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la Loire du Puy en velay à Beaugency 22
(partager)
posté le 18 mai 2009

paleo_philou
Milan noir
(376 messages)
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Message privé
Bonjour,
J'avais alarmé certains d'entre vous avec mon projet de descendre la Loire en 15 jours.
J'ai donc pu partir du Puy en velay le mardi 14 avril et rejoindre Beaugency le samedi 25 avril 2009. Pourquoi ? , comment ?
voici mes notes, brute de fonderie car pour le moment je ne trouve pas le temps de faire une présentation plus poussée.

Bonne lecture.
1 Du puy en velay à Balbigny :

Descente de la Loire 2009
Préparation

Avant de partir ma préparation concernait deux domaines : l’information, L’embarcation
L’embarcation
Descendre la Loire peut se faire en kayak de mer, ou en canoë
Je pouvais disposer des deux : un gros kayak en polyet de rotomod ou notre canoë familial old town 158. Sur une aussi longue distance il faut prévoir de la nourriture et le matériel de couchage (tente, popotte, sac de couchage, appareil photos etc…) mais en limitant le plus possible. Sur ce point je n’ai pas été assez rigoureux.
Mon choix c’est porté sur mon canoë pour les raisons suivantes : il est plus vaste pour tout ranger, il est plus facile d’y entrer et surtout d’en sortir, il est stable.
L’information
Le net permet d’avoir plusieurs types de renseignements, il est possible de faire une descente virtuelle de la Loire et de repérer les passages délicats ou les portages nécessaires.
Il y a aussi tous les récits de ceux qui ont fait le parcours avant moi. J’en profite pour les remercier, en espérant y apporter ma contribution.

Précision :
Mon canoë porte le nom de Sotchanhoue, c’est un village lacustre du bénin, sur le lac Nokoué auquel je suis rattaché par une association qui aide le centre médical local. Il y a 24 ans la population du lac était de 40000 habitants, le dernier recensement à dénombré 92 000 habitants. L’action du personnel médical y est pour beaucoup en permettant, par la vaccination de supprimer les épidémies mortelles de maladie infantile, en offrant de meilleures conditions sanitaires pour les accouchements et en assurant un suivi des soins pour la population.
Peuple de l’eau , les Tofinus, habitant du lac, vivent de la pèche et du « commerce » avec les pays frontaliers du lac.
Vous pouvez contacter l’association sur son site en réaménagement : sotchanhoue.free.fr.
Merci pour eux.

Mardi 14/04/2009

Départ depuis le camping de Lavoute sur loire.
Sur l’eau vers 10h30 , mon projet était de contourner le Puy en velay par une rivière, mais par le manque de pluie elle n’est pas navigable et d’autre part j’apprends qu’elle se jette dans la Loire par une sortie qui est grillagée ! donc je met à l’eau plus loin.
1er rapide, la découverte de la Loire donne une légère appréhension.
Le passage du premier barrage à l’usine électrique c’est bien passé, avec l’utilisation de la grosse défense, par contre j’ai failli tout perdre sur le deuxième barrage avec un mauvais cordage.1 ère leçon :

Je me retrouve plusieurs fois dans l’eau soit pour passer les rapides soit pour faire des repérages, mais j’en passe quelques uns en canoë.

Ensuite plusieurs rapides, bien négocié, arrivé à Vousse, un mauvais conseil me fait perdre 2h30 d’un portage difficile. La bonne solution est de prendre le canal d’alimentation de l’usine électrique et de porter après le barrage.
Pour m’éviter le portage du canoë je passe par le bras sauvage. Finalement je me fais drosser sur un arbre et je tombe à l’eau avec un retournement du canoë, heureusement qu’il était vide, j’en perds mon unique casquette.

J’ai retrouvé les réflexes du stage du Sna ce qui me permet de limiter la casse.
Fin du portage vers 20h alors que j’ai commencé vers 17h30.
Je rencontre un enfant en vacances avec ses grands-parents et qui m’invite à revenir faire du canoë avec lui et son grand-père. Je n’ai rien promis !
Bivouac après la centrale dans du sable. Beau temps général heureusement car j’ai passé pas mal de temps dans l’eau, à la fois au 2eme barrage et ensuite lors de ma chute.
Navigation en habit light D4.

Mercredi 15/04/2009
Réveil à 7 h, départ à 09h30, trop de temps perdu à tout préparer, désormais le soir, cuisine avec kelly-kettle mais le matin ce sera au réchaud.
Pliage et nettoyage contre le sable, la nuit à été bonne mais un peu courte et un peu froide au réveil, 9° je ne suis pas encore habitué.
Descente jusqu’à Retournac et deux portages coup/coup, un sur un barrage qui dure 2h et un autre pour une passerelle en 1h15 tout compris. Puis arrivé plus bas à Vousse, un barrage d’usine électrique, hésitation entre les deux rives, mais passé rive gauche car pas assez d’eau.

Quelques rapides un peu plus impressionnant. Je maîtrise mieux la technique. Je suis quand même bien mouillé et quelque fois les vagues rentrent dans le canoë, le pontage est utile et efficace.
Je suis surpris de la hauteur de certaines vagues et du « train » qu’elles forment il y a parfois trois ou quatre qui se suivent, dans ce cas Sotchanhoue monte sur la première et glisse sur les suivantes.
La météo se dégrade, gros nuages et beaucoup de vent, cela me fait craindre un orage. Arrivé à Confolent, vers 16h30. Arrêt pour aujourd’hui, une bonne douche chaude est nécessaire.
Plusieurs fois à l’eau durant la journée soit volontairement soit par accident, les pieds sont mouillés en permanence.

Prévision météo mauvaise pour demain, pluie et vent. Normalement demain pas de portage. Je souhaite aller jusqu’au barrage de Grandgent. J’ai déjà du retard sur le programme initial !

Navigation en habits de mer, j’ai plus chaud et suis moins mouillé. C’est un plus. J’y vois également un signe. (photo ?)

