La tournée des lacs par la terre et par les airs, Cédéra et Crupillouse
29.6km
+3513m
/ -2128m
Une aventure, modeste en durée mais intense en plaisir, un voyage terrestre terrestre et aérien dans une vallée voisine, voilà notre programme pour ces trois jours. Le tour des très esthétiques lacs d’altitude de Cédéra et Crupillouse en rando, bivouac et parapente : émerveillement, calme et déconnexion à deux pas de la maison !
Activité :
randonnée/trek
parapente vol-rando
Statut :
réalisé
Distance :
29.6km
DATE :
21/07/2025
Dénivelées :
+3513m
/ -2128m
Alti min/max :
1240m/2706m
Mobilité douce
Réalisé en utilisant covoiturage, autostop
C'est possible (ou réalisé) en
bus
stop
Mise à jour section : il y a 3 jours
10.9km
+1476m
/ -81m
1267m/2680m
Au hameau Les Baumes, nous rejoignons le sentier convoité. Comme hier, ce sont environ 1400m de dénivelé qui nous attendent pour rejoindre cet étonnant groupement de plans d'eau perché : les lacs de Crupillouse.
Très rapidement, nous pénétrons les limites du parc national des Écrins. La marche est vraiment belle, nous sortons rapidement de l'étage forestier pour passer non loin de multiples cascades dans un environnement alpin verdoyant. La vue sur la vallée s'élargit à mesure que nous prenons de l'altitude.
Très rapidement, nous pénétrons les limites du parc national des Écrins. La marche est vraiment belle, nous sortons rapidement de l'étage forestier pour passer non loin de multiples cascades dans un environnement alpin verdoyant. La vue sur la vallée s'élargit à mesure que nous prenons de l'altitude.
Nous voilà déjà bien perchés, nous crapahutons d'un rocher à l'autre pour admirer la vue. Le Sirac (3441m) –relativement connu même si bien moins que les emblématiques Pelvoux, Ailefroide, Meije, dôme et barre des Ecrins –, mais aussi le secteur, élégamment coloré et sauvage, de l'aiguille de Morges (2986m), à la croisée des vallées du Valgaudemar et du Champoléon, au cœur du parc des Écrins.
Nos petits crapahuts rocailleux nous amènent en contrehaut du lac le plus à l'est, le plus grand du groupement. En forme de huit, il se montre à nous dans son écrin minéral. Quel contraste avec notre vol-rando-bivouac au ici même l'été dernier ! Le printemps 2024 avait été enneigé de manière importante et tardive, si bien que le 9 juillet, le spectacle que nous avions découvert en arrivant au même endroit était tout autre : il y avait encore de la neige en quantité (nous avions d'ailleurs trouvé une unique petite parcelle herbeuse pour poser notre tarp au sec) et les lacs étaient encore quasi entièrement englacés, à l'exception d'une petite bande d'environ un mètre cinquante de large d'eau libre. Nous sommes le 22 juillet 2025, même salle, 2 ambiances
Une fois de plus nous constatons combien un même lieu peut nous offrir des expériences différentes ! Tant de paramètres peuvent changer, à commencer, pour des zones montagneuses ou de hautes latitudes, par les variations liées à la saison et au climat : le même endroit tout d'herbe verte et de petites fleurs recouvert n'offre pas le même spectacle que sous son grand manteau blanc, aussi bien en termes visuels, qu'auditif (propagation des sons différente, oiseaux...), olfactif ou encore kinesthésique (température, vent...).
Une fois ces considérations philosophiques effectuées
, et le bref récit à Tigrou du cadre de l'an dernier, nous concluons que quelle que soit l'ambiance, nous avons vraiment de la chance de nous trouver là !
