Grande Traversée du Jura a vtt en autonomie (partager) Vue d'ensemble

Salut les amis, ma Grande Traversée du Jura a VTT en solo et en autonomie a été une réussite.
Je l'ai terminé en cinq jours après avoir tiré ma remorque mono-roue sans soudure fabriquée maison de 20kg sur 400km et 9121m de dénivelé positif.
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Ce fut une aventure merveilleuse, qui m'a fait traverser le Jura par des chemins ou seul le randonneur et le vététiste peuvent accéder.
La GTJ passe par de toutes petites routes de campagne mais surtout par des chemins et sentiers a travers bois et champs que j'ai adoré.
Le parcours est magnifique et très bien repéré dans les deux sens, un grand merci a l'association GTJ.
Pour ma part, la plus belle partie du parcours est entre Métabief et Giron.
Les habitants sont très sympas et je les remercie de m'avoir donné régulièrement de l'eau et des encouragements.
Un grand merci a mon père pour le prêt du VTT, a mon frère pour la fabrication de la remorque entre autre et a mon pote Vince qui m'a prêté son garage et ses outils.
Merci a tous également pour vos encouragements.
Pour ceux qui aiment la lecture, vous trouverez le récit complet de mon périple plus bas et découvrirez quelques petites péripéties.
Pour les autres, regardez juste les photos pour vous donner une idée du périple 20x20
VTT
(réalisé) Quand : 09/09/16 Durée : 5.0 jours
Carnet créé par rabouin21 le 20 juin modifié le 22 juin
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Le topo : Section 2 (mise à jour : 20 juin)

Description :

De Goumois au chalet de chasseur vers la Combe d'Hauterive.

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Le compte-rendu : Section 2 (mise à jour : 20 juin)

Jour 2: 69km 1795m positif
J'ai dormi comme un loire, le bruit du courant m'a bercé tout autant que la fatigue.
Je me lève en forme, petit déjeuner accompagné d'un café, un brin de toilette et me voila reparti de plus belle.
Je me rend compte assez rapidement que mes vitesses n'arrêtent pas de sauter malgré mes tentatives de réglage de tension du cable.
C'est rageant alors que tout allait bien la veille.
Je suis obliger de m'arrêter peu de temps après le départ.
En regardant de plus près, je m'aperçois que le dérailleur bouge démesurément, la visse de maintient est désserée.
Je pense le problème résolu mais à la première grimpette, les vitesses sautent à nouveau et j'entends craquer sous mes pieds.
Quelques centaines de mètres plus loin je casse à nouveau la chaîne.
Le moral en prend un coup, il me faut absolument une nouvelle chaîne pour la suite de l'aventure.

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En attendant, il me reste heureusement quelques maillons, de quoi la réparer au moins deux fois.
Après un réglage de la butée suivi d'un test sans chargement, je repars dans une longue cote.
Les vitesses passent à nouveau normalement sans sauter, ce qui me rassure mais je ne peux éviter de penser que la chaîne à été réparé trois fois en un mois et est donc très affaiblie, pourvu qu'elle tienne le coup.
Un autre problème me préoccupe, bien moins important celui la par contre.
C'est d arriver à Métabief avant dimanche 17h sinon le télésiège sera fermé et je ne pourrai donc pas faire la variante par le Morond et Mont-d'or qui me tient à cœur.
Cela implique que je fasse au moins 180km de GTJ en trois jours plus les 12km de piste cyclable déjà effectués a Montbéliard.
Morgan n'a pas eu ce souci car en période scolaire le télésiège était ouvert tous les jours.
Il a ainsi pris la variante très difficile de Morteau qui ajoute 500m de dénivelé positif et neuf kilomètres au compteur.
Pour ma part, je m'en passe aisément, c'est déjà assez dur comme ça pour ajouter des difficultés et aux vues de ma chaîne rapiécée j'éviterai ainsi des chemins techniques en montée à même de casser à nouveau cette dernière.
Je prend donc la GTJ classique au départ de Morteau et m'engage sur une longue montée par la route qui se transforme en chemin à travers bois par la suite.
Je fais le plein d'eau chez l'habitant au passage et papote un coup.
Je suis obligé de pousser sur la fin de la côte dans les bois, c'est devenu beaucoup trop technique et raide pour ma remorque.
Je m'étonnerai d'ailleurs durant cette traversée d'avoir réussi à monter des rampes très raides et parfois très techniques pourtant certaines me freineront en plein effort, la roue arrière patinant sur des cailloux ou dalles.
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Alors que je suis plié en avant sur le vélo pour le faire avancer, il refuse subitement tout déplacement.
Un rapide coup d'œil et je découvre le même problème qu'au dessus de Mandeure la veille, l'axe c'est à nouveau désseré et la roue est en travers contre le cadre.
J'allonge le tout au sol à même la grimpette, je transpire à grosses goutes, il fait encore très chaud, il est environ 17h30.
Je répare en vingt minutes et repars dans la foulée.
Ça commence à faire beaucoup de problèmes techniques en peu de temps, j'ai serré l'axe au plus fort possible en espérant que cette fois ci soit la dernière.
Cette étape m'emmène au plus profond du Jura, à travers pâturages et vallées ou seule le vététiste, le randonneur et les vaches ne peuvent y accéder.
Aucune route n'y passe, de près comme de loin.
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Des passerelles pour VTT sont installés pour passer d'un champ à l'autre sans avoir à ouvrir la barrière.
Elles sont bien souvent en forme de petit pont, arrondies et composées de barreaux espacés, les vaches ne peuvent pas les franchir de par leur étroitesse.
Les premiers passages sont laborieux puis le coup de main se prend, garder l'élan pour monter dessus, sauter du vélo et pousser en prévoyant de lever la selle pour faire lever la remorque et qu'elle ne bute pas sur un barreau.
La mienne étant assez haute, je passe plutôt bien partout selon la hauteur du passage ce qui n'empêche pas ces derniers de nous freiner en plein élan parfois.
D'autre fois c'est un comité d'accueil qui nous attend a la sortie du passage, parfois impressionnant pour un petit gars de la ville.
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Ce tronçon en compte donc dix huit et marque une étape, le centième kilomètre de ma GTJ.
Grasse aux nombreuses indications du Capitain qui m'a noté encore plus de détails que tous se qu'il avait déjà repéré sur carte IGN,je sais donc que je vais bivouaquer a l'abri d'une cabane de chasseur avec récupérateur d'eau de pluie pour se laver, le grand luxe.
J'y arrive vers dix neuf heure, du bois est déjà prêt au bord du feu, se sera ça de moins à préparer.
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Je me lave et revêtit ma tenue de nuit.
Je lance ensuite le feu pour faire sécher mes affaires que je dispose en cercle sur les bords ou accrochées à des morceaux de bois.
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Alors que je me prépare à manger, je brûle par mégarde mes chaussettes et fait un trou dans mon collant de cycliste au niveau de la fesse droite.
Heureusement j'ai une paire de chaussettes de secours et je découpe les contours de la brûlure dans le collant pour que ce dernier ne m'irrite pas.
Je me promet d'être plus prudent à l'avenir avec le feu.
Exceptionnellement, mon réveil est réglé à sept heure du matin car le propriétaire est passé et m'a avisé que tous ses amis chasseurs allaient débarquer à sept heure trente pour une grande battue le lendemain matin.
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