Jeudi 16 Avril 2009
Départ de Confolent vers 09h30, toujours lent à partir ; car il y aune distance entre ma tente et le canoë. Le camping de Confolent est très bien et pas trop cher (6 euros)
Je pense avoir eu raison de n’avoir pas fait le parcours la veille en fin de journée car c’est un peu plus physique et sportif. Normalement le parcours est classé 1-2 mais deux passages me paraissent plus sérieux, notamment un qui me cueille à froid, sans méfiance je le passse et découvre qu’il est plus technique que les précédents. Du coup je prends un peu plus d’assurance et j’hésite moins pour passer les rapides en navigation, cela gagne du temps.
Bonne navigation, rencontré un groupe de jeunes avec éducateur logeant à l’auberge de jeunesse vu plus haut. Discussion sur le passage de Grangent. Un des accompagnateurs a descendu la Loire en parcours vélo. Passé la 2 eme marche du barrage d’Aurec sur loire en marche arrière. Heureusement que Gilles, Jp et consorts ne sont pas là pour me voir.
Bonne journée car le soir vers 17h30 je suis au pied du barrage. Il ne reste plus qu’à passer de l’autre coté.

D’après mes renseignements, la prise d’eau du barrage se trouve sur la rive gauche, proche du barrage, c’est le coin le plus dangereux si les vannes s’ouvrent car rien ne peut résister à une telle aspiration, il faut donc, m’a dit le conseiller technique de la région, prendre un chemin sur la rive droite à peu près 300 mètres avant le barrage. Une fois trouvé le sentier il faut grimper la rive tout en haut pour récupérer la route et redescendre pour la remise à l’eau, bien après le barrage.

Le meilleur moyen de dépasser un gros problème c’est de le décomposer donc :
1) vider le canoë
2) le sortir et le monter
3) porter les affaires au point d’embarquement
4) amener le canoë
5) repartir vers saint just saint rambert où il y a de beaux coins à bivouac.

Il y a plus qu’à !!

Un cycliste me donne un coup de main pour sortir le canoë. Repérage du trajet, en revenant je sollicite un propriétaire de Kangoo pour emmener mes affaires, je trouve le trajet long en voiture et en plus il faut prendre un chemin clairement indiqué comme privé et interdit d’entrée ; donc j’imagine qu’avec le canoë ce sera encore plus long, en réalité ce sera pire car mon chariot n’est pas adapté pour mon embarcation il est donc très lourd à porter mais c’est quand même plus facile que de le prendre sur les épaules.

Si rien n’est fait pour améliorer ce passage, je pense qu’un jour quelqu’un va mourir d’une crise cardiaque avec l’effort à fournir.

Alors que je termine le chariotage un orage éclate. Il dure un peu plus d’une heure. Je ne sais pas quoi faire, continuer ou bivouac ? Avec l’orage il fait sombre, les grêlons qui tombent me font me réfugier dans l’entrée de l’usine électrique. Cela fait petit aventurier du Dimanche, ce n’est pas grave car c’est ce que je suis.
Les employés qui sortent me demande ce que je fais là et comme ils ont eu des incidents avec des kayakistes, ils me posent de nombreuses questions tout en restant aimables et courtois.
Pendant tout ce temps je me refroidit, le bivouac devient la seule solution, mais la zone que je propose est susceptible d’être inondée en cas de lâcher du barrage donc interdiction d’y aller, l’autre zone est pleine de cailloux et pas très engageante.
Finalement un responsable du barrage m’autorise à camper sur l’herbe verte du parking. La nuit est froide et pluvieuse, je me réveille avec des frissons.
Je me rendrai compte quelques jours plus tard, qu’ils avaient raison de me repousser plus haut et plus loin de l’eau.

Vendredi 17 Avril 2009
Réveil à 06h40, départ à 09h30 car la remise à l’eau a été longue, j’ai mal géré mon arrêt, le canoë et mes affaires sont répartis dans trois endroits différends. Je prends le temps de soigner mes mains car j’ai repéré une poche de pus sur mon index droit (j’ai pris des épines à pleine main) et des ampoules ou des blessures sur tous les autres doigts. Je ne veux pas laisser s’infecter mon outil de propulsion.
Heureusement que je n’ai pas fait le parcours jusqu’à Saint Rambert hier soir dans l’obscurité car il y a du débit et des vagues.
J’avance bien et souhaite arriver à Villerest pour le soir.
En fait je confonds la ville de Montrond avec celle de Feur. Quand je découvre mon erreur, c’est trop tard. Bonjour à tetedechien, peut-être m’a-t-il vu sous ses fenêtres ?
Passage à Feur un peu épique.

Le barrage de cette ville a été difficile à passer. J’ai cherché le petit chemin sur la rive de droite mais il n’y en a pas car je suis sans doute trop tôt dans la saison.
Comme l’eau passe par-dessus le barrage, la situation est chaude, il y a un bâtiment sur la rive droite avec un marche pied de béton, mais si je rate mon coup, je fait un grand saut qui ne fera pas de bien au canoë. Je ne vois pas trop comment faire en étant seul, heureusement je rencontre Serge et son petit fils Valentin qui se proposent de prendre les amarres et m’empêcher d’aller trop loin.
A nous trois la manœuvre se déroule sans problème, mes affaires sont débarquées, et en prime Serge et Valentin poussent la gentillesse de tout m’emmener jusqu’à un point d’embarquement qu’ils connaissent.
Je pense vraiment que sans leur aide j’étais bloqué, la même manœuvre tout seul aurait été nettement risqué.

Si quelqu’un de la municipalité lit ces lignes, je pense qu’il y a quelque chose de très simple à faire pour sécuriser et facilité le passage. Ce genre de détail montre que le tourisme en canoë n’est pas une priorité et que ce n’est pas une activité dominante.
Pourtant pour les municipalités traversées par la Loire, il y a une richesse touristique importante, je vais le découvrir en comparant les villes qui prennent soin des berges, des autres villes qui ne les entretiennent pas.

Arrêt à 18h30 et beau bivouac en bord de l’eau. J’en profite pour une toilette intégrale. Cela fait du bien même à l’eau froide. Quelques aventures avec un pause pipi dans l’urgence et un début de débâcle. Comme l’orage menaçait, pas de repas du midi. Alimentation à la volée. L’eau de la Loire qui était claire devient terreuse, je ne vois plus le fond comme avant.
Il faut néanmoins rester concentré car il y a quelques piéges et de mauvaises surprises.