Contrairement à notre arrivée tardive hier au lac de Cédéra, ce soir nous avons le temps de flâner ! Et c'est tant mieux car il y a de quoi se balader, tortiller autour des différents plans d'eau, escalader un rocher par ci, une butte par là – c'est fou comme quelques mètres d'altitude en plus ou quelques degrés de cap peuvent changer le point de vue ! –, saluer les deux uniques autres humains du secteur ce soir en train de monter leur tente, photographier quelques élégantes pâquerettes alpine, ainsi qu'un chamois intéressé pour les dévorer.
Une fois ces considérations philosophiques effectuées
Contrairement à notre arrivée tardive hier au lac de Cédéra, ce soir nous avons le temps de flâner ! Et c'est tant mieux car il y a de quoi se balader, tortiller autour des différents plans d'eau, escalader un rocher par ci, une butte par là – c'est fou comme quelques mètres d'altitude en plus ou quelques degrés de cap peuvent changer le point de vue ! –, saluer les deux uniques autres humains du secteur ce soir en train de monter leur tente, photographier quelques élégantes pâquerettes alpine, ainsi qu'un chamois intéressé pour les dévorer.
Nos pérégrinations au sein de cet élégant chaos minéral finissent par nous faire trouver notre graal : deux petites zones plates et vaguement herbeuses où monter nos tarps. L'heure moins tardive et la configuration topographique fait que nous gardons le soleil plus longtemps que la veille, c'est bien agréable. En ces périodes de canicule, nous apprécions toujours de devoir enfiler la doudoune le soir !
Pour notre repas du soir, et ayant fort bien mangé ce midi à l'auberge, nous avons prévu un apéritif dinatoire, non sans oublier le traditionnel petit vin rouge (bio et sans sulfites, comme d'habitude !
). Le ventre plein mais pas encore tout à fait rassasiés de la beauté des lieux, nous partons en balade digestive et gravissons la cinquantaine de mètres de dénivelés dans les blocs pour aller nous percher sur la butte séparant les deux lacs principaux. Quelle vue, quel calme, quelle chance.
Nous ne sommes qu'un mois après le solstice d'été si bien qu'il fait encore jour lorsque nous nous retirons dans nos abris respectifs. Un air calme et doux nous enveloppe, nous glissons tout en délicatesse dans les bras de Morphée.
Pour notre repas du soir, et ayant fort bien mangé ce midi à l'auberge, nous avons prévu un apéritif dinatoire, non sans oublier le traditionnel petit vin rouge (bio et sans sulfites, comme d'habitude !
Nous ne sommes qu'un mois après le solstice d'été si bien qu'il fait encore jour lorsque nous nous retirons dans nos abris respectifs. Un air calme et doux nous enveloppe, nous glissons tout en délicatesse dans les bras de Morphée.
Comme à son habitude, ma vessie me fait signe en milieu de nuit. En fonction de la température et des conditions extérieures, je rechigne à sortir (bien que n'ayant in fine pas le choix !), mais là, la douceur et la quiétude du dehors m'appellent. S'extraire du quilt est un jeu d'enfant et, déjà habillée de ma doudoune, il me faut peu de temps pour quitter le tarp. Je suis accueillie par le ciel immense, la voie lactée plein cadre. Je souris, pleine d'émotion.
J'avais anticipé et placé tout près de la porte de l'abri mon mini pied photo sur lequel fixer mon photophone. Me voilà allant et venant, changeant de point de vue, me figeant à plusieurs reprises pendant 3 à 4 minutes le temps de quelques clichés en pose longue. Un, deux, trois, galaxie !
Une heure d’insomnie heureuse et un tête à tête intime avec la nature endormie.
J'avais anticipé et placé tout près de la porte de l'abri mon mini pied photo sur lequel fixer mon photophone. Me voilà allant et venant, changeant de point de vue, me figeant à plusieurs reprises pendant 3 à 4 minutes le temps de quelques clichés en pose longue. Un, deux, trois, galaxie !
Une heure d’insomnie heureuse et un tête à tête intime avec la nature endormie.

J2 après-midi : Crupillouse