversée du nord au sud

Beaucoup se lancent dans la traversée de l’île du nord au sud, de Akureyri ou Mývatn jusqu’à Skógar, une quinzaine de jours de trek à travers les Hautes Terres, les pistes et les sentiers, sauvage et solitude garantis jusqu’au Landmannalaugar.

Vélo

De nombreux cyclistes, courageux, parcourent l’île soit en en faisant le tour le long de la route circulaire 1 et ses variantes, asphaltées, soit en s'enfonçant dans les terres sur les pistes plus ou moins roulantes (voir l’état des routes sur road.is). Nombreuses infos (réseau de bus, listes des refuges, statut des routes et pistes…) sur cyclingiceland.is/en

Kayak

La circumnavigation de l’Islande en kayak de mer a déjà été réalisée. Les côtes sont belles et sauvages. Cependant, le vent est assez soutenu et les côtes sont exposées aux coups de mer. Il faut donc un niveau de pratique conséquent (et du temps) pour aborder cette île pagaie en main.
Il est possible de choisir certaines zones pour des itinérances plus courtes, en cherchant l’abri relatif des fjords (par exemple dans le Hornstrandir, péninsule extrêmement sauvage et découpée du nord-ouest de l’île), attention tout de même, « relatif » est le terme : des vents forts peuvent souffler dans les fjords même protégés du flux de vent météo (à cause de phénomènes divers, vents catabatiques, effets type foehn, etc.) et arriver très vite.

Sur le trek du Laugavegur, secteur du Landmannalaugar dans le parc du Fjallabak.
Photo : Johanna
Sur le trek du Laugavegur, secteur du Landmannalaugar dans le parc du Fjallabak.
Photo : Johanna
Trek dans le Fjallabak.
Photo : Johanna
Trek dans le Fjallabak.
Photo : Johanna
Trek hors sentier dans la région de Skaftafell.
Photo : Johanna
Trek hors sentier dans la région de Skaftafell.
Photo : Johanna
Trek dans les fjords du Hornstrandir.
Photo : Johanna
Trek dans les fjords du Hornstrandir.
Photo : Johanna
Tour de l'île.
Photo : Stéphane Urquizar
Tour de l'île.
Photo : Stéphane Urquizar
Tour de l'île.
Photo : Stéphane Urquizar
Tour de l'île.
Photo : Stéphane Urquizar
Tour de l'île.
Photo : Stéphane Urquizar
Tour de l'île.
Photo : Stéphane Urquizar
Dans les fjords du nord-ouest.
Photo : Johanna
Dans les fjords du nord-ouest.
Photo : Johanna
Hornstrandir
Photo : Thierry Cunibil
Hornstrandir
Photo : Thierry Cunibil
Moment de répit en termes de vent, nous cabotons et pouvons observer ces orgues basaltiques.
Photo : Johanna
Moment de répit en termes de vent, nous cabotons et pouvons observer ces orgues basaltiques.
Photo : Johanna
Hornstrandir
Photo : Thierry Cunibil
Hornstrandir
Photo : Thierry Cunibil
Un petit tour sur le lac Jökulsárlón et ses icebergs.
Un petit tour sur le lac Jökulsárlón et ses icebergs.
Bivouac au fond du fjord.
Photo : Johanna
Bivouac au fond du fjord.
Photo : Johanna
Le vent souffle :-).
Photo : Johanna
Le vent souffle :).
Photo : Johanna

Hiver

L’île se parcourt aussi en conditions hivernales à ski voire à fatbike, plutôt en mars ou octobre pour profiter de journées plus longues. Une météo tout aussi changeante qu’en été, un froid plutôt doux mais accentué par les tempêtes de vent courantes.

Photo : Gabriel Ferry
Photo : Gabriel Ferry
Photo : Gabriel Ferry
Photo : Gabriel Ferry
À l'abri dans un mini chasse-neige.
Photo : Gabriel Ferry
À l'abri dans un mini chasse-neige.
Photo : Gabriel Ferry
L'hiver, le réseau de bus est restreint, mais toujours présent.
Photo : Gabriel Ferry
L'hiver, le réseau de bus est restreint, mais toujours présent.
Photo : Gabriel Ferry

Faune

Sur la côte, on peut facilement voir des phoques, et si l’on prend le bateau (ou le kayak) à certains endroits et périodes, des baleines. Plus à l’intérieur, on peut croiser des renards arctiques (abondants dans le Hornstrandir par exemple) et des rennes.
À part ces mammifères (et les chevaux et nombreux moutons !), l’Islande est plutôt le royaume des oiseaux migrateurs. On en voit énormément (oies, cygnes, canards divers, sternes arctiques, macareux, huitriers-pies, etc.).
Elle est aussi assez poissonneuse ; prendre une petite canne avec des cuillères tournantes n°3 s’avère payant. Il faut pêcher plutôt dans les lacs et rivières non glaciaires (eau claire).