Bivouac après Balbigny, demain Villerest. Réveil à 06h30.
Montage de la tente sous la pluie, mais j’ai la technique pour que la chambre ne soit pas mouillée. La pluie s’arrête ensuite, ce qui me permet de manger tranquille et d’écrire. Pas trop de fatigues ni de courbatures.
posté le 18 mai 2009

paleo_philou
Milan noir
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De balbigny à Nevers

Samedi 18 avril 2009

Réveil difficile avec un coup de blues en voyant la brume et le froid. La nuit a été entrecoupée de frissons et le sommeil mauvais. Du coup je me replonge quelques minutes et me rendort, donc re réveil à 08h30. Le fait de ne pas pouvoir aller jusqu’à Nantes me donne le bourdon et me démotive.
Heureusement le départ est « rapide » et à 10h j’embarque sous la pluie. Navigation au début facile, avec quelques rapides pas méchants. Mais très vite c’est plus lent avec un vent de face et comme c’est un lac, il n’y a pas de courant pour accélérer la navigation.
Mais ce soir je dois être à Villerest, et cette fois, cela ne doit pas m’échapper.
Apres une navigation que je trouve longue et difficile avec le vent violent, je dépasse le château de la Roche (vérifier le nom) je le trouve magnifique. Le bâtiment principal est du 13 eme siècle, me renseigne un homme qui circule sur la terrasse du château, les deux tours sont elles du début du 20, d’après une idée de son propriétaire de l’époque, artiste peintre.

Deux pécheurs me donnent des renseignements sur les poissons de l’endroit, il y a des silures et une fosse de 23 mètres. Je suis étonné de l’étroitesse du passage entre le château et la rive de l’autre coté.
Le vent continue de forcir et il me parait évident qu’il est préférable de m’arrêter déjeuner et espérer que le vent passe.

A un moment sur le lac avant Villerest j’ai été obligé d’allumer mon gps pour savoir où aller, il y avait un embranchement avec deux cours d’eau de même importance et comme il n’y a pas de courant, la suite du trajet n’était pas évidente (sans doute un manque de lucidité avec la fatigue car avec une carte c’est très clair).

Apres 07h30 d’efforts, le barrage est en vu. Il reste à trouver la plage pour débarquer, Il y en a une très vaste mais qui me semble loin du barrage. Je suis interpellé par une famille et je me rapproche, en repêchant le moule à sable du plus petit, je récupère un renseignement précieux : il y a une mise à l’eau, sur la rive gauche, à la lisière des bouées d’interdiction de navigation.

Arrivé sur cette mini plage, je décide d’aller au camping, le gérant me prête sa brouette pour amener les affaires. Il reste le canoë. L’installation du chariot est plus longue. Un garçon de 8 ans veut m’aider, il me propose d’installer l’avant du canoë sur sa selle de vélo. C’est touchant.
Après bien des efforts je laisse le canoë à l’entrée du camping, décidément le chariot ne me donne pas satisfaction, il est étudié pour un kayak de mer, pas pour un canoë.
Devant mes efforts un résident (René) me propose d’emmener mes affaires demain matin pour la remise à l’eau. Rendez vous à 09h00
Douche chaude, repas et dodo.

Dimanche 19 avril
Réveil à 06h40.
Tout est prêt pour 09h00 René est là.
Pour le canoë la technique consiste à me mettre dans le coffre et à tenir Sotchanhoue avec le chariot à l’arriére. En allant à 15 KM/H c’est nickel. L’embarquement n’est pas aussi loin qu’annoncé et il se fait au pied d’un pont.
Je suis sur l’eau pour 10h00.
Le déjeuner est très court Digoin est trop loin, je bivouac quelques kilomètres avant, cf marque gps. Le débit de la Loire est rapide entre 2 et 3 km/h et compense le vent de face.
Le passage de Roanne se fait facilement un peu de la même manière que pour Feurs, sur la rive gauche le passage est bien prévu, il y a des marches et un point de rembarquement très facile je n’y passe pas trop de temps même si j’ai été voir le début du canal.
Dans la journée j’ai vu deux vols de 15 puis 22 cygnes, c’était impressionnant.
Pour tenter d’aller plus vite et ma tactique est de rester le plus possible dans le courant qui passe d’une rive à l’autre.
Quelques piéges mais rien de méchant. Bivouac agréable avec petit feu pour réchauffer. Il fait 15° à 22h00.
Pas de pluie, les pieds sont secs c’est appréciable.
Au dîner ce soir une bière pour fêter la fin de cette semaine. Mon poignet droit est un peu douloureux, il faut surveiller pour ne pas aggraver un début de tendinite.

Lundi 20 Avril 2009

Debout à 7h00, pliage, petit déjeuner etc… départ sur l’eau à 08h55. C’est appréciable. Il m’a fallu ¾ he pour atteindre Digoin.
Le passage du pont se fait sans problème sous les arches indiquées grâce au niveau de l’eau. Vers 14h00 j’arrive à Diou.
Là il y a trois passages, 1 sous le pont, un 2eme au rétrécissement et un 3 avec des pierres. Le volume d’eau permet de tout passer à l’aise.
Vu des cygnes, des hirondelles habitant des terriers en haut de falaise de la rive, bien orientées.

Ensuite ce sont des heures de pagayage ou la solitude est lourde car je ne vois personne.
Ma moyenne est bonne d’après le gps, les journées sont longues mais cela n’avance pas. Je n’y trouve plus ce que je cherche, mais qu’est ce que je cherche maintenant ?

En prime, à partir de 15h00, 16h00 un fort vent de face se lève, sans doute un thermique. Mais mon rendement est tellement faible que je m’arrête et tire le canoë à la main pour aller plus vite. Il y a peu de fonds.
De gros nuages et le vent me font m’arrêter vers 18h10, 9h d’efforts coupé par 20 minutes de pause déjeuner. Mon épaule droite me fait mal, j’espère qu’elle tiendra demain soir à Nevers.
La pluie m’oblige à dîner sous la tente. Une fois tout rangé et relativement bien installé, il ne pleut plus. Qui a dit qu’il n’y a pas d’humour dans la nature ?

Durant la journée, j’ai été survolé 5 fois par des avions de chasse, je me demande pourquoi l’armée française surveille ma progression sur la Loire ?

Mardi 21 Avril 2009
Réveil à 06h30 Température 11 ° c’est beaucoup plus agréable. Une bonne nuit. Tout le rangement se passe bien, mon petit coin était vraiment sauvage.
Je prends conscience qu’il faut sortir le minimum d’affaires de sotchanhoue pour gagner du temps le matin.
Je suis motivé pour être à Nevers ce soir,.
Le courant de la Loire me pousse bien, 2 à 3 km/h. Vu des hirondelles, un ragondin, des centaines de vache. Arrivé à 12h à Décize.
Le passage est totalement à gauche. Je décharge tout, sort le canoë et le porte à la main pour le traîner sur du sable.
J’en profite pour le laver intérieurement, il ne semble pas avoir trop souffert des différends passages et des frottements.
14H00 tout est rechargé et départ. Ce portage à pris du temps, mais j’en ai profité pour mettre des vêtements à sécher, réorganiser mon chargement et bien nettoyé tout ce que je pouvais. Ce n’est pas du temps perdu.
La fatigue commence à se faire sentir, je le vois à ma manière de pagayer, La Loire est une suite de virages et à 15h le vent de face se lève, bien qu’il m’use et me ralentit, j’en prends mon parti, il est dans le paysage et fait presque partie de la Loire.
L’épaule et le poignet droit tiennent le coup, j’alterne mes pagaies, mais l’utilisation de la pagaie simple me ralentit, aussi je m’applique sur mon geste à la pagaie double pour ménager mon bras droit. Merci Greg et Seb. pour les cours de perfectionnement.
Passage à Imphy sans problème car il y a assez d’eau.
¾ h plus tard, bonne surprise, Nevers se laisse deviner, mais il y a encore du chemin.
Je suis au camping de Nevers pour 19h30 ; Tout compte fait c’est une belle journée de navigation.
J’ai l’impression aujourd’hui d’être au bon endroit, pour moi-même, c’est un plaisir d’avoir ce sentiment.
L’installation prends du temps car je patiente après la gérante pour payer mon séjour. Cela me permet de rencontrer des belges en voyage d’affaires. Ils vendent des produits naturels, je garde leur carte.
Je dois aller voir une vieille amie demain matin, je repère le trajet et du coup me couche vers 23 h. Le sommeil ne vient pas. Fatigue, lassitude, inquiétude.
Il va falloir que je prenne une décision pour revenir à Nantes.
posté le 18 mai 2009

paleo_philou
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De nevers à Beaugency

Mercredi 22 Avril 2009

Réveil à 08h00 et j’ai raté un premier rendez vous. Du coup je décide de faire une pause. Je répare ma 3 eme plaque de pontage car le dernier contre fort n’était pas vissé, et il se décollait, comme je désire tout ramener à Nantes. Assez content de ma réparation avec les moyens du bord.
A 10h00 je visite ma vieille amie, c’est un plaisir de se retrouver et le temps passe vite, il me faut la quitter pour continuer ma route. Nous nous reverrons.
J’ai repéré le passage du barrage sous le pont de Nevers, il est totalement à droite et ne devrait pas poser de difficultés car il me semble aménagé. Les vagues ne me paraissent pas grosses. Erreurs !
Départ à 13h00, ce fut une matinée loisir.
Le passage du pont est plus sportif que je croyais, en fait l’avant plonge dans les vagues et les traverse, résultat je prends plein d’eau mais le pontage est efficace et je peux écoper ce qui est à mon niveau.
5h d’effort avec le vent contraire avant l’arrivée à la Charité sur Loire.
Je ne comprends pas car le GPS m’indique des vitesses entre 8 et 9,’ km/h soit j’ai fait des erreurs dans l’évaluation des distances entre les villes, soit je fait beaucoup plus de chemins en passant d’une rive à l’autre pour profiter du courant. Du coup cette tactique n’est peut-être pas la bonne.
Vu un chevreuil ou sans doute une biche que je dérange alors qu’elle venait se désaltérer à la Loire. Belle bête.
Par contre les vaches ne sont plus dans le paysage.
J’ai dépassé les 400 km d’après mon pointage.
Il y a beaucoup de nudistes sur les plages de la Loire après Nevers, mais que des hommes !!!
Le Bec d’allier est relativement joli, les eaux des deux fleuves mettent des km à se mélanger. L’eau boueuse de l’allier fait un trait sombre dans la Loire.
Vu un zodiac au moteur avec deux hommes à bord, ils ont mis à terre à Fourchambault. Je croise une famille en canoë avec un enfant en kayak.
Arrivé à la Charité sur Loire je suis prudent suite à ma mésaventure de Nevers. Et je demande à plusieurs personnes avant de franchir le pont. Un homme me donne même le conseil de pagayer en arrière dans les remous, surprenant comme méthode.
Mais tout se passe bien, je passe en force et en vitesse (relative), encore 1h de navigation avant le bivouac.
Je m’arrête rive gauche dans un endroit calme, avec une petite plage en forme de baie, qui sans le savoir à ce moment aura une grande importance dans la nuit.
J’examine les traces d’animaux sur le sable, elles sont très nombreuses, la prochaine fois je partirai avec un livre pour me permettre de reconnaître l’animal ayant signé son passage.
En tout cas il n’y a pas de traces de serpent, c’est déjà cela.
Demain réveil à 06h30 pour profiter du courant avant le lever du vent contraire.
La journée a été courte, mais finalement c’était bénéfique pour récupérer un peu.
Je prends vraiment conscience que cette descente, si elle ne me conduit pas jusqu’à l’estuaire, sera une réussite, si je goûte le voyage chaque jour. Il n’est plus question d’imiter la navigation de quelqu’un d’autres, mais de faire ma propre descente et d’en profiter pleinement.
Je vis des jours uniques, et il y a beaucoup de monde qui aimerait être à ma place, je n’ai aucun mérite particulier, mais je peux avoir le plaisir de faire quelque chose qui sera particulier dans ma vie. Le voyage transforme le voyageur, à moi de le vivre pleinement.