 


 

Lors d'une petite itinérance en kayak dans le Hornstrandir, nous observons les phoques, ou bien plutôt est-ce lui qui nous observe :-)
Photo : Johanna
Lors d'une petite itinérance en kayak dans le Hornstrandir, nous observons les phoques, ou bien plutôt est-ce lui qui nous observe :)
Photo : Johanna
Huitriers-pies.
Photo : Johanna
Huitriers-pies.
Photo : Johanna
Renard arctique peu farouche, rencontré lors d'un trek dans le Hornstrandir.
Photo : Johanna
Renard arctique peu farouche, rencontré lors d'un trek dans le Hornstrandir.
Photo : Johanna
Une cane et ses canetons (une femelle Eider).
Photo : Johanna
Une cane et ses canetons (une femelle Eider).
Photo : Johanna
Une espèce de courlis.
Photo : Johanna
Une espèce de courlis.
Photo : Johanna
Bécassine.
Photo : Johanna
Bécassine.
Photo : Johanna
Photo : Thierry Cunibil
Photo : Thierry Cunibil
Dans le Hornstrandir
Photo : Thierry Cunibil
Dans le Hornstrandir
Photo : Thierry Cunibil
Macareux.
Photo : Stéphane Urquizar
Macareux.
Photo : Stéphane Urquizar
Photo : Alex Godard
Photo : Alex Godard
Photo : Stéphane Urquizar
Photo : Stéphane Urquizar
Photo : Stéphane Urquizar
Photo : Stéphane Urquizar
Photo : Stéphane Urquizar
Photo : Stéphane Urquizar
Photo : Stéphane Urquizar
Photo : Stéphane Urquizar
Pêche fructueuse dans l'ouest islandais. Cette truite agrémentera avec grand plaisir nos maigres rations de trek !
Photo : Johanna
Pêche fructueuse dans l'ouest islandais. Cette truite agrémentera avec grand plaisir nos maigres rations de trek !
Photo : Johanna
Souvent les truites sont "saumonées" et donc un peu rosées.
Tout simplement bouilli au réchaud, avec un filet d'huile d'olive que nous emportons toujours, c'est délicieux !
Photo : Johanna
Souvent les truites sont "saumonées" et donc un peu rosées.
Tout simplement bouilli au réchaud, avec un filet d'huile d'olive que nous emportons toujours, c'est délicieux !
Photo : Johanna

Argent, Langue et Culture

La monnaie est la couronne islandaise. 1 € = 143 ISK environ (août 2023). On peut retirer facilement de l’argent liquide dans des distributeurs et payer beaucoup de choses en carte bleue (commissions dans les deux cas).
Les Islandais parlent… islandais, mais maîtrisent en général très bien l’anglais.
Vous entendrez sûrement parler du monde invisible. Les Islandais, si modernes à l’image de leur capitale, Reykjavik branchée et créative, entretiennent des rapports ancestraux avec une communauté d’êtres invisibles, des elfes, des trolls, des nains, des fantômes, un peuple caché dont ils racontent et transmettent, de génération en génération, les histoires. Et pour finir de s'imprégner de l’imaginaire islandais, rien de mieux que se plonger dans la lecture d'une célèbre saga.

Et pour aller plus loin…

  • Islande de Arnaud Guérin, coll. Les clés pour bien voyager, Glénat, 2023
  • Islande. 130 sites naturels à découvrir de Marc Broussaud, Marcus, 2023
  • Islande. Le guide de l’île aux volcans de Michel Breuil et Marc Moniez, Marcus, 2006
  • L'île suspendue. Carnet de voyage de Lauriane Miara, 2023
  • visiticeland.com
  • islande24.fr
  • isfold.de, le site (en allemand) très complet de Dieter Graser qui a parcouru l’Islande en tous sens.
Reykjavik.
Photo : Ana Almeida et Mario Chan
Reykjavik.
Photo : Ana Almeida et Mario Chan
4 COMMENTAIRES
guedings - 21 oct. 2019
1 messages
Bonjour,
Bravo pour votre aventure! Je prépare une traversée de L'Islande en autonomie. J'ai du mal à obtenir des renseignements sur les abris d'urgences. Avez vous des cartes sur lesquels ils sont indiqués? Pourriez vous me donner des références si tel est le cas? Ca sécuriserait un peu ma traversée de voir où se situent de tels abris en cas de besoin.
Merci d'avance.
Julien

Johanna - 22 oct. 2019
659 messages
Salut Julien, nous avions des cartes de marque Islanskort au 1/300.000e (cartes à la couverture bleu et rouge, tu peux en commander par exemple chez Aventure Nordique ) sur lesquelles les abris d'urgence sont indiqués par un petit icone de tente rouge "emergency shelter".
Sinon, j'ai fait une petite recherche sur des cartes en ligne mais je n'en ai pas trouvé qui indique spécifiquement ces abris-là.
Bon voyage à toi, tu pars quand ?

Fox974 - 02 sept. 2022
1 messages
Bonjour,

Départ pour l'Islande prévu pour Juin 2023... Avez-vous eu besoin de démarches administratives (Autorisation ) pour aller sur le lac glacière du Sud?
Merci beaucoup
Thierry

Olivier - 03 sept. 2022
2252 messages
Fox974 :
Bonjour,

Départ pour l'Islande prévu pour Juin 2023... Avez-vous eu besoin de démarches administratives (Autorisation ) pour aller sur le lac glacière du Sud?
Merci beaucoup
Thierry


Bonjour,
Il ne me semble pas... En tout cas rien de visible... C'était il y a quelques années...