Jeudi 23 avril 2009

Réveil à 6h30 et 5°, c’est un peu froid et il y a de la brume .
Surprise le canoë est dans l’eau, il flotte. Si je l’avais mis ailleurs il serait parti avec le courant ! Sans doute un gros lâcher d’eau sur un des barrages en amont.
Beau lever de soleil et un ragondin qui prends son bain matinal. Je dois être sur son territoire car il passe plusieurs fois.
Sur l’eau à 08h30, toujours 2h pour tout plier, la tente est humide par la brume.
Arrivé à 12h à Cosne-Cours-sur-Loire, annoncé depuis longtemps par le bruit des débrousailleuses à l’ouvrage sur la rive, un véritable concours du plus bruyant. Le passage se fait sans problème.
La Loire devient une grande rivière, agréable et jolie avec de belles rives.
Le comble j’ai raté le pont de Pouilly qui marque le milieu du fleuve, égale distance entre la source et l’embouchure. J’ai des progrès à faire en navigation et orientation.
Apres saint saturn c’est toujours un beau bras de la Loire, il y a des remous en surface qui ne semblent pas correspondre avec des rochers. Des poissons à chasser ?
Un habitant me confirme une hausse de 40 cm de la hauteur de l’eau.
Le passage de la première centrale nucléaire (Belleville-sur-Loire) se fait par portage sur la droite, il y a un tapis contre l’usure. Dans ces conditions en 1h c’est plié, d’autant que j’ai pu laissé des affaires dans le canoë donc il ne m’a pas été nécessaire de faire les 5 allers retours de chaque portage.
A la centrale j’ai pris un bras mort, comme têtedechien, décidément tout le monde tombe dans le même piége mais cela me donne de voir un big poisson que je dérange, je crois que c’est la première fois que j’en vois un d’aussi près durant mon périple.
Vol d’oie et toujours des nudistes sur les plages après Gien qui est traversé comme une lettre à la poste
Il y a bien une Grande Surface à la sortie de la ville et qui donne sur la rive.
Ce soir arrêt à 19h30 trouver un bivouac est plus difficile car les berges son recouvertes d’herbe hautes, je trouve un petit bout d’une langue de terre qui me permet de me poser sur du sable. Toujours des traces de la faune, de canards surtout.
Coup de téléphone à la maison, La décision est prise de venir me récupérer Samedi vers 17h sans doute après Orléans. Cela me semble une bonne décision car mes doigts me font toujours mal, les plaies ne sont pas toutes fermées et la crème que j’utilise ne permet pas la cicatrisation. Je n’ai pas envie de m’abimer les mains alors qu’il y a plusieurs longs week end et des sorties prévues en kmer. La Loire n’est pas mon seul objectif de l’année, et je veux passer une bonne saison.

Toujours pas de vaches mais des chèvres et des moutons, me semblent-ils, pour entretenir les berges autour de Briare. Une idée à développer.
Pas de vent contraire aujourd’hui, je suppose que c’est du aux hautes pressions. Ce soir il y a 1003 hp et 13,30 °.
Demain soir à Orléans ?
Le bivouac n’est pas loin de la centrale nucléaire de Dampierre. Demain il faudra passer sa retenue d’eau mais après il me semble qu’il ne doit pas y avoir d’obstacle.
J’établis ma tente sur une toute petite presqu’île de la rive, un peu plus grande que ma tente ; un peu trop proche d’une grosse ligne haute tension mais c’est ce que j’ai trouvé de mieux. J’entends les ploufs des ragondins sans doute.
Dodo à 22h30 après une bonne séance de soins des mains et d’un cor aux pieds. En dehors des mains pas d’autres ennuis, dos, épaules, hanche, poignets tiennent bons.
Je pense avoir fait une bonne moyenne aujourd’hui.

Vendredi 24 Avril 2009
Réveil à 06h30 Température : 7°, je commence à m’habituer et je trouve cela correct.
Pression 1003 en augmentation.
Départ à 08h30 pour arriver rapidement à la centrale nucléaire. Le temps d’un repérage du passage et je suis rejoint par Uwe, un allemand qui fait la descente depuis Nevers jusqu’à Beaugency. Je l’avais aperçu à la sortie de Gien hier soir. Il a un kayak style Iroquois chargé jusqu’au pont et une belle pagaie en bois. Apres avoir passé la centrale et discuté un moment, je le quitte car je passe mon temps à freiner pour l’attendre. Nous nous souhaitons mutuellement bonne navigation.
Lui il veut arriver dimanche à Beaugency, moi c’est demain et je pense que ce sera mon stop final car c’est une ville facilement accessible.
Je passe une très belle journée, soleil, un peu de trop car il faut que je me couvre de crème solaire. Vent arrière et un bon débit Le GPS m’indique une vitesse de 10km/h et j’ai une bonne vitesse moyenne.
Du coup mon objectif d’Orléans est accessible.
Je traverse un beau paysage, toujours pas de vaches
Lors de ma pause de déjeuner, à 14h, j’entends dans mon dos des ploufs caractéristiques et qui m’intriguent depuis le départ
Je vais voir et je trouve des poissons sans doute en train de frayer. Le bruit qu’ils font est impressionnant et pas du tout discret. Un héron dérangé par ma présence s’enfuit, ils lorgnaient son futur repas, je viens sans doute de sauver quelques milliers d’alevins.
Vu beaucoup de bateaux traditionnels de la Loire et aussi quelques jolis bourgs.
Le château de Sully sur Loire est agréable à l’œil.
Le passage de son pont se fait en délicatesse, mais sans grosse émotion sous la 2eme arche rive droite.
Arrivé à Orléans vers 17h il me faut 1h pour tout traversé. J’ai longé des rives en plages qui sont occupés tantôt par des familles, tantôt par des nudistes, le partage de l’espace semble bien se passer.
Dans 0rléans je rencontre un couple en canoë (photo) qui naviguait.
Le passage d’Orléans est marqué par de nombreux ponts. Le plus ancien me secoue un peu fort à mon goût, surtout que j’ai installé la douche solaire sur le pont ce qui change l’équilibre du chargement.
A la sortie de la ville il y a un autre passage avec des vagues mais rien de préoccupant. Un habitant sur le quai qui longe le canal me précise que le niveau de la Loire monte toujours.
Il va falloir que je regarde les débits à mon retour.
Le lieu de bivouac est plus difficile à trouver car les rives ne sont pas nettes, il y a beaucoup d’herbes hautes et il y a beaucoup de circulation sur la rive. J’ai même l’impression que mon passage trop proche de la rive dérange des affaires en cours.
Du coup, je fais escale sur une grande île où l’impact de mon passage sera plus faible, comme très souvent, un coucou signale mon arrivée à la faune locale.
Peu de buses à voler maintenant, par rapport à mon départ où dans les gorges il y en avait beaucoup à planer à la recherche d’une proie.
Par contre je retrouve les mouettes et peut-être des sternes , beaucoup de cygnes sauvages dont l’envol m’impressionne.
C’est ma dernière nuit de bivouac sur la loire. J’ai pris une douche pour être présentable demain.
Rendez vous à Beaugency vers 16h. Cela me laisse du temps pour profiter de mes derniers coups de pagaie.
Le premier bilan est que j’ai passé de belles journées, j’espère garder longtemps les enseignements que j’en tire.
Réveil à 07h30, pas besoin de m presser.
Je termine ma navigation à 18h48 encore une journée de 10h00, j’ai fait peu d’arrêt e j’ai pris café et pomme à bord pour ne pas perdre trop de temps.


Samedi 25 Avril 2009

11h15, Ça y est c’est terminé, je suis un peu en amont de Beaugency. Sous l’auvent du club nautique a regarder la pluie tombée.
J’attends ma femme qui sera là pour 16h00, il me restera à avancer jusqu’à une mise à l’eau qui permettra de sortir le canoë et le mettre facilement sur la voiture.
La nuit dernière a été difficile, beaucoup de vent, la météo va changer et devenir moins clémente, mon cor au pied m’a lancé plusieurs fois dans la nuit, m’empêchant même de dormir.
Du coup pas de grasse mat, Lever à 7h15 et la motivation aidant je suis sur l’eau à 08h50.
Je décide d’y aller lentement, de regarder et d’apprécier ces dernières heures. Je veux terminer avant 13h00 pour tenir compte de ma matinée à Nevers.
Ce matin, mon dos et mon poignet droit me font bien comprendre que j’ai fait un peu plus de 600 km et que l’idée est très bonne de stopper maintenant, j’élimine l’idée d’aller jusqu’à Muides, qui est plus difficile à trouver par la route ce qui complique le travail de ma femme pour me récupérer. Je décide donc de terminer à Beaugency.
Un cygne m’escorte pendant un moment, c’est très beau de le voir avancer calmement, il ne semble pas avoir peur de moi.
Meung arrive très vite, petit rapide au passage du pont, passé au milieu, le pontage remplit son rôle en repoussant la tentative des vagues à rentrer dans le canoë c’est l’un des points positifs, je vais le traiter pour le garder le plus longtemps possible.
Je n’arrive pas à dépasser le 9 km/h il y un fort vent de face, je ne traîne pas pour éviter d’avoir le thermique de 15h00.
Ce sont mes derniers cops de pagaie, le pliage de la tente me fait penser que ce soir je serai chez moi, dans une maison, dans un lit.

J’avance lentement et péniblement,je perçois bien ma fatigue, augmenté par l’idée que c’est la dernière étape.
Les berges de la Loire se suivent, un arbre après l’autre, touffe d’herbes les unes après les autres, et le chant des oiseaux est le fond sonore qui m’accompagne.
Cette descente aura été accompagnée par le coucou souvent présent matin et soir.
Je vais retourner à ma vie quotidienne, déçu de ne pas rentrer à Nantes comme je l’avais espéré et de ne pas pouvoir continuer cette année vers la mer.
Je vais retrouver d’autres soucis que le portage, de faire avancer le canoë, de rester le plus possible dans le courant.
Ces derniers jours resteront uniques dans ma vie, il me reste à terminer ce voyage, peut-être pas tout seul car j’ai trouvé frustrant de ne pas pouvoir partager sur la beauté du paysage ou de parler de ce que je voyais. Je sais maintenant que je préfère les randos en équipe.
<le voyageur au retour de son voyage n’est pas le même ».
Que vais-je découvrir dans mon retour ?
C’est l’avenir que me le dira, j’ai appris qu’une heure est constituée de 60 minutes, 1 km c’est 1000 mètres et que des pâtes chaudes le soir c’est bon pour oublier la fatigue de la journée.
Bref, que la vie est belle.

Conclusion : Repartir ?

Avec plusieurs jours de recul je peux maintenant tirer quelques leçons de mon expérience.
Le choix du canoë n’était pas foncièrement mauvais, ce n’est pas cela qui m’a retardé.
Si je dois repartir, je prendrai deux chariots pour faciliter les portages, nettement moins de matériel, quitte à partir avec 4 jours de vivre et ravitailler une fois la plupart des portages passés.
Le vent ne sera plus un obstacle

J’ai fait un bon choix pour ma nourriture, même si j’ai perdu 5 kg je n’ai jamais eu le sentiment d’avoir faim et je pense avoir toujours eu le jus
Ma préparation physique sera différente, en incluant des séquences pour développer ma vélocité, plus que mon endurance
Je prendrai sûrement un baladeur mp3 pour me distraire un peu plus et m’échapper des longueurs des méandres de la Loire.

Bref si sur la fin je ressentait surtout les difficultés, maintenant ce sont les bons souvenirs qui restent et qui donnent le regret de n’avoir pas été jusqu’au bout mais le plaisir de ces quelques jours sur la Loire.

Il faut prendre ce récit pour ce qu'il est : une simple description de quelques problèmes rencontrés sur ce parcours, en espérant que cela donne envie à d'autres de le tenter mais en évitant mes erreurs.
posté le 18 mai 2009

Cariacou
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...voici mes notes, brute de fonderie car pour le moment je ne trouve pas le temps de faire une présentation plus poussée...

Pour du "brut de fonderie" et pour quelqu'un qui n'a pas le temps de faire une présentation plus poussée, je trouve que c'est déjà un compte rendu bien complet.

Superbe balade ... merci beaucoup pour nous faire participer...
A quand les photos ?
alain - http://guyaneaventure.free.fr/ "Quand le dernier arbre aura été abattu, Quand la dernière rivière aura été empoisonnée, Quand le dernier poisson aura été péché, alors vous découvrirez que l'argent ne se mange pas." Canoë => Old Town Camper 16 rx
posté le 19 mai 2009

tetedechien
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Hello,

Super compte-rendu philou. J'ai pas pu d"crocher avant d'avoir tout lu !
A quand les photos ?

Il s'agissait bien du Chateau de la Roche.
En fait ce chateau était au sec avant que EDF le rachete et construise le barrage de Villerest.


Tu n'as pas croisé de castors ?

Et le rapide en forme de seuil eaprès Diou ? Cela à donné quoi ?


Tu devrais demander à un admin de déplacer ton post dans la catégorie récit de voyage.
posté le 19 mai 2009

Claude41
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Bonjour,

Récit très complet de philou ... que j'ai lu en plusieurs fois ! Très intéressant.

Lors d'une descente à 3 bateaux , j'ai passé seul et sans les bagages le rapide après Diou. J'ai ensuite assisté à la rupture d'un superbe canoë bois car les deux passagers sont restés avec les bagages .... déchirant pour le canoë et un bain pour les passagers. Il y avait pourtant des bandes caoutchoutées sur le seuil mais un canoë n'est pas une balançoire !
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posté le 20 mai 2009

paleo_philou
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Bonjour,
Merci de vos compliments.
j'ai relu mes notes et ce que j'ai marqué c'est que le volume d'eau m'a permis de passer les 3 "difficultés"' sans sortir du canoë, donc le seuil ne m'a pas posé de problème car il ne devait pas être très prononcé.
Même si après c'était une suite de méandre, je n'aurai pas oublié de noter une grosse difficulté.
posté le 26 mai 2009

huskybandit
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Super recit ! Ca donne envie tout ca, manque seulement des photos pour imager ce voyage...

C'est dingue ce qu'on peut faire avec un canoé meme en france, en tout cas ca fait rever... ;)

Merci pour ce recit. :p

Au faite ton chariot c'etait qu'elle modèle, tu sembles le trouver non adapté au canoe? Je voudrais m'en acheter un , mais je sais pas quoi choisir, et vu le prix pour 2 roulettes... :snif:
"un petit Canoë old town camper royalex, et depuis c'est du bonheur sur l'eau"...
posté le 26 mai 2009

Cariacou
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huskybandit :
...Au faite ton chariot c'etait qu'elle modèle, tu sembles le trouver non adapté au canoe? Je voudrais m'en acheter un , mais je sais pas quoi choisir, et vu le prix pour 2 roulettes... :snif:

Voici ci dessous le modèle de chariot que je possède et qui va très bien avec mon camper 16.

Je le trouve très pratique et plié il ne prend que très peu de place.
alain - http://guyaneaventure.free.fr/ "Quand le dernier arbre aura été abattu, Quand la dernière rivière aura été empoisonnée, Quand le dernier poisson aura été péché, alors vous découvrirez que l'argent ne se mange pas." Canoë => Old Town Camper 16 rx
posté le 27 mai 2009

huskybandit
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C'est celui auquel je pensais, mais il n'y a pas de bequille ? comment fait tu pour le mettre seul? il y a une astuce?

J'ai vu qu'il existait un autre modele en tube d'alu qui lui possède une bequille, lequel serait le mieux?
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posté le 27 mai 2009 mis à jour le 27 mai 2009

Cariacou
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huskybandit :
...comment fait tu pour le mettre seul? il y a une astuce?...

Lorsque je suis seul, je fixe le chariot sur le canoë renversé.
Une fois fixé je n'ai plus qu'à retourner le canoë.
Le "Camper" tient difficilement à l'envers, à cause de sa poupe et de sa proue relevées. pour résoudre ce petit problème je pose l'avant ou l'arrière sur un bidon étanche ou sur une caisse.
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posté le 27 mai 2009

huskybandit
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c'est quand meme galere de devoir le renverser à chaque chariotage... :/
celui avec une bequille ne serait pas plus pratique?
"un petit Canoë old town camper royalex, et depuis c'est du bonheur sur l'eau"...
posté le 27 mai 2009

jak91
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bonjour a tous

je possède celui qui a la béquille, l'utilité de celle ci ce résume a le tenir sur un plan horizontal afin d'y poser le bateau ,pour l'avoir plusieurs fois mis en place ,il est bien plus facile de procéder comme Cariacou.

Le charriot est livré avec une courroie ,mais trop petite , l'idéal (la méthode que j'ai trouvé la plus fiable ) est de vider le bateau des sacs et bidons, mettre en place le charriot avec deux courroies sur des points d'encrages opposés en V ,afin de serrer le charriot au max contre le fond du bateau.

Le serrage empêche la rotation du charriot sous le bateau des qu'une roue bloque ,ce qui ne manque pas de ce produire sur les terrains ou chemins de contournements ou la bande de roulage n'est pas des plus plane .

___________________________________________________________________________________

Bonjour Alain , dés que je vais a Freteval , je te fait signe , pour le moment , je reviens de 6 jours sur la dordogne et je prépare ma descente de l'allier dans deux semaines
Adepte des rand'eaux longues distances sur rivières (maxi cl4), descentes contemplatives et touristiques. Le cyclo-tourisme de préférence sur les voies vertes est également une autre de mes activités.KG Sea Eagle 420 et KR d'eaux vives
posté le 27 mai 2009 mis à jour le 27 mai 2009

Cariacou
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huskybandit :
c'est quand meme galere de devoir le renverser à chaque chariotage... :/
celui avec une bequille ne serait pas plus pratique?

C'est une opération que je fait uniquement quand je suis seul et donc en général peu chargé dans ces conditions.
Si nous sommes 2 il suffit que l'un lève le canoë pendant que l'autre glisse le chariot en dessous.
Cela ne me pose pas de problème.

jak91 :
... dés que je vais a Freteval , je te fait signe , pour le moment , je reviens de 6 jours sur la dordogne et je prépare ma descente de l'allier dans deux semaines

De mon coté je vais faire une petite rando de 2 jours sur la Loire avec un groupe du forum "randonner-leger".
Ce sera les 6 et 7 juin au départ de Pouilly/Loire. Bonne descente...
alain - http://guyaneaventure.free.fr/ "Quand le dernier arbre aura été abattu, Quand la dernière rivière aura été empoisonnée, Quand le dernier poisson aura été péché, alors vous découvrirez que l'argent ne se mange pas." Canoë => Old Town Camper 16 rx
posté le 27 mai 2009

huskybandit
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Sur mon premier canoe je m'etais fabriqué un chariot avec bequille ca allait tout seul, suffisait de le lever l'avant et de poser... malheureusement je l'ai vendu avec :/ ( d'ailleur heureusement que j'avais ca, car bonjour le poid... :huh: )
L'inconvenient c'est qu'il etait un peu encombrant et lourd, et surtout je ne peux plus en refaire :snif: c'etait au boulot...
Domage que je ne l'ai pas pris en photo :|

il faudrait peut etre faire un systeme de bequille sur ton chariot cariacou, cela doit etre faisable, je pense qu'avec ca il serait peut etre possible de le lever et poser seul...

j'arrive pas a lire ton lien :snif:

merci pour les infos ;)
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posté le 27 mai 2009

huskybandit
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lhttp://www.expemag.com/voyage/img/bt/bt_bquote.pnge

??? dans ton message precedent ;)
"un petit Canoë old town camper royalex, et depuis c'est du bonheur sur l'eau"...
posté le 27 mai 2009

Cariacou
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huskybandit :
....
j'arrive pas a lire ton lien :snif:

Pas de soucis, je ne sais pas ce que j'ai fait, surement un clic malencontreux, je n'ai pas voulu insérer un lien.
Ca m'apprendra a toujours visualiser et relire mes posts.
alain - http://guyaneaventure.free.fr/ "Quand le dernier arbre aura été abattu, Quand la dernière rivière aura été empoisonnée, Quand le dernier poisson aura été péché, alors vous découvrirez que l'argent ne se mange pas." Canoë => Old Town Camper 16 rx
posté le 27 mai 2009

huskybandit
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:D ok
moi c'est pareil... c'est quand je relis apres que je me rends compte des fautes :siffle:
"un petit Canoë old town camper royalex, et depuis c'est du bonheur sur l'eau"...
posté le 03 juin 2009

Cariacou
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huskybandit :
...Au faite ton chariot c'etait qu'elle modèle, tu sembles le trouver non adapté au canoe? Je voudrais m'en acheter un , mais je sais pas quoi choisir, et vu le prix pour 2 roulettes... :snif:



Comment faire une béquille de fortune sur ce type de chariot avec une pagaie :

J'utilise un bracelet plastique qui peut se détacher facilement :


Je fixe la pagaie aux deux axes qui servent en tenir les roues lorsque le chariot est plié :


Voici le chariot avec sa béquille :



avec le canoë dessus :


Le canoë et le chariot avec sa bequille :
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posté le 03 juin 2009

Tim
Martinet
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Cariacou :
[De mon coté je vais faire une petite rando de 2 jours sur la Loire avec un groupe du forum "randonner-leger".
Ce sera les 6 et 7 juin au départ de Pouilly/Loire. Bonne descente...

T'as du bol : il va pleuvoir tout le week end dans ce coin là...







Je me moque, mais j'y participe aussi à ce week end :( (autre pseudo sur randonner-leger)
posté le 03 juin 2009 mis à jour le 03 juin 2009

Cariacou
Sterne arctique
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Tim :
... il va pleuvoir tout le week end dans ce coin là...

Je me moque, mais j'y participe aussi à ce week end :( (autre pseudo sur randonner-leger)

Mad a dit de ne pas regarder la météo :siffle: :cool:
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posté le 14 août 2010

jak91
Milan noir
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Bonjour

Du 5 au 15/07 j'ai fait la descente de Charrensac à Nevers (excepté entre Aurec et Roanne que j'ai zappé à cause des lacs de barrages)

Naturellement, avant mon départ j'ai lu les récits, j'ai donc pris en compte et édité les écrits des différents auteurs et bien sur celui-ci.

J'ai vite renoncé à me fier à celui de Philou :huh:, en effet, je ne m'explique pas les incohérences avec la réalité !!!! des difficultés ou des portages inexistants ?, des lieux passés deux fois ?, le mardi et le mercredi, et de deux manières différentes (Vousse), des distances d'étapes complétement fantaisistes ? (entre 15kms et 110kms/ jour, (entre Villerest et Digoin il y a +- 110kms) :/

Je doute que Philou ai pagayé la nuit, surtout que le début de la descente ressemble plus à un exercice d'équilibre et que la moindre difficulté semble avoir été passée à la cordelle ou à pied

ou le récit a été écrit à la hâte et des étapes ont été oubliées ou/et mélangées avec d'autres lieux, ou je demande à Philou de me donner des leçons de pagayage, cela me permettra la prochaine fois de tirer des skieurs nautiques derrière mon bateau.:D

Cela m'a d'autant plus surpris que lors de la descente j'ai doublé une quantité de canoë qui pour certains n'étaient même pas chargés.:huh:

Quelque soit la raison, Ne tenez pas compte de ce récit pour faire la descente, il est plus prés du roman que du topo.;)
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posté le 23 déc. 2010

ophildelo
Martinet
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philou :
De nevers à Beaugency
[b]
Ces derniers jours resteront uniques dans ma vie, il me reste à terminer ce voyage, peut-être pas tout seul car j’ai trouvé frustrant de ne pas pouvoir partager sur la beauté du paysage ou de parler de ce que je voyais. Je sais maintenant que je préfère les randos en équipe.
.

Joli récit qui mériterait d'être remis en forme et agrémenté de photos !

J'ai randonné seul , à deux et en équipe ! Toute les expèriences sont bonnes à vivre , mais la voie du milieu est (pour moi) la voie de la sagesse et du bonheur !
Pour moi rien de plus beau que ce genre d'aventure en couple ! Je l'apprécie d'autant plus que je sais que pour certain cette idée est une évoquation de l'enfer , hi hi hi !

Je note aussi les difficultés de portage , et me rends compte que l'embarquation ou le système adéquat n'existe pas ... je rêve de voir un jour le bateau que l'on puisse facilement sortir de l'eau et tracter !

En tout cas merci pour ce récit que j'ai lu avec beaucoup d'intérêt et de plaisir, et dont je tiendrai compte le jour venu !

Amicalement,
Francis
(partager)
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